TeamViewer est sans conteste l’un des outils de bureau à distance les plus connus au monde. Lancé en 2005 par l’éditeur allemand du même nom, il s’est imposé comme une référence dans le domaine de la téléassistance, du support informatique à distance et de la collaboration en ligne. Sa facilité de prise en main initiale, sa compatibilité multiplateforme et sa notoriété en ont fait un réflexe pour des millions d’entreprises et de particuliers. Pourtant, chez La Fabrique du Net, nous constatons depuis plusieurs années une tendance de fond : de plus en plus d’entreprises cherchent activement à s’en affranchir.
Les raisons sont multiples. La politique tarifaire a évolué de façon significative, notamment depuis 2017, date à laquelle TeamViewer a durci ses conditions d’utilisation commerciale. Les prix ont grimpé, les licences sont devenues plus contraignantes, et certaines fonctionnalités attendues dans une solution professionnelle moderne restent absentes ou peu ergonomiques. En analysant chaque jour des centaines de retours utilisateurs sur notre plateforme, nous avons une vision claire et sans filtre de ce qui fonctionne — et de ce qui pousse les entreprises à migrer.
Cet article a pour objectif de vous aider à comprendre pourquoi TeamViewer ne convient pas à tous les contextes, quelles sont les meilleures alternatives disponibles sur le marché, et comment faire le bon choix selon votre situation. Que vous soyez une TPE à la recherche d’une solution gratuite, un service informatique d’une ETI qui gère des centaines de postes, ou une DSI qui cherche à industrialiser sa gestion des accès à distance, vous trouverez ici une réponse adaptée à votre besoin réel.
Pourquoi chercher une alternative à TeamViewer ?
Avant d’explorer les alternatives, il est utile de comprendre les raisons concrètes qui poussent les entreprises à quitter TeamViewer. Ce n’est pas un caprice technologique ni une mode passagère : les retours que nous recevons de nos utilisateurs pointent des problèmes récurrents, souvent liés à des évolutions de l’outil lui-même.
Une politique tarifaire devenue difficile à justifier
C’est le grief numéro un que nous entendons. TeamViewer a longtemps proposé une version gratuite très généreuse, mais depuis plusieurs années, l’éditeur a systématiquement resserré les conditions d’utilisation non commerciale, tout en augmentant ses tarifs professionnels. Aujourd’hui, les abonnements TeamViewer Business se situent entre 50 et 200 €/mois selon les fonctionnalités et le nombre d’appareils gérés. Pour les PME qui gèrent moins d’une dizaine de postes, ce positionnement tarifaire est difficile à défendre, d’autant que des alternatives sérieuses existent à des prix bien inférieurs, voire gratuitement.
Par ailleurs, TeamViewer a été critiqué pour avoir envoyé des alertes de « détection d’utilisation commerciale » à des particuliers ou associations qui utilisaient l’outil à des fins manifestement non lucratives. Cette pratique a laissé un souvenir amer dans la communauté et a alimenté la méfiance envers l’éditeur.
Des limites fonctionnelles pour les usages avancés
TeamViewer couvre bien les cas d’usage standards : accès à distance, transfert de fichiers, chat, conférences. Mais dès que l’on cherche à aller plus loin — gestion granulaire des droits d’accès, audit des sessions, surveillance de postes non supervisés, déploiement en masse ou intégration poussée avec un ITSM — on se heurte à des limites ou à des modules additionnels facturés en supplément. Pour les équipes IT qui gèrent des infrastructures complexes, ce manque de flexibilité est un vrai frein.
Une ergonomie vieillissante et une courbe d’apprentissage sous-estimée
Si la version de base de TeamViewer est relativement simple à prendre en main, la console d’administration et les fonctionnalités avancées sont nettement moins intuitives. Plusieurs responsables IT nous ont signalé que la formation des nouveaux collaborateurs sur les paramètres avancés de TeamViewer demande un temps non négligeable. D’autres solutions, plus récentes, ont clairement misé sur l’expérience utilisateur et proposent des interfaces plus modernes et mieux pensées.
