Mis à jour le 25 sept. 2026 · 9 min de lecture

Virtualisation : mon comparatif des hyperviseurs et des alternatives à VMware

Pour un serveur ou un ordinateur, voici mon comparatif des logiciels de virtualisation : hyperviseurs de type 1 et 2, alternatives à VMware depuis le rachat par Broadcom, prix relevés chez les éditeurs, et offres de cloud qualifiées SecNumCloud.
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Logiciels de Virtualisation

11 résultats trouvés

VMware vSphere

Plateforme de virtualisation de serveurs de VMware by Broadcom, vendue par abonnement et facturée par cœur.

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Proxmox VE
120 € /mois•Plan gratuit

Plateforme de virtualisation open source (KVM, LXC) éditée à Vienne, avec abonnements de support par processeur.

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XCP-ng

XCP-ng

Top 3
Gratuit /mois•Plan gratuit

Plateforme de virtualisation open source basée sur Xen, éditée par le français Vates avec Xen Orchestra.

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Microsoft Hyper-V

Hyperviseur de type 1 de Microsoft, inclus dans Windows Server et dans Windows Pro et Entreprise.

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Nutanix

Infrastructure hyperconvergée avec l'hyperviseur AHV, et Community Edition gratuite.

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Red Hat OpenShift Virtualization

Machines virtuelles et conteneurs sur la même plateforme OpenShift, sur la base de KVM.

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XenServer
•Essai gratuit

Plateforme de virtualisation basée sur Xen, séparée de Citrix, par abonnement.

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VirtualBox
Gratuit /mois•Plan gratuit

Logiciel de virtualisation gratuit et open source d'Oracle pour Windows, macOS et Linux.

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VMware Workstation Pro
Gratuit /mois•Plan gratuit

Logiciel de virtualisation pour ordinateur de VMware, gratuit pour tous les usages depuis novembre 2024.

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Parallels Desktop
•Essai gratuit

Logiciel de virtualisation pour Mac, pour faire tourner Windows et d'autres systèmes.

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Cyrille ADAMCyrille ADAMÉditorial La Fabrique

Guide pour bien choisir son logiciel de virtualisation

Un logiciel de virtualisation fait tourner plusieurs systèmes d'exploitation, appelés machines virtuelles, sur une même machine physique. Sur un poste de travail, il sert à tester un autre système ou un logiciel en toute sécurité. Sur des serveurs, il permet de mutualiser le matériel, de déplacer une application d'un serveur à l'autre sans interruption et de reprendre rapidement l'activité après une panne.

Le marché a basculé depuis le rachat de VMware par Broadcom : fin des licences perpétuelles, facturation par cœur, et de nombreuses entreprises à la recherche d'une alternative. Voici mon comparatif des logiciels de virtualisation, pour serveurs et pour postes de travail, avec les conditions de licence et les prix relevés chez les éditeurs.

Hyperviseur de type 1 ou de type 2 ?

  • Type 1 (bare-metal) : l'hyperviseur s'installe directement sur le serveur, sans système d'exploitation intermédiaire. C'est le choix des entreprises : VMware ESXi, Proxmox VE, XCP-ng, Hyper-V, Nutanix AHV.
  • Type 2 (hébergé) : il s'installe comme un logiciel sur votre ordinateur, sous Windows, macOS ou Linux. C'est le choix pour un usage personnel ou de test : VirtualBox, VMware Workstation, Parallels Desktop, UTM.

À côté, l'infrastructure hyperconvergée (HCI) réunit dans un même boîtier calcul, stockage et virtualisation, et la virtualisation du poste de travail (VDI) fait tourner les bureaux des utilisateurs sur des serveurs.

Avantages et usages de la virtualisation

  • Moins de serveurs : plusieurs machines virtuelles partagent un même serveur physique, ce qui réduit le matériel, la place et la consommation.
  • Isolation : chaque application tourne dans sa machine, une panne ou une faille reste contenue.
  • Retour arrière : un instantané (snapshot) permet de revenir à l'état d'avant une mise à jour ratée.
  • Continuité d'activité : une machine virtuelle se déplace ou redémarre sur un autre serveur, et se réplique vers un site de secours.
  • Tests et formation : créer un environnement de test ou de formation en quelques minutes, puis le supprimer.
  • Anciens logiciels : faire tourner une application qui exige un vieux système sans garder une vieille machine.
  • Postes virtuels : avec la virtualisation du poste de travail (VDI), les bureaux des utilisateurs tournent sur des serveurs et restent accessibles à distance.

VMware après Broadcom : ce qui a changé

Broadcom a annoncé fin 2023 la fin des licences perpétuelles de VMware et leur remplacement par des abonnements. Ses conditions actuelles le confirment : les offres VMware vSphere Foundation et VMware Cloud Foundation sont « available as subscription software only », et la licence se calcule sur le nombre total de cœurs physiques des serveurs, avec un minimum de 16 cœurs par processeur. Pour une petite infrastructure équipée de processeurs à peu de cœurs, ce minimum peut peser sur la facture.

