Mis à jour le 04 nov. 2026 · 11 min de lecture

Logiciel de gestion de restaurant : comparatif de 13 outils back-office

Treize logiciels de back-office pour restaurant comparés : fiches techniques, coût matière, achats, stocks et inventaires. Publics visés, prix relevés en novembre 2026, et différence avec le logiciel de caisse.
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Logiciel de gestion de restaurant

13 résultats trouvés

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Koust

Koust

Top 1
•Essai gratuit

Logiciel de gestion de restaurant : fiches techniques, coût matière, stocks et achats.

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Inpulse

Inpulse

Top 2

Logiciel de gestion pour réseaux de restaurants : prévisions, commandes, stocks et production par IA.

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Apicbase

Back-office pour groupes de restauration : recettes, allergènes, stocks, achats et cuisine centrale.

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Melba
49 € / mois•Essai gratuit

ERP de restauration vendu par modules : recettes et marges, stocks et commandes, production et traçabilité, édité par FoodMeUp

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Komia

Logiciel de gestion pour la restauration : hygiène et HACCP, planning et RH, stocks, food cost et pilotage multi-sites

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Potti

Logiciel de gestion des traiteurs, pâtissiers et cuisines collectives : devis, production, coût matière, HACCP et facturation

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VERMEIL
•Essai gratuit

Logiciel de cuisine centrale : un menu saisi pilote production, achats, traçabilité et EGAlim.

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nona
89 € / mois

La plateforme qui pense votre cuisine comme un tout

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Yokitup
159 € / mois•Plan gratuit

Logiciel de gestion des stocks et des achats pour restaurants et enseignes, avec une version Lite gratuite pour les indépendants

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Easilys

Logiciel de gestion de la restauration collective du groupe Mapal : menus, achats, stocks, production et suivi du gaspillage

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Cyrille ADAMCyrille ADAMÉditorial La Fabrique

Guide pour bien choisir son logiciel de logiciel de gestion de restaurant

Un logiciel de gestion de restaurant s'occupe de ce qui se passe avant et après le service : fiches techniques, coût matière (food cost), achats, stocks et inventaires. Il indique ce que coûte chaque plat et où part la marge. Il ne prend pas les commandes et n'encaisse pas : ce travail revient à la caisse, comparée à part sur la page logiciel de caisse restaurant.

Ce comparatif réunit 13 logiciels de back-office pour les restaurants indépendants, les réseaux, les cuisines centrales et les traiteurs. Prix publics relevés en novembre 2026 chez chaque éditeur. Aucun outil n'a été testé : les descriptions reprennent ce que chaque éditeur publie. Pour les autres métiers, voyez le panorama des logiciels de gestion d'entreprise.

Qu'est-ce qu'un logiciel de gestion de restaurant ?

Il s'agit d'un logiciel de back-office, parfois appelé ERP de restauration. Il relie quatre données souvent éparpillées dans des fichiers : le prix d'achat des produits, les recettes, les stocks et les ventes. Une facture fournisseur arrive, le prix du produit change, le coût des recettes qui l'utilisent se recalcule, et la marge du plat suit.

Il sert aux trois grandes familles de restauration, avec des attentes différentes. Un bistrot veut connaître la marge de sa carte. Une enseigne de restauration rapide veut comparer ses sites et automatiser ses commandes. Une cuisine collective part de ses menus, de ses effectifs et de son budget par repas.

Logiciel de gestion ou logiciel de caisse : quelle différence ?

Ce sont deux outils distincts, et la plupart des restaurants ont besoin des deux. Le tableau résume ce qui les sépare.

