Logiciel de réservation restaurant : comparatif de 13 outils et prix
Un logiciel de réservation restaurant reçoit les demandes de table depuis votre site, Google et les réseaux sociaux, ajoute celles prises au téléphone, et range le tout dans un seul planning. Il n'encaisse pas l'addition et ne prend pas les commandes : ce rôle revient à la caisse du restaurant. Il ne calcule pas non plus le coût des plats, qui relève du logiciel de gestion de restaurant.
Cette page présente 13 outils proposés en France. Les tarifs viennent des sites des éditeurs, à la date du 5 novembre 2026. Aucun n'a été testé : les informations viennent de leurs pages officielles. La première décision porte sur le modèle économique, car elle pèse plus sur la facture que le choix d'une fonction : un abonnement fixe, ou une commission sur les clients qu'une plateforme vous envoie.
Qu'est-ce qu'un logiciel de réservation pour restaurant ?
C'est un cahier de réservation numérique, relié aux endroits où vos clients cherchent une table. Le client choisit une date, un créneau et un nombre de couverts, sans appeler. Le logiciel vérifie la capacité que vous avez fixée, confirme ou vous laisse confirmer, puis envoie un rappel. L'équipe voit le service sur un écran, sur une tablette ou sur un téléphone.
Autour de ce noyau, les éditeurs ajoutent le placement sur un plan, la liste d'attente, le fichier client, l'empreinte bancaire, la demande d'avis et parfois un assistant qui répond au téléphone. Une réservation prise à l'oral entre dans le même planning, ce qui évite les doublons entre le carnet et l'écran.
La réservation en ligne d'un restaurant repose donc sur deux éléments distincts : un point d'entrée pour le client (un bouton sur votre site, votre fiche Google, votre page Instagram) et un outil de suivi pour la salle. Un simple formulaire de contact couvre le premier à moitié et ne couvre pas le second.
Pourquoi quitter le carnet : avantages et limites
Le premier gain est le temps de service : la table se réserve sans que personne décroche, y compris quand le restaurant est fermé. Le deuxième est la lisibilité, puisque tout le monde voit le même planning et qu'une table ne se vend pas deux fois. Le troisième vient du fichier client, qui garde les préférences d'un habitué d'une visite à l'autre.
Les limites existent. Une partie de vos clients continuera d'appeler, et la salle devra saisir ces appels au même endroit. Une garantie par carte mal réglée peut décourager une table de deux un mardi soir. Enfin, chaque canal ouvert doit rester à jour : un créneau fermé dans le logiciel mais ouvert sur une plateforme produit des surréservations.
Table, rendez-vous, commande : où s'arrête cet outil
Le mot « réservation » recouvre plusieurs métiers, et plusieurs logiciels voisins entrent en salle sans gérer les tables. Ce tableau sert à vérifier que vous cherchez au bon endroit.
| Votre besoin | Famille de logiciels | Ce qu'elle gère |
|---|---|---|
| Remplir les tables d'un service et limiter les absences | Logiciel de réservation restaurant (cette page) | Couverts par créneau, plan de salle, rappels, garantie par carte |
| Donner des créneaux à un coiffeur, un coach, un praticien | Outils de rendez-vous et de réservation de prestations | Agenda d'une personne ou d'une ressource, durée de la prestation |
| Laisser le client commander et payer seul | Bornes de commande et menus QR code | La commande et le paiement, une fois le client sur place ou pour un retrait |
| Encaisser, envoyer en cuisine, clôturer la journée | Logiciels de caisse pour restaurant | Tickets, moyens de paiement, conformité fiscale |
| Suivre les stocks, les fiches techniques, le coût matière | Logiciels de gestion de restaurant | Achats, inventaires, marge par plat |
| Vendre des chambres et des tables dans le même établissement | Logiciels hôteliers, à relier à la réservation de table | Chambres, séjours, facturation de l'hébergement |
La frontière la plus souvent confondue passe par le QR code : un menu par QR code sert au client une fois assis, alors que la réservation agit avant sa venue. Plusieurs éditeurs vendent les deux, mais un outil de commande à table seul ne vous donne ni planning ni plan de salle.
