Guide pour bien choisir son logiciel de anti plagiat
Pour un mémoire, une thèse ou un devoir, vérifiez d'abord si votre établissement dispose déjà de Compilatio ou de Turnitin : c'est alors cet outil qui contrôlera votre travail au moment du dépôt. Sans accès par l'école, Compilatio Studium offre une première analyse partielle gratuite puis des crédits dès 4,99 € les 5 000 mots, Scribbr facture de 14,95 € à 34,95 € le document entier, et Quetext comme DupliChecker vérifient gratuitement un extrait de 1 000 mots. Pour un texte publié sur un site, Copyscape retrouve les pages qui l'ont repris.
Un logiciel anti-plagiat compare votre texte à des pages web, à des publications et, pour certains, aux travaux déjà déposés dans des établissements, puis signale chaque passage qui recoupe une source existante. Il répond à une question précise : ce document reprend-il des mots écrits par quelqu'un d'autre, et où les trouver ? Savoir si un texte a été rédigé par ChatGPT ou un autre modèle relève d'un autre outil, le détecteur d'IA, qui travaille avec une méthode différente.
Cette page passe en revue les 19 logiciels anti-plagiat référencés dans cette catégorie des logiciels de productivité : solutions d'établissement, paiement au document pour un mémoire, abonnements pour rédacteurs web et suites d'écriture qui ajoutent un contrôle de similitudes. Tarifs et versions gratuites vérifiés éditeur par éditeur en octobre 2026.
Ce qu'un logiciel anti-plagiat compare, et comment il le signale
Le principe varie peu d'un outil à l'autre. Le texte est découpé en segments, chaque segment est recherché dans une ou plusieurs bases, et les correspondances apparaissent dans un rapport qui affiche la source retrouvée et un pourcentage de similitude. Trois éléments font la différence entre deux produits.
Les bases interrogées. Un vérificateur gratuit en ligne fouille surtout le web ouvert. Les solutions d'établissement y ajoutent des revues payantes, des thèses et les copies rendues par d'autres étudiants, qu'aucun service grand public ne voit. Scribbr indique ainsi comparer chaque document à des articles de revue gratuits et payants, des mémoires et thèses, des sites, des PDF et des articles de presse.
Ce qui compte comme correspondance. Les moteurs actuels ne se limitent plus au copier-coller : PlagiarismCheck.org dit repérer les synonymes substitués et le passage de la voix active à la voix passive. Copyleaks et Compilatio annoncent en plus une recherche entre langues, qui fait ressortir un passage traduit d'un article étranger.
La lisibilité du rapport. Pourcentage global, liste des sources classées, texte original affiché côte à côte, exclusion des citations et de la bibliographie : un rapport clair fait gagner plus de temps qu'un léger écart de détection.
Plagiat ou texte généré par IA : deux contrôles distincts
Un texte produit par un modèle de langage est en général inédit. Il ne recopie aucune page existante, et un vérificateur de similitudes le laisse donc passer sans alerte. Repérer l'écriture d'une IA demande un autre calcul, fondé sur la prévisibilité des formulations et non sur la recherche d'une source. Les deux résultats n'ont pas la même valeur : une similitude se démontre en montrant le texte d'origine, alors qu'un score d'IA reste une probabilité sans document à l'appui.
Plusieurs éditeurs vendent les deux contrôles ensemble : Compilatio, Copyleaks, Quetext, Scribbr, PlagiarismCheck.org, Lucide, Isgen.ai, AI Detectors et ZeroGPT. D'autres n'en font qu'un : iThenticate précise que la détection d'écriture IA n'est pas disponible dans ses formules au manuscrit. Si votre doute porte sur l'usage de ChatGPT, Claude ou Gemini, la comparaison des détecteurs de texte IA répond mieux à la question. S'il s'agit de prouver d'où vient un passage, restez sur un logiciel anti-plagiat.