CritèreLogiciel de caisseLogiciel de gestion (back-office)
Moment d'usagePendant le serviceAvant et après le service
TravailPrise de commande, envoi en cuisine, encaissement, note, clôtureFiches techniques, commandes fournisseurs, réceptions, inventaires, coût matière
Question traitéeCombien avez-vous vendu ?Combien ces ventes vous ont-elles coûté, et que vous reste-t-il ?
UtilisateursServeurs, caissiers, responsables de salleChef, gérant, responsable des achats, siège
Cadre légalLogiciel de caisse sécurisé obligatoire pour enregistrer les règlements de clients particuliers, amende de 7 500 € pour chaque logiciel sans justificatifNon visé par cette obligation s'il n'enregistre pas les règlements ; il traite en revanche les factures électroniques des fournisseurs
ExemplesL'addition, Zelty, InnovorderKoust, Melba, Inpulse

Les deux outils se complètent. La caisse transmet les ventes par plat, et le logiciel de gestion les croise avec les fiches techniques pour calculer ce qui aurait dû sortir du stock. Sans caisse connectée, ce calcul se refait à la main. Avant de signer, vérifiez que votre caisse figure parmi les intégrations de l'éditeur, et demandez quelles données remontent exactement.

Vous cherchez d'abord à encaisser, à envoyer les commandes en cuisine ou à gérer une borne ? Partez du comparatif des caisses. Vous avez déjà une caisse et vous voulez comprendre votre marge ? Vous êtes au bon endroit. Un seul éditeur de cette page vend les deux dans le même abonnement : Onrush, présenté plus bas, dont la caisse est encore en cours de certification.

De la mercuriale à la marge : les fonctions à attendre

  • Recettes : sous-recettes, grammages, allergènes et coût de revient par portion.

  • Commandes fournisseurs : mercuriale, bons de commande par e-mail ou par échange de données, suggestions de quantités.

  • Réception : contrôle des quantités et des prix à la livraison, demandes d'avoir.

  • Factures : lecture automatique, mise à jour des prix d'achat, alertes de hausse.

  • Inventaires : comptage sur téléphone, valeur du stock, pertes classées par cause, transferts entre sites.

  • Marges : marge théorique et marge réelle, écarts, alertes quand un plat passe sous un seuil.

  • Analyse de la carte : le menu engineering classe les plats selon leur popularité et leur marge, pour décider lesquels garder, pousser ou retirer.

  • Prévisions : ventes attendues, quantités à commander et à produire, souvent par IA chez Inpulse, Fullsoon ou Koust Entreprise.

  • Production : plan du jour, cuisine centrale ou laboratoire, étiquettes.

  • Pilotage de réseau : recettes diffusées depuis le siège, tableaux de bord consolidés, comparaison entre établissements.

Fiche technique de cuisine : ce que le logiciel change

Une fiche technique décrit un plat : ingrédients, quantités, rendement, étapes de préparation, allergènes et coût d'une portion. Sur un tableur, elle reste juste le jour où elle a été remplie. Dans un logiciel de gestion, elle est reliée aux prix d'achat : quand un fournisseur augmente un produit, le coût de toutes les recettes concernées change sans ressaisie.

Prenons un plat vendu 20 € HT dont les ingrédients coûtent 6 € : son coût matière est de 30 %. Si le produit principal passe de 4 € à 4,60 € par portion, le coût monte à 6,60 € et le ratio à 33 %. Sur une carte entière, ce glissement passe vite inaperçu sans recalcul automatique.

Les éditeurs vont plus ou moins loin. Potti compte les pertes de préparation dans le coût. Melba trace 14 familles d'allergènes et produit les informations INCO dans son module recettes Premium. Apicbase ajoute la nutrition et l'empreinte carbone des recettes. Fullsoon génère les allergènes à partir des ingrédients.

Achats, stocks et inventaires : où se perd la marge

Le coût d'un plat peut être juste sur le papier et faux dans les faits. Trois moments expliquent la plupart des écarts : la commande de quantités trop élevées, la livraison non conforme qui passe sans contrôle, et les pertes jamais déclarées. Le logiciel les rend visibles, à condition que l'équipe saisisse les réceptions et compte le stock régulièrement.

La comparaison clé oppose le stock théorique, déduit des ventes et des recettes, au stock réellement compté. Un écart sur un produit cher signale une portion trop généreuse, une casse, un vol ou une erreur de saisie. Melba résume le principe ainsi : « achats - consommations = écart théorie/pratique ».

