Facturation en ligne : les meilleurs logiciels de facturation en ligne
Gérer sa facturation manuellement, c’est une erreur que beaucoup d’entreprises ont faite au moins une fois. Entre les fichiers Excel qui se multiplient, les relances oubliées et les erreurs de calcul qui embarrassent lors d’un audit, le coût de l’improvisation est bien réel. En facturation, beaucoup de décisions sont prises à la légère, avec des conséquences parfois sérieuses sur la trésorerie et la conformité légale.
Le marché des logiciels de facturation en ligne a explosé ces dernières années, et les solutions en ligne (SaaS) ont atteint un niveau de maturité remarquable, avec des offres accessibles dès quelques euros par mois, voire gratuitement pour les structures les plus légères.
Ce guide compare les logiciels de facturation en ligne, gratuits et payants, fait le point sur l’obligation de facturation électronique, puis détaille les fonctionnalités à regarder, les erreurs classiques à éviter et le budget à prévoir. Que vous soyez auto-entrepreneur, dirigeant d’une PME en croissance, ou responsable financier dans une structure plus établie, vous trouverez ici les éléments concrets pour faire le bon choix.
Les meilleurs logiciels de facturation en ligne
Les solutions ci-dessous sont les plus pertinentes pour les entreprises françaises. Prix publics constatés en octobre 2026, hors promotions.
Pennylane : facturation et comptabilité avec l’expert-comptable
Pennylane est sans doute la solution française qui a le plus progressé ces deux dernières années. Ce qui la distingue clairement de la concurrence, c’est sa double casquette : c’est à la fois un logiciel de facturation et une plateforme comptable collaborative conçue pour que l’entreprise et son expert-comptable travaillent dans le même environnement. La synchronisation avec le cabinet comptable limite les allers-retours de fichiers, et la conformité à la réforme de facturation électronique est clairement travaillée. Pour un indépendant, la grille va de 7 € HT par mois (Starter, avec activation du Compte Pro Pennylane) à 79 € HT par mois (Premium avec module comptable), en passant par 14 € et 24 € HT, avec 15 jours d’essai gratuit ; tous les plans sont annoncés conformes à la facturation électronique. Le bémol : la proposition de valeur la plus forte reste pensée pour le duo entreprise et expert-comptable.
Axonaut
Axonaut est une solution française qui mérite plus d’attention qu’elle n’en reçoit. C’est un ERP léger qui intègre la facturation, le CRM, la gestion de projet et les ressources humaines dans un seul outil. Là où Axonaut écrase la concurrence, c’est sur le rapport fonctionnalités/prix pour les PME entre 5 et 50 salariés. L’offre TPE (moins de 10 salariés) démarre à 97 € par mois sans engagement, ou 58,20 € par mois avec un engagement d’un an, puis 30 € (18 € sur un an) par utilisateur supplémentaire, toutes fonctionnalités et facturation électronique incluses. Ce prix donne un niveau de couverture fonctionnelle qui vous économise l’abonnement à deux ou trois outils distincts. Attention toutefois : si vous êtes auto-entrepreneur ou solo, Axonaut est probablement surdimensionné pour vos besoins.
Freebe
Freebe est une solution pensée spécifiquement pour les freelances et auto-entrepreneurs. C’est d’ailleurs son principal avantage : tout est simplifié pour quelqu’un qui ne veut pas passer de temps sur la gestion administrative. Création de devis et factures en quelques minutes, suivi du chiffre d’affaires par rapport aux seuils de TVA, tableau de bord clair : c’est exactement ce dont un indépendant a besoin. Le prix est raisonnable : 12,50 € par mois en facturation annuelle (150 € TTC par an), toutes fonctionnalités incluses. Le seul vrai bémol, c’est que Freebe n’est pas conçu pour évoluer avec vous si votre activité dépasse le seuil du travailleur indépendant seul. Passé un certain volume ou dès que vous avez des salariés, il faudra migrer.