Commission ou abonnement : ce qui change sur la facture
Deux modèles se partagent le marché, et ils ne vendent pas tout à fait la même chose.
La plateforme. Votre restaurant apparaît sur un site et une application que le grand public consulte déjà. Vous payez sur les clients envoyés. TheFork Manager prélève un pourcentage du ticket moyen sur chaque client envoyé. OpenTable applique des frais de couvert aux clients venus de son site, de son application ou de son réseau affilié.
L'abonnement. Vous payez un montant fixe par mois, que la salle soit pleine ou non. Les clients viennent de vos propres canaux : site, Google, réseaux sociaux. L'éditeur ne s'engage pas à vous en apporter, même si certains ont une application destinée aux clients, comme Zenchef.
Le calcul utile est le seuil de bascule. Prenons une hypothèse, qui n'est le tarif de personne : un ticket moyen de 40 € et une commission de 5 %, soit 2 € par client apporté. Un abonnement à 129 € par mois coûte alors autant que 65 clients apportés (129 divisé par 2 donne 64,5). Remplacez ces chiffres par ceux de votre devis, car TheFork Manager n'affiche pas son taux et OpenTable passe par un devis.
Ce seuil ne suffit pas à trancher. Une commission rémunère un client que vous n'auriez peut-être pas eu, alors qu'un abonnement ne vous en garantit aucun. Un restaurant de quartier déjà complet le week-end n'a pas le même intérêt qu'un établissement récent, situé dans une rue peu passante. Regardez aussi ce qui reste gratuit : TheFork Manager ne facture rien sur ce qui arrive par votre site, Instagram ou Facebook ; OpenTable épargne les réservations prises sur votre site ou par téléphone.
« Sans commission » ne veut pas dire sans frais variables. Chez Zenchef, une grille de frais s'applique aux paiements par carte : 6 % sur Reserve, 4 % sur Manage, 2 % sur Grow. Chez resmio, la commande en ligne reste à 4 % ou 2 % de commission, hors forfait. Chez ARDOIZA, Stripe prélève ses propres frais dès que le paiement en ligne est en service.
Tableau comparatif des 13 logiciels de réservation
Prix relevés le 5 novembre 2026. La mention HT ou hors TVA n'apparaît que si la page la donne.
| Logiciel | Modèle | Commission sur les réservations | Prix par mois | Contre les absences |
|---|---|---|---|---|
| Zenchef | Abonnement | Non | 129 € à 249 €, options en plus | Rappels, prépaiement, empreinte en option |
| Kouver | Abonnement | Non | À partir de 89 € HT | Rappels, empreinte ou acompte |
| resmio | Abonnement | Non | 0 €, 69,90 € ou 129,90 € hors TVA | Rappels, acompte en module ou dans Ultimate |
| Restomatik | Abonnement | Non | 49 €, 79 € ou 109 € HT | Rappels, empreinte ou acompte dans Premium |
| ARDOIZA | Abonnement | Non | 29 €, 40 € ou 89 €, TVA non applicable | Acompte sur votre compte Stripe |
| Octotable | Abonnement | Non | 0 €, 19 €, 29 € ou 49 € hors TVA | Rappels, acompte et carte en garantie dans EVO |
| Omany | Abonnement | Non | Offre gratuite limitée, abonnement non affiché | SMS et e-mails, empreinte bancaire |
| TheFork Manager | Plateforme | Oui, sur les clients du réseau | Mise en service à 400 €, puis commission au taux non affiché | Rappels ; empreinte et prépaiement hors formule Visibility |
| OpenTable | Plateforme | Frais de couvert sur les clients du réseau | Sur devis, SMS personnalisés à 9 € en option | Acomptes, empreinte bancaire |
| ReztoFlow | Tout-en-un avec caisse | Non | 150 € HT en prix public | Notifications SMS et e-mail, garantie non indiquée |
| Zelty | Caisse avec module | Non précisé | Aucun tarif sur la page lue | Non indiqué sur la page lue |
| L’addition | Caisse avec module | Non précisé | Sur devis | Non indiqué sur la page lue |
| Lightspeed Restaurant | Caisse avec module | Non précisé | Caisse de 89 € à 249 €, module facturé en plus, montant non affiché | Confirmations et rappels |
Les outils spécialisés, à prix fixe
Ils vivent de l'abonnement et ne prennent pas de commission sur les couverts. L'ordre suit le prix de la première formule payante, du plus élevé au plus bas, et Omany, dont le prix n'est pas affiché, ferme la liste. Ce n'est pas un classement de qualité.
