Guide pour bien choisir son logiciel de gestion de patrimoine
Suivre son patrimoine quand il se disperse entre comptes, placements, immobilier et investissements divers relève vite du casse-tête. Un logiciel de gestion de patrimoine remet de la clarté : il agrège vos actifs, donne une vision consolidée de ce que vous possédez, et aide à piloter vos décisions. Mais les besoins diffèrent radicalement selon que vous gérez votre propre patrimoine ou celui de clients en tant que professionnel. Le bon choix dépend de ce profil. Voici comment je compare les logiciels de gestion de patrimoine.
Comparatif mis à jour en juillet 2026. Nous comparons les outils sur la qualité de l'agrégation, le prix, le public visé (particulier ou conseiller) et les fonctions clés, puis nous détaillons ci-dessous les solutions de référence pour chaque profil.
Qu'est-ce qu'un logiciel de gestion de patrimoine ?
Un logiciel de gestion de patrimoine agrège des actifs dispersés (comptes bancaires, placements financiers, immobilier, crypto) en une vision consolidée, pour en suivre l'évolution et éclairer les décisions. Pour un particulier, il sert à voir et piloter son propre patrimoine ; pour un conseiller en gestion de patrimoine (CGP), il ajoute le bilan patrimonial, la conformité réglementaire et la gestion de la relation client sur l'ensemble d'un portefeuille de clients.
Comment choisir son logiciel de gestion de patrimoine
Le premier filtre est votre profil, car un particulier et un cabinet n'ont pas les mêmes besoins. Ensuite, quelques critères font la valeur de l'outil. L'agrégation d'abord, qui rassemble automatiquement des actifs dispersés en une vue unique : c'est le cœur du sujet, et sa qualité et son exhaustivité priment sur tout le reste, car un outil qui oublie une partie des actifs donne une image faussée. L'analyse ensuite, pour comprendre la répartition, les risques et la performance. Le pilotage enfin, pour éclairer les arbitrages. Côté professionnel s'ajoutent la conformité (KYC, MIF2, DER), le CRM et la production de bilans patrimoniaux.
Comparatif des logiciels de gestion de patrimoine en 2026
| Outil | Public | Prix de départ | Points forts |
|---|---|---|---|
| Finary | Particulier | Gratuit, Plus 149,99 €/an | Agrégation multi-actifs, UX moderne |
| Linxo | Particulier | Gratuit, Premium ~4,49 €/mois | Agrégation bancaire et budget |
| Grisbee | Particulier | Gratuit (rétrocommissions) | Agrégation + conseil accompagné |
| Kubera | Particulier | ~229 €/an* | Suivi net worth mondial, crypto |
| Nalo | Particulier | ~1,65 %/an (gestion pilotée) | Assurance-vie et PER pilotés |
| Invvest | Particulier | Gratuit, Pro 9,99 €/mois | Agrégation + analyse pour investisseurs |
| Wizio | CGP | dès 69 €/mois HT | CRM CGP + conformité, accessible |
| AlbR | CGP | dès 149 €/mois HT (49 € offre Jeune) | Plateforme CGP tout-en-un |
| Capital Explorer | CGP | dès 200 €/mois HT | Suite patrimoniale complète, KYC/MIF2 |
* Prix en dollars, tels que publiés par l'éditeur, converti en euros à titre indicatif. Nalo est une gestion pilotée facturée en pourcentage des encours, pas un abonnement logiciel.
Logiciels de gestion de patrimoine pour les particuliers
Pour un particulier, l'objectif est d'avoir une vision claire et à jour de tout ce qu'il possède, sans y passer des heures. Un bon outil agrège automatiquement les comptes, placements, immobilier et autres actifs, suit leur évolution et aide à comprendre la répartition et la performance de l'ensemble, ce qu'aucun tableur ne fait vraiment bien dans la durée. Aux côtés des solutions ci-dessous, des agrégateurs comme Bankin' ou l'outil open source Portfolio Performance sont aussi populaires pour le suivi.