Zervant
Zervant propose une offre gratuite parmi les plus généreuses pour les petites structures : la formule Free permet d’émettre des factures et devis en nombre illimité, pour 5 clients au maximum. L’interface est simple et accessible même sans formation. C’est une bonne entrée en matière pour une toute petite structure qui démarre. Les fonctionnalités avancées sont réservées aux offres payantes : Start à 9 € par mois en annuel (11 € en mensuel) et Plus à 20 € par mois en annuel (25 € en mensuel), avec 30 jours d’essai. L’offre inclut la réception des factures électroniques ; pour l’émission, vérifiez la plateforme agréée associée.
Sellsy
Sellsy est un acteur français établi qui propose une suite complète CRM + facturation + comptabilité. C’est une solution puissante, clairement positionnée sur les PME avec des équipes commerciales. Ses points forts : l’automatisation des relances, la gestion des abonnements et les tableaux de bord de trésorerie. Le tarif n’est pas affiché publiquement : il se construit sur devis selon les modules et le nombre d’utilisateurs. C’est un investissement qui se justifie si vous avez vraiment besoin de la partie CRM intégrée ; sinon, des alternatives moins chères couvrent mieux la simple facturation.
Invoice Ninja
Invoice Ninja est une solution open source disponible en version hébergée (SaaS) ou auto-hébergée. Pour les entreprises qui ont des besoins spécifiques ou une appétence pour la personnalisation, c’est une option sérieuse. La formule Free (5 clients, factures illimitées) est fonctionnelle pour une activité légère. La formule Pro coûte 14 $ par mois (140 $ par an), Enterprise à partir de 18 $ par mois, et offre un excellent rapport qualité/prix sur les fonctionnalités de facturation pure. Le revers de la médaille : l’interface est moins soignée que les solutions françaises, le support est principalement en anglais, et la conformité légale française demande à être vérifiée précisément.
Indy
Indy (anciennement Georges) est une solution pensée pour les indépendants et les micro-entreprises avec un angle original : elle intègre la facturation et la comptabilité bancaire automatisée via la connexion à votre compte bancaire. L’outil catégorise automatiquement vos dépenses et revenus, ce qui simplifie considérablement la préparation des déclarations fiscales. Pour un freelance soumis à l’impôt sur le revenu en BNC ou BIC, c’est un gain de temps réel. La formule Essentiel est gratuite (facturation électronique via plateforme agréée, devis et factures illimités) ; la formule Plus, qui ajoute factures récurrentes et relances automatiques, coûte 9 € HT par mois en annuel (12 € HT en mensuel). Pour une PME avec plusieurs salariés, ce n’est en revanche pas la bonne direction.
Henrri, Abby et Tiime : la facturation en ligne gratuite
Trois éditeurs français proposent une facturation gratuite sans limite de durée. Henrri se présente comme un logiciel gratuit de devis, factures et paiements, facturation électronique (réception et émission) comprise à 0 €. Abby offre des factures illimitées et gratuites pour tous les indépendants, avec une plateforme agréée conforme à la réforme. Tiime fournit un logiciel de facturation gratuit sur web et mobile, des devis illimités et la réception des factures électroniques via sa plateforme agréée. Les fonctions de comptabilité ou de compte pro sont, elles, payantes selon les formules.