Deux gestes d'apaisement à connaître : Broadcom a remis à disposition une version gratuite de l'hyperviseur ESXi, sans fonctions avancées ni support officiel, et les logiciels pour poste de travail VMware Workstation Pro et Fusion Pro sont devenus gratuits pour tous les usages, y compris commerciaux, depuis novembre 2024.

Le bras de fer européen avec Broadcom

Le changement de modèle de VMware n'est pas qu'une affaire de prix : il est devant les institutions européennes, un point que les comparatifs ignorent.

  • Les grands utilisateurs français ont protesté. En avril 2024, le Cigref, qui rassemble les grandes entreprises et administrations françaises, a dénoncé avec ses homologues européens, dans une lettre à la présidente de la Commission, « les comportements inacceptables de Broadcom au sein de l'Union européenne, concernant les produits VMware ».
  • Les hébergeurs européens sont allés en justice. L'association CISPE, qui réunit des fournisseurs de cloud européens, a déposé en juillet 2025 un recours devant le Tribunal de l'Union européenne contre l'autorisation du rachat (affaire T-503/25), en évoquant des « hausses de prix drastiques -parfois multipliées par dix ». Elle a ensuite déposé une plainte auprès de la Commission en mars 2026.
  • La Commission enquête. Le recours de Broadcom devant le Tribunal (affaire T-280/26) révèle l'existence d'une enquête antitrust de la Commission, « Case AT.40924 – VMware software licensing ». Fin septembre 2026, aucune de ces procédures n'a abouti.

Pour un client, la conséquence pratique est simple : ne comptez pas sur une décision européenne pour faire baisser votre facture à court terme, et préparez un plan de sortie si le renouvellement de votre contrat approche.

Cloud souverain : quelles offres qualifiées SecNumCloud ?

Une alternative à l'hébergement de vos propres serveurs consiste à louer une infrastructure virtualisée chez un hébergeur. Pour les données sensibles, l'ANSSI qualifie certaines offres : la qualification SecNumCloud « reconnaît des offres cloud (PaaS, IaaS ou Saas) de confiance ». Dans l'édition du 15 septembre 2026 de son catalogue, les offres d'infrastructure qualifiées sont celles de Cegedim, Cloud Temple, Numspot, OVHcloud, Orange (Cloud Avenue SecNum), Outscale, S3NS (Thales) et Worldline. Deux d'entre elles affichent VMware dans leur intitulé : l'offre « Hosted Private Cloud powered by VMware » d'OVHcloud et l'offre IaaS de Cloud Temple, qui propose aussi une version open source. Vérifiez la date de validité : celle d'OVHcloud court jusqu'au 29 décembre 2026.

Les logiciels de virtualisation comparés

Pour les serveurs

VMware vSphere reste très répandu en entreprise, mais au prix d'un abonnement désormais facturé par cœur.

Proxmox VE, édité par une société viennoise, est l'alternative la plus citée. Il repose sur l'hyperviseur KVM et les conteneurs LXC, sous licence open source AGPL v3. Son usage est gratuit, et un abonnement annuel par processeur donne accès aux mises à jour de production et au support, à un prix indépendant du nombre de cœurs.

XCP-ng, avec son interface d'administration Xen Orchestra, est édité par Vates, une société grenobloise. Il repose sur l'hyperviseur Xen, sous licence libre GPL v2, et Vates vend un support et des fonctions avancées par abonnement : c'est l'option française de cette liste.

Hyper-V est l'hyperviseur de type 1 de Microsoft, inclus dans Windows Server sans licence d'hyperviseur supplémentaire. L'édition gratuite Hyper-V Server n'a plus de nouvelle version, selon une réponse d'un employé de Microsoft en 2023. Nutanix propose une infrastructure hyperconvergée avec son propre hyperviseur, AHV, et une Community Edition gratuite pour apprendre. Red Hat OpenShift Virtualization fait tourner des machines virtuelles aux côtés des conteneurs, sur la base de KVM. XenServer, désormais séparé de Citrix, reste disponible par abonnement.

Pour un ordinateur

VirtualBox, d'Oracle, est gratuit et open source (GPL v3), sur Windows, macOS et Linux. Attention à son Extension Pack : il est distribué sous une licence qui exclut expressément tout usage commercial ou professionnel. VMware Workstation Pro (Windows et Linux) et Fusion Pro (Mac) sont gratuits pour tous depuis novembre 2024, sans clé de licence.

