Pop est un outil de visioconférence et de partage d'écran conçu pour le pair programming : pendant un appel, chaque participant peut cliquer et taper sur l'écran partagé avec sa propre souris et son propre clavier. Il est édité par Pop Technologies, Inc. et fonctionne sur Mac, Windows, Linux et dans les principaux navigateurs.
Chercher une alternative à Pop, c'est souvent chercher un outil de réunion plus généraliste, un hébergement européen ou un logiciel déjà inclus dans la suite bureautique de l'entreprise. Cette page vous aide à choisir selon votre besoin.
Ce que fait Pop
Pop a été créé par Jahanzeb Sherwani, cofondateur de Screenhero. Screenhero, lancé en 2013, permettait déjà à des développeurs de programmer ensemble à distance. Slack l'a racheté en 2015, puis a retiré son partage d'écran multijoueur en 2019. La première version du nouveau produit est sortie en mars 2020 sous le nom Screen, avant d'être renommée Pop.
L'outil reprend cette idée et l'élargit à la réunion d'équipe :
- Partage d'écran multijoueur : tous les participants contrôlent l'écran partagé en même temps, chacun avec son propre curseur.
- Voix et vidéo : appels audio et vidéo, avec un partage d'écran à faible latence pensé pour le travail en direct.
- Dessin et surlignage : on peut annoter l'écran à plusieurs, y compris depuis un smartphone ou une tablette.
- Invitation par lien : un invité peut rejoindre un appel avant même de créer un compte.
- Intégration Slack : un appel Pop se lance directement depuis Slack.
- Plateformes : applications pour Mac, Windows et Linux, et accès depuis Chrome, Firefox, Safari et les navigateurs mobiles.
Côté infrastructure, Pop est hébergé sur Google Cloud Platform et Google Firebase. Sa page sécurité précise que les appels à deux passent en pair-à-pair et sont chiffrés de bout en bout. À partir de 3 participants, les flux passent par un serveur qui les déchiffre puis les rechiffre : ils restent chiffrés en transit, mais pas de bout en bout.
Les tarifs de Pop
Pop s'affiche toujours en version bêta. Sa grille publique comporte trois offres :
| Offre | Prix affiché | Contenu |
|---|---|---|
| Starter | Gratuit | Rejoindre des réunions en illimité, partage d'écran, contrôle à distance, dessin et messagerie |
| Pro | Gratuit pendant la bêta | Organiser des réunions en illimité, sans limite de durée, support via un forum public |
| Enterprise | 25 $ par utilisateur et par mois | Single Sign-On, SAML, support par Slack ou e-mail ; à partir de 40 licences pour 12 000 $ par an |
Pourquoi chercher une alternative à Pop
- Un besoin plus large que le pair programming : Pop est centré sur la collaboration sur un même écran. Pour des réunions clients, des webinaires ou des appels à nombreux participants, un outil de visioconférence généraliste peut être plus adapté.
- Un outil déjà en place : si votre entreprise utilise Microsoft 365 ou Google Workspace, la visioconférence incluse dans la suite évite d'ajouter un logiciel et un compte de plus.
- L'hébergement des données : Pop est hébergé chez Google Cloud. Une organisation qui exige un hébergement en Europe ou en Suisse regardera d'autres solutions.
- Le statut bêta : certaines directions informatiques préfèrent un produit sorti de bêta, avec un engagement contractuel clair, pour un usage quotidien.
- La langue : le site de Pop est en anglais, ce qui peut compter pour des équipes non anglophones.
Les alternatives à Pop selon votre besoin
Microsoft Teams, si vous êtes déjà sur Microsoft 365
Teams réunit messagerie d'équipe et réunions vidéo. Pendant un partage d'écran, le présentateur peut utiliser le bouton « Donner le contrôle » pour laisser un participant interagir avec son écran. Le contrôle passe d'une personne à l'autre, là où Pop le partage entre tous les participants en même temps.
Zoom, pour une plateforme de réunion complète
Zoom regroupe réunions vidéo, messagerie, téléphonie, webinaires et tableau blanc dans une même plateforme. C'est une option à considérer si vos appels techniques ne représentent qu'une partie de vos réunions et que vous voulez un seul outil pour tout le reste.
