Solution de paiement internationale : comparatif pour encaisser vos clients étrangers
Une solution de paiement internationale sert à une chose précise : encaisser des clients qui vivent hors de France, avec leur carte, leur devise et leur moyen de paiement habituel, sans perdre la marge en frais. Ce comparatif ne traite que de cet usage : vendre en ligne à des clients étrangers, particuliers ou entreprises. Pour choisir un prestataire qui encaisse surtout des clients français, le comparatif général des solution de paiement en ligne est plus adapté, et le guide dédié au paiement pour l’e-commerce détaille l’intégration à une boutique.
À l’international, trois postes font la différence sur la facture : le surcoût des cartes émises hors de l’Espace économique européen (EEE), les frais de conversion de devises et l’accès aux moyens de paiement locaux. Les tarifs cités plus bas ont été relevés en octobre 2026 sur les pages tarifs officielles des éditeurs, hors offres promotionnelles.
Qu’est-ce qu’une solution de paiement internationale ?
C’est un prestataire de services de paiement capable d’accepter des paiements venus d’autres pays que le vôtre et de vous les reverser. Concrètement, trois familles d’outils se partagent ce besoin :
Les prestataires d’encaissement (Stripe, Adyen, Mollie, Checkout.com, PayPlug, PayZen) : ils acceptent les cartes et les moyens de paiement locaux sur votre site, puis reversent les fonds sur votre compte.
Les portefeuilles comme PayPal, Apple Pay ou Google Pay : le client paie depuis son compte, sans saisir sa carte, ce qui rassure sur un site étranger qu’il ne connaît pas.
Les comptes multidevises (Wise Business, Airwallex, Revolut Business) : ils fournissent des coordonnées bancaires dans plusieurs devises pour recevoir des virements de clients étrangers, et pour certains un module d’encaissement par carte.
Une entreprise qui vend à des particuliers à l’étranger a d’abord besoin d’un prestataire d’encaissement. Une entreprise qui facture des clients professionnels étrangers, payés par virement, a surtout besoin d’un compte multidevise. Beaucoup combinent les deux.
Comment fonctionne le paiement d’un client étranger
Prenons le cas d’un client installé aux États-Unis qui achète sur votre site. Il saisit sa carte, la banque qui l’a émise autorise ou refuse le paiement, votre prestataire capture la somme puis la reverse sur votre compte, dans la devise prévue par votre contrat. Trois paramètres changent le prix de cette opération par rapport à une vente en France :
L’origine de la carte : une carte émise hors de l’EEE coûte plus cher à accepter qu’une carte européenne, chez tous les prestataires cités ici.
La devise : si le client paie en dollars et que vous êtes réglé en euros, une conversion a lieu, et elle est facturée.
Le moyen de paiement : dans plusieurs pays, la carte n’est pas le moyen préféré. Un client néerlandais paie souvent avec iDEAL, un client belge avec Bancontact, un client polonais avec BLIK, un client brésilien avec Pix.
Pour un client professionnel qui règle une facture par virement, le circuit est différent : le virement passe par SEPA en zone euro, par SWIFT ailleurs, ou par un réseau local si vous disposez de coordonnées bancaires dans la devise du client.
Côté acheteur : carte bancaire internationale, achat en devise locale et frais de sa banque
Le client étranger paie le plus souvent avec une carte de paiement internationale (Visa, Mastercard ou American Express). Lorsqu’il règle un achat dans une autre devise que la sienne, sa propre banque lui facture en général l’opération selon sa convention de compte, le plus souvent sous la forme d’un pourcentage du montant ; hors zone euro, des commissions s’appliquent aux paiements comme aux retraits. Son plafond de paiement peut aussi être différent à l’étranger, ce qui explique une partie des refus.
Pour le vendeur, ces frais restent invisibles mais pèsent sur la conversion : un prix affiché et encaissé dans la devise locale du client lui évite une mauvaise surprise sur son relevé. C’est l’intérêt des solutions qui présentent le paiement dans la devise de l’acheteur tout en vous réglant dans la vôtre (voir la partie sur les taux de change).