Des préoccupations autour de la sécurité
TeamViewer a connu plusieurs incidents de sécurité notables, dont une violation de données en 2016 qui a alimenté les inquiétudes sur la robustesse de la plateforme. Même si l’éditeur a depuis renforcé ses dispositifs (authentification à deux facteurs, chiffrement de bout en bout, etc.), certaines entreprises — notamment dans des secteurs réglementés comme la santé, la finance ou les infrastructures critiques — préfèrent se tourner vers des solutions souveraines ou plus transparentes sur leur architecture de sécurité.
Présentation de TeamViewer et de ses fonctionnalités principales
Avant de comparer, il est légitime de rappeler ce que TeamViewer sait bien faire. C’est un outil mature, avec plus de 600 000 clients référencés dans le monde, qui offre un éventail complet de fonctionnalités pour le bureau à distance.
- Accès et contrôle à distance de postes Windows, Mac, Linux, Android et iOS
- Transfert de fichiers entre machines locales et distantes
- Chat en temps réel et visioconférence intégrée
- Tableau blanc collaboratif pour les sessions de support
- Gestion des appareils non supervisés (unattended access)
- Wake-on-LAN pour allumer des postes à distance
- Enregistrement des sessions pour audit et conformité
- Intégration avec des outils tiers comme ServiceNow, Salesforce ou Zendesk
La compatibilité multiplateforme est probablement l’atout le plus fort de TeamViewer. Peu de solutions rivalisent sur ce point, notamment pour les environnements hybrides où coexistent des postes Windows, des Mac et des appareils mobiles. TeamViewer fonctionne sans configuration réseau particulière dans la plupart des cas, ce qui le rend facile à déployer même dans des environnements sans compétences IT dédiées.
Comment installer TeamViewer sur son appareil ?
L’installation de TeamViewer est l’une de ses forces historiques. Elle est rapide, sans prérequis complexe, et fonctionne sur la quasi-totalité des systèmes d’exploitation du marché.
Installation sur Windows
Il suffit de se rendre sur le site officiel de TeamViewer et de télécharger le fichier d’installation (.exe). L’assistant guide l’utilisateur en quelques clics. Pour un usage professionnel avec accès non supervisé, il est recommandé de choisir l’installation complète plutôt que la version portable. Le déploiement en masse sur des parcs informatiques Windows peut être réalisé via Group Policy Object (GPO) ou des outils de gestion de configuration comme SCCM.
Installation sur Mac
Le fichier .dmg est disponible sur le même portail. Depuis macOS Catalina et les versions suivantes, TeamViewer nécessite des autorisations d’accessibilité et d’enregistrement d’écran explicitement accordées dans les préférences système. Cette étape supplémentaire est parfois source de confusion pour les utilisateurs non techniques.
Installation sur Linux
TeamViewer propose des paquets .deb et .rpm compatibles avec les principales distributions Linux (Ubuntu, Debian, Fedora, Red Hat). La version Linux est fonctionnelle mais historiquement moins maintenue que les versions Windows et Mac, ce qui peut poser des problèmes de compatibilité sur les distributions récentes.
Installation sur Android et iOS
Les applications mobiles TeamViewer sont disponibles sur le Google Play Store et l’App Store d’Apple. Elles permettent de prendre le contrôle de postes à distance depuis un smartphone ou une tablette, ce qui est utile pour les interventions de support en mobilité. Cependant, les fonctionnalités disponibles sur mobile restent plus limitées que sur desktop.
Les meilleures alternatives à TeamViewer
Chez La Fabrique du Net, nous référençons et comparons des centaines de logiciels dans la catégorie bureau à distance. Ce qui suit est une sélection rigoureuse des alternatives les plus sérieuses à TeamViewer, basée sur nos analyses et les retours concrets de nos utilisateurs.
