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SEO mobile : le guide complet pour référencer votre site sur mobile

Sophie MartinSophie MartinÉditorial La Fabrique

Le SEO mobile, ou référencement mobile, regroupe tout ce qui permet à votre site d'être bien exploré, bien indexé et bien classé par Google quand l'internaute cherche depuis un smartphone. Depuis que Google indexe le Web en vue smartphone, ce n'est plus un « plus » : c'est la version mobile de vos pages que Google lit pour les comprendre et les classer.

Ce guide vous donne la définition, les grandes dates à connaître, un diagnostic SEO mobile en six étapes, les corrections de vitesse qui comptent vraiment, et ce que les données de la Search Console de La Fabrique du Net montrent sur l'écart entre mobile et ordinateur. Chaque règle citée renvoie à la documentation officielle de Google, c'est-à-dire à ses consignes pour les sites mobiles (les « mobile website guidelines » des guides anglophones).

Le SEO mobile en une phrase : optimiser votre site pour la recherche Google sur smartphone, là où Google évalue désormais votre site (indexation orientée mobile). Concrètement : servir le même contenu qu'en version ordinateur, passer les seuils Core Web Vitals (LCP sous 2,5 s, INP sous 200 ms, CLS sous 0,1) et offrir un parcours utilisable au pouce, sans interstitiel intrusif.

Les 3 seuils Core Web Vitals du SEO mobile : LCP sous 2,5 secondes, INP sous 200 millisecondes, CLS sous 0,1

Mise à jour : 7 octobre 2026

Qu'est-ce que le SEO mobile ?

SEO signifie Search Engine Optimization, l'optimisation pour les moteurs de recherche. Le SEO mobile en est la déclinaison pour les recherches faites sur smartphone : il couvre la technique (exploration, indexation, vitesse), le contenu (ce que la page affiche sur un petit écran) et l'expérience utilisateur (lisibilité, zones tactiles, absence de fenêtres qui masquent le contenu).

En anglais, le sujet se cherche sous les noms « mobile SEO » ou « SEO for mobile ». Les guides anglophones (mobile SEO guide, mobile SEO checklist, mobile website SEO, SEO for mobile sites, SEO for mobile phones ou mobile devices) traitent des mêmes techniques que ce guide : on parle du même référencement mobile Google, simplement nommé autrement.

Le SEO mobile n'est pas un référencement séparé du SEO « classique » : les mêmes règles de pertinence, de qualité de contenu et de popularité s'appliquent. Ce qui change, c'est que Google lit la version mobile de votre site pour l'indexer, et que l'expérience sur smartphone (vitesse, lisibilité) entre dans l'évaluation de la page.

À ne pas confondre avec l'ASO (App Store Optimization), qui concerne le classement d'une application dans les magasins d'applications. Nous y revenons plus bas.

Pourquoi le SEO mobile est-il important ?

Parce que c'est la version mobile de votre page qui fait foi. Google l'écrit dans son annonce du 26 mars 2018 : « L'indexation orientée mobile signifie que nous utiliserons la version pour mobile de la page pour l'indexation et le classement. » Le 31 octobre 2023, Google a annoncé que la transition était « à présent terminée ».

Conséquence directe : un contenu présent sur ordinateur mais absent, tronqué ou bloqué sur mobile est un contenu que Google risque de ne pas prendre en compte. Les liens cachés dans un menu mobile amputé, les textes supprimés « pour alléger » la version smartphone, les images bloquées par le fichier robots.txt : tout cela se paie dans l'index.

La seconde raison est l'expérience sur la page. Google indique que « les Core Web Vitals sont utilisées par nos systèmes de classement », tout en précisant que de bons scores « ne garantit pas » une place en haut des résultats et que Google « s'efforce de toujours afficher le contenu le plus pertinent, même si l'expérience sur la page est décevante ». Autrement dit : la vitesse mobile ne remplace pas un bon contenu, mais elle départage des pages de qualité comparable.

Mises à jour mobiles de Google : les dates clés

Connaître l'historique évite de suivre des conseils périmés (test d'optimisation mobile, pages AMP obligatoires, FID…).