Pourquoi encaisser à l’étranger coûte plus cher : les défis à anticiper
La commission d’interchange, reversée à la banque du porteur de carte, n’est pas la même partout. Adyen l’indique sur sa page tarifs : en Europe, elle est d’environ 0,3 à 0,4 % ; aux États-Unis, elle est de 2 %. Les prestataires qui affichent un prix forfaitaire répercutent cet écart dans un tarif « hors EEE » ou « international » plus élevé.
Autres défis propres à la vente hors de France : des refus de paiement par la banque du client, des litiges plus difficiles à défendre à distance, et des fonds reçus dans des devises que votre banque convertit à un taux peu favorable. Une solution de paiement internationale bien choisie réduit chacun de ces postes.
Les frais d’un paiement international : carte hors EEE, conversion, litiges
Comparez toujours trois lignes de la grille tarifaire, et non le seul tarif d’appel.
Le tarif des cartes émises hors de l’EEE
Chez Stripe, l’offre standard facture 1,5 % + 0,25 € pour les cartes standard de l’Espace économique européen, 2,5 % + 0,25 € pour les cartes britanniques et 3,15 % + 0,25 € pour les cartes internationales. Chez Mollie, une carte Visa ou Mastercard de consommateur de l’EEE coûte 1,80 % + 0,25 €, une carte hors EEE 3,25 % + 0,25 €. PayPlug distingue la zone euro (1,5 % + 0,25 € en offre Starter) et le hors zone euro (2,9 % + 0,25 €). Une carte suisse ou britannique est donc facturée comme une carte étrangère selon le prestataire : vérifiez la définition exacte de chaque grille.
Les frais de conversion de devises
Stripe ajoute 2 % en cas de conversion de devises sur les paiements par carte internationale. Mollie facture 1 % du montant pour un paiement dans une devise différente de celle de votre solde principal. PayPal applique un taux de 3,0 % au-dessus du taux de change de base lors de la conversion d’un solde professionnel. Les comptes multidevises sont nettement moins chers sur ce poste : Wise Business annonce une conversion à partir de 0,2 %, Airwallex 0,5 % au-dessus des taux interbancaires pour les devises majeures et 1 % pour les autres.
Les frais de litige et de rétrofacturation
Un client étranger qui conteste un paiement auprès de sa banque déclenche un litige, facturé même si vous le gagnez chez certains prestataires. Stripe affiche 20,00 € pour chaque litige reçu. Revolut Business indique 15 € par rétrofacturation sur sa page de tarifs d’acceptation.
Taux de change et devises : afficher, encaisser et être réglé dans la bonne devise
La multidevise recouvre trois choses différentes, que les éditeurs ne proposent pas toutes :
Afficher et facturer dans la devise du client. Stripe permet de présenter les prix et de traiter les paiements dans la devise choisie par vos clients, avec plus de 135 devises.
Être réglé dans plusieurs devises sans conversion. Mollie propose, en plus de l’euro ou de la livre sterling, jusqu’à sept devises supplémentaires pour les règlements, parmi lesquelles le dollar américain, le franc suisse et la couronne suédoise ; les autres devises sont converties dans votre devise principale. Adyen peut relier plusieurs comptes bancaires ayant des devises différentes pour éviter la conversion.
Conserver et convertir au meilleur moment, ce que permettent les comptes multidevises de Wise Business, Airwallex et Revolut Business.
Si vous vendez régulièrement en dollars, être réglé en dollars sur un compte en dollars, puis convertir au taux d’un compte multidevise, coûte souvent moins cher que la conversion automatique du prestataire d’encaissement. Faites le calcul sur votre volume mensuel avec les grilles ci-dessous.