Sur Mac, Parallels Desktop est la principale solution commerciale, et UTM une alternative gratuite et open source, identique dans sa version App Store. Sous Windows 10 ou 11 en édition Pro ou Entreprise, Hyper-V est inclus ; il n'est pas disponible dans les éditions Famille.

Combien coûte la virtualisation ?

Prix relevés sur les sites des éditeurs le 25 septembre 2026 :

  • Proxmox VE : gratuit ; abonnements par processeur et par an de 120 € (Community) à 1 100 € (Premium), hors TVA, quel que soit le nombre de cœurs.
  • XCP-ng : gratuit ; offres Vates VMS de 2 000 € par an (Essential, jusqu'à 3 serveurs) à 1 800 € par serveur et par an (Enterprise), avec des remises sur 3 et 5 ans.
  • VMware vSphere Foundation et Cloud Foundation : abonnement par cœur, sur devis ; ESXi en version gratuite limitée.
  • Hyper-V : inclus dans la licence Windows Server.
  • VirtualBox, VMware Workstation Pro, UTM : gratuits.
  • Parallels Desktop : de 99,99 € à 149,99 € par an selon l'édition, hors promotion.

Comment choisir son logiciel de virtualisation

  • Pour tester sur votre ordinateur : VirtualBox ou VMware Workstation Pro, gratuits, sous Windows et Linux ; UTM ou Parallels Desktop sur Mac. N'utilisez pas l'Extension Pack de VirtualBox dans un cadre professionnel sans licence.
  • Pour une PME qui quitte VMware : Proxmox VE et XCP-ng sont les alternatives les plus courantes, gratuites à l'usage avec un support payant. Hyper-V est une option naturelle si vous êtes déjà sous Windows Server.
  • Pour une grande infrastructure : comparez VMware, Nutanix et OpenShift Virtualization sur le coût total à trois ou cinq ans, migration comprise.
  • Pour des données sensibles hébergées : une offre qualifiée SecNumCloud, en vérifiant sa date de validité dans le catalogue de l'ANSSI.
  • Dans tous les cas : vérifiez la compatibilité de vos outils de sauvegarde et de supervision avec l'hyperviseur choisi, c'est souvent là que la migration coince.

Questions Fréquentes

Qu'est-ce qu'un logiciel de virtualisation ?
Un logiciel de virtualisation, ou hyperviseur, fait tourner plusieurs systèmes d'exploitation, appelés machines virtuelles, sur une même machine physique. Il sert à tester un système ou un logiciel sur un ordinateur, et en entreprise à mutualiser les serveurs, à déplacer une application sans interruption et à reprendre l'activité après une panne.
Quelle est la différence entre un hyperviseur de type 1 et de type 2 ?
Un hyperviseur de type 1 s'installe directement sur le serveur, sans système d'exploitation intermédiaire : VMware ESXi, Proxmox VE, XCP-ng, Hyper-V. Un hyperviseur de type 2 s'installe comme un logiciel sur un ordinateur : VirtualBox, VMware Workstation, Parallels Desktop, UTM.
Quelle est la meilleure machine virtuelle gratuite ?
Sur ordinateur, VirtualBox (open source) et VMware Workstation Pro, gratuit pour tous les usages depuis novembre 2024, sous Windows et Linux ; UTM sur Mac. Sur serveur, Proxmox VE et XCP-ng sont gratuits à l'usage, avec un support payant, et Broadcom propose une version gratuite limitée d'ESXi.
Quelle alternative à VMware ?
Les plus courantes sont Proxmox VE (open source, abonnement par processeur indépendant du nombre de cœurs), XCP-ng avec Xen Orchestra (édité par le français Vates), Hyper-V (inclus dans Windows Server), Nutanix AHV (hyperconvergé) et Red Hat OpenShift Virtualization. Le choix dépend surtout de vos outils de sauvegarde et de la taille de l'infrastructure.
Pourquoi VMware est-il devenu plus cher ?
Depuis le rachat par Broadcom, les licences perpétuelles ont été arrêtées fin 2023 au profit d'abonnements, facturés sur le nombre total de cœurs physiques des serveurs avec un minimum de 16 cœurs par processeur. Des utilisateurs et hébergeurs européens ont dénoncé de fortes hausses, et la Commission européenne a ouvert une enquête sur les licences VMware.
VMware Workstation est-il gratuit ?
Oui. Depuis novembre 2024, VMware Workstation Pro et Fusion Pro sont gratuits pour tous les usages, y compris commerciaux, et ne nécessitent plus de clé de licence. Ils ne sont plus vendus.
Combien coûte Proxmox ?
Proxmox VE est gratuit à l'usage. Les abonnements, qui donnent accès au dépôt de mises à jour de production et au support, vont de 120 € à 1 100 € hors TVA par processeur et par an, quel que soit le nombre de cœurs.
Cyrille ADAM
Cyrille ADAMÉditorial La Fabrique

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