Zenchef
Zenchef revendique plus de 36 000 établissements, répartis sur plus de 20 pays. La formule Reserve couvre le widget, Google, l'appli grand public de la marque, l'assistance téléphonique et les avis. Manage ajoute la gestion des tables, la file d'attente et la réservation sur Instagram et Facebook. Grow vise les groupes et les maisons qui travaillent la fidélité, avec l'envoi de campagnes et le suivi de plusieurs adresses.
Prix : Reserve à 129 €, Manage à 169 €, Grow à 249 € chaque mois, sans mention HT sur la page. Options mensuelles : Website 29 €, Suite Marketing 29 €, groupes 29 €, SMS automatiques 49 €, AI Concierge 99 €, Meta Reserve 19 €.
À clarifier : sa foire aux questions parle d'abord d'une durée minimale d'un an, puis d'une formule au mois que l'on arrête quand on veut. Faites écrire la durée dans le contrat.
Caisses : la page des intégrations cite notamment Lightspeed, L'addition, Popina, Cashpad, Clyo Systems et JDC.
Une page dédiée détaille les alternatives à Zenchef.
Kouver
Kouver, l'ancien Food Collect, se présente comme une solution française et annonce plus de 600 clients en France. Le socle comprend le module de réservation, l'empreinte bancaire ou l'acompte, les groupes, Google, le fichier client, le plan de salle et l'intégration à des logiciels de caisse. La confirmation par SMS et Kouver IA, qui répond aux appels, sont en option.
Prix : à partir de 89 € HT par mois pour la réservation, 99 € HT avec le menu, 119 € HT avec le site. Devis pour les franchises et les réseaux.
À clarifier : la mention « à partir de » laisse le prix final ouvert, et les options n'ont pas de montant sur la page. Demandez le total avec SMS.
resmio
resmio est édité à Nuremberg et annonce plus de 10 000 restaurants en Europe. Sa grille part d'une formule à 0 €, puis monte par paliers. Premium ajoute le plan de table, les réservations par Google, les rappels par e-mail, le widget personnalisé, les statistiques et la liste d'attente. Ultimate inclut les modules, dont l'application iPad, le plan de table graphique, les acomptes et le planning du personnel.
Prix : Basic à 0 €, Premium à 69,90 € et Ultimate à 129,90 € par mois, hors TVA. Modules de Premium à 19,90 € par mois chacun, SMS à 0,09 € l'unité.
À clarifier : les formules payantes engagent 12 mois, sauf supplément de 10 € par mois pour résilier chaque mois. Sur Basic, les réservations via Google ne sont gratuites que 30 jours.
Restomatik
Restomatik est édité par ASCENTO SAS, à Donzère, et cofondé par un restaurateur. Essentiel couvre le cahier digital, le widget et les e-mails de confirmation. Pro ajoute le plan de salle, les SMS, les statistiques et l'intégration aux systèmes de caisse. Premium ajoute les rappels SMS avant le service, l'empreinte bancaire et l'acompte.
Prix : 49 €, 79 € ou 109 € HT par mois, sans engagement. Site internet connecté à 12 € HT de plus par mois, qui ne se souscrit pas seul. Essai accompagné de 30 jours.
