Création micro-entreprise en ligne : la démarche gratuite pas à pas
Une micro-entreprise se déclare sur internet, auprès du guichet officiel des formalités d'entreprise, et cette déclaration ne coûte rien. Service-public l'écrit sans nuance : « l'immatriculation d'une micro-entreprise est toujours gratuite, à l'exception des agents commerciaux ». Aucune plateforme n'est donc nécessaire pour devenir auto-entrepreneur, terme qui désigne le même régime que micro-entrepreneur : une entreprise individuelle aux règles fiscales et sociales simplifiées. Certaines font gagner du temps ou vérifient le dossier ; elles facturent ce service, pas la formalité.
Cette page suit la démarche officielle pas à pas, distingue ce qui est payant de ce qui ne l'est pas, rappelle les seuils et les taux en vigueur, détaille l'Acre telle qu'elle s'applique désormais et indique ce que facturent six services privés, avec leurs tarifs constatés mi-octobre 2026. Pour les sociétés, les services de création sont comparés sur la page création d'entreprise en ligne.
Créer sa micro-entreprise gratuitement : ce que dit l'administration
Depuis janvier 2023, la déclaration de début d'activité passe par formalites.entreprises.gouv.fr, site opéré par l'INPI. L'Urssaf renvoie elle-même vers ce site pour toute création d'auto-entreprise. Le coût dépend uniquement de la nature de l'activité :
Activité commerciale : inscription au registre national des entreprises et au registre du commerce et des sociétés gratuite.
Activité artisanale ou libérale : inscription au registre national des entreprises gratuite. Certaines pages commerciales évoquent encore des frais de chambre de métiers pour les artisans ; service-public indique au contraire que les formalités d'une micro-entreprise artisanale sont gratuites.
Agent commercial : seule exception, l'inscription obligatoire au registre spécial des agents commerciaux coûte 23,21 €.
Si un site ou un courrier vous réclame de l'argent pour « valider » ou « enregistrer » votre auto-entreprise, il ne s'agit pas d'un frais obligatoire. La seule démarche imposée par la loi est l'immatriculation, et l'exercer sans être immatriculé est puni d'une amende de 7 500 €.
Salarié, étudiant, retraité, mineur : qui peut ouvrir une micro-entreprise
Salarié : le cumul est en principe possible, sauf clause d'exclusivité dans le contrat de travail. Pendant toute sa durée, l'obligation de loyauté interdit d'exercer la même activité que l'employeur ; un salarié qui crée une activité artisanale ne peut pas travailler pour les clients de son employeur sans son accord.
Étudiant majeur : toute activité commerciale, artisanale ou libérale est ouverte, sous réserve des qualifications exigées pour une activité réglementée.
Mineur : sans émancipation, il ne peut pas créer d'entreprise individuelle, donc pas de micro-entreprise ; dès 16 ans, seules une EURL ou une SASU lui sont permises. Émancipé, il peut exercer une activité artisanale ou libérale s'il a les qualifications, et une activité commerciale avec l'autorisation d'un juge.
Retraité : il faut avoir atteint l'âge légal de départ et avoir rompu tout lien professionnel avec l'ancien employeur.
Demandeur d'emploi : l'allocation peut être conservée en partie ; les options sont détaillées dans la section sur les aides.
Certaines activités restent exclues du régime, quel que soit le profil : les professions libérales rattachées à une autre caisse de retraite que la Cipav ou la Sécurité sociale des indépendants (professions juridiques, médicales, experts-comptables, artistes-auteurs), les activités soumises à la TVA immobilière, comme agent immobilier, marchand de biens ou loueur d'immeubles nus, et les activités agricoles relevant de la MSA. Embaucher reste possible : le micro-entrepreneur paie alors les cotisations patronales sur les salaires versés.
Déclarer sa micro-entreprise sur le guichet unique, étape par étape
Avant de commencer : activité, réglementation, adresse
Vérifiez d'abord que votre activité n'est pas réglementée : coiffure, restauration ou agence immobilière, par exemple, exigent un diplôme, une autorisation ou un agrément, dont la copie sera demandée. Côté nom, la micro-entreprise porte vos prénom et nom suivis de la mention « EI » ; un nom commercial reste facultatif. Choisissez ensuite l'adresse de l'entreprise : votre domicile convient le plus souvent ; les autres options figurent dans le comparatif domiciliation d'un auto-entrepreneur. La déclaration peut être déposée au plus tôt un mois avant le début d'activité, et au plus tard dans les 15 jours qui suivent.