Un logiciel de stock généraliste suit des références et des quantités, mais il ne sait pas ce que consomme la vente d'un plat : ce lien vient de la fiche technique reliée à la caisse. Pour un commerce sans recettes, voyez plutôt la page gestion de stock.

Le ratio de food cost, avec un exemple chiffré

Pour un mois donné, le calcul se fait en trois temps. D'abord la consommation : stock initial + achats − stock final. Ensuite le ratio : consommation divisée par le chiffre d'affaires hors taxes. Enfin la comparaison avec le ratio théorique, celui que donnent les fiches techniques.

Exemple : un restaurant démarre le mois avec 5 000 € de stock, achète pour 18 000 € et termine avec 6 000 €. Il a consommé 17 000 €. Pour 56 000 € de chiffre d'affaires hors taxes, son ratio réel est de 30,4 %. Si ses fiches annoncent 28 %, l'écart de 2,4 points représente 1 344 € sur le mois, à expliquer par les pertes, les portions ou les prix.

Séparez la cuisine et les boissons, dont les ratios n'ont rien à voir. Un bon ratio varie selon la carte et le concept : comparez-vous à vous-même, mois après mois. Pour la partie comptable du sujet (TVA, écritures, clôtures de caisse), voyez le comparatif logiciel comptabilité restaurant.

Tableau comparatif des 13 outils de back-office

Prix relevés en novembre 2026 sur les pages officielles. « Non affiché » signifie que l'éditeur ne publie aucun montant et demande un échange.

LogicielPublic viséPérimètrePrix relevéEssai ou gratuit
KoustIndépendants, chaînes, hôtels et campingsAchats, recettes, stocks, ventes, comptabilitéDe 80 à 180 € mensuels le site, engagement annuelEssai de 14 jours
MelbaIndépendants, chaînes, dark kitchens, traiteursModules recettes, stocks, traçabilitéDe 49 à 99 € HT le module, par moisEssai sans carte bancaire
YokitupIndépendants (Lite), enseignes multisitesCommandes, prévisions, inventaires, recettes, laboratoire159 € mensuels le siteLite à 0 €
KomiaRestaurants, boulangeries, bars, commerces de boucheHACCP, planning et RH, stocks et food costNon affichéDémonstration
InpulseGroupes multi-sites, franchisesPrévision par IA, commandes, stocks, production, facturesNon affichéDémonstration
ApicbaseGroupes dès 5 établissements, hôtelsRecettes, menus, achats, stocks, modules HACCP et carboneNon affichéÉchange avec un expert
AdoriaGroupes à partir de 10 sitesAchats, réceptions, recettes, production, pilotageNon affichéDémonstration
FullsoonIndépendants, groupes, boulangeries, cantinesPrévision par IA, stocks, commandes, recettesNon affichéDémonstration
EasilysRestauration collectiveMenus, achats, stocks, production, gaspillageNon affichéDémonstration
nonaCuisines collectives, restaurants, groupements d'achatsModules achats, hygiène, menusDès 89 € mensuels le moduleDémonstration
VERMEILCuisines centrales, collectivitésProduction, économat, lots, HACCP, EGAlimSur devisEssai de 7 jours
PottiTraiteurs, pâtissiers, cuisines collectivesDevis, production, coût matière, HACCP, facturesSur devisDémonstration de 30 minutes
OnrushRestaurants indépendantsBack-office, et caisse dans l'offre supérieureDe 49 à 99 € HT l'établissement, par mois30 jours après ajout d'une carte

Pour un restaurant indépendant ou un petit groupe

Koust

Né à Brest en 2016 de l'expérience d'un restaurateur, Koust regroupe achats, stocks, fiches techniques, ventes et comptabilité, avec un objectif : suivre la marge plat par plat. Côté chiffres, l'éditeur revendique plus de 1 000 clients et plus de 40 connexions à des caisses, à des plateformes de livraison et à des outils comptables. Hôtels et campings y trouvent des centres de profit, avec un résultat distinct pour chaque point de vente.

