Logiciel de caisse pour restaurant : le comparatif
La restauration a des besoins de caisse très spécifiques. Voici les logiciels de caisse pour restaurant à privilégier, et comment choisir selon votre établissement.
Un logiciel de caisse pour restaurant prend les commandes, les envoie en cuisine et encaisse l'addition. Autour de cette caisse se branchent les logiciels de gestion : coût des plats, stocks, planning de l'équipe, réservations. Bien choisis et reliés entre eux, ils font gagner du temps au service et montrent ce que rapporte vraiment chaque plat.
Ce comparatif réunit les caisses et logiciels de gestion pour restaurant, bar, brasserie ou restauration rapide, avec les prix publics relevés chez les éditeurs, les certifications qu'ils publient vraiment et les règles à respecter en 2026 : caisse sécurisée, note, facture électronique et allergènes.
Qu'est-ce qu'un logiciel de caisse (POS) pour restaurant ?
C'est le logiciel qui gère tout ou partie de l'activité d'un établissement de restauration. Son cœur est la caisse enregistreuse, aujourd'hui le plus souvent une application sur tablette ou écran tactile (on parle aussi de système POS, pour « point of sale »), reliée à un terminal de paiement et à une imprimante ou un écran en cuisine. Autour d'elle se branchent les outils de gestion : fiches techniques et stocks, planning du personnel, réservation en ligne, commande en ligne ou borne, comptabilité. Certains éditeurs proposent une suite complète, d'autres se spécialisent sur un seul maillon et se connectent à la caisse.
Les logiciels de caisse pour restaurant comparés
Les caisses spécialisées restaurant
L'Addition, basée à Bordeaux, couvre le plan de salle, l'envoi en cuisine, les stocks, le paiement à table par QR code et son propre terminal de paiement ; l'éditeur revendique plus de 12 000 restaurateurs. Zelty ajoute à la caisse un écran de cuisine, les fiches techniques, le click and collect et les bornes. Innovorder réunit caisse, écran de production, borne, commande en ligne et fidélité, et inclut une caisse NF 525 dans son offre de base ; ses données sont hébergées en France et en Belgique. Lightspeed Restaurant, éditeur canadien, est certifié NF 525 par Infocert et intègre inventaire, réservations et son propre terminal de paiement. Popina, caisse sur iPad éditée par le groupe girondin JDC, gère plan de salle, stocks et paiement à table. Cashpad gère plan de salle, écran de cuisine et caisse mobile, et publie le numéro de son certificat LNE. Clyo Systems, à Nice, propose une caisse certifiée NF 525 avec plan de salle, écran de cuisine et commande à table. CarréPOS, à Mérignac, met en ligne son certificat NF 525. Bimedia, logiciel du groupe Orisha, vise les cafés et commerces de proximité avec encaissement à table et partage d'addition. UltraCaisse est l'un des derniers logiciels vendus sous licence, sans abonnement, pour poste Windows.
Les caisses pour tous commerces, gratuites ou liées au paiement
SumUp, dont dépend désormais la caisse Tiller, propose un logiciel de caisse à 0 € par mois dans sa formule de base ; le plan de salle personnalisable relève de la formule Caisse Plus, à 49 € HT par mois. Square a une formule gratuite, facturée à la transaction, avec un écran de cuisine en option. Tactill suit la prise de commande en terrasse et l'envoi en cuisine, avec un essai de 15 jours. Hiboutik, caisse en ligne gratuite avec options payantes, gère plan de salle, tickets de cuisine et séparation de note. Kash.click, caisse généraliste, propose une licence gratuite limitée à 500 entrées. Pour comparer ces offres, voyez aussi le comparatif des logiciels de caisse gratuits.
Paiement à table, prise de commande et bornes
Sunday ne remplace pas la caisse : il fait payer l'addition par QR code ou terminal, avec pourboires et avis. Tabesto, racheté par Deliverect, fournit bornes, QR codes à table et click and collect sans commission. Pour les bornes et la commande en ligne, voyez le comparatif des bornes de commande.
Liste des caisses pour restaurant certifiées NF 525 ou LNE
Parmi les caisses présentées, celles qui affichent une certification sont Innovorder (caisse NF 525 incluse dans l'offre de base), Lightspeed Restaurant (NF 525 par Infocert), Clyo Systems (NF 525), CarréPOS (certificat NF 525 en ligne) et Cashpad (numéro de certificat LNE publié). Pour les autres, demandez le certificat ou l'attestation de l'éditeur avant de signer : c'est ce document qui prouve la conformité lors d'un contrôle.