| Logiciel | Prix indicatif | Point fort principal | Limite principale | Verdict : pour qui ? |
|---|---|---|---|---|
| Pennylane | 7 à 79 € HT/mois (indépendant) | Collaboration entreprise + expert-comptable | Moins adapté sans comptable dédié | PME avec expert-comptable |
| Axonaut | Dès 58,20 €/mois (engagement 1 an) | ERP complet à prix raisonnable | Surdimensionné pour les solos | PME de 5 à 50 salariés |
| Freebe | 12,50 €/mois (annuel) | Simplicité pour freelances | Non scalable au-delà du solo | Freelances et auto-entrepreneurs |
| Zervant | Gratuit, puis 9 à 25 €/mois | Offre gratuite généreuse | Gratuit limité à 5 clients | Très petites structures qui démarrent |
| Sellsy | Dès 49 € HT/utilisateur/mois (engagement 12 mois, 2 utilisateurs minimum) | Suite CRM + facturation complète | Coût élevé si on n’utilise pas le CRM | PME avec équipes commerciales |
| Invoice Ninja | Gratuit, Pro 14 $/mois | Flexibilité et open source | Support en anglais, interface moins soignée | Profils tech à budget limité |
| Indy | Gratuit, Plus 9 € HT/mois | Comptabilité bancaire automatisée | Non adapté aux structures avec salariés | Indépendants en BNC/BIC |
Facturation électronique : quand est-elle obligatoire ?
La réforme de la facturation électronique s’applique progressivement depuis le 1er septembre 2026. L’obligation de recevoir des factures électroniques vaut pour l’ensemble des entreprises à partir de cette date. Côté émission, le format électronique est imposé aux grandes entreprises et aux ETI depuis le 1er septembre 2026, puis aux PME et aux micro-entreprises à partir du 1er septembre 2027. Chaque entreprise doit passer par une plateforme agréée par l’État pour émettre et recevoir ses factures électroniques et transmettre ses données à l’administration. Les formats structurés (Factur-X, UBL) remplacent alors le simple PDF. Avant de choisir un logiciel, vérifiez donc qu’il est lui-même plateforme agréée ou qu’il est connecté à l’une d’elles. Le détail des outils conformes figure dans le comparatif des logiciels de facturation électronique.
Comment faire une facture en ligne ?
- Créer son compte dans un logiciel de facturation en ligne et renseigner les informations de l’entreprise (raison sociale, SIREN, adresse, régime de TVA, mentions légales).
- Ajouter le client : nom, adresse, numéro SIREN pour un client professionnel.
- Partir d’un devis si besoin : une fois accepté, il se convertit en facture en un clic.
- Saisir les lignes (désignation, quantité, prix unitaire, taux de TVA) : le logiciel calcule les totaux et attribue un numéro séquentiel.
- Envoyer la facture par e-mail ou, pour la facture électronique entre entreprises, via la plateforme agréée, avec un lien de paiement en ligne si l’outil le propose.
- Suivre le paiement et laisser partir les relances automatiques en cas de retard.
Les fonctionnalités des logiciels de facturation en ligne
Avant de comparer des outils, il faut savoir ce qu’on cherche. Et sur ce point, beaucoup d’entreprises partent du mauvais angle : elles cherchent « le moins cher » ou « le plus connu » sans avoir défini ce dont elles ont réellement besoin. Les projets qui se passent le mieux sont ceux où l’entreprise a d’abord listé ses besoins fonctionnels avant de regarder les tarifs.
Un logiciel de facturation en ligne sérieux doit couvrir plusieurs couches de fonctionnalités. Il y a les fondamentaux, sans lesquels l’outil n’a aucun intérêt, et les fonctionnalités avancées, qui font la différence selon votre contexte métier.
Devis, factures et relances clients : les fonctionnalités fondamentales
Ces fonctionnalités constituent le socle de tout logiciel de facturation digne de ce nom. Si un outil ne les propose pas, passez votre chemin, quel que soit son prix :
- Création et envoi de factures conformes à la législation française (mentions légales obligatoires, numérotation séquentielle, TVA)
- Gestion des devis avec conversion en facture en un clic
- Suivi des paiements et relances automatiques par e-mail
- Gestion des avoirs et factures d’acompte
- Export comptable (formats FEC, CSV, intégration avec un expert-comptable)
- Accès multi-appareils via navigateur web ou application mobile
- Sauvegarde automatique et sécurité des données (conformité RGPD)
Ces éléments peuvent sembler évidents, mais certains logiciels gratuits ou très bas de gamme ne proposent toujours pas d’export FEC correct, ce qui crée des problèmes sérieux lors d’un contrôle fiscal ou d’un dépôt de bilan. Ce n’est pas un détail technique, c’est une obligation légale depuis 2014 en France.