Étape 1 : ouvrir un compte sur formalites.entreprises.gouv.fr
L'INPI propose deux façons de créer le compte, et le choix a une conséquence directe sur le coût. Avec FranceConnect+, vous signez le dossier électroniquement et gratuitement, mais il faut au préalable une identité numérique La Poste. Avec INPI Connect, vous pouvez remplir le dossier, pas le signer gratuitement : il faut alors passer par un service de signature tiers et payant. Une fois connecté, choisissez « Créer une entreprise », sélectionnez « Entrepreneur individuel » et répondez « Oui » à l'option micro-entrepreneur. Les données sont enregistrées automatiquement et le brouillon reste accessible pendant un an.
Étape 2 : décrire l'activité et choisir les options sociales et fiscales
L'Urssaf résume le parcours en quatre blocs : activité, informations personnelles, volet social et fiscal, pièce d'identité. Deux choix du volet social et fiscal méritent réflexion :
La périodicité des déclarations de chiffre d'affaires, mensuelle ou trimestrielle.
Le versement libératoire de l'impôt, qui ajoute un pourcentage fixe à vos cotisations et solde l'impôt sur le revenu de l'activité. Il est ouvert si le revenu fiscal de référence de votre foyer, deux ans plus tôt, reste sous 29 579 € pour une personne seule ou 59 158 € pour un couple. Si vous ne le choisissez pas tout de suite, l'option reste possible avant la fin du 3e mois qui suit celui de la création.
Étape 3 : joindre les trois pièces justificatives
Le dossier de base tient en trois documents :
votre pièce d'identité, en copie ;
un justificatif de l'adresse de l'entreprise, comme une facture d'électricité, de gaz ou d'eau récente ;
la déclaration sur l'honneur de non-condamnation, ainsi que l'attestation de filiation, datées et signées.
S'y ajoutent, selon votre situation, l'autorisation ou le diplôme d'une activité réglementée, une attestation d'information du conjoint marié sous le régime de la communauté, ou la déclaration notariée d'insaisissabilité si vous en avez fait une. Votre résidence principale est de toute façon protégée de plein droit.
Étape 4 : demander l'Acre, si vous y avez droit
L'Acre n'est pas automatique : vous téléchargez le justificatif de création sur le guichet unique, puis vous envoyez le formulaire de demande à l'Urssaf depuis sa messagerie, dans un délai de 60 jours à compter du démarrage. Les conditions et le montant sont détaillés plus bas.
Étape 5 : recevoir le Siret, puis l'affiliation à l'Urssaf
Après l'envoi, vous recevez un récépissé de dépôt « en attente d'immatriculation », utilisable un mois maximum et suffisant pour souscrire une assurance. Si le dossier est incomplet, vous avez 15 jours ouvrables pour compléter. L'Urssaf indique ensuite deux délais : environ 15 jours en moyenne pour le Siret, qui permet de facturer, et 4 à 10 semaines pour la notification d'affiliation, qui ouvre l'accès à votre espace sur autoentrepreneur.urssaf.fr.
Ce qui est gratuit et ce qui est payant
| Étape ou service | Coût officiel | Ce que facturent les services privés |
|---|---|---|
| Déclaration sur le guichet unique (commerce, artisanat, libéral) | Gratuit | De 39 € à 99 € HT selon le service, pour préparer et suivre le dossier |
| Signature électronique du dossier | Gratuite avec FranceConnect+ | Service de signature tiers payant si le compte a été créé avec INPI Connect |
| Inscription d'un agent commercial au registre spécial | 23,21 € | Le même montant, plus les honoraires |
| Annonce légale, statuts, capital | Sans objet : rien de tout cela pour une micro-entreprise | Rien ne doit être facturé à ce titre |
| Demande d'Acre | Gratuite, auprès de l'Urssaf | Citée dans certaines offres payantes ou liées à un compte pro |
| Compte bancaire | Pas de compte professionnel imposé ; compte dédié obligatoire au-delà de 10 000 € de chiffre d'affaires deux années de suite | Compte pro souvent proposé avec la création, par abonnement |
| Accompagnement | Gratuit : accompagnement de l'Urssaf pendant les neuf premiers mois | Assistance téléphonique, logiciel de facturation |
Service-public le rappelle aussi pour l'annonce légale : « Vous n'avez pas à effectuer cette formalité si vous êtes micro-entrepreneur ou entrepreneur individuel. » Tout devis qui en comporte une pour une auto-entreprise mérite une question.