La grille est publique, par site et par mois, sans mention de la TVA. Essentiel coûte 80 € en engagement annuel (90 € au mois), avec 2 utilisateurs et 20 scans de factures. Professionnel coûte 130 € (150 € au mois), avec 10 utilisateurs et le menu engineering. Entreprise coûte 180 € (210 € au mois), avec les prévisions par IA et une API. L'hygiène s'ajoute pour 38 € par mois, le transfert entre établissements pour 69 €. Si Koust ne convient pas, voyez les alternatives à Koust.

Melba

Melba, édité par FoodMeUp, revendique le terme d'ERP pour la restauration. Il se vend par modules : recettes et ventes, stocks et commandes, traçabilité. Vous pouvez donc commencer par un seul. Le plan de maîtrise sanitaire fait partie du module traçabilité, sans outil HACCP séparé. L'éditeur propose aussi un pilotage par Claude, ChatGPT ou API.

Chaque module coûte 49 € HT par mois en version Simple et 99 € HT en Premium, en facturation annuelle. Le module recettes Simple se limite à 500 fiches techniques ; le Premium les rend illimitées et ajoute la cuisine centrale. Une offre Starter réunit 3 modules à 99 € par mois (109 € en trimestriel). L'essai se fait sans carte bancaire.

Yokitup

Yokitup part des stocks et des commandes : prévision des quantités, contrôle à la réception, inventaires, pertes, recettes et laboratoire. L'éditeur annonce plus de 2 000 restaurateurs et cite des enseignes comme Waffle Factory ou Breizh Café parmi ses clients. L'offre complète revient à 159 € mensuels par site, sans engagement et sans mention de la TVA.

Sa particularité pour un indépendant : Yokitup Lite, une application à 0 € et sans carte bancaire qui gère le comptage du stock, les recettes, leurs allergènes et leur coût de revient. Commander auprès des fournisseurs et prévoir les quantités demande l'offre complète.

Komia

Komia réunit trois modules activables séparément : hygiène et HACCP, RH (planning, heures, rapports de paie), stocks (commandes, inventaires, food cost et fiches techniques). Son atout : le planning du personnel et le coût matière dans la même application. Komia revendique plus de 1 200 clients et 1 500 points de vente.

Les offres Solo, Duo et Trio correspondent à un, deux ou trois modules. L'offre Trio mentionne la connexion à la caisse : faites-la confirmer si vous n'en prenez qu'une partie. Aucun montant n'est publié, l'éditeur renvoie vers une démonstration.

Pour les chaînes, les franchises et les groupes multi-sites

Inpulse

Inpulse cible les groupes de restauration à plusieurs sites. Il met la prévision par IA au centre : activité, ventes par produit, suggestion de commande, puis production dans les corners, les laboratoires et les cuisines centrales. Il gère aussi les fiches recettes, les mercuriales et le contrôle des factures. L'éditeur compte plus de 4 500 points de vente, entre restaurants, corners et boulangeries. Inpulse appartient au groupe Mapal, comme Easilys.

La page tarifs présente trois packs, Starter, Scale et Enterprise, sans aucun montant. Le premier couvre les achats et les stocks, la prévision de ventes arrive avec Scale, le planning de production automatisé et l'API avec Enterprise.

Apicbase

Apicbase emploie l'image du système d'exploitation pour décrire son outil, destiné aux restaurants, aux traiteurs et aux unités centrales de production. Recettes, menus, achats et stocks sont centralisés pour tous les sites, avec des modules en plus : HACCP et tâches, commandes internes entre sites, planning de production, traçabilité, API, empreinte carbone. Il affiche plus de 4 000 entreprises clientes dans le monde.

La formule Croissance démarre à partir de 5 établissements, ce qui écarte le restaurant seul. Aucun montant n'est publié. L'abonnement se facture à l'année, avec 15 % de plus si vous payez au mois.

Adoria

Adoria travaille avec les groupes de restauration commerciale et collective, dès 10 sites. Sa solution est modulaire : achats et commandes, réceptions et stocks, cartes et recettes, production, pilotage. Un groupe peut commencer par la commande et passer ensuite à l'inventaire. L'éditeur annonce plus de 7 000 sites actifs et 18 000 utilisateurs quotidiens.