DateCe qui a changé
Juin 2012Google publie ses recommandations pour les sites optimisés pour smartphone et désigne le responsive web design comme sa configuration recommandée (« recommended configuration »).
21 avril 2015Mise à jour sur la compatibilité mobile, surnommée « Mobilegeddon » : elle « affecte uniquement le classement sur mobile » et « s'applique page par page ».
10 janvier 2017Les pages dont le contenu est difficilement accessible depuis les résultats mobiles (pop-up qui recouvre le contenu, par exemple) « pourront être moins bien classées ».
26 mars 2018Début de la migration des sites vers l'indexation orientée mobile (mobile-first indexing).
1er juillet 2019Indexation orientée mobile activée par défaut pour les nouveaux sites.
2021Avec la mise à jour sur l'expérience sur la page, l'utilisation du format AMP « n'est plus obligatoire » pour le carrousel « À la une » et Google cesse d'afficher le badge AMP.
31 octobre 2023Google annonce que l'indexation orientée mobile est terminée et retire l'information sur le robot d'exploration de la page des paramètres de la Search Console.
12 mars 2024L'INP (Interaction to Next Paint) remplace le FID (First Input Delay) dans les Core Web Vitals.

À noter : l'ancien test d'optimisation mobile de Google (search.google.com/test/mobile-friendly) n'existe plus. Au 7 octobre 2026, son adresse redirige vers la page de présentation de Lighthouse. Les conseils qui vous renvoient vers ce test sont donc datés.

Diagnostic SEO mobile en 6 étapes

L'objectif n'est pas de tout corriger d'un coup, mais de savoir où se situe le problème et dans quel ordre le traiter. Ce diagnostic de site suit l'ordre logique de Google : Google peut-il lire la page, contient-elle tout, est-elle rapide et utilisable, et comment se comporte-t-elle dans les résultats ?

Étape 1 : indexation mobile-first et configuration du site

Google distingue trois configurations pour servir un site sur mobile :

  • Responsive design : le même code HTML sur la même URL, quel que soit l'appareil ; seul l'affichage s'adapte. C'est la configuration que Google recommande, « car il s'agit du modèle de conception le plus simple à mettre en œuvre et à gérer ».
  • Diffusion dynamique (dynamic serving) : même URL, mais un HTML différent selon l'appareil, avec l'en-tête HTTP Vary: user-agent.
  • URL distinctes (souvent un sous-domaine m.) : un HTML et une URL par type d'appareil, ce qui impose de bien relier les deux versions.

Check rapide

  1. Dans la Search Console, passez votre URL principale dans l'outil d'inspection d'URL et vérifiez la page explorée : c'est le robot Googlebot pour smartphone qui la récupère (il se présente comme un smartphone Android).
  2. Vérifiez que le fichier robots.txt ne bloque ni la version mobile ni les ressources dont elle a besoin (CSS, JavaScript, images). Une version mobile bloquée par robots.txt fait partie des erreurs que Google cite comme bloquantes.
  3. Si vous avez un site m., contrôlez que chaque page mobile correspond bien à sa page ordinateur et qu'elles ne redirigent pas toutes vers la page d'accueil, autre erreur citée par Google.

Si vous lancez ou refondez un site, partez sur du responsive : c'est la configuration la plus simple à maintenir, et celle qui évite toute la famille d'erreurs liées aux doubles versions.

Étape 2 : le même contenu sur mobile et sur ordinateur

La règle de Google est claire : « Assurez-vous que votre site mobile présente le même contenu que la version pour ordinateur. » Vous pouvez adapter l'interface, Google admet par exemple de déplacer du contenu « dans des accordéons ou des onglets », à condition que le contenu reste identique.

  • Textes et titres : la version mobile garde le même contenu principal, les mêmes titres (H1, intertitres) et les mêmes liens internes.
  • Métadonnées : même balise title, même meta description, même balise meta robots. Un noindex présent uniquement sur mobile peut faire disparaître la page.
  • Données structurées : elles doivent être présentes sur les deux versions.
  • Images et vidéos : qualité suffisante, formats acceptés, texte alternatif présent sur mobile aussi.
  • Chargement différé (lazy loading) : Google prévient qu'il « ne charge pas le contenu qui nécessite une interaction utilisateur (balayage de l'écran, clic ou saisie de texte, par exemple) ». Un bouton « Afficher plus » qui charge du texte au clic peut donc le rendre invisible. Les bonnes pratiques de lazy loading : charger le contenu quand il entre dans la fenêtre d'affichage, sans attendre un geste de l'utilisateur.