Tableau comparatif des 20 logiciels anti-plagiat
| Logiciel | Public principal | Détection d'IA | Usage gratuit | Prix relevé (octobre 2026) |
|---|---|---|---|---|
| Scribbr | Étudiants, mémoires et thèses | Oui | Rapport gratuit (risque et 5 sources les plus proches) | 14,95 € à 34,95 € par document selon la longueur |
| Plagiarism-detector | Rédacteurs, usage hors navigateur | Détecteur séparé, gratuit | Démo gratuite | Windows : licence à vie dès 49 $ ; Mac : dès 6,58 $ par mois |
| Copyleaks | Entreprises, enseignement, rédaction | Oui | Non indiqué | 16,99 $ par mois (13,99 $ en annuel) |
| Turnitin | Établissements d'enseignement | Non précisé sans offre publique | Accès fourni par l'établissement | Aucun tarif public |
| iThenticate | Chercheurs, auteurs d'articles | Non disponible au manuscrit | Non | 125 $ HT par manuscrit (25 000 mots max.) |
| Compilatio | Enseignants (Magister), étudiants (Studium) | Oui | Première analyse Studium offerte | Studium : 4,99 € les 20 crédits à 34,99 € les 400 crédits |
| Quetext | Particuliers, équipes | Oui | 1 000 mots | Dès 14,99 $ par mois |
| Copyscape | Sites web, référencement | Non annoncée | Recherche par URL, 10 résultats max. | 3 cents la recherche jusqu'à 200 mots |
| Lucide | Rédaction, agences, recrutement | Oui, cœur du produit | Pas d'essai gratuit | Dès 10 € par mois en annuel ; Pass 30 jours à 19 € |
| Plagiarisma | Usage ponctuel | Outil séparé | Vérifications standard sans inscription | Gratuit pour l'usage standard |
| DupliChecker | Rédacteurs web | Non annoncée | 1 000 mots par recherche | Dès 9,99 $ par mois |
| CopyChecker | Étudiants, rédacteurs | Oui | 1 500 mots par mois | 12,50 $ par mois facturés 150 $ par an |
| Isgen.ai | Textes en français, étudiants | Oui, cœur du produit | Vérificateur de plagiat gratuit | Académique : 8 € par mois facturés à l'année |
| PlagiarismCheck.org | Enseignants, étudiants | Oui | 2 pages gratuites | De 5,99 $ à 45,49 $ selon la formule |
| QuillBot | Étudiants | Oui | Anti-plagiat non inclus | 8,33 € par mois facturés à l'année |
| JustDone | Étudiants | Oui | Non indiqué | Non affiché sur la page tarifs |
| AI Detectors | Textes en français, établissements | Oui, cœur du produit | Essai de 7 jours | Dès 5,99 € par mois |
| ZeroGPT | Grand public, entreprises | Oui, cœur du produit | Formule gratuite | Non affiché sur la page tarifs |
| GPTZero | Enseignants, étudiants, rédacteurs | Oui, cœur du produit | 10 000 mots par mois | Abonnements individuels non affichés sur la page tarifs |
Solutions pour les établissements et la recherche
Ces outils sont conçus pour contrôler des travaux en volume, avec des bases que les services grand public n'interrogent pas. Un étudiant y accède rarement en direct : c'est l'université ou l'école qui ouvre les comptes.
Turnitin
Turnitin vend aux établissements une gamme qui couvre la correction (Feedback Studio), le contrôle de similitudes (Similarity) et l'intégrité de la recherche (iThenticate). Aucun tarif n'est publié : le prix dépend du contrat. Pour un étudiant, « Turnitin gratuit » signifie en pratique le compte fourni par son école, quand elle l'a souscrit.
iThenticate
iThenticate vise les chercheurs qui soumettent un article, un manuscrit ou une thèse à un éditeur scientifique. Les particuliers peuvent acheter des crédits : 125 $ HT pour un manuscrit de 25 000 mots au plus, 300 $ HT pour trois manuscrits ou un texte de 75 000 mots, avec des crédits valables 12 mois et 5 nouvelles analyses incluses après révision. La détection d'écriture IA n'est pas proposée dans ces formules.
Compilatio
Compilatio équipe notamment l'Université de Lorraine et l'Université Paris-Saclay, qui le mettent à disposition de leurs enseignants pour analyser les travaux déposés. L'éditeur sépare Magister, pour les enseignants, et Studium, pour les étudiants, avec détection d'IA dans les deux cas et repérage des similitudes traduites. Studium se paie en crédits valables 6 mois, 1 crédit couvrant 250 mots : 4,99 € les 20 crédits, 12,99 € les 80, 19,99 € les 160 et 34,99 € les 400.
