Mailjet fait partie de ces outils qu’on connaît souvent de nom, mais qu’on réduit à tort à un outil de newsletter. En pratique, la plateforme va beaucoup plus loin : envoi marketing, emails transactionnels, gestion des contacts, landing pages et API, le tout dans une seule interface.
Ce test montre surtout une chose : Mailjet est pensé pour être utilisé au quotidien, dans des contextes réels, là où l’email n’est pas un outil isolé mais un vrai canal de travail.
Les bases de l’emailing : est-ce que Mailjet fait le job ?
Créer une campagne : le flux est clair
Depuis l’onglet Campagnes, le parcours est logique et sans détour.
On commence par définir :
- le nom de la campagne,
- l’expéditeur et l’adresse d’envoi,
- l’objet et le texte de prévisualisation,
- la liste de contacts ou un segment.
Si la liste n’existe pas encore, Mailjet propose immédiatement l’import (CSV, TXT…) ou la création manuelle. Pour un premier envoi, on est rapidement opérationnel.
Éditeur d’emails : plusieurs modes, un vrai confort
Au moment de créer l’email, Mailjet laisse le choix :
- modèles prêts à l’emploi ;
- éditeur drag & drop ;
- HTML ou MJML ;
- génération assistée par IA.
En pratique, l’éditeur drag & drop est fluide et intuitif. Blocs de contenu, CTA, images, vidéos, mise en page : tout se personnalise simplement, sans friction ni lenteur.
A/B testing intégré directement dans la campagne
Le test A/B est natif :
- on crée une version A ;
- on duplique pour une version B ;
- on modifie le contenu.
La fonctionnalité est simple à activer, ce qui la rend réellement exploitable dans un usage courant.
Prévisualisation et tests avant envoi
Avant l’envoi, Mailjet permet :
- un aperçu desktop et mobile ;
- l’envoi d’emails de test en quelques clics.
Cela permet de valider rapidement le rendu sans quitter le flux de création.
Segmentation orientée usage réel
Côté contacts, la segmentation repose sur des critères concrets :
- ouverture ou non d’emails ;
- clics sur des campagnes ;
- périodes d’inactivité ;
- appartenance à des listes spécifiques ;
- etc.
👉 Ce qu’on retient de cette partie
Mailjet couvre solidement tous les fondamentaux de l’emailing : création, édition, ciblage, tests et envoi. L’ensemble est cohérent, fluide, et suffisamment structuré pour être utilisé aussi bien ponctuellement que dans une logique d’envois réguliers.
Quand on sort de la newsletter : ce que Mailjet permet en plus
Ce qu’on comprend assez vite en utilisant Mailjet, c’est que l’outil ne s’arrête pas à l’envoi de campagnes. Il propose une logique plus large autour de l’email, et même au-delà.
Landing pages intégrées, dans la continuité des emails
La création de landing pages se fait dans un espace dédié, clairement identifié.
On clique sur Landing pages → Créer une nouvelle page, puis on choisit :
- une page vierge ;
- ou un modèle préconstruit (e-commerce, organisation, agency…) ;
L’éditeur est le même que pour les emails : drag & drop, blocs de contenu, images, boutons, sections, mise en page.
👉 En pratique, ça permet de créer rapidement une page d’inscription, de collecte ou de conversion, directement reliée aux listes de contacts Mailjet, sans passer par un service externe.
Une base contacts pensée pour tous les usages
Listes, segments, comportements (ouverture, clics, activité récente) : tout est centralisé au même endroit.
Ces données servent aussi bien pour :
- des campagnes marketing ;
- des scénarios automatisés ;
- des parcours plus transactionnels.
On n’a pas deux bases à maintenir ni des règles différentes selon le type d’email.
Marketing et transactionnel au même endroit
Mailjet permet de gérer emails marketing et emails transactionnels dans une seule plateforme, via :
- l’interface pour les campagnes et l’automatisation ;
- les APIs pour les emails transactionnels (confirmations, notifications, reset de mot de passe, etc.).