AnyDesk
AnyDesk est probablement la première alternative qui vient à l’esprit quand on parle de remplacer TeamViewer. Développé par d’anciens ingénieurs de TeamViewer, l’outil partage beaucoup d’ADN avec son concurrent direct. L’interface est épurée, les performances en termes de fluidité d’affichage sont excellentes grâce au codec DeskRT développé en interne, et la prise en main est immédiate pour quelqu’un qui vient de TeamViewer.
Là où AnyDesk écrase TeamViewer, c’est sur la latence. Dans nos tests, la réactivité d’AnyDesk est meilleure sur des connexions moyennes (entre 5 et 20 Mbps), ce qui le rend particulièrement adapté aux interventions de support sur des réseaux d’entreprise standard. Le tarif est aussi nettement plus attractif : les offres professionnelles démarrent autour de 14 €/mois, contre plus du triple chez TeamViewer pour des fonctionnalités comparables.
En revanche, AnyDesk est moins mature sur la gestion des grands parcs informatiques et les fonctionnalités d’audit avancées. Pour une PME de moins de 50 postes, c’est une alternative quasi parfaite. Pour une DSI qui gère 500 machines, il faudra regarder plus loin.
Splashtop
Splashtop est une alternative souvent sous-estimée, et pourtant l’une des plus complètes du marché. L’éditeur américain propose plusieurs gammes de produits ciblant des usages bien distincts : support IT, accès personnel à distance, formation à distance, ou encore accès depuis des appareils mobiles. Cette segmentation est un avantage réel par rapport à TeamViewer, qui tente de tout couvrir avec un seul produit.
Pour un service desk ou un département support, Splashtop Business Access est particulièrement bien positionné. Les fonctionnalités d’enregistrement de session, de surveillance multi-moniteurs et de gestion des droits sont comparables à TeamViewer, avec une tarification plus transparente (autour de 25 à 60 €/mois selon les options). Les retours que nous recevons sur Splashtop sont globalement très positifs, avec un point fort notable : la qualité du support client, bien plus réactif que celui de TeamViewer selon les témoignages recueillis.
Le point faible de Splashtop reste sa notoriété plus faible en Europe, ce qui peut compliquer les négociations ou les processus d’approbation dans les grandes organisations.
Zoho Assist
Zoho Assist s’inscrit dans l’écosystème Zoho, qui couvre un large spectre des outils d’entreprise (CRM, helpdesk, RH, etc.). Pour les entreprises déjà utilisatrices de solutions Zoho, c’est une option évidente. Mais même indépendamment de cet écosystème, Zoho Assist mérite l’attention.
L’outil propose une version gratuite fonctionnelle pour un usage limité, et des offres payantes très bien tarifées qui démarrent à environ 10 €/technicien/mois. Les fonctionnalités couvrent l’essentiel : accès supervisé et non supervisé, transfert de fichiers, gestion des sessions, rapports. L’intégration native avec Zoho Desk est un atout majeur pour les équipes de support qui cherchent à unifier leur workflow.
Là où Zoho Assist est moins convaincant, c’est sur la fluidité en conditions réseau dégradées et sur la compatibilité avec les environnements Linux complexes. C’est une solution idéale pour les TPE et PME qui cherchent un bon rapport qualité-prix dans un écosystème unifié.
Remote Desktop Protocol (RDP) natif Windows
Il serait malhonnête de ne pas mentionner une solution que beaucoup d’entreprises utilisent sans en parler : le RDP natif de Microsoft. Pour des environnements 100 % Windows, le protocole Remote Desktop intégré à Windows Server et Windows Pro est une alternative gratuite et performante à TeamViewer. Il est chiffré, robuste, et parfaitement intégré à l’Active Directory.
La limite évidente est qu’il ne fonctionne pas sur Mac ou Linux (côté hôte), nécessite une configuration réseau appropriée (ports, VPN ou passerelle RDS), et manque d’interface unifiée pour gérer un grand nombre de connexions. Ce n’est pas une solution « clé en main » comme TeamViewer, mais pour les équipes IT qui gèrent un parc Windows homogène et qui ont les compétences pour configurer l’infrastructure, c’est une option à ne pas négliger. Coût : zéro, hors infrastructure.