Adoria précise qu'il n'édite pas de caisse et qu'il se connecte à celles du marché, ce qui illustre bien la frontière entre les deux métiers. Aucun tarif n'est publié.

Fullsoon

Fullsoon croise l'historique de ventes avec la météo et le calendrier local pour recommander ce qu'il faut produire et commander. Il gère aussi les inventaires sur téléphone, les fiches techniques reliées aux mercuriales et les commandes fournisseurs. Il annonce plus de 2 000 restaurants et se connecte notamment à Tiller, Lightspeed et L'Addition.

Le site vise les indépendants comme les groupes, ainsi que les boulangeries et les cantines. Aucun tarif n'est publié : il faut demander une démonstration.

Pour la restauration collective, les cuisines centrales et les traiteurs

Easilys

Easilys F&B, que commercialise le groupe Mapal, couvre menus, commandes, stocks et production pour la restauration collective, d'un établissement à un réseau. Les quantités à préparer découlent du menu, de la recette et du nombre de convives attendus. Son module de gaspillage peut se relier à des balances connectées pour suivre les déchets. Aucun tarif n'est publié.

nona

Nona organise la gestion de cuisine en trois modules : achats, hygiène et menus. Elle se distingue par la mise à jour des catalogues et des prix fournisseurs, le suivi budgétaire et la télédéclaration des ratios EGalim. Elle revendique plus de 1 000 établissements : restaurants, cuisines centrales, groupes.

Chaque module démarre à 89 € par mois, sans précision sur la TVA, mais l'éditeur prévient que le tarif final se discute. Sa formation, certifiée Qualiopi, peut être prise en charge par un opérateur de compétences.

VERMEIL

VERMEIL est conçu pour les cuisines centrales et le secteur public. Le menu saisi alimente le plan de production, sur un diagramme de Gantt, les besoins d'achat, les étiquettes, l'allotissement par site et la traçabilité des lots. Il couvre aussi le plan de maîtrise sanitaire, les indicateurs EGAlim et les marchés publics. Son site affiche encore la mention « bêta ».

Les paliers suivent la taille de la cuisine : jusqu'à 1 500 repas par jour, puis jusqu'à 5 000 repas, jusqu'à 12 000 repas et au-delà. Tout est sur devis, avec un essai de 7 jours à la création du compte.

Potti

Potti vise les traiteurs, les pâtissiers et les cuisines collectives. Sa logique part de la commande : le devis se chiffre depuis les recettes au prix d'achat du jour, puis la feuille de production, les lots, la facture et le planning de l'équipe en découlent. Une plateforme agréée de facturation électronique est incluse dans l'abonnement.

Le site a une page pour les restaurants, centrée sur le food cost par plat, mais l'éditeur écrit aussi que Potti n'est « pas un logiciel de restaurant ». Il convient donc mieux à une activité de traiteur ou de laboratoire qu'à une salle classique. Aucun tarif public : le prix se fixe après une démonstration de 30 minutes.

Une seule suite, caisse comprise

Onrush

Onrush vise les restaurants indépendants qui préfèrent un seul abonnement. L'offre Mise en place (49 € HT mensuels par établissement) couvre l'hygiène, les fiches techniques, les achats, le stock et l'équipe. L'offre Brigade (99 € HT) ajoute la caisse, les commandes en ligne et les réservations. La gratuité de 30 jours commence une fois la carte bancaire enregistrée, et le nombre de comptes est limité à 6.

Point à vérifier : l'éditeur indique que la certification NF525 de sa caisse est en cours. La loi réclame un justificatif, certificat ou attestation individuelle de l'éditeur : demandez-le avant de choisir l'offre Brigade. L'éditeur précise aussi que vous pouvez garder votre caisse actuelle et utiliser Onrush pour le reste. Le planning de l'équipe est annoncé comme à venir.

Combien coûte un logiciel de gestion de restaurant ?