PlagiarismCheck.org
PlagiarismCheck.org s'adresse surtout aux enseignants, avec des intégrations aux plateformes pédagogiques, mais garde des formules pour les particuliers : 4 options de 5,99 $ à 45,49 $, et 2 pages gratuites pour tester. Le rapport combine similitudes et détection d'IA, et le moteur cherche aussi les reformulations et les réarrangements de phrases.
Vérifier un mémoire ou une thèse en payant au document
Pour un travail rendu une fois, un abonnement mensuel coûte souvent plus cher qu'une analyse unique. Deux modèles existent : le prix au document et les crédits prépayés (Compilatio Studium, iThenticate).
Scribbr
Scribbr facture chaque vérification sans abonnement : 14,95 € jusqu'à 7 499 mots, 24,95 € de 7 500 à 49 999 mots, 34,95 € au-delà de 50 000 mots. Le rapport gratuit évalue le risque et montre les 5 sources les plus proches ; la version payante donne le pourcentage précis, la liste complète des sources et la comparaison côte à côte. L'éditeur indique utiliser une technologie similaire à celle de la plupart des universités, et propose à part un détecteur d'auto-plagiat à 9,95 € qui compare votre texte à vos anciens travaux. Les documents ne sont versés dans aucune base publique.
Rédaction web et référencement : outils en ligne et logiciels installés
Un rédacteur, une agence ou un éditeur de site cherche autre chose qu'un étudiant : vérifier vite un texte avant publication, ou retrouver les sites qui ont copié ses pages. Ces outils interrogent le web et facturent au mot, à la recherche ou à l'abonnement.
Copyscape
Copyscape sert d'abord à retrouver les copies d'une page déjà publiée. La recherche gratuite par adresse affiche au plus 10 résultats ; l'offre Premium accepte un texte collé, la recherche par lots et facture 3 cents pour les 200 premiers mots puis 1 cent par tranche de 100 mots. Le service Copysentry surveille régulièrement le web et prévient par e-mail dès qu'une nouvelle copie d'un site apparaît.
Copyleaks
Copyleaks couvre plus de 100 langues pour le plagiat, recherche les passages traduits dans plus de 30 langues et analyse aussi le code source. La formule Personal coûte 16,99 $ par mois pour 25 000 mots analysés, ou 13,99 $ par mois en facturation annuelle ; la formule Pro passe à 99,99 $ par mois (74,99 $ en annuel). Un module complémentaire Google Docs permet de lancer l'analyse sans quitter le document.
Quetext
Quetext propose une formule gratuite qui vérifie jusqu'à 1 000 mots, en plagiat comme en détection d'IA. L'offre pour particuliers démarre à 14,99 $ par mois pour 100 000 mots, et l'offre Professional à 29,98 $ par mois pour 200 000 mots. Un générateur de citations aide à corriger les passages signalés sans quitter l'outil.
DupliChecker
DupliChecker accepte gratuitement jusqu'à 1 000 mots par recherche, par copier-coller ou en téléversant un fichier. Les formules payantes, hebdomadaires ou mensuelles, commencent à 9,99 $ par mois et ajoutent davantage de mots, de recherches et un accès par API sur les offres hautes.
Plagiarisma
Plagiarisma reste gratuit pour les vérifications standard, sans inscription. Il compare le texte aux pages web, livres et articles académiques, accepte plus de 190 langues et lit les fichiers PDF, DOCX, RTF ou PPTX. Une version pour Windows et un module Google Workspace existent aussi.
CopyChecker
CopyChecker regroupe un vérificateur de plagiat, un détecteur d'IA, un correcteur et des outils PDF. Le compte gratuit autorise 1 500 mots de vérification de plagiat par mois ; la Suite Créateur, à 12,50 $ par mois facturés 150 $ par an, monte à 17 000 mots.
Plagiarism-detector
Plagiarism-detector se distingue par ses applications installées. Sur Windows, les licences sont des achats uniques à partir de 49 $, sans abonnement ; sur Mac, la formule démarre à 6,58 $ par mois. Une version serveur existe pour un hébergement sur site, et l'éditeur fournit à part un détecteur d'IA gratuit dans le navigateur.
Détecteurs d'IA et assistants d'écriture qui ajoutent un contrôle de plagiat
Une partie des outils affichés ici sont d'abord des détecteurs d'IA ou des assistants de rédaction. Le contrôle de similitudes y est une fonction parmi d'autres, souvent plafonnée en mots : utile pour une vérification rapide, moins adapté à un mémoire.