Finary
Gratuit dans une version limitée à deux synchronisations de comptes, puis 54,99 € par an en offre Lite et 149,99 € en offre Plus, avec une formule Pro à 349,99 € pour ceux qui gèrent aussi des comptes professionnels ou une holding. Finary s'est imposé comme la référence française pour agréger et suivre son patrimoine au même endroit : comptes, bourse, crypto, immobilier, PEA et assurance-vie, dans une interface moderne et lisible. Le meilleur point de départ pour un particulier qui veut une vue consolidée.
Linxo
Gratuit avec une offre Premium autour de 4,49 € par mois, Linxo est un agrégateur de comptes bancaires français centré sur le suivi des finances et du budget au quotidien. Idéal pour qui veut d'abord centraliser ses comptes avant de piloter des placements.
Grisbee
Gratuit pour l'utilisateur (le service est rémunéré par les institutions), Grisbee combine agrégation et conseil en gestion de patrimoine en ligne, plutôt destiné aux épargnants disposant déjà d'un capital à faire fructifier. Un bon compromis entre outil de suivi et accompagnement.
Kubera
Facturé 250 $ par an sur son offre Essentials, sans version gratuite mais avec quatorze jours d'essai, Kubera vise le suivi du patrimoine net à l'échelle mondiale, multi-devises, avec une bonne couverture des cryptomonnaies et des actifs alternatifs. Pertinent pour un patrimoine international ou diversifié.
Nalo
Facturé environ 1,65 % par an des encours (gestion pilotée incluse, sans frais d'entrée ni d'arbitrage), Nalo n'est pas un logiciel de suivi mais un robo-advisor : il investit et pilote pour vous une assurance-vie ou un PER selon votre projet. À considérer si vous cherchez à déléguer la gestion plutôt qu'à suivre vous-même.
Invvest
Gratuit avec une offre Pro à 9,99 € par mois, Invvest est un agrégateur patrimonial français plus récent, orienté analyse financière pour les investisseurs individuels. Une alternative à surveiller pour qui veut de l'analyse en plus du suivi.
Logiciels pour les conseillers en gestion de patrimoine (CGP)
Pour un professionnel, le sujet change de nature. Un conseiller en gestion de patrimoine doit agréger les avoirs de ses clients, produire des bilans patrimoniaux, respecter ses obligations réglementaires (KYC, MIF2, DER) et suivre une relation dans la durée. C'est la richesse métier, la conformité et le CRM qu'il faut comparer, bien au-delà d'un simple suivi d'actifs. Harvest (avec O2S) fait figure de référence historique du marché ; Difi+ adresse aussi ces cabinets, sur un créneau précis : le chiffrage patrimonial rapide et fiable, généralement sur devis.
Wizio
À partir de 69 € HT par mois en paiement annuel, ou 79 € en mensuel, avec un engagement de douze mois, Wizio est un CRM pour CGP tout-en-un qui couvre la conformité (DER, RTO, ESG), l'agrégation et le bilan patrimonial, avec un positionnement accessible. Les offres supérieures montent à 129 € puis 179 € HT par mois en annuel, et une formule dédiée aux cabinets et réseaux se chiffre sur devis. Un bon point d'entrée pour un cabinet qui s'équipe.
AlbR
À partir de 134 € HT par mois pour le premier utilisateur, puis 99 € HT par utilisateur supplémentaire, avec cinquante clients inclus, AlbR est une plateforme CGP tout-en-un réunissant CRM, conformité, e-marketing et plateforme produit. Une offre Jeune ramène le premier utilisateur à 49 € HT par mois, valable douze mois pour les conseillers immatriculés comme CIF depuis moins de deux ans : c'est l'une des rares entrées de gamme réellement pensées pour une création de cabinet. Adaptée à un cabinet qui veut centraliser toute son activité.
Capital Explorer
À partir de 200 € HT par mois en formule tout inclus, Capital Explorer est une suite patrimoniale complète : CRM, agrégation, bilan patrimonial et conformité KYC/MIF2. Pour les cabinets qui veulent une couverture métier large.
Les outils pour cabinets, au-delà des trois références
Le marché des conseillers en gestion de patrimoine est plus large que les trois plateformes tout-en-un citées plus haut, et il se segmente selon la fonction dominante.