Chrome Remote Desktop
Proposé par Google, Chrome Remote Desktop est une solution gratuite, simple et efficace pour les usages basiques. Elle s’installe comme une extension Chrome et permet d’accéder à n’importe quel poste depuis un navigateur. La configuration prend moins de 5 minutes, et la solution fonctionne sur tous les systèmes où Chrome est installé.
C’est clairement une solution pour les petits usages ou les dépannages ponctuels. Elle ne propose pas de gestion de parc, pas d’audit de session, pas de transfert de fichiers avancé ni d’accès non supervisé industrialisé. Pour un indépendant ou une très petite structure, elle peut suffire. Pour une entreprise avec des besoins professionnels, elle trouvera rapidement ses limites.
ISL Online
ISL Online est un acteur européen (slovène) qui mérite d’être davantage connu, notamment pour les entreprises sensibles à la souveraineté des données. L’éditeur propose un hébergement en Europe et une option on-premise, ce qui est rare dans cette catégorie et particulièrement apprécié dans les secteurs réglementés.
Les fonctionnalités sont comparables à TeamViewer : accès à distance, support mobile, gestion des appareils non supervisés, enregistrement des sessions. La tarification est compétitive et la solution supporte bien les déploiements à grande échelle. On a testé ISL Online face à TeamViewer dans un contexte de support technique dans le secteur santé, et franchement, la combinaison hébergement UE + conformité RGPD + support réactif en a fait la solution préférée des équipes DSI concernées.
Le point faible reste l’interface, jugée un peu datée par rapport à AnyDesk ou Splashtop, et la communauté plus restreinte qui se traduit par moins de ressources en ligne.
ConnectWise ScreenConnect
ConnectWise ScreenConnect (anciennement ScreenConnect) est une solution clairement orientée vers les prestataires de services managés (MSP) et les équipes IT professionnelles. Elle offre un niveau de personnalisation et de contrôle très supérieur à TeamViewer : portail de support brandé aux couleurs de l’entreprise, tunneling des sessions, gestion des files d’attente, reporting avancé.
Pour un MSP qui gère des dizaines de clients avec des centaines de postes, ScreenConnect est probablement la meilleure option du marché. Le tarif en version cloud démarre autour de 27 $/mois pour un technicien, avec une version on-premise disponible pour les entreprises qui souhaitent garder le contrôle total de leur infrastructure. Là où ScreenConnect écrase TeamViewer, c’est sur la capacité à créer des sessions de support entièrement personnalisées et à gérer des accès multi-clients de façon industrielle.
En contrepartie, la prise en main est plus technique, et la solution est clairement surdimensionnée pour une PME qui n’a besoin que de dépanner quelques postes occasionnellement.
Comment choisir la bonne alternative à TeamViewer ?
Nous accompagnons chaque année plusieurs centaines d’entreprises dans leur choix de logiciels de bureau à distance. Cette expérience nous a permis d’identifier les critères réellement discriminants, ceux qui font la différence entre un choix satisfaisant sur le long terme et un remplacement qui crée autant de problèmes qu’il en résout.
Les fonctionnalités essentielles à vérifier
Avant de regarder les prix ou les avis, commencez par lister vos besoins fonctionnels réels. Voici les questions concrètes à vous poser :
- Avez-vous besoin d’accès non supervisés (accès à des serveurs ou postes sans utilisateur présent) ?
- Votre équipe travaille-t-elle sur des parcs multi-OS (Windows, Mac, Linux, mobile) ?
- Avez-vous des obligations de traçabilité ou d’audit de session pour des raisons de conformité ?
- Le transfert de fichiers volumeux fait-il partie de votre usage quotidien ?
- Cherchez-vous à intégrer l’outil dans un système ITSM existant (ServiceNow, Jira Service Management, etc.) ?
- Combien de techniciens seront utilisateurs simultanément ?