À clarifier : plusieurs fonctions sont indiquées « selon configuration », dont Google Reserve et l'empreinte bancaire. Les campagnes e-mail et SMS sont annoncées en préparation.
ARDOIZA
ARDOIZA se greffe sur le site que vous avez déjà pour prendre des tables et des commandes à retirer, ou vous en fournit un. Vous validez chaque demande depuis l'appli ARDOIZA Pro. Pour l'instant, seule une entreprise française munie d'un SIRET peut s'inscrire. Une page dédiée présente les alternatives à ARDOIZA.
Prix : 29 € pour Basic, 40 € pour Essentiel, 89 € pour Pro, chaque mois, TVA non applicable, sans engagement. Aucune carte demandée pendant les 30 jours d'essai.
À clarifier : les pages lues parlent de capacité par créneau, jamais de plan de salle. La livraison n'est pas assurée. Paiement en ligne et acompte exigent un compte Stripe à votre nom.
Octotable
Octotable est un service d'Octorate Srl, à Rome. Le plan gratuit donne une page de réservation, la réservation avec Google et un menu par QR code. Les plans payants ouvrent les réservations illimitées et le widget, puis les e-mails et SMS automatiques, puis la liste d'attente, le fichier client et la garantie par carte. Un assistant vocal répond aux appels, et WhatsApp sert aux confirmations.
Prix : Free à 0 € avec 30 réservations en ligne par mois, DigiMenù à 19 €, Premium à 29 €, EVO à 49 € par mois, hors TVA, sans engagement. Site web à partir de 15 € par mois.
À clarifier : le prix de l'assistant vocal n'apparaît pas sur la page tarifs. Les conditions générales gardent des passages en italien.
Omany
Omany est édité à Grenoble. Sa cible : l'indépendant, du moyen au haut de gamme. Il regroupe les réservations du téléphone, du site, de Google et des réseaux sociaux, avec le plan de salle, l'empreinte bancaire, les SMS et e-mails, le fichier client, le choix du menu à l'avance et un site internet.
Prix : offre gratuite limitée à 50 réservations, sans carte bancaire. Le montant des abonnements n'est pas affiché sur le site public.
À clarifier : le support par chat et e-mail est ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 18 h, un point à peser si vous servez le week-end. Au-delà de 50 réservations, les informations des nouvelles réservations sont masquées tant que vous ne souscrivez pas.
Les plateformes qui vous envoient des clients
Elles vendent de la visibilité autant qu'un logiciel. Le gain dépend de votre emplacement, de votre cuisine et de la concurrence dans votre quartier : faites le compte au bout de quelques mois, client par client.
TheFork Manager
Derrière TheFork Manager, il y a la plateforme TheFork, et le site est signé LaFourchette SAS. L'éditeur annonce 55 000 restaurants et plus de 20 millions de visites par mois dans 11 pays. Le restaurant devient réservable sur TheFork et chez ses partenaires, dont Tripadvisor et le Guide MICHELIN. Un module de réservation gratuit s'installe sur votre site et vos réseaux sociaux.
Prix : les formules se nomment Visibility, Performance et Enterprise, avec une commission sur chaque client envoyé et une mise en service à 400 €. Ni le taux ni un prix d'abonnement ne sont affichés.
À clarifier : Visibility laisse de côté la garantie par carte, le paiement d'avance et la reconfirmation par SMS. Demandez aussi comment s'appliquent les promotions que vous activez.
OpenTable
OpenTable fait partie de Booking Holdings et annonce 70 000 restaurants, bars et établissements dans le monde. Il donne une page sur son site et son application, un widget, le bouton Google, un plan de salle, une liste d'attente, les acomptes, l'empreinte bancaire et des intégrations de caisse.
Prix : formules Core et Pro sur devis, option de SMS personnalisés facturée 9 € mensuels, frais de couvert sur les clients venus du réseau.