Mozart Prestige Patrimoine est une solution métier dédiée aux cabinets, dans la même logique généraliste. Masttro vise un autre segment : la gestion de patrimoines complexes, celle des familles fortunées dont les actifs se répartissent entre plusieurs entités et juridictions. Ce n'est pas le même métier, ni le même budget.
isinlab se concentre sur l'analyse de portefeuille en libre-service, créée par un analyste indépendant. Figen AI applique l'intelligence artificielle aux tâches des professionnels du patrimoine. Deux outils spécialisés, à considérer en complément d'une plateforme et non à sa place.
Trois solutions voisines répondent à des métiers connexes qu'il vaut mieux ne pas confondre avec la gestion de patrimoine. Courtisia est un logiciel métier de courtage en prêt immobilier et en crédit. PlugImmo s'adresse aux professionnels de l'immobilier neuf. lokt.fr gère la location pour des propriétaires bailleurs particuliers. Un CGP peut avoir besoin de l'un ou l'autre, mais aucun ne remplace un outil patrimonial.
Enfin, Raizers et Les Entreprêteurs ne sont pas des logiciels mais des plateformes de financement participatif, immobilier pour la première, entreprises pour la seconde. Ce sont des supports d'investissement que vous pourriez conseiller, pas des outils de travail.
Ce que la réglementation impose à un logiciel de CGP
C'est ce qui sépare un outil de suivi patrimonial d'un logiciel de conseiller, et ce qui explique l'écart de prix bien plus que la richesse de l'affichage. Un cabinet exerce une activité réglementée, et son logiciel doit produire la trace de cette conformité.
La connaissance du client. Recueil de la situation familiale, patrimoniale et professionnelle, des objectifs, de l'horizon de placement, des connaissances financières et de la capacité à supporter des pertes. Ce recueil doit être daté, conservé et actualisé. Un outil qui se contente d'un formulaire libre ne vous protège pas.
Le profil de risque et l'adéquation. Chaque recommandation doit être cohérente avec le profil établi, et cette cohérence doit être démontrable. Le rapport d'adéquation remis au client est la pièce maîtresse : vérifiez que le logiciel le génère automatiquement à partir des données saisies, plutôt que de vous laisser le rédiger à la main dans un traitement de texte.
La traçabilité des échanges. Qui a dit quoi, quand, et sur la base de quelles informations. En cas de réclamation plusieurs années après, c'est cet historique qui fait la différence entre un dossier défendable et une parole contre une autre.
La lutte contre le blanchiment. Vérification de l'identité, origine des fonds, contrôle des personnes politiquement exposées et des listes de sanctions. Ces contrôles doivent être rejoués périodiquement, pas seulement à l'entrée en relation.
L'information sur les frais. Présentation claire des coûts et de leur effet cumulé sur la performance, avant et après la souscription. C'est l'un des points sur lesquels les contrôles se sont durcis.
Deux questions à poser en démonstration, qui départagent vite les outils : montrez-moi le rapport d'adéquation généré automatiquement sur un cas réel, et montrez-moi comment je retrouve, dans trois ans, ce que j'ai conseillé à ce client et pourquoi. Un éditeur qui répond en montrant des graphiques n'a pas répondu.
Des données parmi les plus sensibles qui soient
Un outil patrimonial concentre ce qu'une personne a de plus confidentiel : ses avoirs, ses dettes, sa situation familiale, parfois ses projets de transmission. Le sujet mérite mieux que la mention d'un chiffrement.
Où sont hébergées les données, et sous quelle juridiction. La question vaut pour un particulier comme pour un cabinet, mais elle devient contractuelle pour le second : vous êtes responsable des données de vos clients, y compris de celles que vous confiez à un prestataire.
Qui, chez l'éditeur, peut y accéder. Le support technique dispose souvent d'un accès d'assistance. Demandez comment il est encadré, s'il est tracé, et si vous devez l'autoriser au cas par cas.
Ce que vous emportez en partant. Sur un métier où les dossiers se conservent des années après la fin de la relation, une clause de réversibilité floue est un risque en soi. Exigez un export d'essai avant de signer.