Erreur fréquente : les sites dont le contenu n'apparaît qu'après une action du visiteur (clic sur un onglet chargé à la demande, défilement infini). Ce qui dépend d'une interaction reste hors de portée de Google.

Étape 3 : mesurer les Core Web Vitals (LCP, INP, CLS)

Rapport PageSpeed Insights mobile avec évaluation Core Web Vitals réussie : LCP 1,5 s, INP 162 ms, CLS 0,07

Les Core Web Vitals sont les trois métriques de Google qui évaluent l'expérience réelle de vos visiteurs. Les seuils « bon » publiés par Google :

MétriqueCe qu'elle mesureSeuil « bon »Causes fréquentes d'échec
LCP (Largest Contentful Paint)Temps d'affichage du plus grand élément visible2,5 s ou moinsImage principale lourde ou chargée tard, serveur lent, ressources bloquantes
INP (Interaction to Next Paint)Réactivité aux clics, appuis et saisies200 ms ou moinsJavaScript lourd sur le thread principal, tâches longues, scripts tiers
CLS (Cumulative Layout Shift)Stabilité visuelle pendant le chargement0,1 ou moinsImages, annonces et iframes sans dimensions, contenu injecté, polices Web

Deux règles de lecture évitent la plupart des contresens :

  • On regarde le 75e centile, segmenté par appareil. Google recommande de mesurer « le 75e centile de vos chargements de page, segmentés entre appareils mobiles et ordinateurs ». Une page est conforme si elle atteint les trois objectifs à ce centile. Regardez donc l'onglet Mobile, pas l'onglet Ordinateur.
  • Les données réelles priment sur le laboratoire. PageSpeed Insights affiche à la fois des données « sur le terrain » (utilisateurs réels de Chrome, sur « la période de collecte des 28 derniers jours ») et des données de laboratoire issues de Lighthouse, utiles pour déboguer mais dont Google précise que l'outil « peut ne pas refléter les goulots d'étranglement réels ». Quand les deux divergent, fiez-vous au terrain.

Dans la Search Console, le rapport Core Web Vitals regroupe vos URL par état (« Médiocre », « Amélioration nécessaire », « Bon ») et par groupes de pages similaires : c'est le meilleur point d'entrée pour un suivi SEO mobile à l'échelle du site.

Étape 4 : viewport, lisibilité et zones tactiles

Une page « qui s'affiche » sur smartphone n'est pas forcément une page utilisable. Les points à vérifier :

  • La balise viewport, présente sur toutes vos pages : <meta name="viewport" content="width=device-width, initial-scale=1">. Sans elle, le navigateur mobile affiche la page à une largeur d'ordinateur et oblige à zoomer. Vérifiez-la dans le code source, pas seulement dans le mode responsive des outils de développement.
  • Des zones tactiles assez grandes : web.dev recommande une cible tactile d'environ 48 pixels indépendants de l'appareil, soit à peu près la taille du bout du doigt, et un espacement suffisant entre deux cibles.
  • Un texte lisible sans zoom et aucun défilement horizontal.
  • Le contenu essentiel visible tôt : H1, réponse à la question et appel à l'action principal ne doivent pas être repoussés sous plusieurs écrans de visuels.

Le test d'optimisation mobile ayant disparu, c'est Lighthouse (dans Chrome ou via PageSpeed Insights) qui signale encore les polices illisibles et les éléments tactiles mal dimensionnés.

Étape 5 : supprimer les interstitiels et pop-ups intrusifs

Google définit les interstitiels intrusifs comme des éléments qui « empêchent les utilisateurs de voir le contenu de la page, généralement à des fins promotionnelles ». Ils peuvent nuire « aux performances dans la recherche » parce qu'ils empêchent Google de comprendre votre contenu, et parce qu'ils font fuir les visiteurs.

  • Préférez une bannière qui n'occupe qu'une petite partie de l'écran à un interstitiel pleine page (inscription à la newsletter, invitation à installer l'application).
  • Ne masquez pas toute la page et ne redirigez pas l'utilisateur vers une page distincte pour recueillir son consentement.
  • Les interstitiels imposés par la loi (vérification de l'âge, par exemple) ne sont pas visés, mais Google recommande qu'ils recouvrent simplement le contenu au lieu de le remplacer.

Sur mobile, le bandeau cookies est souvent le premier interstitiel du site : un bandeau compact en bas d'écran, fermable d'un geste, ménage à la fois l'expérience et votre CLS.