Les fonctionnalités avancées qui changent vraiment la donne
Au-delà du socle de base, certaines fonctionnalités avancées génèrent un gain de temps considérable, particulièrement pour les entreprises qui émettent plus de vingt factures par mois. La facturation récurrente automatisée, par exemple, est un vrai levier pour les agences, les prestataires SaaS ou les cabinets de conseil qui ont des contrats à abonnement. Au lieu de recréer la même facture chaque mois, l’outil s’en charge seul et envoie même la relance si le paiement tarde.
La gestion multi-devises est une autre fonctionnalité souvent sous-estimée. Si vous travaillez avec des clients étrangers, même occasionnellement, facturer en dollars ou en livres sterling sans avoir à recalculer manuellement les taux de change vous fait gagner du temps et réduit les risques d’erreur. Certains outils vont jusqu’à intégrer les taux de change en temps réel.
Parmi les autres fonctionnalités à considérer selon votre activité :
- Paiement en ligne intégré (Stripe, PayPal, virement SEPA)
- Tableau de bord de trésorerie en temps réel
- Gestion des dépenses et notes de frais
- Portail client pour consulter et régler les factures
- Connecteurs avec des CRM ou outils de gestion de projet (HubSpot, Notion, Trello)
- Signature électronique des devis
- Facturation électronique conforme à la réforme 2026 (format Factur-X)
Ce dernier point mérite une attention particulière : tous les logiciels du marché ne sont pas encore connectés à une plateforme agréée, alors que la réception des factures électroniques est obligatoire pour toutes les entreprises depuis le 1er septembre 2026 (voir plus haut). C’est un critère de sélection majeur.
Les avantages au quotidien pour les TPE et PME : du temps gagné, moins d’erreurs
La question revient souvent : pourquoi passer à un logiciel en ligne plutôt que de continuer avec un fichier Excel ou un logiciel installé localement ? La réponse est multiple, et elle dépasse largement le simple confort d’utilisation.
Le premier avantage, c’est le gain de temps sur les tâches administratives liées à la facturation. Pour un auto-entrepreneur ou un dirigeant de petite structure, ce sont des heures directement réinvestissables dans la production ou le développement commercial.
Le deuxième avantage est la réduction des erreurs. Une facture mal numérotée, un taux de TVA incorrect ou une mention légale manquante peut sembler anodin, mais cela peut entraîner un rejet de paiement par un grand compte, un redressement fiscal ou simplement une image peu professionnelle auprès de vos clients. Les logiciels en ligne intègrent des contrôles automatiques qui éliminent la majorité de ces erreurs de forme.
Le troisième avantage est la collaboration et l’accessibilité. Un logiciel en ligne est accessible depuis n’importe quel appareil connecté. Votre comptable peut accéder directement aux données sans que vous ayez à lui envoyer des fichiers par e-mail. Votre assistante peut créer des devis depuis son domicile. Un commercial peut consulter le statut d’une facture depuis son téléphone entre deux rendez-vous. C’est cette fluidité opérationnelle qui fait la vraie différence au quotidien.
Enfin, les logiciels en ligne intègrent généralement des mises à jour automatiques. Quand la législation change (et elle change souvent en matière de facturation en France), vous n’avez pas à reprogrammer quoi que ce soit : l’éditeur met à jour l’outil, et vous continuez à travailler en conformité sans même vous en apercevoir. C’est un avantage particulièrement précieux dans le contexte de la réforme de la facturation électronique en cours.
Comment choisir un logiciel de facturation adapté à votre activité
Avec la multiplication des offres sur le marché, choisir peut vite devenir un casse-tête. La méthode tient en trois temps.