Lucide
Lucide, conçu en France, est un détecteur d'IA qui intègre une recherche de plagiat sur le web dans la même analyse. Les crédits correspondent à environ 100 mots chacun : 100 crédits par mois pour 10 € en facturation annuelle ou 12 € au mois. L'éditeur n'offre pas d'essai gratuit mais vend un Pass 30 jours à 19 €, sans abonnement.
Isgen.ai
Isgen.ai est un détecteur d'IA pensé pour le français, complété par un vérificateur de plagiat présenté comme gratuit, un correcteur et un humaniseur. La formule Académique, qui réunit détection d'IA avancée et vérification de plagiat, coûte 8 € par mois facturés à l'année.
AI Detectors
AI Detectors analyse le français et 6 autres langues, et son contrôle de plagiat interroge le web, des bases académiques et des sources fermées. La formule Flex coûte 5,99 € par mois pour 50 000 mots, la formule Professional 9,99 € ; un essai de 7 jours est prévu, et les établissements disposent d'une offre dès 20 € par mois pour 5 utilisateurs minimum.
ZeroGPT
ZeroGPT est connu pour son détecteur de textes générés par ChatGPT et ajoute un vérificateur de plagiat, un reformulateur et un correcteur. Une formule gratuite existe ; les prix des formules Personal et Business ne figurent pas dans le texte de la page tarifs consultée.
GPTZero
GPTZero est d'abord un détecteur d'IA, complété par un vérificateur de plagiat. L'éditeur indique comparer les textes à plus de 100 millions d'articles scientifiques, travaux de recherche, sites web et livres ; le rapport donne un score de similarité et la part du texte qui correspond à des sources en ligne. La formule gratuite couvre jusqu'à 10 000 mots par mois, et les enseignants peuvent brancher l'outil sur Canvas ou Google Classroom. Les prix des abonnements individuels ne figurent pas sur la page tarifs consultée : vérifiez-les avant de payer.
QuillBot
QuillBot est avant tout un outil de reformulation. Son compte gratuit n'inclut pas le logiciel anti-plagiat ; l'abonnement Premium, à 8,33 € par mois facturés à l'année, ouvre 25 000 mots de vérification par mois, avec détecteur d'IA complet et correcteur.
JustDone
JustDone donne accès à plus de 35 fonctions d'écriture et d'étude, dont un vérificateur de plagiat et un détecteur d'IA, inclus dans chaque formule. Les montants ne figurent pas dans le texte de la page tarifs consultée : vérifiez le prix et les conditions de renouvellement avant de payer.
Logiciel anti-plagiat gratuit : ce que permettent les offres sans paiement
La gratuité existe, mais elle est presque toujours plafonnée. Quetext et DupliChecker s'arrêtent à 1 000 mots, CopyChecker à 1 500 mots par mois, Plagiarisma reste gratuit pour l'usage standard sans compte, Copyscape limite la recherche gratuite à 10 résultats et à une adresse de page. Scribbr et Compilatio Studium donnent un aperçu gratuit des principales sources sans le rapport complet. Aucun de ces services n'interroge les travaux d'étudiants déposés dans les établissements.
Pour un mémoire de plusieurs dizaines de pages, découper le texte en morceaux pour rester sous les plafonds fait perdre la vue d'ensemble et les correspondances à cheval sur deux extraits. Une analyse unique payée au document, ou les crédits de Compilatio Studium, coûte quelques euros et couvre le texte entier.
À l'université, passer d'abord par l'outil de l'établissement
Avant d'acheter quoi que ce soit, regardez l'espace numérique de travail de votre école. L'Université de Lorraine, par exemple, ouvre Compilatio à ses enseignants par authentification, depuis l'ENT ou depuis l'activité de dépôt de devoir. L'intérêt dépasse le prix : le rapport sera produit par le même outil, avec la même base, que celui de votre jury.
Un contrôle avec un autre logiciel ne garantit pas le même résultat, puisque les bases diffèrent. Un passage repris d'un mémoire déposé l'an dernier dans votre établissement, par exemple, n'apparaîtra que dans l'outil qui a accès à ces dépôts.