Étape 6 : suivre le mobile et l'ordinateur séparément dans la Search Console

Google Search Console Google Search Console Site officiel Lire notre test
Joseph Désiré Testé par Joseph Désiré

Le rapport sur les performances de la Search Console propose une dimension « Appareils ». C'est l'outil de suivi SEO mobile le plus fiable, car il mesure vos vrais clics Google.

  1. Dans Performances, comparez Mobile et Ordinateur sur les clics, le CTR et la position moyenne.
  2. Filtrez sur Mobile, puis exportez les requêtes et les pages : comparez-les à la même liste sur Ordinateur. Les requêtes courtes et locales et les requêtes informationnelles longues n'ont pas toujours la même répartition entre appareils.
  3. Repérez les pages dont le trafic recule sur un seul appareil : c'est là qu'un problème propre au mobile (contenu manquant, lenteur, interstitiel) est le plus probable.

Gardez en tête que les résultats varient « en fonction de l'heure, du lieu, de l'appareil utilisé et de l'historique récent » de chaque internaute : une position vue sur votre téléphone n'est pas la position moyenne de la Search Console.

Les corrections de vitesse mobile à traiter en priorité

Ce tableau classe les corrections les plus courantes par métrique visée et par effort. Il ne promet aucun gain chiffré : l'effet dépend de votre site, et seule la mesure avant/après sur vos données réelles le dira. Pour mesurer et réduire le temps de chargement page par page, voyez notre guide du temps de chargement d’un site.

CorrectionMétrique viséeEffortCe que dit la documentation
Ne jamais charger l'image principale en lazy loadingLCPFaibleweb.dev : « Ne chargez jamais votre image LCP de manière différée ».
Précharger l'image principale avec une priorité élevée (fetchpriority="high"), en format moderne (WebP, AVIF)LCPFaibleweb.dev recommande que la ressource LCP soit « préchargée avec une priorité de récupération élevée ».
Lazy loading des images sous la ligne de flottaisonLCP (indirect), poids de pageFaibleGoogle : ne pas différer le contenu « immédiatement visible ».
Dimensions explicites (width et height) sur images, iframes et emplacements publicitairesCLSFaibleweb.dev cite les « images sans dimensions » parmi les causes les plus courantes d'un CLS élevé.
Différer les scripts tiers non critiques (chat, A/B test, widgets) et découper les tâches longuesINPMoyenweb.dev : optimiser les tâches longues et sortir du JavaScript du thread principal.
Polices Web maîtrisées (préchargement, police de secours proche)CLS, LCPFaibleLes polices Web figurent dans les causes courantes de décalage de mise en page.
Serveur plus rapide, cache et CDNLCP (temps de réponse)VariableUn serveur lent retarde tout le reste ; à traiter si les corrections de page ne suffisent pas.

Par où commencer ? Chez La Fabrique du Net, nous recommandons de partir de la métrique en échec sur l'onglet Mobile de PageSpeed Insights : si c'est le LCP, commencez par l'image principale ; si c'est le CLS, par les dimensions ; si c'est l'INP, par l'inventaire des scripts tiers. Les corrections « faibles » de ce tableau se font souvent sans refonte.

Adapter le contenu et les mots-clés aux recherches mobiles

Le SEO mobile ne se limite pas à la technique. Sur un petit écran, la façon dont votre contenu répond à l'intention compte autant que la vitesse.

  • Répondre tôt : la réponse à la requête doit apparaître dans le premier écran, avant les visuels décoratifs.
  • Des paragraphes courts et des intertitres explicites, qui permettent de parcourir la page au pouce.
  • Des tableaux lisibles : peu de colonnes, ou un défilement limité au tableau, jamais à la page entière.
  • Un title et une meta description qui tiennent sur mobile : la requête principale en tête, un bénéfice clair, pas de remplissage.
  • Des mots-clés pensés pour l'intention : une recherche sur mobile est souvent plus courte, plus locale ou plus pressée. Votre Search Console (étape 6) vous dit quelles requêtes arrivent surtout du mobile : ce sont elles que la page doit servir en priorité.

SEO local : là où le mobile pèse le plus

Les recherches de proximité (« à proximité », « ouvert maintenant », un métier suivi d'une ville) sont typiquement mobiles. Pour ces requêtes, Google indique que les résultats de recherche à proximité « sont principalement basés sur la pertinence, la distance et la popularité ».