Les prix publics partent de 0 € avec Yokitup Lite et atteignent 210 € mensuels par site chez Koust sans engagement annuel. Chez Melba, le total dépend du nombre de modules. Cinq des treize éditeurs affichent un montant : Koust, Melba, Yokitup, nona et Onrush. Les outils pour groupes et cuisines centrales passent presque tous par un devis, selon le nombre de sites ou de repas.

Pour un restaurant seul, voici des ordres de grandeur sur un an : Koust Essentiel coûte 960 €, deux modules Melba Simple 1 176 € HT, Yokitup en offre complète 1 908 €. Pour un réseau, multipliez par le nombre de sites : 5 établissements chez Yokitup reviennent à 795 € par mois.

Regardez aussi ce qui s'ajoute au prix affiché : options d'hygiène, nombre d'utilisateurs, plafond de factures scannées, connexion à la caisse et matériel. Demandez un total pour votre nombre de sites, et vérifiez si le montant s'entend hors taxes : plusieurs pages ne le disent pas.

Existe-t-il un logiciel de gestion de restaurant gratuit ?

Oui, avec un périmètre réduit. Yokitup Lite permet, à 0 €, de compter le stock, de rédiger ses recettes avec leurs allergènes et de voir leur coût de revient. Melba est gratuit pour les écoles et les étudiants. Les autres proposent au mieux un essai : 14 jours chez Koust, 7 jours chez VERMEIL, 30 jours chez Onrush.

Un outil gratuit aide à structurer ses fiches, mais il ne remplace pas le rapprochement automatique avec les factures et les ventes, là où se trouve l'essentiel du gain de temps. Si vous cherchez une caisse sans abonnement, c'est un autre sujet : voyez les logiciels de caisse gratuits.

Tableur ou logiciel : à partir de quand changer ?

Un tableur suffit pour une petite carte stable, avec un seul fournisseur principal et une seule personne qui tient le fichier. Il devient limité dans quatre situations :

  • les prix d'achat bougent souvent et vous ne mettez plus vos fiches à jour ;

  • l'écart entre la marge attendue et la marge constatée reste inexpliqué ;

  • plusieurs personnes passent les commandes ou comptent le stock ;

  • vous ouvrez un deuxième établissement et devez comparer les sites.

Réception des factures électroniques : ce qu'il faut demander

La réception d'abord : l'obligation vise l'ensemble des entreprises depuis le 1er septembre 2026, par une plateforme agréée par l'État. L'émission ensuite : elle s'applique le 1er septembre 2027 aux petites et moyennes entreprises et aux micro-entreprises. Un restaurant est donc concerné dès maintenant pour ses achats.

C'est un point à poser à chaque éditeur, car les réponses diffèrent. Koust récupère les factures depuis la plateforme agréée de l'entreprise, puis les exporte vers le logiciel comptable. Potti inclut une plateforme agréée dans son abonnement. Demandez si l'outil lit le flux lui-même, ou si vous devrez encore déposer des fichiers.

Comment choisir son logiciel de gestion de restaurant

  • Votre structure : un bistrot isolé n'attend pas la même chose qu'un réseau. Apicbase démarre à 5 établissements, Adoria à 10 sites : inutile de les solliciter pour un bistrot.

  • Votre caisse : faites confirmer la connexion avec votre modèle, et le détail des données reçues (ventes par plat, formules, annulations).

  • Vos fournisseurs : commandes par e-mail ou échange de données, lecture des factures de vos grossistes, mise à jour des prix.

  • Le terrain : application mobile pour les inventaires et les réceptions, en cuisine et en chambre froide.

  • Le périmètre : un outil centré sur la marge, ou une suite avec hygiène et planning. Une suite évite les ressaisies, un spécialiste va souvent plus loin sur son sujet.

  • La sortie : durée d'engagement, export de vos recettes et de vos historiques en cas de départ.

Mettre en route le logiciel : par quoi commencer

  • Importez la mercuriale de vos principaux fournisseurs.

  • Saisissez d'abord les fiches des plats les plus vendus, puis le reste de la carte.

  • Connectez la caisse et rattachez chaque article vendu à sa fiche.

  • Faites un inventaire de départ, qui servira de base aux calculs.