Plateformes payantes : ce qu'elles font à votre place, et ce qu'elles ne font pas
Une plateforme remplit le formulaire avec vous, relit les pièces et suit le dossier jusqu'au Siret. Elle ne raccourcit pas le traitement par l'administration, ne vous donne aucun droit supplémentaire et ne remplace pas les choix que vous seul pouvez faire : activité déclarée, périodicité, versement libératoire. Elle se justifie surtout si vous craignez une erreur sur une activité réglementée ou mixte. Chaque prix a été lu sur la page de création du service concerné, à la mi-octobre 2026.
| Service | Tarif de création | Ce qui est inclus ou lié |
|---|---|---|
| LegalPlace | Standard 59,00 € HT ; Express 99,00 € HT | Garantie anti-rejet ; Express : traitement en 24 h et assistance illimitée |
| Captain Contrat | Basique 59 € HT ; Sécurité 99 € HT | Basique : dossier vérifié par un juriste et Siren ; Sécurité : assistance illimitée, 24 h, accompagnement Acre |
| Shine | Dès 39 €, de 39 € à 89 € selon l'activité | Compte pro lié (offre Start à 9 € HT par mois) |
| Portail Auto-Entrepreneur | Pack Création : 59 € HT pour 3 mois | Création et logiciel Solo, puis 19,90 € HT par mois sans engagement |
| Qonto | Gratuite | Liée à un abonnement annuel au compte pro (Basic : 108 € sur 12 mois) |
| Legalstart | Standard 59 € HT ; Premium 99 € HT | Premium : traitement en 24 h ouvrées, assistance illimitée, entretien avec un expert, puis 29,90 € par mois après 30 jours |
LegalPlace
LegalPlace propose deux formules pour une micro-entreprise : Standard à 59,00 € HT, où ses juristes montent le dossier et l'immatriculent auprès du guichet unique, rejet du greffe garanti, et Express à 99,00 € HT, qui ajoute un traitement sous 24 h et une assistance illimitée. LegalPlace annonce ensuite un Siren « sous 5 à 20 jours », selon les départements : le délai administratif reste le même que pour une déclaration faite seul.
Captain Contrat
Captain Contrat aligne ses prix sur ceux de LegalPlace. Basique, à 59 € HT, se limite au dossier vérifié par un juriste et à l'obtention du Siren. Sécurité, à 99 € HT, ajoute l'assistance téléphonique illimitée, un traitement express en 24 h et un accompagnement pour la demande d'Acre, démarche que beaucoup de créateurs oublient.
Shine
Shine, néobanque des indépendants, annonce l'immatriculation d'une auto-entreprise « dès 39 € » et précise que les frais varient de 39 à 89 € selon la nature de l'activité, libérale, commerciale, artisanale ou d'agent commercial. L'offre est pensée pour ouvrir en même temps un compte professionnel chez elle (offre Start : 9 € HT mensuels).
Portail Auto-Entrepreneur
L'éditeur du logiciel Solo vend un Pack Création à 59 € HT, qui comprend les formalités et trois mois du logiciel de gestion et de facturation. Il bascule ensuite sur un abonnement à 19,90 € HT par mois, sans engagement : à résilier si vous ne comptez pas l'utiliser.
Qonto
Qonto offre l'accompagnement à la création, dossier sur le guichet unique et demande d'Acre compris, à condition de souscrire un abonnement annuel au compte professionnel. Le forfait Basic revient à 108 € sur douze mois : c'est le vrai prix de cette création « offerte ».
Legalstart
Legalstart, racheté par LegalPlace selon Le Journal des entreprises du 11 mai 2026 tout en gardant sa propre marque, affiche sur sa page de tarifs deux formules pour une auto-entreprise. Standard, à 59 € HT, monte le dossier, le déclare au guichet unique et vous remet le Siren. Premium, à 99 € HT, ajoute un traitement en 24 h ouvrées, une assistance illimitée et un entretien avec un expert ; l'assistance passe ensuite à un abonnement de 29,90 € mensuels, que l'on peut arrêter quand on veut. Sa page « Devenir auto-entrepreneur », elle, citait encore lors du relevé des plafonds de chiffre d'affaires qui ne sont plus en vigueur : vérifiez les seuils sur service-public.