Google Meet, si vous travaillez dans Google Workspace
Google Meet est intégré à Google Workspace, ce qui simplifie la planification depuis l'agenda et l'accès pour des équipes déjà équipées. Il convient aux points d'équipe et aux démonstrations, moins à l'édition à plusieurs d'un même écran.
Infomaniak kMeet, pour un hébergement en Suisse
kMeet est la visioconférence d'Infomaniak. Les échanges transitent uniquement par ses serveurs en Suisse, et l'outil propose le partage d'écran et le dessin sur écran. C'est une piste pour les organisations attentives à la localisation de leurs données.
Jami, pour une solution open source sans serveur central
Jami est une plateforme de communication open source et distribuée. Les échanges passent directement entre les participants, sans serveur de relais, et sont chiffrés de bout en bout. Elle s'adresse plutôt à des équipes techniques prêtes à se passer des fonctions d'administration d'une suite d'entreprise.
Whereby, pour des réunions instantanées dans le navigateur
Whereby permet de lancer des réunions rapidement et propose aussi une API et un SDK pour intégrer la visioconférence dans votre propre plateforme. Il intéressera les équipes qui veulent embarquer la vidéo dans un produit plutôt qu'installer une application.
Comment choisir
- Le type de collaboration : si vous codez ou concevez à plusieurs sur un même écran, vérifiez que chacun peut prendre la main, et si c'est simultané ou à tour de rôle.
- Le nombre de participants : un outil pensé pour des sessions en petit comité n'a pas les mêmes besoins qu'un outil de réunion d'équipe ou de webinaire.
- L'hébergement et le chiffrement : demandez où sont hébergées les données et si le chiffrement de bout en bout s'applique à toutes les réunions ou seulement à certaines.
- L'intégration à vos outils : Slack, Microsoft 365 ou Google Workspace, l'outil doit se lancer là où votre équipe travaille déjà.
- Les plateformes : vérifiez la prise en charge de Linux et des navigateurs si votre équipe n'est pas entièrement sur Mac ou Windows.
- L'administration : SSO, SAML et gestion des licences comptent dès que l'outil est déployé à l'échelle de l'entreprise.
10 autres alternatives à Pop
Ce classement est calculé sans critère commercial. Méthodologie de classement
| Logiciel | Note | Essai gratuit | Site officiel | |
|---|---|---|---|---|
| 8,8/10 | Oui | Visiter | Lire le test → | |
| 9,0/10 | Oui | Visiter | Lire le test → | |
| 8,3/10 | Oui | Visiter | Lire le test → | |
| 8,3/10 | Non | Visiter | Lire le test → | |
| 7,5/10 | Non | Visiter | Lire le test → | |
| 9,1/10 | Oui | Visiter | Lire le test → | |
| 5,3/10 | Oui | Visiter | Lire le test → | |
| 9,0/10 | Oui | Visiter | Lire le test → | |
| 7,9/10 | Non | Visiter | Lire le test → | |
| 8,7/10 | Non | Visiter | Lire le test → |
Questions Fréquentes
Pop est-il gratuit ?
En partie. L'offre Starter est gratuite et permet de rejoindre des réunions en illimité. L'offre Pro, qui permet d'organiser des réunions sans limite de durée, est gratuite tant que Pop est en bêta. L'offre Enterprise est affichée à 25 $ par utilisateur et par mois, à partir de 40 licences pour 12 000 $ par an.
Qu'est-ce qui distingue Pop d'un outil de visioconférence classique ?
Son partage d'écran multijoueur : tous les participants peuvent cliquer et taper sur l'écran partagé en même temps, chacun avec sa souris et son clavier. Dans la plupart des outils de réunion, le contrôle de l'écran est cédé à une seule personne à la fois.
Quelle alternative à Pop choisir si l'entreprise utilise déjà Microsoft 365 ?
Microsoft Teams est la piste la plus simple : il est inclus dans l'environnement Microsoft et permet de donner le contrôle de son écran partagé à un participant pendant une réunion. Le contrôle se passe alors à tour de rôle, et non à plusieurs en même temps.
Existe-t-il une alternative à Pop hébergée en Europe ?
Pop est hébergé sur Google Cloud Platform et Google Firebase. Pour un hébergement en Suisse, kMeet d'Infomaniak fait transiter les échanges uniquement par des serveurs situés en Suisse. Jami, open source, fonctionne sans serveur central : les échanges passent directement entre les participants.