Définir ses critères avant de comparer
La première étape est de dresser une cartographie de vos besoins réels. Combien de factures émettez-vous par mois ? Travaillez-vous avec des clients étrangers ? Avez-vous des contrats récurrents ? Utilisez-vous déjà un CRM ou un outil comptable ? Êtes-vous soumis à la TVA ? Ces questions simples permettent d’éliminer immédiatement une partie des solutions du marché qui ne correspondent pas à votre contexte.
Les fonctionnalités essentielles à évaluer en priorité sont les suivantes :
- Conformité légale française et préparation à la facturation électronique 2026
- Facilité de prise en main (interface intuitive, pas besoin de formation longue)
- Qualité de l’export comptable et compatibilité avec votre expert-comptable
- Disponibilité et réactivité du support client (très variable selon les éditeurs)
- Sécurité des données et localisation des serveurs (idéalement en Europe)
- Capacité à évoluer avec votre croissance (passage d’une offre à l’autre sans friction)
Questions à poser aux éditeurs
Trop d’acheteurs se contentent de consulter la page tarifs et les screenshots marketing. Avant de signer, posez ces questions directement à l’éditeur :
- L’outil est-il immatriculé comme plateforme agréée, ou connecté à une plateforme agréée, pour la facturation électronique ?
- Où les données sont-elles hébergées ? Quelles certifications de sécurité avez-vous (ISO 27001, HDS) ?
- Quel est le délai moyen de réponse du support, et est-il disponible en français ?
- Comment se passe l’export des données en cas de changement de logiciel ?
- Y a-t-il des frais de migration ou de résiliation ?
- Quelle est votre roadmap pour les 12 prochains mois ?
Les signaux d’alerte à surveiller
Plusieurs signaux d’alerte récurrents doivent vous inciter à la prudence. Le premier est l’absence de support téléphonique ou d’un délai de réponse supérieur à 48 heures : sur un logiciel de facturation, un bug bloquant ne peut pas attendre plusieurs jours. Le deuxième est l’impossibilité d’exporter vos données dans un format standard : certains éditeurs créent volontairement des silos pour vous rendre captif. Le troisième est l’absence de mention concernant la réforme de la facturation électronique sur le site ou dans la documentation : aujourd’hui, un éditeur sérieux doit avoir une réponse claire à cette question.
Un autre signal souvent négligé : la lisibilité des conditions tarifaires. Si vous passez plus de cinq minutes à comprendre ce que vous allez payer réellement, c’est mauvais signe. Les bons éditeurs ont des grilles tarifaires transparentes, sans frais cachés sur les intégrations ou les exports.
Les erreurs à éviter lors du choix d’un logiciel de facturation en ligne
Les mêmes erreurs reviennent régulièrement. Les identifier clairement peut vous faire gagner beaucoup de temps et d’argent.
Choisir uniquement en fonction du prix
La gratuité est séduisante, surtout quand on démarre. Mais un logiciel gratuit qui ne permet pas un export comptable correct, qui n’est pas conforme à la réforme de facturation électronique ou dont le support est inexistant peut vous coûter bien plus qu’un abonnement à 20 €/mois. Une solution gratuite qui ne génère pas de fichiers FEC valides peut imposer une migration en urgence.
Négliger la conformité légale
La facturation est un domaine très encadré juridiquement en France. Les mentions obligatoires, la numérotation séquentielle sans trou, les règles de TVA, l’archivage légal des factures pendant dix ans : tout cela doit être géré par votre logiciel. Et avec l’obligation de facturation électronique qui s’impose progressivement aux entreprises assujetties à la TVA (émission depuis le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI, à partir du 1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises ; réception pour toutes depuis le 1er septembre 2026), choisir aujourd’hui un outil qui n’a pas de feuille de route claire sur ce sujet, c’est se condamner à une migration prochaine.
Sous-estimer les coûts de migration
Changer de logiciel de facturation n’est jamais anodin. Il faut migrer l’historique des factures, reconfigurer les modèles, former les utilisateurs, et parfois jongler avec des formats incompatibles. La migration vers un nouveau logiciel de facturation mobilise plusieurs jours de travail selon la taille de la structure et la qualité des données sources. C’est un coût à intégrer dans la décision initiale.