La question du décès et de la transmission, propre à ce domaine et jamais traitée. Pour un particulier, un patrimoine entièrement suivi dans un outil dont personne d'autre ne connaît les accès devient invisible pour les héritiers. Vérifiez s'il existe un mécanisme de contact de confiance, et à défaut, conservez hors ligne la liste des établissements et des contrats. Aucun agrégateur ne remplace ce document.
Vérifier vous-même que votre agrégateur a le droit de lire vos comptes
Un outil de suivi de patrimoine pour particulier se connecte à vos banques. Aucun comparatif ne dit sur quoi repose ce droit, ni comment vérifier en deux minutes qu'il existe vraiment.
La Banque de France pose le cadre : les agrégateurs « reçoivent notamment un agrément de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) pour pouvoir exercer leurs activités, qui sont par ailleurs soumises au contrôle de l'Autorité », et « L'ACPR ne délivre des agréments que lorsque les agrégateurs apportent toutes les garanties de sécurité. »
Ce n'est pas une formule creuse, parce que cet agrément est public et consultable. Le registre des agents financiers de l'ACPR, le Regafi, permet de chercher le nom d'un prestataire et de voir s'il y figure. C'est le seul contrôle qui vaille davantage que n'importe quel classement, y compris celui-ci : si le service que vous envisagez n'apparaît nulle part, aucune note ne rattrape ça.
Deux droits en découlent, que peu d'utilisateurs connaissent. Le premier concerne la résiliation : « à tout moment, vous pouvez résilier le service auprès du prestataire. Ce dernier est alors tenu par la réglementation de ne plus accéder à vos données de comptes. » Le second concerne l'abandon pur et simple, puisque « si vous n'avez pas renouvelé votre authentification, le prestataire ne peut plus accéder à vos données de comptes ». Le lien se coupe donc de lui-même, ce qui explique les demandes de reconnexion périodiques que beaucoup prennent pour un défaut de l'application.
Un mot enfin sur l'expression « authentification forte », employée partout et rarement définie. Elle « implique la confirmation d'au moins deux facteurs d'authentification de catégories différentes », parmi la possession, la connaissance et l'inhérence. Deux mots de passe ne suffisent donc pas : il faut croiser deux catégories, pas empiler deux preuves de la même.
Pourquoi votre agrégateur vous redemande vos identifiants
C'est la frustration la plus fréquente avec ces outils, et elle a une explication réglementaire que personne n'explique.
Depuis la deuxième directive européenne sur les services de paiement, l'agrégation de comptes ne repose plus sur la récupération de vos identifiants bancaires mais sur des interfaces dédiées, ouvertes par les banques à des prestataires agréés. C'est un progrès pour la sécurité, mais l'accès est borné dans le temps.
L'authentification forte doit être renouvelée tous les cent quatre-vingts jours. Ce délai était de quatre-vingt-dix jours à l'origine et a été porté à cent quatre-vingts. Passé ce terme sans renouvellement, le prestataire ne peut plus accéder aux données de votre compte : votre tableau de bord se fige sur des soldes périmés, souvent sans avertissement clair.
Vous gardez la main à tout moment. Vous pouvez mettre fin au service quand vous le souhaitez, et l'agrégateur est alors tenu de cesser tout accès. En cas de doute sur un accès non autorisé, vous pouvez aussi demander à votre banque de révoquer les droits du prestataire.
Trois conséquences pratiques au moment de choisir. Vérifiez que l'outil prévient clairement avant l'expiration plutôt que de laisser vos données vieillir en silence. Regardez la couverture réelle des établissements que vous utilisez, car toutes les banques n'exposent pas leurs interfaces avec la même qualité, et les comptes-titres ou les contrats d'assurance-vie sont souvent moins bien couverts que les comptes courants. Et acceptez l'idée qu'une part de votre patrimoine, notamment l'immobilier et les actifs non cotés, restera de toute façon saisie à la main.