À clarifier : le contrat standard dure un an et se renouvelle automatiquement sauf avis 30 jours avant. Notez la date dès la signature.
Un seul éditeur pour la caisse et les tables
Ce choix a du sens à l'occasion d'un renouvellement de caisse, ou si la vôtre propose déjà un module. Les trois dernières de ces fiches sont d'abord des caisses : leur module de réservation complète l'encaissement. Pour comparer ces outils sur la caisse elle-même, voyez les logiciels de caisse pour restaurant.
ReztoFlow
ReztoFlow, édité par Samix Technology, vend un abonnement unique qui regroupe l'encaissement, les tables en ligne, un plan interactif de la salle, la vente à emporter, une page QR pour la salle, un site et L'Extra, son agent vocal. Sur la conformité NF525, la page tarifs renvoie à une attestation de l'éditeur.
Prix : le prix public s'établit à 150 € HT mensuels, sans commission ni engagement. Une offre de lancement est affichée : vérifiez son montant et sa durée au moment de signer. L'éditeur répercute au réel ce que coûte l'IA pendant les appels.
À clarifier : aucune page lue ne mentionne de garantie par carte. Remplacer une caisse reste un chantier bien plus lourd que remplacer un outil de réservation.
Zelty
Zelty vend d'abord une caisse de restaurant, et y ajoute Zelty Booking pour les tables. Le widget s'intègre à une page de votre site ou s'ouvre depuis un bouton, en quatre langues dont l'anglais et l'allemand. Vous réglez le nombre maximum de couverts par créneau, la taille des groupes, le délai minimum et les jours ouverts.
Prix : aucun tarif sur la page lue.
À clarifier : la page ne mentionne ni plan de salle ni garantie par carte pour ce module.
L’addition
L’addition vend une caisse pour iPad. L'Addition Réservation se résume à un bouton posé sur le site de l'établissement, qui alimente aussi un suivi des clients : coordonnées, visites, habitudes. L'éditeur le dit disponible pour ses clients, et propose un module PMS pour relier le restaurant à la partie hôtel.
Prix : sur devis, depuis un formulaire en ligne.
À clarifier : la page ne précise ni les rappels, ni la garantie par carte, ni le lien avec Google.
Lightspeed Restaurant
Lightspeed Restaurant est une caisse qui propose Lightspeed Reservations. La salle suit ses réservations sur l'écran de caisse, sur le plan des tables, avec des confirmations et des rappels automatiques, le bouton Réserver avec Google et un widget. L'éditeur propose aussi des intégrations avec des outils de réservation partenaires.
Prix : la caisse coûte 89 € (Basic), 159 € (Core) ou 249 € (Pro) chaque mois. Lightspeed Reservations figure « en supplément » partout dans la grille, et aucun montant n'est donné.
À clarifier : demandez le coût du module par établissement, et si la réservation fonctionne sans abonnement de caisse.
Guestonline, Resengo, CoverManager : où sont passées ces marques
Ces noms reviennent souvent dans les listes en ligne. Le site de Guestonline titre « Guestonline devient Zenchef » et garde un support pour ses clients. L'adresse française de Resengo redirige chez Zenchef. CoverManager, de son côté, se dit indisponible en France et oriente vers Zenchef, tout en gardant actifs les comptes existants. Un devis à ces noms a donc peu de chances d'aboutir : si vous êtes client de l'un d'eux, demandez plutôt le calendrier de migration.
Moins d'absences : rappels, empreinte bancaire, acompte
Les outils montent en puissance par étapes, et chaque étape ajoute une friction pour le client. Gardez la plus légère qui suffit à votre service.
Le rappel. Un e-mail ou un SMS avant le service. La plupart des éditeurs le proposent, mais le SMS est souvent payant : 49 € par mois en option chez Zenchef, 0,09 € l'unité chez resmio, inclus dès la formule Pro chez Restomatik.
La reconfirmation. Le client clique pour confirmer sa venue. Une absence de réponse vous alerte avant le service.