  • Fixez un rythme d'inventaire et lisez les écarts à chaque fois, produit par produit.

Les autres logiciels d'un restaurant : caisse, planning, réservation, hygiène

Le back-office ne couvre pas tout. Ces besoins ont leurs propres comparatifs :

Questions Fréquentes

Quel est le meilleur logiciel de gestion pour un restaurant ?
Tout dépend de votre structure, et aucun de ces outils n'a été testé ici. Pour un restaurant seul, Koust, Melba et Yokitup publient leurs prix. Pour un réseau, Inpulse, Apicbase et Adoria sont pensés pour les groupes. Pour une cuisine collective, regardez Easilys, Nona ou VERMEIL. Vérifiez d'abord la connexion avec votre caisse.
Quelle est la différence entre un logiciel de gestion de restaurant et un logiciel de caisse ?
Pendant le service, la caisse enregistre la commande, la transmet en cuisine et encaisse. Le logiciel de gestion travaille avant et après : fiches techniques, achats, stocks et coût matière. La caisse lui transmet les ventes, et il en déduit la marge. L'un ne remplace pas l'autre, sauf suite qui réunit les deux, comme Onrush.
Comment gérer son restaurant ?
Suivez chaque mois quelques chiffres : coût matière, masse salariale, ticket moyen et trésorerie. Tenez une fiche technique pour chaque plat, mettez à jour les prix d'achat, comptez le stock à date fixe et comparez la marge réelle à la marge attendue. Un logiciel de gestion automatise ces calculs à partir des ventes enregistrées en caisse et des factures.
Quel est le meilleur logiciel de gestion pour l'hôtellerie-restauration ?
Il faut souvent deux outils. Un logiciel hôtelier gère les chambres et les réservations, un logiciel de gestion de restaurant gère les achats et la marge. Koust prévoit des centres de profit par point de vente pour les hôtels et les campings. Melba, Yokitup, Apicbase et Adoria présentent aussi une offre pour l'hôtellerie.
Quel est le meilleur logiciel de gestion des stocks pour un restaurant ?
Choisissez un outil relié aux recettes et à la caisse, sans quoi le stock théorique reste inconnu. Yokitup et Inpulse partent des stocks et des commandes, Koust et Melba de la marge par plat, Komia ajoute l'hygiène et le planning. Vérifiez que l'inventaire se fait sur téléphone, et que les transferts entre sites sont gérés si vous en avez plusieurs.
Quel est le meilleur logiciel gratuit pour les restaurants ?
Pour le back-office, Yokitup Lite est gratuit et couvre le comptage du stock, les recettes, les allergènes et le coût de revient. Il ne gère pas les commandes fournisseurs. Melba n'est gratuit que pour les écoles et les étudiants. Les autres éditeurs proposent au mieux un essai, comme Koust pendant 14 jours.
Quel logiciel pour créer un restaurant virtuel ou une dark kitchen ?
Un restaurant virtuel vend uniquement par livraison ou à emporter. Il lui faut une connexion aux plateformes de livraison, en plus du calcul des coûts par marque. Melba, Apicbase et Yokitup citent les dark kitchens parmi leurs publics, et Koust se connecte à des plateformes de livraison. Le choix de la caisse ou de l'agrégateur de commandes reste un sujet à part.
Quel est le type de restaurant le plus rentable ?
Aucun classement fiable ne vaut pour tous les cas : la rentabilité dépend du coût matière, de la masse salariale, du loyer et du volume de couverts. Une carte courte, des achats maîtrisés et peu de pertes pèsent souvent plus que le concept. Le logiciel de gestion sert justement à mesurer ces postes dans votre établissement.
Comment calculer le food cost d'un restaurant ?
Additionnez le stock initial et les achats du mois, retirez le stock final : vous obtenez la consommation. Divisez-la par le chiffre d'affaires hors taxes pour obtenir le ratio. Par plat, divisez le coût des ingrédients d'une portion par le prix de vente hors taxes : 6 € pour un plat vendu 20 € HT donnent 30 %.
Cyrille ADAM
Cyrille ADAMÉditorial La Fabrique

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