Compilatio, Turnitin, Scribbr : ce qu'un étudiant peut utiliser gratuitement
La licence de l'établissement ne donne pas toujours la main à l'étudiant. À l'Université de Montpellier, Compilatio est présenté comme un outil proposé aux enseignants, ouvert depuis l'ENT et intégré aux dépôts de devoirs sur Moodle ; à l'Université Paris-Saclay, l'analyse se paramètre dans l'activité Devoir, au moment du rendu. Votre texte est alors contrôlé quand vous le déposez, sans contrôle préalable de votre côté. Le service numérique ou la scolarité de votre école vous dira si un accès étudiant existe.
Compilatio Studium : le compte est gratuit et la première analyse, partielle, affiche les 3 principales sources de similitudes. Le rapport complet passe par des crédits utilisables pendant 6 mois, 1 crédit couvrant 250 mots.
Turnitin : l'éditeur vend ses outils aux établissements et ne publie aucun tarif. « Turnitin gratuit » désigne donc le compte ouvert par votre école, quand elle a souscrit.
Scribbr : le rapport gratuit indique un niveau de risque et les 5 sources les plus proches. L'éditeur précise que les universités peuvent comparer votre travail à des bases privées de documents d'étudiants, auxquelles il n'a pas accès : le résultat peut donc différer légèrement de celui de votre établissement.
Les options varient aussi d'une licence à l'autre. La version de Compilatio disponible à l'Université de Montpellier ne comprend pas, d'après la page de l'université, la détection des textes générés par IA.
Lancer l'analyse, puis lire le rapport de similarité
Quel que soit l'outil, la démarche tient en trois temps : déposer le document complet plutôt que des extraits, vérifier que les réglages excluent bien la bibliographie et les citations entre guillemets, puis lancer l'analyse et attendre le rapport. C'est la lecture de ce rapport qui demande le plus d'attention.
Le pourcentage affiché en tête du rapport mesure la part du texte qui ressemble à une source connue. Il ne dit rien de l'intention ni de la régularité de la reprise. Une citation entre guillemets correctement référencée, une définition légale ou une formule d'usage dans votre discipline font monter le score sans constituer une faute. À l'inverse, une page entière reformulée sans référence peut passer sous les radars.
Commencez par la liste des sources, pas par le chiffre global : une source qui concentre une grande partie des correspondances mérite plus d'attention que vingt petites expressions communes.
Excluez les citations et la bibliographie quand l'outil le permet, puis relancez l'analyse pour voir ce qui reste.
Triez chaque passage signalé : citation à compléter, reformulation à reprendre, expression banale à ignorer.
Aucun seuil universel ne sépare un texte acceptable d'un texte plagié : chaque établissement, chaque éditeur et chaque enseignant fixe sa lecture.
Formats de fichiers, intégrations et API
Pour un usage ponctuel, coller le texte dans une page web suffit. Dès que les vérifications deviennent régulières, la façon dont l'outil s'insère dans votre travail compte autant que son moteur.
Fichiers : Plagiarisma lit les PDF, DOCX, RTF et PPTX, Lucide les PDF, DOCX, DOC et ODT ; DupliChecker accepte aussi le téléversement d'un document.
Traitement de texte : Copyleaks propose un module pour Google Docs, Plagiarisma un module Google Workspace.
Plateformes de cours : Compilatio annonce l'intégration aux LMS et l'authentification unique (SSO), PlagiarismCheck.org l'intégration à d'autres plateformes éducatives.
API : Lucide ouvre une API publique sur ses formules, DupliChecker sur ses formules hautes, Copyscape propose la sienne pour vérifier des textes en série.
Quel logiciel anti-plagiat est le plus fiable ?
Les taux de précision mis en avant sur les sites des éditeurs sont mesurés par chacun sur ses propres tests : ils ne se comparent pas d'un produit à l'autre. Trois critères vérifiables départagent mieux les outils.
La base interrogée : seuls les outils d'établissement comparent votre texte aux travaux déjà rendus par d'autres étudiants, et iThenticate vise les publications scientifiques.
Ce qui est repéré au-delà du copier-coller : reformulations chez PlagiarismCheck.org, passages traduits chez Copyleaks et Compilatio.
Un rapport qui montre ses preuves : chaque passage signalé doit renvoyer à sa source, que vous pouvez ouvrir pour juger la correspondance plutôt que de vous fier au pourcentage.