Quel logiciel de gestion de patrimoine choisir selon votre profil
| Votre profil | Ce que je regarde en premier |
|---|---|
| Particulier, suivi de son patrimoine | Finary, Kubera |
| Particulier, comptes et budget | Linxo |
| Particulier, gestion déléguée | Nalo |
| Conseiller (CGP), s'équiper simplement | Wizio |
| Cabinet CGP, plateforme complète | AlbR, Capital Explorer |
Un logiciel de suivi ou un tableur, ce qui les sépare vraiment
La comparaison revient dans presque toutes les discussions sur le sujet, et elle mérite mieux qu'un haussement d'épaules. Un tableur ne coûte rien, se structure exactement comme vous le voulez, ne dépend d'aucun éditeur et reste lisible dans dix ans. Ce sont de vrais avantages, et beaucoup de patrimoines simples n'ont jamais eu besoin d'autre chose.
Ce qu'un tableur ne fait pas, c'est se mettre à jour tout seul. Un agrégateur va chercher les soldes et la valeur des placements auprès des établissements, et construit un historique de valorisation que personne ne tient à la main sur la durée. L'écart est là, et il grandit avec le nombre de comptes, de contrats et de supports.
Ce que le logiciel ne règle pas non plus
Son accès à vos comptes expire et doit être renouvelé tous les cent quatre-vingts jours, faute de quoi le tableau de bord se fige sur des soldes périmés. L'immobilier, les parts de société et les actifs non cotés s'y saisissent à la main, exactement comme dans un tableur. Et un patrimoine suivi dans un service en ligne dont personne d'autre ne connaît les accès devient invisible pour vos héritiers, là où une feuille exportée et conservée hors ligne reste consultable par n'importe qui.
La bascule se joue donc moins sur la sophistication que sur la fatigue. Tant que la mise à jour manuelle vous prend dix minutes par trimestre, le tableur tient très bien. Le jour où elle devient une corvée que vous repoussez, votre vue consolidée n'est plus à jour, et c'est à ce moment que l'agrégation se justifie.
S'équiper d'un outil, déléguer la gestion ou se faire conseiller
Avant de choisir un logiciel, il faut savoir si c'est bien d'un logiciel que vous avez besoin. Trois voies coexistent pour un particulier, et elles ne se rémunèrent pas de la même façon, ce qui change la lecture de tout conseil reçu.
L'outil seul. Finary, Linxo, Invvest ou Kubera vous donnent la vue consolidée et l'analyse, et vous décidez. Le coût est faible, parfois nul, et personne ne vous oriente vers un placement plutôt qu'un autre. En contrepartie, l'arbitrage reste entièrement à votre charge.
La gestion déléguée. Nalo n'est pas un outil de suivi mais un robo-advisor : il investit et pilote pour vous une assurance-vie ou un PER selon votre projet, pour environ 1,65 % par an des encours, sans frais d'entrée ni d'arbitrage. Vous n'avez rien à tenir, vous n'avez pas non plus la main.
Le conseil humain. Un conseiller en gestion de patrimoine exerce une activité réglementée. Il doit recueillir votre situation et vos objectifs, établir un profil de risque et produire un rapport d'adéquation cohérent avec ce profil, le tout daté et conservé. Ce cadre est ce qui vous protège, et c'est aussi ce qui explique le prix des logiciels de cabinet.
Un point de vigilance vaut pour les trois voies. Grisbee est gratuit pour l'utilisateur parce que le service est rémunéré par les institutions. Ce n'est pas un défaut en soi, à condition de le savoir : un conseil gratuit se paie ailleurs, et la première question à poser à quiconque vous recommande un placement reste de savoir comment il gagne sa vie.
Comment je choisis, en résumé
Je pars de mon profil, jamais de la notoriété de l'outil. Pour un usage personnel, je privilégie l'agrégation et la lisibilité. Pour un usage professionnel, je vise la richesse métier, la conformité et la gestion de la relation client. Je vérifie l'exhaustivité de l'agrégation, puis je teste sur mon patrimoine ou mon portefeuille réel. Le meilleur logiciel de gestion de patrimoine n'existe pas dans l'absolu : il dépend de si vous gérez vos actifs ou ceux de vos clients. Servez-vous du tableau plus haut comme point de départ, et comparez les solutions en détail juste en dessous.