Combien coûte un logiciel de caisse pour restaurant ?
Prix publics relevés le 27 octobre 2026, tels qu'affichés par les éditeurs, hors matériel sauf mention contraire :
- SumUp : logiciel de caisse à 0 € par mois (49 € avec la formule Caisse Plus), plus le matériel.
- Square : formule gratuite plus frais de traitement, formule Plus à 59 € HT par mois et par point de vente.
- Hiboutik : base gratuite, option Premium à 12,90 € par mois.
- Tactill : à partir de 29 € par mois, ou 348 € HT par an.
- L'Addition : tarif non affiché, sur devis.
- Clyo Systems : à partir de 49 € par mois, offre Gold à partir de 129 € par mois.
- Innovorder : à partir de 79 € par mois pour un point de vente.
- Lightspeed Restaurant : 89, 159 ou 249 € par mois, 49 € par caisse supplémentaire.
- UltraCaisse : licence Restaurant à 390 € HT, sans abonnement.
- Koust : à partir de 80 € par mois et par site en engagement annuel.
- Melba : à partir de 49 € HT par mois et par module en formule Simple, 99 € HT en formule Premium.
- Combo : à partir de 68 € par établissement et par mois ; Skello : planning dès 79 € par mois.
- Zenchef : 129, 169 ou 249 € par mois.
Zelty, Popina, JDC, Cashpad, CarréPOS, Bimedia, Inpulse, Apicbase et Komia ne publient pas de prix. Ajoutez le matériel (tablette, imprimante, tiroir-caisse, terminal de paiement) et les commissions sur les paiements par carte.
Existe-t-il un logiciel de caisse gratuit pour restaurant ?
Oui : SumUp, Square, Hiboutik et Kash.click proposent un logiciel à 0 € par mois. Ils se rémunèrent sur les paiements, sur le matériel ou sur des options payantes, et leurs fonctions de salle et de cuisine sont souvent plus limitées. Pour un bar ou une petite restauration rapide, c'est une bonne porte d'entrée ; pour un restaurant avec service à table, vérifiez le plan de salle, l'envoi en cuisine et la note partagée avant de vous engager. Dans tous les cas, demandez le certificat ou l'attestation de conformité.
Les fonctionnalités d'un logiciel de caisse pour restaurant
Prise de commande et encaissement
- Le plan de salle : les tables, leur statut, le transfert ou la fusion de tables, la note partagée entre convives.
- La prise de commande mobile en salle ou en terrasse, sur téléphone ou tablette.
- L'encaissement : terminal de paiement relié à la caisse, titres-restaurant, paiement à table par QR code.
- La vente à distance : commande en ligne, click and collect, borne, applications de livraison.
Quel logiciel relie la salle et la cuisine ?
C'est la caisse elle-même qui fait le lien : la commande saisie en salle part en cuisine sous forme de tickets imprimés par poste, ou s'affiche sur un écran de cuisine (KDS) qui présente les commandes dans l'ordre. Zelty, Innovorder, Cashpad et Clyo Systems intègrent cet écran, Square le propose en option, L'Addition et Tactill gèrent l'envoi en cuisine.
Stocks, fiches techniques et optimisation de la marge
- Les fiches techniques et le coût matière de chaque plat, mis à jour avec les prix d'achat.
- Les stocks et inventaires, les commandes fournisseurs et les écarts entre consommation théorique et réelle.
- Les statistiques : chiffre d'affaires par service, ticket moyen, ventes par plat et par serveur.
Équipe et relation client
- Le planning du personnel, le pointage et la préparation de la paie selon la convention collective HCR.
- La réservation en ligne, avec empreinte bancaire ou acompte contre les absences.
- La fidélité et les avis : programme de fidélité chez Innovorder, avis clients collectés au paiement avec Sunday.
Caisse enregistreuse pour restaurant : les trois types et le matériel
- La caisse en ligne sur tablette : une application sur iPad ou tablette, avec abonnement mensuel, mises à jour automatiques et accès aux chiffres à distance. C'est le modèle de la plupart des éditeurs récents.
- Le logiciel installé sur un poste Windows, acheté sous licence, souvent sans abonnement ; il fonctionne sans Internet mais se met à jour moins facilement.
- La caisse tout-en-un du terminal de paiement, proposée par les acteurs du paiement : peu chère, rapide à installer, mais plus limitée pour la salle et la cuisine.