Moyens de paiement locaux : iDEAL, Bancontact, BLIK, Pix et les autres
Proposer le moyen de paiement que le client utilise chez lui est souvent plus efficace que de baisser le prix. Stripe décrit Bancontact comme le moyen de paiement le plus répandu en Belgique, BLIK comme le moyen de paiement le plus utilisé en Pologne et Pix comme le moyen de paiement numéro un au Brésil. Leurs tarifs publics diffèrent sensiblement :
| Moyen de paiement | Pays | Stripe | Mollie |
|---|---|---|---|
| iDEAL | Wero | Pays-Bas | 0,29 € | 0,42 € |
| Bancontact | Belgique | 1,4 % + 0,25 € | 1,40 % + 0,25 € |
| BLIK | Pologne | 1,6 % + 0,25 € | 1,60 % + 0,25 € |
| Przelewy24 | Pologne | 2,2 % + 0,25 € | 2,20 % + 0,25 € |
| Pix | Brésil | 2 % | non listé |
| Alipay | Chine | 2,9 % + 0,25 € | non listé |
Wise Business indique aussi accepter Pix au Brésil, Interac au Canada et PayNow à Singapour pour les entreprises qui encaissent par son intermédiaire.
SOFORT et giropay ne sont plus proposés
Beaucoup de guides citent encore SOFORT et giropay comme moyens de paiement à activer pour l’Allemagne. Ce n’est plus d’actualité : la documentation de Stripe indique que SOFORT a été abandonné et que Stripe ne le prend plus en charge, et que giropay n’accepte plus ni nouvelle entreprise ni transaction. Pour vos clients allemands, regardez plutôt la carte, PayPal, Klarna et les virements avec redirection bancaire proposés par votre prestataire.
Comptes multidevises et virements SEPA ou SWIFT pour les clients professionnels
Quand vos clients sont des entreprises étrangères qui paient sur facture, le sujet n’est plus la carte mais le virement. En zone euro, le virement SEPA reste le plus simple. Hors zone SEPA, un virement SWIFT transite par des banques correspondantes, et les banques traditionnelles facturent souvent des frais fixes à la réception des fonds, en plus de la conversion.
Un compte multidevise contourne ce circuit en vous donnant des coordonnées bancaires locales dans la devise du client : un client américain vous règle comme s’il payait un fournisseur américain. Wise Business fournit des numéros de compte dans 22 devises et rend gratuite la réception de paiements locaux en AUD, CAD, EUR, GBP, HUF, NZD, PHP, SGD et USD ; un paiement Swift reçu en euros coûte 2,39 EUR. Airwallex propose des comptes avec coordonnées bancaires locales dans plus de 20 devises. Revolut Business permet d’envoyer et de recevoir plus de 30 devises.
Comparatif des tarifs publics pour encaisser un client étranger
Le tableau reprend le tarif en ligne le plus courant de chaque solution, relevé en octobre 2026 sur sa page officielle. Les prix des cartes sont ceux des cartes de particuliers ; les cartes professionnelles sont plus chères partout.