L'empreinte bancaire. Le client laisse sa carte en garantie. Chez Zenchef, il n'est prélevé qu'en cas d'absence ou d'annulation tardive, et les frais de transaction ne s'appliquent que si la carte est débitée. Elle convient aux grandes tables et aux soirs de forte demande.
L'acompte ou le prépaiement. Le client paie tout ou partie à l'avance. Cette option se justifie pour un menu unique, un groupe, une privatisation ou un soir de fête.
Vérifiez la formule exacte : la garantie par carte n'est pas toujours dans l'offre de base. Elle figure dans EVO chez Octotable, dans Premium chez Restomatik, et ne figure pas dans Visibility chez TheFork Manager. Chez resmio, elle coûte 19,90 € par mois en module sur Premium.
Écrivez aussi vos conditions dans le parcours de réservation : montant retenu, délai pour annuler sans frais, contact en cas d'imprévu. Sur le droit de rétractation, Service Public classe les services de restauration fournis à une date déterminée parmi les exceptions au délai de 14 jours : un client qui paie une table en ligne ne peut pas s'appuyer sur ce délai. Vos conditions d'annulation comptent donc d'autant plus.
Le plan de salle pendant le coup de feu
Une capacité par créneau suffit à une petite salle où toutes les tables se valent. Dès que vous jouez avec des tables de 2 que l'on rapproche, une terrasse ou plusieurs services qui se chevauchent, le plan de salle évite les erreurs de placement et montre ce qui reste à vendre.
Regardez trois points. Le plan se manipule-t-il sur la tablette de l'accueil, ou seulement sur un ordinateur ? Les clients de passage y entrent-ils en deux gestes ? Le statut de la table remonte-t-il depuis la caisse ? Omany annonce la gestion du surbooking et des clients de passage sur son plan interactif. Chez resmio, la version graphique est un module à part. Chez Zenchef, la gestion des tables commence à la formule Manage, et chez Restomatik à la formule Pro.
Cette fonction ne se mesure pas sur une démonstration vide. Demandez à voir un samedi soir chargé, avec des retards et une table qui se libère plus tôt que prévu.
Le bouton Réserver sur votre fiche Google
Une part des demandes passe par votre fiche d'établissement, et l'aide de Google décrit deux chemins, à ne pas confondre.
Le lien que vous ajoutez vous-même. Vous pouvez saisir jusqu'à 10 liens par catégorie, dont la réservation, puis en désigner un comme lien préféré. Ce lien mène au formulaire de votre choix, hébergé chez vous ou chez l'éditeur.
Le lien d'un fournisseur partenaire. Google travaille avec des fournisseurs tiers, dont les liens peuvent s'afficher automatiquement sur votre fiche. Zenchef, Octotable, Omany, Kouver et Lightspeed annoncent cette liaison, chacun sous son propre intitulé.
Le piège arrive en changeant d'outil : un ancien fournisseur peut rester affiché et capter vos clients. Google permet de supprimer un fournisseur depuis la fiche, et les fournisseurs ont cinq jours pour retirer leurs liens après la demande. Si vous quittez une plateforme à commission, contrôlez cette fiche le jour même. Vérifiez enfin les conditions : Restomatik indique Google Reserve « selon configuration », et resmio limite cet accès à 30 jours sur sa formule gratuite.
Répondre au téléphone pendant le service
Un appel qui sonne en plein service est une réservation perdue ou un serveur retiré de la salle. Plusieurs éditeurs proposent désormais un agent vocal, qui décroche et inscrit la table.
Zenchef vend AI Concierge 99 € par mois en option, dans la limite de 500 minutes par mois indiquée sur sa grille.
ReztoFlow inclut L'Extra dans son abonnement et refacture les coûts d'IA au réel. L'agent se vend aussi seul, à 25 € HT par mois.
Kouver, Octotable et TheFork Manager annoncent aussi un assistant d'appels, sans montant sur les pages lues.