Le matériel s'ajoute au logiciel : tablette ou écran tactile, imprimante de tickets et de cuisine, tiroir-caisse, terminal de paiement, éventuellement écran de cuisine et borne. Vérifiez qu'il est compatible avec plusieurs logiciels : un matériel propriétaire complique un changement d'éditeur.
Conformité : ce que la loi impose à la caisse d'un restaurant
Un restaurant doit-il avoir un logiciel de caisse ?
Non, la loi n'oblige pas un restaurant à s'équiper d'une caisse. Le BOFiP est explicite : le texte « ne crée pas d'obligation de s'équiper d'un logiciel ou système de caisse », et un restaurateur peut suivre ses encaissements avec un journal de caisse papier ou un tableur. Mais dès que les paiements des clients particuliers sont enregistrés dans un logiciel ou un système de caisse, celui-ci doit répondre à des « conditions d'inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d'archivage des données » (article 286 du Code général des impôts). La règle vaut aussi pour une caisse en ligne, et pour une borne de commande qui accepte d'autres moyens de paiement que la carte bancaire (une borne qui n'accepte que la carte est dispensée par mesure de tempérament) ; les terminaux de paiement seuls sont exclus.
Certificat NF 525 ou attestation de l'éditeur
La preuve de conformité a changé deux fois en un an. Pendant plusieurs mois, seul le certificat d'un organisme accrédité (la certification NF 525 en est l'exemple le plus courant) était admis. La loi de finances pour 2026 a rétabli l'autre voie : depuis le 21 février 2026, le restaurateur peut produire « soit le certificat délivré par un organisme accrédité, soit l'attestation individuelle établi par l'éditeur ». C'est l'éditeur qui remet ce document, et il en faut un pour chaque logiciel de caisse utilisé. À défaut, l'amende est de 7 500 € par logiciel ou système de caisse, avec un délai de soixante jours pour se mettre en conformité.
Deux évolutions sont à surveiller. Depuis la loi contre les fraudes du 25 juin 2026, les archives de caisse doivent être restituées « dans un format répondant aux normes établies par l'administration », et ne pas présenter tous ses terminaux de paiement lors d'un contrôle coûte 7 500 € par appareil. Au 1er janvier 2027, les règles de TVA sont transférées dans un nouveau code, et le futur texte renvoie à un décret qui n'est pas encore publié. La version de l'amende applicable en 2027 ne vise plus que le certificat : en cas de changement de caisse, mieux vaut en choisir une certifiée.
La note et l'affichage des prix
Au restaurant, la note est due à chaque client. Selon la DGCCRF, « une note doit vous être remise en fin de repas » avec la date, le nom et l'adresse de l'établissement, et le prix de chaque prestation taxes comprises. La fin de l'impression systématique des tickets de caisse ne change rien à cette obligation. Les menus et la carte doivent être affichés à l'extérieur pendant le service, avec la mention « boisson comprise » ou « boisson non comprise », et la DGCCRF précise que le professionnel « ne peut pas utiliser uniquement un QR code » pour ces affichages. Le logiciel doit donc imprimer ou envoyer une note complète, et un menu digital ne remplace pas la carte affichée.
Facture électronique et e-reporting
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, y compris celles de leurs fournisseurs. Au 1er septembre 2027, les PME et microentreprises devront émettre leurs factures entre entreprises sous forme électronique (repas d'affaires facturés, traiteur) et transmettre à l'administration les données de leurs ventes aux particuliers. Pour l'administration fiscale, une entreprise qui n'émet pas de factures parce que ses clients sont des particuliers est « a minima concerné par le e-reporting ». Vérifiez que la caisse sait exporter ces données vers une plateforme agréée.
Allergènes, fait maison et origine des viandes
Les allergènes présents dans les plats doivent être portés à la connaissance des clients « sous forme écrite, de façon lisible et visible » (article R. 412-14 du Code de la consommation) : ardoise, cahier ou mention sur la carte. Un plat « fait maison » doit être signalé comme tel, et l'origine des viandes bovines, porcines, ovines et de volaille doit être indiquée, y compris depuis 2025 pour la vente à emporter et la livraison. Un logiciel de gestion qui relie fiches techniques, allergènes et carte évite les oublis ; pour les relevés de températures et le plan de maîtrise sanitaire, voyez le comparatif des logiciels HACCP.
Titres-restaurant
La caisse doit accepter les titres-restaurant papier et dématérialisés, dans la limite de 25 € par jour. Aucune dématérialisation obligatoire n'est publiée à ce jour, et la possibilité de les utiliser pour tout produit alimentaire en supermarché court « jusqu'au 31 décembre 2026 ».