| Solution | Carte européenne | Carte hors EEE ou internationale | Conversion de devises | Abonnement |
|---|---|---|---|---|
| Stripe | 1,5 % + 0,25 € | 3,15 % + 0,25 € | + 2 % | aucun |
| Mollie | 1,80 % + 0,25 € | 3,25 % + 0,25 € | 1 % | aucun |
| PayPal | 2,90 % + 0,35 € | + 1,99 % (+ 1,29 % Royaume-Uni) | 3,0 % au-dessus du taux de base | aucun |
| Adyen | 0,11 € + interchange + dès 0,60 % | 0,11 € + interchange + dès 0,60 % | non affiché | aucun (montant minimum selon le secteur) |
| Checkout.com | sur devis (forfait ou Interchange++) | sur devis | ||
| PayPlug Starter | 1,5 % + 0,25 € (zone euro) | 2,9 % + 0,25 € (hors zone euro) | non affiché | 10 € HT par mois |
| PayZen Go | 100 transactions incluses, puis 0,10 € HT par transaction | 17,50 € HT par mois | ||
| Airwallex | 1,30 % + 0,25 € | 3,15 % + 0,25 € | 0,5 % (devises majeures) ou 1 % | 0 € ou 19 € par mois (Explore) |
| Revolut Business | 1 % + 0,20 € | 2,8 % + 0,20 € | 0,6 % hors quota, 1 % hors heures de marché | dès 10 € par mois (Basic) |
| Wise Business | réception de virements locaux gratuite | à partir de 0,2 % | 60 EUR une fois | |
Prenons le cas d’une vente de 100 €, facturée en euros, réglée avec une carte de particulier émise aux États-Unis. La commission atteint 3,40 € chez Stripe, 3,50 € chez Mollie, 3,15 € chez PayPlug (abonnement en plus), 3,40 € chez Airwallex et 3,00 € chez Revolut Business. Le même achat payé via PayPal par un acheteur hors EEE et hors Royaume-Uni coûte 5,24 €. Si le client paie en dollars et que vous êtes réglé en euros, ajoutez la conversion : 2 € de plus chez Stripe.
Les solutions de paiement internationales, une par une
Stripe, pour couvrir le plus de pays avec une seule intégration
Stripe accepte des paiements de titulaires de carte de plus de 195 pays, dans plus de 135 devises, et donne accès à plus de 100 moyens de paiement depuis une seule intégration. Sa grille est publique et détaillée pays par pays : 1,5 % + 0,25 € pour une carte standard de l’EEE, 2,8 % + 0,25 € pour une carte premium de l’EEE, 3,15 % + 0,25 € pour une carte internationale, plus 2 % en cas de conversion. Pas de frais mensuels. C’est la solution la plus simple pour tester un nouveau marché, mais la conversion automatique pèse lourd si vous vendez beaucoup hors zone euro.
Adyen, pour les gros volumes en Interchange++
Adyen facture des frais de traitement fixes de 0,11 € par transaction, auxquels s’ajoutent les frais du moyen de paiement. Pour les cartes, le modèle est l’interchange plus des frais d’acquéreur fixés par Adyen et dégressifs en fonction du volume mensuel, à partir de 0,60 %. Adyen n’applique ni frais mensuels ni frais de mise en service, mais facture un montant minimum selon les secteurs et les modèles commerciaux : le chiffre exact est à demander. Ce modèle devient intéressant à fort volume, quand la transparence de l’interchange permet de payer le vrai coût de chaque carte étrangère.
Mollie, pour vendre dans toute l’Europe
Mollie publie une grille très lisible des moyens de paiement européens : Bancontact, iDEAL | Wero, BLIK, Przelewy24, EPS, TWINT, Klarna. Les cartes hors EEE coûtent 3,25 % + 0,25 €. Mollie accepte des paiements dans douze devises, dont le dollar américain et le franc suisse, et les autres devises sont converties dans votre devise principale. Une bonne option pour une PME qui vend surtout en Europe et veut activer les moyens de paiement locaux sans abonnement.
PayPal, pour rassurer un acheteur qui ne vous connaît pas
PayPal reste attendu par de nombreux acheteurs étrangers, mais c’est l’option la plus chère de ce comparatif à l’international : 2,90 % + 0,35 € pour les transactions commerciales, plus 1,99 % pour un expéditeur hors EEE (1,29 % depuis le Royaume-Uni), et 3,0 % au-dessus du taux de change de base pour la conversion. À proposer en complément d’un prestataire d’encaissement, rarement comme solution principale.
Checkout.com, pour les entreprises internationales à fort volume
Checkout.com traite des paiements dans plus de 150 devises, avec une couverture nationale dans plus de 45 pays. Aucun prix n’est affiché : la tarification est personnalisée, soit en forfait selon le profil et la catégorie de risque de l’entreprise, soit en Interchange++. Réservé en pratique aux entreprises qui ont déjà un volume international conséquent.