Ignorer l’adoption par les équipes
Un logiciel que personne n’utilise vraiment n’a aucune valeur. Si votre équipe continue à créer des factures « à la main » en parallèle du nouvel outil parce qu’il est trop complexe ou trop lent, vous avez un problème d’adoption. Les logiciels avec une interface intuitive et une formation initiale courte sont mieux adoptés. Priorisez la simplicité, surtout si vos utilisateurs ne sont pas des profils financiers.
Oublier de tester en conditions réelles
Presque tous les éditeurs proposent une période d’essai gratuite, généralement de 14 à 30 jours. Ne pas en profiter est une erreur classique. Pendant cet essai, ne vous contentez pas de créer une ou deux factures de test : simulez votre activité réelle, importez des données existantes, testez l’export comptable, et évaluez la réactivité du support. C’est pendant cette période que les limitations structurelles d’un outil apparaissent clairement.
Budget et tarification : ce qu’il faut anticiper
Le marché des logiciels de facturation en ligne couvre un spectre tarifaire très large, ce qui peut rendre les comparaisons difficiles si on ne structure pas bien l’analyse.
Le budget selon le profil : auto-entrepreneur, TPE, PME
Pour un auto-entrepreneur ou un freelance avec moins de vingt factures par mois, des solutions gratuites ou d’entrée de gamme couvrent largement les besoins. Henrri, Abby, Tiime, Indy ou Zervant en version gratuite, Freebe ou Invoice Ninja en version de base sont des options solides dans cette tranche. Pour une TPE entre 1 et 5 salariés avec des besoins légèrement plus complexes (multi-devises, relances automatiques, portail client), le budget monte d’un cran. Pour une PME entre 10 et 100 salariés avec des besoins de collaboration, de CRM intégré ou de comptabilité avancée, le budget dépend surtout du nombre d’utilisateurs et de modules activés.
Les modèles de pricing à connaître
Plusieurs modèles coexistent sur le marché. Le freemium est le plus courant : une offre gratuite limitée (en nombre de factures, de clients ou de fonctionnalités) et des offres payantes pour débloquer davantage. L’abonnement fixe par palier est également très répandu : vous choisissez un forfait mensuel ou annuel qui détermine les fonctionnalités accessibles. Certains éditeurs facturent à l’utilisateur, ce qui rend le coût total variable selon la taille de l’équipe. Enfin, quelques solutions proposent du pricing à l’usage, notamment sur les fonctionnalités de paiement en ligne où une commission est prélevée sur chaque transaction.
Les coûts cachés à anticiper
Au-delà du prix affiché sur la page tarifs, plusieurs coûts sont régulièrement sous-estimés. Les frais d’intégration avec votre CRM ou votre outil comptable ont un coût variable selon la complexité. La formation des équipes, si vous faites appel à l’éditeur ou à un intégrateur, a aussi un coût. Les frais de migration de données depuis votre ancien système sont rarement nuls. Et les fonctionnalités supplémentaires (stockage additionnel, utilisateurs en plus, modules spécifiques) peuvent rapidement augmenter la facture mensuelle par rapport au tarif de base.
Le ROI attendu
Les gains les plus mesurables d’un logiciel de facturation en ligne bien choisi sont la réduction du temps passé à la facturation, la réduction des impayés grâce aux relances automatisées, et la réduction des erreurs comptables qui se traduisent en économies lors des audits et de la clôture annuelle.
Questions Fréquentes
Qu'est-ce qu'un logiciel de facturation en ligne ?
C'est un outil accessible depuis un navigateur, sans installation sur votre ordinateur. Vos devis, factures et clients sont hébergés en ligne, sauvegardés automatiquement et accessibles depuis n'importe quel appareil. On parle aussi de solution cloud ou SaaS.
Quel est le meilleur site de facturation en ligne gratuit ?