Les seuils de chiffre d'affaires de la micro-entreprise
Deux séries de seuils coexistent, et les confondre est l'erreur la plus courante : ceux du régime micro, qui conditionnent l'imposition forfaitaire, et ceux de la franchise de TVA.
| Activité | Plafond du régime micro (revenus 2026) | Franchise de TVA : seuil de base | Franchise de TVA : seuil majoré |
|---|---|---|---|
| Vente de marchandises, denrées à emporter ou à consommer sur place, fourniture de logement | 203 100 € | 85 000 € | 93 500 € |
| Prestations de services (BIC) | 83 600 € | 37 500 € | 41 250 € |
| Activités libérales (BNC) | 83 600 € | 37 500 € | 41 250 € |
Le plafond du régime micro s'apprécie sur les deux années civiles précédentes : un dépassement isolé ne fait pas sortir du régime, seul un dépassement deux années de suite y met fin, au 1er janvier suivant. Pour la TVA, la franchise s'applique si le chiffre d'affaires de l'année précédente reste sous le seuil de base et celui de l'année en cours sous le seuil majoré. Pour une première année incomplète, le chiffre d'affaires se calcule au prorata du temps d'activité.
Cotisations sociales : le taux selon votre activité
Les cotisations sont un pourcentage du chiffre d'affaires encaissé, déclaré chaque mois ou chaque trimestre. Sans chiffre d'affaires, rien n'est dû. La première déclaration intervient au minimum 90 jours après le début de l'activité.
| Activité | Taux de cotisations | Avec versement libératoire |
|---|---|---|
| Vente de marchandises, fourniture de logement | 12,3 % | 13,3 % |
| Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) | 21,2 % | 22,9 % |
| Profession libérale non réglementée (BNC) | 25,6 % | 27,8 % |
| Profession libérale relevant de la Cipav | 23,2 % | 25,4 % |
| Location de logements meublés de tourisme | 6 % | — |
L'Acre pour un micro-entrepreneur : 25 % d'exonération, sur demande
L'Acre allège les cotisations des premiers mois. Pour un micro-entrepreneur, service-public la décrit désormais ainsi : vous payez 75 % du taux habituel, ce qui revient à 25 % d'exonération. Un électricien paie ainsi 15,9 % au lieu de 21,2 %.
Durée : l'exonération court jusqu'au terme du troisième trimestre civil suivant le démarrage. Démarrer le 3 septembre donne droit à l'Acre jusqu'au 30 juin suivant, soit dix mois ; démarrer début juillet en donne douze. Mieux vaut donc lancer l'activité en début de trimestre.
Bénéficiaires : notamment les demandeurs d'emploi indemnisés, ou inscrits depuis plus de 6 mois sur les 18 derniers mois, les bénéficiaires du RSA ou de l'ASS, les 18-25 ans, les moins de 30 ans non indemnisés, les créateurs installés en quartier prioritaire ou en zone France ruralités revitalisation. Il ne faut pas en avoir bénéficié dans les 3 années précédentes.
Démarche : demande à l'Urssaf au plus tard 60 jours après le démarrage, avec le justificatif de création et une pièce prouvant votre situation. L'Urssaf répond sous 30 jours ; sans réponse, l'Acre est considérée comme accordée.
Ne la confondez pas avec l'Arce, versée par France Travail, qui transforme 60 % de vos allocations chômage en capital.
Aides pour créer une micro-entreprise : ARE, Arce, prime jeune et prêts
Au-delà de l'Acre, quatre dispositifs officiels reviennent dans la plupart des guides. Aucun ne s'obtient en cochant une case du guichet unique : chacun a son interlocuteur.
Garder l'ARE ou la transformer en capital avec l'Arce
Si vous êtes inscrit à France Travail avant la création, vous pouvez cumuler l'allocation chômage avec vos revenus de micro-entrepreneur. L'allocation est alors réduite de 70 % des revenus de l'activité, calculés après l'abattement forfaitaire : 71 % du chiffre d'affaires en vente, 50 % en services, 34 % en libéral. Ce cumul ne peut pas dépasser le salaire mensuel moyen brut qui a servi à calculer l'allocation.
L'autre voie est l'Arce : vous renoncez aux versements mensuels et recevez en capital 60 % du reliquat de vos droits. L'Arce, accordée sous conditions, apporte des fonds dès le démarrage ; le cumul mensuel maintient un revenu tant que l'activité rapporte peu. France Travail met à disposition un simulateur pour comparer.