PayPlug, pour une PME française qui commence à vendre hors zone euro
PayPlug affiche un tarif unique pour les cartes hors zone euro, 2,9 % + 0,25 € en ligne, dans ses offres Starter (10 € HT par mois, pour un chiffre d’affaires indicatif de 100 000 € ou moins) et Pro (30 € HT par mois). Simple à comprendre, mais l’offre reste pensée pour le marché français : la couverture des moyens de paiement locaux est plus courte que chez Stripe ou Mollie.
PayZen, la passerelle du groupe Lyra
PayZen fonctionne par abonnement : l’offre Go coûte 17,50 € HT par mois avec 100 transactions incluses, puis 0,10 € HT par transaction supplémentaire, et 174 € HT de frais d’activation. La conversion dynamique de devises n’apparaît qu’en option de l’offre Expert, à 174 € HT par mois. Demandez par écrit quelles commissions d’encaissement s’ajoutent à ces frais de plateforme.
Wise Business, pour recevoir les virements de clients étrangers
Wise Business n’est pas un prestataire d’encaissement par carte classique : c’est un compte multidevise. Après des frais d’ouverture uniques de 60 EUR, vous obtenez des coordonnées bancaires dans 22 devises, la réception de virements locaux dans les principales devises est gratuite et la conversion démarre à 0,2 %. Wise indique ne pas majorer le taux de change moyen du marché. Idéal pour facturer des clients professionnels étrangers.
Airwallex, encaissement et compte multidevise dans le même outil
Airwallex combine un compte multidevise et l’acceptation des paiements : 1,30 % + 0,25 € pour une carte de consommateur de l’EEE, 3,15 % + 0,25 € pour une carte commerciale de l’EEE ou une carte internationale, et 0,25 € plus les frais du moyen de paiement pour les méthodes locales. Le change est facturé 0,5 % au-dessus des taux interbancaires pour les devises majeures. L’offre Explore coûte 19 € par mois, ou 0 € si vous déposez au moins 10 000 € par mois ou maintenez un solde minimum de 10 000 €.
Revolut Business, le tarif carte internationale le plus bas affiché
Revolut Business facture 1 % + 0,20 € pour une carte de consommateur nationale ou européenne et 2,8 % + 0,20 € pour toutes les cartes internationales, en ligne. L’acceptation et le règlement sont possibles dans jusqu’à 32 devises. L’abonnement Basic coûte 10 € par mois et inclut 1 000 € de change au taux interbancaire ; au-delà, le change est facturé 0,6 %, et 1 % en dehors des heures de marché.
Comment choisir une solution de paiement internationale : six questions à trancher
Vos pays cibles : listez les pays qui représentent l’essentiel de vos ventes étrangères et vérifiez, pour chacun, le tarif de la carte locale et la disponibilité du moyen de paiement dominant.
Le coût total, pas le tarif d’appel : additionnez la commission carte hors EEE, la conversion, l’abonnement et les frais de litige sur un mois réel de ventes.
Les devises de règlement : pouvez-vous être réglé en dollars ou en livres sans conversion automatique ?
Le profil de vos clients : particuliers payant par carte, ou entreprises payant par virement sur facture.
L’intégration : module pour votre CMS, API, liens de paiement pour la vente à distance sans site.
Le multidevise réel : affichage des prix en devise locale, règlement multidevise, compte multidevise. Peu d’outils font les trois.