Logiciel complet ou outils de gestion connectés à la caisse
Fiches techniques, stocks et achats
Koust, éditeur brestois, calcule le coût matière en temps réel à partir des achats, suit inventaires et écarts, et se connecte aux caisses. Melba, marque de FoodMeUp, relie fiches techniques, ventes de la caisse, stocks et plan de maîtrise sanitaire. Inpulse prévoit les ventes et les commandes par IA pour les réseaux multi-sites. Apicbase, éditeur belge, gère recettes, allergènes, stocks et cuisine centrale pour les groupes, à partir de cinq établissements. Komia réunit HACCP, planning et food cost.
Planning du personnel
Combo et Skello établissent un planning conforme à la convention collective HCR, avec badgeuse et préparation de la paie. Voir le comparatif des logiciels de planning du personnel.
Réservation et salle
Zenchef, qui a absorbé Guestonline, gère réservations sans commission, plan de salle et empreinte bancaire contre les absences. TheFork Manager propose un module de réservation gratuit, relié à la plateforme TheFork. Voir aussi les comparatifs des logiciels de réservation en ligne, des logiciels de comptabilité pour restaurant et des outils pour créer le site de votre restaurant.
Les avantages d'un logiciel de caisse pour restaurant
- Un service plus rapide : la commande part en cuisine dès la prise, sans aller-retour ni ticket illisible.
- Moins d'erreurs de commande et d'addition, et une note conforme.
- Une marge maîtrisée : le coût de revient de chaque plat, les pertes et les écarts de stock deviennent visibles.
- Des chiffres à distance, en temps réel, pour un ou plusieurs établissements.
- La conformité fiscale : une caisse certifiée met à l'abri de l'amende de 7 500 € par logiciel non conforme.
Comment choisir son logiciel de caisse pour restaurant
- Le type d'établissement : restaurant à table, brasserie, bar, restauration rapide, dark kitchen, groupe.
- La conformité : certificat d'un organisme accrédité ou attestation de l'éditeur, et export des données pour la facture électronique.
- Le service : plan de salle, prise de commande mobile, écran de cuisine, note partagée, paiement à table.
- Les intégrations avec le terminal de paiement, la livraison, la réservation et la comptabilité.
- La gestion : fiches techniques et stocks intégrés, ou outil spécialisé connecté.
- Le coût total sur trois ans : abonnement, matériel, commissions et options.
- Le support le soir et le week-end, quand le service en a vraiment besoin.
Les limites à anticiper
- La dépendance au réseau : une caisse en ligne doit savoir fonctionner hors connexion pendant le service.
- L'empilement d'abonnements : caisse, réservation, stocks, planning et commande en ligne s'additionnent vite.
- Les commissions sur les paiements et certaines commandes en ligne réduisent la marge.
- L'engagement : certaines offres imposent douze mois, lisez les conditions de résiliation.
- Le matériel propriétaire, qui complique un changement d'éditeur.
Mettre en place la caisse : étapes et intégrations
- Lister les besoins : service à table ou comptoir, terrasse, vente à emporter, livraison, nombre d'établissements.
- Demander le certificat ou l'attestation de conformité de la caisse, et le conserver.
- Saisir la carte : plats, menus, options, prix, allergènes, puis les fiches techniques pour suivre le coût matière.
- Connecter les outils : terminal de paiement, imprimantes ou écran de cuisine, plateformes de livraison, réservation, comptabilité et plateforme de facturation électronique.
- Former l'équipe avant un service calme, et garder une solution de secours en cas de panne d'Internet.
- Récupérer les données de l'ancienne caisse : les archives doivent être conservées même en cas de changement de logiciel.
Questions Fréquentes
Quel est le meilleur logiciel de caisse pour restaurant ?
Quel est le meilleur logiciel de prise de commande pour restaurant ?
Quel est le meilleur logiciel gratuit pour la caisse d'un restaurant ?
Est-il obligatoire d'avoir une caisse enregistreuse dans un restaurant ?
Quel est le prix d'un logiciel de caisse pour restaurant ?
Quels sont les 3 types de caisse enregistreuse ?
La certification NF 525 est-elle obligatoire ?
Quel logiciel pour calculer le coût de revient des plats ?
Quel est le meilleur logiciel de gestion ou de comptabilité pour un restaurant ?
Vaut-il mieux un logiciel de gestion spécialisé restauration ou un logiciel comptable classique ?
La note est-elle obligatoire au restaurant ?
Un restaurant est-il concerné par la facture électronique ?
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