Le coût total de possession, pas seulement le prix de la licence
Une erreur classique consiste à comparer les prix d’affichage sans tenir compte du coût total de possession. En plus du coût de la licence, il faut intégrer le temps de migration (comptez en moyenne 2 à 6 semaines pour passer d’un parc TeamViewer à une solution alternative, selon la taille du parc), le temps de formation des équipes, et les éventuels coûts d’intégration avec vos outils existants.
Sur les centaines de migrations que nous avons observées, 60 % des entreprises qui quittent TeamViewer pour une solution mieux adaptée constatent un gain de productivité de 20 à 35 % sur leurs opérations de support dans les 6 mois suivant la migration. Ce ROI est réel, mais il ne se matérialise qu’à condition que la migration soit bien préparée.
Les signaux d’alerte à surveiller
Certains éléments doivent vous alerter lorsque vous évaluez une alternative. Méfiez-vous des éditeurs qui ne précisent pas clairement où sont hébergées vos données (crucial si vous êtes soumis au RGPD), des solutions sans version d’essai ou dont la version gratuite est trop bridée pour être évaluée sérieusement, et des éditeurs dont le support client est exclusivement en anglais si votre équipe n’est pas à l’aise avec la langue.
Vérifiez également la fréquence des mises à jour de la solution : un outil qui n’a pas été mis à jour depuis 18 mois dans un domaine aussi exposé que l’accès à distance est un signal d’alerte de premier ordre sur le plan de la sécurité.
Tableau comparatif des alternatives à TeamViewer
| Logiciel | Prix indicatif | Point fort vs TeamViewer | Limite principale | Verdict (pour qui) |
|---|---|---|---|---|
| TeamViewer | 50 à 200 €/mois | Compatibilité multiplateforme maximale | Tarif élevé, détection commerciale agressive | Grandes entreprises avec budget IT confortable |
| AnyDesk | 14 à 79 €/mois | Latence très faible, prix attractif | Moins adapté aux très grands parcs | PME jusqu’à 50 postes, équipes support agiles |
| Splashtop | 25 à 60 €/mois | Gamme segmentée selon les usages, bon support client | Notoriété plus faible en Europe | Services desk, entreprises multi-sites |
| Zoho Assist | Gratuit à 25 €/mois | Intégration native avec l’écosystème Zoho | Moins fluide sur réseaux dégradés | TPE/PME déjà dans l’écosystème Zoho |
| RDP natif Windows | Gratuit | Coût zéro, intégration Active Directory | Nécessite configuration réseau, Windows uniquement (hôte) | Équipes IT expérimentées sur environnement Windows homogène |
| Chrome Remote Desktop | Gratuit | Simplicité absolue, aucune configuration | Pas de gestion de parc, fonctionnalités très limitées | Indépendants, dépannages ponctuels non professionnels |
| ISL Online | 20 à 80 €/mois | Hébergement UE, option on-premise, conformité RGPD | Interface moins moderne, communauté plus restreinte | Secteurs réglementés (santé, finance, industrie) |
| ConnectWise ScreenConnect | 27 $ à 60 $/mois | Personnalisation avancée, gestion multi-clients industrialisée | Courbe d’apprentissage élevée, surdimensionné pour les PME | MSP et équipes IT professionnelles gérant de nombreux clients |
Est-ce que TeamViewer est sécurisé ?
La question de la sécurité de TeamViewer revient régulièrement dans les échanges que nous avons avec les responsables IT et les RSSI. La réponse honnête est : oui, TeamViewer intègre des mécanismes de sécurité sérieux, mais son exposition et sa popularité en font une cible de choix pour les attaquants.
Techniquement, TeamViewer utilise un chiffrement AES 256 bits pour les données de session, une authentification à deux facteurs disponible (mais pas activée par défaut), et un système de listes blanches pour restreindre les accès. Ces éléments sont comparables aux standards du marché. Le problème est ailleurs : en 2016, l’éditeur a subi une compromission de comptes utilisateurs à grande échelle, et plusieurs vagues d’incidents ont été signalées depuis, souvent liées à des credentials volés plutôt qu’à des failles dans le protocole lui-même.