Avantages et limites de chaque type de solution
| Type | Avantages | Limites |
|---|---|---|
| Prestataire d’encaissement (Stripe, Mollie, Adyen, Checkout.com) | Cartes et moyens locaux sur votre site, une intégration pour tous les pays | Conversion automatique coûteuse, carte hors EEE nettement plus chère qu’une carte européenne |
| Portefeuille (PayPal) | Confiance de l’acheteur, aucune saisie de carte | Surcoût international et conversion parmi les plus élevés |
| Compte multidevise (Wise Business, Airwallex, Revolut Business) | Coordonnées bancaires locales, change proche du taux interbancaire | Couverture des moyens de paiement locaux plus réduite pour l’encaissement en ligne |
| Contrat de vente à distance d’une banque française | Interlocuteur connu, déjà en place | Peu de moyens de paiement étrangers, conversion au taux de la banque |
Risques des ventes à l’étranger : fraude, litiges et conformité
La fraude à la carte est plus fréquente sur les commandes venues de pays où vous n’avez pas d’historique de clients. Activez l’authentification 3-D Secure, que Stripe intègre à son offre, et l’outil de détection de la fraude de votre prestataire avant d’ouvrir un nouveau marché. Conservez les preuves de livraison et les échanges avec le client : un litige ouvert depuis l’étranger se défend avec des documents, pas par téléphone. Enfin, vérifiez les règles du pays ciblé, notamment la TVA sur les ventes à distance et les éventuelles restrictions sur certains produits.
Optimiser les coûts de vos paiements internationaux
Faites régler vos ventes dans la devise de vente lorsque le volume le justifie, puis convertissez via un compte multidevise plutôt que par la conversion automatique.
Activez le moyen de paiement local du pays : iDEAL | Wero aux Pays-Bas coûte 0,29 € chez Stripe, bien moins qu’une carte.
Demandez un tarif sur volume au-delà de quelques dizaines de milliers d’euros mensuels : Stripe, Adyen, Checkout.com et Revolut Business proposent des tarifs personnalisés.
Séparez les flux : prestataire d’encaissement pour les particuliers, compte multidevise pour les virements des clients professionnels.
Relisez la grille chaque année : les tarifs et moyens de paiement évoluent, comme l’a montré la disparition de SOFORT et de giropay.
Le choix d’un processeur de paiement pour un commerçant qui vend hors de France se joue donc moins sur le tarif national que sur ces quatre postes. Pour comparer l’ensemble des prestataires, y compris ceux qui ne visent que le marché français, revenez au comparatif des solutions de paiement en ligne.
Questions Fréquentes
Quels sont les moyens de paiement internationaux ?
Quels sont les 5 moyens de paiement à proposer pour vendre à l’étranger ?
Comment encaisser un paiement international d’un client étranger ?
Quelle banque propose l’option paiement international ?
Quel est l’équivalent de PayPal en Europe ?
Faut-il arrêter PayPal pour vendre à l’étranger ?
Quelle solution de paiement multidevise offre le meilleur rapport qualité-prix à un marchand international ?
Comment optimiser les coûts des paiements internationaux ?
Comment savoir si ma carte bancaire est internationale ?
Une carte internationale porte le logo d’un réseau international (Visa, Mastercard ou American Express) et permet de payer chez un commerçant étranger, en devises. En cas de doute, la convention de compte ou l’espace en ligne de la banque précise le type de carte, ses plafonds de paiement à l’étranger et les frais appliqués hors zone euro.
Quels sont les frais bancaires d’un paiement par carte à l’étranger ?
Pour le titulaire de la carte, les frais dépendent de sa banque et figurent dans la convention de compte : un paiement en devises hors zone euro est en général facturé sous forme d’un pourcentage de l’opération. Pour le commerçant qui encaisse, les frais se lisent dans la grille de son prestataire de paiement : tarif des cartes hors EEE et frais de conversion, détaillés plus haut dans ce comparatif.
Peut-on recevoir de l’argent d’un client étranger sans frais de change ?
Oui, si aucune conversion n’a lieu de votre côté : en facturant en euros, la conversion éventuelle est supportée par le client et sa banque ; en encaissant dans sa devise sur un compte multidevise (Wise Business, Airwallex, Revolut Business), vous conservez les fonds dans cette devise et ne payez la conversion qu’au moment où vous la décidez. Les frais d’encaissement de la carte ou du virement restent dus.
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