Pour un travail universitaire, l'outil le plus fiable reste celui de votre établissement, puisqu'il interroge la base qui servira au contrôle final. Pour un article scientifique, iThenticate ; pour un texte destiné au web, Copyscape, Copyleaks ou Quetext.
Pourquoi deux logiciels donnent deux scores différents
Passer le même texte dans deux outils produit rarement le même pourcentage. Les bases n'ont pas la même taille ni le même contenu, la longueur des segments comparés varie, certains comptent les expressions courtes et d'autres les ignorent, et les réglages d'exclusion ne sont pas identiques. Un score bas dans un outil gratuit ne prédit donc pas le score de l'outil utilisé par votre établissement ou par l'éditeur à qui vous soumettez un article.
Paraphrase, traduction, auto-plagiat : les formes que les outils repèrent
Copier-coller : la reprise mot pour mot, détectée par tous les outils.
Paraphrase : synonymes et ordre des mots modifiés. Les moteurs récents (PlagiarismCheck.org, Scribbr) l'annoncent explicitement.
Traduction : un passage traduit d'une autre langue. Copyleaks et Compilatio proposent cette recherche entre langues.
Auto-plagiat : réutiliser sans le signaler un de vos anciens travaux. Le détecteur dédié de Scribbr compare le texte aux documents que vous lui fournissez.
Confidentialité : que devient le document envoyé
Un mémoire non publié ou un manuscrit en cours d'évaluation est un document sensible. Avant de téléverser, cherchez trois réponses dans les conditions de l'outil : le texte est-il ajouté à une base de comparaison, combien de temps est-il conservé, et pouvez-vous le supprimer vous-même. Scribbr indique par exemple que les documents ne rejoignent aucune base publique et que le détecteur d'auto-plagiat supprime automatiquement le document après un mois. Dans les outils d'établissement, le dépôt peut en revanche alimenter la base interne, ce qui sert justement à repérer les reprises entre promotions.
Repérer les copies de vos pages web
Pour un site, le problème est souvent inverse : un autre site republie vos textes. Copyscape et sa surveillance Copysentry sont conçus pour ce cas. Une recherche régulière sur vos pages les plus visitées suffit à repérer une reprise ; il reste ensuite à contacter l'éditeur du site ou son hébergeur pour obtenir le retrait. Avant de publier un texte commandé à un prestataire, une vérification avec Quetext, DupliChecker ou Copyleaks évite de mettre en ligne un contenu déjà présent ailleurs.
Éviter le plagiat avant même de lancer l'analyse
Notez la référence au moment où vous lisez, pas au moment de rédiger : la plupart des plagiats involontaires viennent d'une note dont la source a été perdue.
Choisissez une norme de citation (APA ou celle imposée par votre école) et gardez-la du début à la fin.
Reformulez à partir de votre compréhension, texte source fermé, puis citez quand même l'auteur de l'idée.
Signalez l'usage d'une IA générative selon les règles de votre établissement : un texte généré ne recopie pas forcément une source, mais il peut être interdit ou soumis à déclaration.
Ce que risque l'auteur d'un plagiat
Dans le cadre scolaire et universitaire, le plagiat relève d'abord des règles disciplinaires de l'établissement, détaillées dans son règlement des études et des examens. En dehors de ce cadre, reprendre l'œuvre d'autrui sans autorisation peut constituer une contrefaçon : l'article L335-2 du Code de la propriété intellectuelle la punit de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende. Pour un site, un texte copié expose aussi à une demande de retrait de la part de l'auteur.
Quel logiciel anti-plagiat selon votre situation
Étudiant avec un mémoire ou une thèse : l'outil de votre établissement s'il existe, sinon Compilatio Studium ou Scribbr pour une analyse complète au document.
Enseignant ou établissement : Compilatio Magister, Turnitin ou PlagiarismCheck.org, qui gèrent les dépôts en volume et l'intégration aux plateformes de cours.
Chercheur qui soumet un article : iThenticate, dont les bases couvrent les publications scientifiques.
Rédacteur, agence ou éditeur de site : Copyscape pour surveiller ses pages, Quetext, Copyleaks ou DupliChecker pour contrôler un texte avant publication.
Doute sur l'usage d'une IA : un détecteur d'IA comme Lucide, Isgen.ai ou ZeroGPT, en gardant à l'esprit que leur score reste une probabilité.