La prime « jeune entrepreneur » : 1 000 €, pas 3 000 €
La prime de 3 000 € dont on parle encore en ligne a bien existé : l'Adie la versait aux moins de 30 ans en insertion, avec un microcrédit. Selon l'association, ce versement a cessé en novembre 2022, et la somme de 3 000 € qui circule sur les réseaux sociaux ne correspond plus à rien. Elle l'a remplacé par une prime d'État de 1 000 €, liée à un microcrédit d'au moins 1 000 €, pour les moins de 30 ans qui s'immatriculent dans les 12 mois ou l'ont fait depuis moins de 3 mois et remplissent au moins une condition sociale : bénéficiaire du RSA, de l'ASS ou de l'AAH, demandeur d'emploi depuis plus de 12 mois, inscrit à une mission locale ou parent isolé, entre autres. L'Adie la présente comme limitée dans le temps : faites confirmer sa disponibilité par un conseiller.
Prêt d'honneur et microcrédit professionnel
Le prêt d'honneur est un prêt personnel à taux zéro, sans garantie, de 1 000 € à 90 000 €, remboursable sur 1 à 7 ans ; il sert souvent à convaincre une banque. Le microcrédit professionnel, lui, s'adresse à ceux qui n'obtiennent pas de prêt bancaire : 17 000 € au maximum, sur 5 ans au plus, avec un taux le plus souvent d'au moins 5 %. Service-public cite l'Adie comme principal interlocuteur, ainsi que France Active, Initiative France et Réseau Entreprendre.
Accompagnement régional et aides locales
Le dispositif national Nacre a disparu : depuis 2017, chaque région propose son propre accompagnement à la création, qui peut aller de l'aide au montage du projet au suivi des premières années. Les subventions locales se recherchent sur la base nationale des aides aux entreprises, car leur montant dépend du lieu d'implantation.
Après la création : compte dédié, CFE et premiers réflexes
Le compte bancaire : un compte professionnel n'est pas obligatoire, mais un compte dédié à l'activité le devient si le chiffre d'affaires dépasse 10 000 € deux années consécutives. Les offres adaptées sont comparées sur la page compte pro pour auto-entrepreneur.
La CFE : l'entreprise en est exonérée l'année de sa création, puis tant que le chiffre d'affaires de l'année N-1 ne dépasse pas 5 000 €. Au-delà, son montant dépend de la commune.
Les registres : un livre des recettes pour tous, et un registre des achats pour une activité de vente, à conserver 10 ans. Ils peuvent être tenus sur informatique ; un logiciel de facturation pour auto-entrepreneur aide à les tenir à jour.
L'assurance : une responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour une activité réglementée, la garantie décennale dans le bâtiment, une responsabilité civile médicale dans la santé, et un véhicule ou un local loué pour l'activité doivent être assurés. Dans les autres cas, une multirisque professionnelle reste recommandée.
L'accompagnement gratuit : l'Urssaf propose un suivi personnalisé pendant les neuf premiers mois d'activité.
Micro-entreprise ou société : quand le régime atteint ses limites
La micro-entreprise n'a pas de personnalité morale : impossible d'accueillir un associé ou de lever des fonds. Une même personne ne peut détenir qu'une seule entreprise individuelle ; pour ajouter une activité, l'INPI précise qu'il faut une formalité de modification, et non une nouvelle création. Les charges réelles ne sont pas déductibles, puisque l'impôt repose sur un abattement forfaitaire : 71 % pour l'achat-revente, 50 % pour les autres activités commerciales et artisanales. Si vos frais dépassent ces taux, si vous approchez des plafonds ou si vous voulez vous associer, une société devient plus logique : voyez la création de SASU en ligne ou la création de SARL ou d'EURL en ligne.
Questions Fréquentes
Comment créer une micro-entreprise ?
Quel est le coût pour créer une micro-entreprise ?
Quels sont les 3 documents nécessaires pour créer une micro-entreprise ?
Comment créer un compte Urssaf en ligne ?
Quel chiffre d'affaires pour un salaire de 1 500 € ?
Comment obtenir la prime de 3 000 € pour un jeune entrepreneur ?
Quel est le montant à ne pas dépasser en auto-entrepreneur ?
Est-ce gratuit de créer sa micro-entreprise ?
Combien de temps faut-il pour obtenir son numéro Siret ?
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