  • Tenez à jour votre fiche d'établissement Google (horaires, catégorie, zone desservie, photos).
  • Affichez sur mobile ce que cherche le visiteur local : adresse, horaires, lien d'itinéraire, numéro cliquable (tel:).
  • Gardez les mêmes nom, adresse et téléphone sur votre site et sur votre fiche, et utilisez les données structurées adaptées à votre activité.

SEO mobile et ASO : deux référencements différents

Une partie des résultats sur « référencement mobile » parle en réalité d'ASO (App Store Optimization) : le classement d'une application dans l'App Store ou Google Play. Les leviers n'ont rien à voir :

SEO mobileASO
Ce qu'on classeLes pages de votre site dans Google sur smartphoneVotre application dans un magasin d'applications
Leviers principauxIndexation mobile, contenu, Core Web Vitals, liensNom et description de l'application, mots-clés de la fiche, visuels, notes et avis des utilisateurs, mises à jour
Outil de suiviSearch ConsoleConsoles des magasins d'applications

Si vous avez à la fois un site et une application, traitez les deux chantiers séparément : un excellent ASO ne fera pas remonter vos pages dans Google, et inversement.

Mobile ou ordinateur : ce que montre la Search Console de La Fabrique du Net

Un réflexe fréquent, quand le trafic Google baisse, est d'accuser le mobile et de lancer un chantier Core Web Vitals. Nos propres données montrent pourquoi il faut d'abord segmenter par appareil. Voici les clics Google moyens par jour de La Fabrique du Net autour de la core update de mars 2026, que le tableau de bord de Google date du 27 mars 2026 (source : Search Console de La Fabrique du Net, relevé du 7 octobre 2026 ; chiffres arrondis) :

PériodeTotal (clics par jour)MobileOrdinateur
Du 1er au 15 mars 2026≈ 1 081≈ 353≈ 712
Avril 2026≈ 741≈ 265≈ 465
Mai 2026≈ 700≈ 272≈ 418
Du 1er au 15 juin 2026≈ 1 014≈ 378≈ 624

Lecture. Entre la première quinzaine de mars et avril, les clics mobiles reculent d'environ 25 %, ceux sur ordinateur d'environ 35 % : c'est l'ordinateur qui a le plus baissé, pas le mobile. En juin, le mobile repasse au-dessus de son niveau de début mars, alors que l'ordinateur reste en dessous.

Ce que nous en retenons. La concomitance avec la core update ne prouve pas une cause, et rien dans ces chiffres ne désigne un problème propre au mobile. Avant d'investir dans la vitesse mobile pour « rattraper » une baisse, vérifiez dans la Search Console sur quel appareil la baisse a réellement lieu. Si elle touche les deux à l'identique, ou surtout l'ordinateur, la piste est ailleurs (contenu, concurrence, mise à jour de l'algorithme).

Les outils du SEO mobile (et ceux à manier avec prudence)

À utiliser

  • Google Search Console (gratuit) : rapport sur les performances avec la dimension Appareils, rapport Core Web Vitals, outil d'inspection d'URL. C'est la référence pour le suivi.
  • PageSpeed Insights (gratuit) : données réelles des 28 derniers jours et diagnostic Lighthouse, pour une page à la fois, sur mobile et sur ordinateur.
  • Lighthouse (gratuit) : audits de performances, d'accessibilité et de SEO, depuis les outils de développement de Chrome, en ligne de commande ou en module Node.
  • Lighthouse CI (gratuit, open source) : pour exécuter Lighthouse à chaque mise en production et repérer une régression avant vos visiteurs.
  • CrUX Vis (gratuit) : l'historique des Core Web Vitals de votre domaine. L'ancien CrUX Dashboard sous Looker Studio est désormais déprécié, Google renvoie vers CrUX Vis.

Pour aller plus loin, comparez les logiciels du marché sur notre comparatif des outils SEO mobile, ou sur celui des outils de suivi de position pour suivre vos classements mobile et ordinateur séparément. Notre guide des 10 plugins Chrome indispensables pour l'analyse web et le SEO complète la boîte à outils.