Pour les entreprises qui traitent des données sensibles, la recommandation de La Fabrique du Net est de ne pas se reposer uniquement sur les mécanismes de sécurité natifs de TeamViewer, mais de combiner l’outil avec une politique de mots de passe forts, une authentification à deux facteurs obligatoire, et une surveillance des sessions active.
Quels sont les systèmes d’exploitation compatibles avec TeamViewer ?
TeamViewer supporte officiellement les plateformes suivantes :
- Windows (XP et versions ultérieures, y compris Windows 11)
- macOS (10.13 High Sierra et versions ultérieures)
- Linux (Ubuntu, Debian, Red Hat, CentOS, Fedora)
- Android (5.0 et versions ultérieures)
- iOS (iPadOS inclus, iOS 13 et versions ultérieures)
- Chrome OS (via l’extension Chrome)
Cette compatibilité étendue est l’un des arguments les plus solides en faveur de TeamViewer dans des environnements hétérogènes. Peu de concurrents offrent un niveau de support aussi large, notamment sur les systèmes Linux et les appareils mobiles.
Section FAQ
Comment installer TeamViewer sur mon appareil ?
L’installation de TeamViewer est accessible à tous les niveaux de compétences. Sur Windows, téléchargez l’installateur depuis le site officiel et suivez l’assistant. Sur Mac, le fichier .dmg s’installe classiquement, mais nécessite d’accorder des permissions dans les préférences système (enregistrement d’écran, accessibilité). Sur Linux, des paquets .deb et .rpm sont disponibles. Sur Android et iOS, les applications sont disponibles sur les stores respectifs. Pour un déploiement en entreprise sur Windows, l’utilisation de GPO ou d’outils comme SCCM est recommandée pour automatiser l’installation sur l’ensemble du parc.
Quelles sont les principales fonctionnalités de TeamViewer ?
TeamViewer propose un ensemble complet pour le support et l’accès à distance : contrôle total d’un poste distant, transfert de fichiers bidirectionnel, chat et visioconférence intégrés, accès non supervisé pour les serveurs et postes sans utilisateur présent, enregistrement des sessions, gestion multi-moniteurs, Wake-on-LAN, et des intégrations avec des outils ITSM comme ServiceNow ou Zendesk. Les versions avancées ajoutent des fonctionnalités de reporting et de gestion de parc.
Est-ce que TeamViewer est sécurisé ?
Oui, dans les limites évoquées ci-dessus. Le chiffrement AES 256 bits est un standard solide, et l’authentification à deux facteurs est disponible. Cependant, nous recommandons d’activer systématiquement le 2FA, de définir des listes blanches d’accès, et de surveiller les logs de connexion. Dans les secteurs sensibles, des alternatives comme ISL Online avec hébergement on-premise peuvent offrir un niveau de contrôle supérieur.
Quels sont les systèmes d’exploitation compatibles avec TeamViewer ?
TeamViewer est compatible avec Windows (à partir de XP), macOS (High Sierra et versions ultérieures), Linux (principales distributions), Android, iOS/iPadOS et Chrome OS. C’est l’une des solutions les plus compatibles du marché, ce qui en fait un choix pertinent pour les environnements hétérogènes.
Quelle est la meilleure alternative gratuite à TeamViewer ?
Pour une utilisation professionnelle légère, Zoho Assist propose une version gratuite fonctionnelle pour un technicien et cinq appareils non supervisés. Chrome Remote Desktop est entièrement gratuit mais très limité fonctionnellement. Le RDP natif de Windows est gratuit et performant, mais nécessite une configuration réseau que tous les utilisateurs ne peuvent pas gérer. Pour les usages professionnels qui dépassent ces limites, nous recommandons de passer rapidement à une offre payante : les économies réalisées sur la licence ne compensent pas les pertes de productivité liées aux limitations des versions gratuites.
Est-il facile de migrer depuis TeamViewer ?