Plusieurs éditeurs proposent une facturation en ligne gratuite sans limite de durée : Henrri (devis, factures et facturation électronique à 0 €), Abby (factures illimitées pour les indépendants), Tiime (facturation web et mobile), Indy (formule Essentiel à 0 €) ou Zervant (formule Free limitée à 5 clients). Invoice Ninja en version open source est une alternative solide pour qui est à l’aise avec un peu de configuration technique. Les plafonds et les fonctions avancées orientent ensuite vers les offres payantes. La gratuité est un bon point d’entrée, pas une stratégie long terme : un logiciel gratuit qui ne prépare pas la conformité à la réforme de facturation électronique, ou qui n’exporte pas correctement en format FEC, coûtera bien plus que quelques euros d’abonnement mensuel.
Quel est le meilleur site de facturation ?
Il dépend du profil. Pour un indépendant : Freebe, Indy, Abby ou Henrri. Pour une PME avec expert-comptable : Pennylane. Pour une PME qui veut facturation, CRM et gestion dans un seul outil : Axonaut ou Sellsy. Le comparatif ci-dessus résume prix, points forts et limites.
Quel est le logiciel de facturation le plus simple ?
Les outils pensés pour les indépendants sont les plus simples à prendre en main : Freebe, Abby, Henrri ou Indy permettent de créer une facture conforme en quelques minutes, sans paramétrage. Les suites plus larges (Axonaut, Sellsy, Pennylane) demandent davantage de configuration, en échange de fonctions de gestion plus complètes.
Quand la facturation en ligne est-elle obligatoire ?
Depuis le 1er septembre 2026, chaque entreprise est tenue d’accepter les factures électroniques de ses fournisseurs. Quant à l’émission, elle est imposée depuis cette date aux grandes entreprises et aux ETI, et à partir du 1er septembre 2027 aux PME et micro-entreprises, via une plateforme agréée par l’État.
Est-il obligatoire d'avoir un logiciel de facturation ?
La loi n’impose pas un logiciel en tant que tel, mais la facture doit respecter les mentions obligatoires et une numérotation sans rupture, et, avec la réforme, être émise et reçue au format électronique via une plateforme agréée. En pratique, un outil connecté à une plateforme agréée devient indispensable pour les factures entre entreprises.
Comment faire une facturation en ligne ?
Créer un compte dans un logiciel de facturation en ligne, renseigner les informations de l’entreprise, ajouter le client, saisir les lignes (ou convertir un devis accepté), puis envoyer la facture par e-mail ou via la plateforme agréée et suivre le paiement. Le logiciel numérote, calcule la TVA et relance automatiquement.
Comment choisir le bon logiciel de facturation pour son entreprise ?
Quelles sont les limitations des logiciels de facturation gratuits ?
Facturation en ligne ou logiciel installé : que choisir ?
Une solution en ligne évite les mises à jour manuelles, se synchronise entre vos appareils et facilite le travail à plusieurs. Un logiciel installé peut rassurer ceux qui veulent garder leurs données en local, mais il vieillit vite et supporte mal la mobilité. Pour la majorité des TPE et PME, l'accès en ligne est aujourd'hui le plus pratique.
Mes données sont-elles en sécurité dans un logiciel en ligne ?
Les éditeurs reconnus hébergent vos données sur des serveurs sécurisés, avec chiffrement et sauvegardes régulières. Vérifiez l'hébergement en Europe, la conformité RGPD et la possibilité d'exporter vos données à tout moment. Ces trois points suffisent à écarter les solutions peu fiables.
Combien coûte un logiciel de facturation en ligne ?
Les tarifs vont d'une offre gratuite à un abonnement mensuel qui dépend du profil. Un indépendant s'en sort souvent avec le gratuit ou une offre d'entrée de gamme ; une PME avec des besoins de gestion plus larges paie davantage, selon les modules et le nombre d'utilisateurs. La plupart des solutions sont sans engagement.
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