À manier avec prudence

  • Le score de performance Lighthouse (0 à 100) : c'est une moyenne pondérée de mesures de laboratoire. Lighthouse lui-même précise qu'un score parfait de 100 « n'est pas attendu » et que le score fluctue d'une exécution à l'autre. Utile pour repérer une régression, pas pour comparer deux sites ni comme objectif SEO.
  • Les scanners et analyseurs SEO en ligne (« website SEO scanner », « SEO website analyzer online ») : pratiques pour un premier diagnostic web et un score SEO indicatif, mais ce score est propre à chaque outil. Ce qui compte pour Google, ce sont vos données réelles.
  • Un seul test en laboratoire : trop variable. Lancez plusieurs mesures et regardez la tendance, ou appuyez-vous sur les données de terrain.

Faut-il faire appel à une agence SEO mobile ?

Les étapes 1, 2, 5 et 6 sont à la portée d'un responsable marketing qui a accès à la Search Console. Les corrections de vitesse (étape 3) et les problèmes d'indexation liés au JavaScript demandent en revanche un développeur. Un audit manuel par une agence se justifie quand les données de terrain restent en échec malgré les corrections simples, ou avant une refonte, pour fixer les exigences mobiles dans le cahier des charges.

Pour trouver un prestataire, notre annuaire d'agences SEO recense des agences qui proposent ce type de service. Pour un site e-commerce, notre checklist SEO e-commerce reprend les vérifications propres aux boutiques en ligne, et l'ensemble de nos guides et tendances logiciels couvre les autres techniques SEO.

FAQ : SEO mobile

Qu'est-ce que le SEO mobile et pourquoi est-il important ?

C'est l'optimisation de votre site pour la recherche Google sur smartphone. Il est important parce que Google utilise la version mobile de vos pages pour l'indexation et le classement : un contenu absent ou inaccessible sur mobile pèse sur toute votre visibilité, y compris sur ordinateur.

Quelles sont les bonnes pratiques incontournables du SEO mobile-first ?

Un site responsive, le même contenu, les mêmes métadonnées et les mêmes données structurées sur mobile et sur ordinateur, des ressources non bloquées par robots.txt, les trois Core Web Vitals au vert au 75e centile mobile, une balise viewport, des zones tactiles assez grandes et aucun interstitiel intrusif. Ce sont les meilleures pratiques qui découlent de la documentation de Google.

Quels sont les piliers du SEO mobile ?

On retrouve les piliers habituels du référencement : la technique (exploration, indexation, vitesse), le contenu (pertinence par rapport à la requête) et la popularité (les liens). Le mobile ajoute une exigence transversale : tout cela doit fonctionner sur la version smartphone, puisque c'est elle que Google lit.

Le référencement mobile est-il gratuit ?

Google ne fait pas payer le classement naturel : vous ne payez pas les clics, contrairement à la publicité. Le coût du SEO mobile est celui du temps passé (le vôtre ou celui d'un développeur) et, si vous déléguez, celui d'une prestation d'agence. Les outils de base (Search Console, PageSpeed Insights, Lighthouse) sont gratuits.

Un LCP au-dessus de 2,5 secondes est-il pénalisé par Google ?

Il n'y a pas de pénalité au sens d'une sanction. Google utilise les Core Web Vitals dans ses systèmes de classement, mais affiche toujours le contenu le plus pertinent, même si l'expérience est décevante. Quand plusieurs pages répondent aussi bien à la requête, une meilleure expérience peut faire la différence : c'est là qu'un LCP lent vous coûte des positions.

Combien de temps faut-il pour voir l'effet d'une correction Core Web Vitals ?

Les données réelles de PageSpeed Insights portent sur les 28 derniers jours : il faut donc compter plusieurs semaines avant qu'une correction se lise entièrement. Dans la Search Console, la validation d'une correction lance un suivi de 28 jours. L'effet éventuel sur le classement, lui, ne suit pas de calendrier fixe.

Les pages AMP sont-elles encore utiles pour le SEO mobile ?

Rarement. Depuis la mise à jour sur l'expérience sur la page, AMP n'est plus obligatoire pour le carrousel « À la une » et Google n'affiche plus le badge AMP. Google indexe les pages AMP comme les autres pages et leur applique la même norme. Pour la plupart des sites, un site responsive rapide suffit.

Faut-il un site mobile séparé (m.) ou un site responsive ?

Le responsive. C'est la configuration que Google recommande, car c'est la plus simple à mettre en œuvre et à maintenir. Un site m. séparé reste accepté, mais il multiplie les risques d'écart de contenu, de mauvaises redirections et de métadonnées différentes entre les deux versions.

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