Avant de signer, appelez une ligne de démonstration avec un cas difficile : un groupe, une allergie, un changement d'heure. Demandez le coût par appel ou par minute, les langues parlées, et la façon dont l'agent passe la main à un humain.
Fichier client : vos données et vos campagnes
Le fichier client prend de la valeur avec les années : préférences, allergies, habitudes, fréquence des visites. Posez la question de sa sortie avant celle de son entrée. Restomatik annonce des données récupérables, TheFork Manager parle d'import et d'export, resmio liste l'exportation des réservations dans sa grille. Demandez le format, le périmètre et le délai, et faites-le écrire.
L'outil vous permet souvent d'écrire à ces clients, mais la loi encadre l'envoi. La CNIL rappelle que la prospection par e-mail ou SMS auprès de particuliers demande leur consentement préalable, avec une exception : la personne est déjà cliente et le message porte sur des services similaires de la même entreprise. La CNIL précise que cette exception ne joue pas sans vente ou prestation effective. Une réservation jamais honorée ne semble donc pas suffire : prévoyez une case dédiée, non pré-cochée, dans votre parcours.
Combien coûte un logiciel de réservation pour restaurant ?
Les prix publics relevés vont de 0 € à 249 € par mois, et les plateformes ajoutent une part variable. Le prix de la formule ne dit pas tout : additionnez les options dont vous aurez vraiment besoin.
| Poste | Exemples relevés |
|---|---|
| Abonnement d'entrée payant | Octotable 19 €, ARDOIZA 29 €, Restomatik 49 € HT, resmio 69,90 €, Kouver 89 € HT, Zenchef 129 € |
| SMS | Zenchef 49 € par mois en option, OpenTable 9 € par mois en option, resmio 0,09 € l'unité |
| Site internet | Restomatik 12 € HT par mois, Octotable à partir de 15 € par mois, Zenchef 29 € par mois |
| Agent vocal | Zenchef 99 € par mois, ReztoFlow 25 € HT par mois s'il est pris seul |
| Mise en service | TheFork Manager 400 €, installation gratuite annoncée par resmio |
Un exemple de calcul : Zenchef Manage avec SMS automatiques revient à 169 € plus 49 €, soit 218 € par mois et 2 616 € par an. Restomatik Premium avec le site revient à 109 € plus 12 €, soit 121 € HT par mois et 1 452 € HT par an. Les deux lignes ne couvrent pas le même périmètre et la page de Zenchef ne précise pas si ses prix sont HT : l'intérêt du calcul est de vous faire raisonner sur le total annuel, pas de départager ces deux outils.
Regardez aussi la durée. Restomatik, ARDOIZA, Octotable et ReztoFlow annoncent l'absence d'engagement. resmio demande 12 mois sur ses formules payantes, le contrat standard d'OpenTable dure un an, et Omany renouvelle tacitement la durée choisie, mensuelle ou annuelle.
Existe-t-il un logiciel de réservation restaurant gratuit ?
Oui, avec des limites à lire de près. Ces offres conviennent pour démarrer, ou à un très petit volume.
Octotable Free : page de réservation, Google et menu par QR code, dans la limite de 30 réservations en ligne par mois.
Omany : fonctions essentielles dans la limite de 50 réservations, sans carte bancaire. Le plafond porte sur le total, sans mention d'une remise à zéro mensuelle.
resmio Basic : réservations sans limite de nombre, menu et site simple, mais Google gratuit 30 jours seulement et commission sur les commandes en ligne.
Extension ARDOIZA PRO : pour un site WordPress, un petit formulaire de réservation, utilisable sans compte ARDOIZA. Il n'y a plus d'offre gratuite pour un nouveau compte ARDOIZA.
Le module gratuit de TheFork Manager appartient à un autre cas : l'installation sur votre site ne coûte rien, mais il s'inscrit dans une offre qui facture la mise en service et commissionne les clients du réseau. Si vous prenez très peu de réservations, un cahier papier reste défendable. Le logiciel devient utile quand les appels vous interrompent ou que les absences vous coûtent des couverts.