👉 C’est cette logique “tout-en-un” qui fait la différence : l’email n’est pas un module isolé, mais un canal central, utilisable aussi bien par le marketing que par les équipes produit ou tech, sans multiplier les outils ni les silos.
Sous-comptes & gouvernance : gérer plusieurs entités sans mélange
Quand Mailjet est utilisé par plusieurs équipes ou plusieurs clients, la question n’est pas de faire plus, mais d'éviter les erreurs.
Sous-comptes séparés, usage clair
Mailjet permet de créer des sous-comptes distincts, chacun avec :
- ses expéditeurs et domaines ;
- ses listes et campagnes ;
- ses statistiques.
Pour une agence, c’est un sous-compte par client.
Pour un groupe, une séparation par équipe ou par entité.
Dans les deux cas, pas de risque d’envoyer une campagne au mauvais périmètre.
Droits et permissions bien cadrés
Les accès peuvent être réglés finement :
- qui crée une campagne ;
- qui peut l’envoyer ;
- qui consulte seulement les résultats.
Ça évite les envois non validés et les bricolages à plusieurs mains.
Reporting par entité
Chaque sous-compte a ses propres statistiques. Pas besoin d’exporter ou de retraiter les données pour savoir ce qui a été envoyé, par qui, et avec quels résultats.
👉 Ce qu’on retient
Mailjet est adapté quand plusieurs équipes ou clients partagent la plateforme. La séparation est claire, les droits sont maîtrisés, et on limite les erreurs opérationnelles.
Accompagnement humain & support
Mailjet ne repose pas uniquement sur du self-service, surtout dès que les volumes augmentent ou que l’email devient un canal critique.
Sur les offres contractuelles, l’onboarding est encadré : configuration technique, bonnes pratiques d’envoi, paramètres de délivrabilité. L’objectif est d’éviter les erreurs classiques dès le départ.
Ensuite, le suivi est continu. Les équipes Mailjet gardent un œil sur les performances d’envoi et interviennent en cas de problème (réputation, rebonds, anomalies de volume).
👉 À retenir
Quand l’emailing devient stratégique, l’accompagnement évite de naviguer à l’aveugle et sécurise les envois sur la durée.
APIs Mailjet : pour les équipes tech et produit
Les APIs de Mailjet sont clairement pensées pour sortir de l’interface et intégrer l’email directement dans un produit ou un workflow métier.
Côté usage, on est sur du classique solide :
- envoi d’emails transactionnels (confirmation, reset de mot de passe, notifications) ;
- déclenchement d’emails marketing depuis une application ;
- gestion des templates, des contacts et des événements via API ;
- suivi des statuts d’envoi, ouvertures, clics, erreurs.
Ce qui est appréciable, c’est la séparation nette entre la logique produit et l’outil d’emailing. Mailjet ne force pas à utiliser son interface : on peut piloter les envois depuis son propre back-office ou un SaaS client, tout en gardant la délivrabilité et l’infrastructure Mailjet derrière.
👉 À retenir
Les APIs permettent d’intégrer l’email proprement dans un produit, sans bricolage ni dépendance à l’interface.
Notre verdict sur Mailjet
Mailjet est pertinent dès que l’email devient un canal structurant, pas juste un outil d’envoi ponctuel.
Il tient bien la charge quand :
- plusieurs personnes ou équipes utilisent le même compte ;
- il faut gérer à la fois des campagnes marketing et des emails transactionnels ;
- l’email est intégré dans un produit ou des workflows existants ;
- la délivrabilité, les droits d’accès et le suivi ne peuvent pas être bricolés.
Ce n’est pas l’outil le plus minimaliste du marché, mais il évite justement d’empiler des solutions différentes pour gérer l’email.
👉 Mailjet convient aux organisations qui veulent un outil stable, gouvernable et évolutif, sans sacrifier la prise en main.