La migration depuis TeamViewer est globalement bien supportée par les éditeurs alternatifs, qui ont tous conscience que c’est l’un de leurs principaux viviers de nouveaux clients. Les principaux défis sont au nombre de trois : réenroller tous les appareils gérés dans la nouvelle solution (qui peut représenter plusieurs jours de travail sur un grand parc), former les techniciens à la nouvelle interface, et adapter les éventuelles automatisations ou intégrations existantes. Sur les projets que nous avons observés, comptez entre 2 et 6 semaines pour une migration complète, selon la taille du parc et la complexité des intégrations. Une migration bien préparée avec une phase de coexistence des deux outils en parallèle est fortement recommandée.
TeamViewer vs AnyDesk : lequel choisir ?
C’est la comparaison la plus demandée sur notre plateforme. La réponse dépend vraiment du contexte. AnyDesk est clairement supérieur sur le rapport qualité-prix, la latence d’affichage et la simplicité de l’interface. Il convient parfaitement aux PME jusqu’à une cinquantaine de postes qui cherchent à réduire leur facture sans sacrifier l’essentiel des fonctionnalités. TeamViewer reste devant sur la compatibilité multiplateforme avancée, la richesse des intégrations tierces et la maturité des fonctionnalités de gestion de grands parcs. Pour une startup ou une PME de taille moyenne, AnyDesk l’emporte. Pour une grande entreprise avec un environnement hétérogène et des exigences d’intégration poussées, TeamViewer garde une longueur d’avance.
Conclusion
TeamViewer reste un outil solide, mature et fonctionnel. Mais le marché du bureau à distance a considérablement évolué, et il n’est plus la seule option crédible, loin de là. La hausse des tarifs, les limitations fonctionnelles pour les usages avancés et l’émergence de solutions alternatives très compétitives ont créé un contexte où il est tout à fait raisonnable de remettre en question ce choix historique.
Pour résumer les points essentiels à retenir : AnyDesk est le meilleur choix pour les PME qui veulent une expérience proche de TeamViewer à prix réduit. Splashtop est particulièrement adapté aux services desk avec des besoins de support structurés. ISL Online est la référence pour les secteurs réglementés sensibles à la souveraineté des données. ConnectWise ScreenConnect s’impose pour les prestataires IT qui gèrent de nombreux clients. Et pour les petits usages, les options gratuites comme Zoho Assist ou Chrome Remote Desktop peuvent suffire.
Le bon choix n’est pas universel : il dépend de la taille de votre parc, de votre secteur, de vos contraintes de conformité et de votre budget. C’est précisément pour aider les entreprises à naviguer dans cette complexité que La Fabrique du Net a développé son comparateur de logiciels de bureau à distance. En quelques minutes, vous pouvez comparer les fonctionnalités, les prix et les avis utilisateurs des principales solutions du marché, et identifier celle qui correspond réellement à votre contexte. Ne choisissez pas un logiciel par défaut ou par habitude : choisissez-le parce qu’il est le meilleur pour vous.
10 autres alternatives à TeamViewer
| Logiciel | Note | Essai gratuit | Site officiel | |
|---|---|---|---|---|
|
|
7.4/10 | Non | Visiter | Lire notre test → |
Remote Utilities
|
7.0/10 | Oui | Visiter | Lire notre test → |
Iperius Remote
|
7.6/10 | Oui | Visiter | Lire notre test → |
Supremo
|
7.8/10 | Oui | Visiter | Lire notre test → |
ManageEngine Remote Access Plus
|
7.9/10 | Non | Visiter | Lire notre test → |
NoMachine
|
7.5/10 | Non | Visiter | Lire notre test → |
Infomaniak kMeet
|
7.1/10 | Non | Visiter | Lire notre test → |
|
|
8.9/10 | Oui | Visiter | Lire notre test → |
Proton VPN for Business
|
7.8/10 | Oui | Visiter | Lire notre test → |
HopToDesk
|
7.4/10 | Non | Visiter | Lire notre test → |
Remote Utilities
Iperius Remote
Supremo
ManageEngine Remote Access Plus
NoMachine
Infomaniak kMeet
Proton VPN for Business
HopToDesk