Quel outil selon votre établissement
Petite salle, peu de réservations, budget serré. Commencez par une offre gratuite ou une formule d'entrée : Octotable, resmio Basic, ARDOIZA ou Restomatik Essentiel.
Indépendant de moyen ou haut de gamme, absences coûteuses. Visez une formule avec garantie par carte et plan de salle : Omany, Zenchef, Kouver ou Restomatik Premium.
Restaurant récent ou peu visible, salle à remplir. Une plateforme se défend le temps de bâtir votre clientèle : TheFork Manager ou OpenTable, avec un calcul mensuel du coût par client.
Plusieurs établissements. Regardez la base clients partagée : Zenchef Grow et son option groupes, TheFork Manager Enterprise, le devis de Kouver, ou les établissements supplémentaires d'ARDOIZA.
Changement de caisse en vue. Comparez un seul éditeur (ReztoFlow, Lightspeed Restaurant, Zelty, L’addition) à un outil spécialisé relié à votre future caisse.
Hôtel avec restaurant. Demandez si la réservation de table communique avec votre logiciel d'hébergement : L'addition annonce un module PMS, Restomatik une offre pour les hôtels-restaurants.
Sept vérifications avant de signer
Le total annuel, avec les options, les SMS et les frais de paiement que vous utiliserez vraiment.
Le prix écrit : une mention « à partir de » ou une offre de lancement ne remplacent pas le tarif après la première année.
La durée et la sortie : engagement, préavis, renouvellement automatique.
Le lien avec votre caisse : faites nommer votre logiciel de caisse et ce qui circule réellement, statut de table, addition, données clients.
Le support pendant le service : Omany répond du lundi au vendredi, quand Kouver, Restomatik et TheFork Manager annoncent un service 7 jours sur 7. Un samedi à 20 h, cet écart se sent.
L'export de vos données, dans un format que votre prochain outil saura lire.
L'usage réel : faites utiliser l'outil par la personne qui tient l'accueil, sur son appareil et un soir chargé, plutôt que de vous fier à la démonstration.
Mettre en place la réservation en ligne dans votre restaurant
La mise en route tient en six étapes. Commencez un mardi plutôt qu'un vendredi.
Décrivez votre salle. Services, durée moyenne d'une table, nombre de couverts par créneau, et part de la salle que vous gardez pour le téléphone et le passage.
Reprenez vos données. Fichier client et réservations à venir : resmio annonce un service de transfert, et plusieurs éditeurs proposent un import.
Posez le bouton. Sur votre site, votre page Facebook et votre profil Instagram, avec le même lien partout.
Reliez votre fiche Google. Ajoutez la réservation, choisissez le lien préféré, retirez les anciens fournisseurs.
Fixez la règle contre les absences. Dès quelle taille de table, pour quels soirs, avec quel montant.
Formez la salle. Chaque appel passe par le même planning dès le premier jour. Un carnet tenu en parallèle fait revenir les doublons.
Si vous changez d'outil, gardez les deux en service tant que des réservations prises dans l'ancien restent à honorer. Basculez ensuite tous les boutons en une fois, puis contrôlez votre fiche Google. Vérifiez enfin l'engagement restant : quitter un contrat annuel en cours peut coûter plus que le gain espéré.
Questions Fréquentes
Quel est le meilleur logiciel de réservation pour un restaurant ?
Quelle est la différence entre un logiciel de réservation et une plateforme comme TheFork ?
Un logiciel de réservation restaurant gratuit est-il suffisant ?
Comment ajouter un bouton de réservation sur sa fiche Google ?
Comment limiter les no-shows au restaurant ?
Un client peut-il se rétracter sous 14 jours après avoir payé sa table en ligne ?
Quelle application de réservation choisir pour un restaurant ?
Faut-il remplacer le cahier de réservation papier ?
Peut-on utiliser TheFork Manager sans payer de commission ?
Notez cet article