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Logiciel de sauvegarde : mon comparatif des meilleures solutions de backup en 2026

20 min de lecture
Mis à jour le 24 août 2026
Un logiciel de sauvegarde protège vos données en les copiant automatiquement, pour les restaurer en cas de panne, de vol ou d'attaque. Mais entre les outils pour particuliers, les solutions pour entreprises, la sauvegarde locale et le cloud, le bon choix dépend de ce que vous protégez. Voici comment je compare les logiciels de sauvegarde de ce comparatif.
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Logiciels de Sauvegarde

30 résultats trouvés

Swiss Backup
2 € /moisEssai gratuit

Conçu pour les responsables informatiques et de la cybersécurité des PME à ETI, Swiss Backup répond à un besoin crucial de sécurisation des données face aux ransomwares et cyberattaques. Le logiciel se distingue par sa capacité à offrir une sauvegarde chiffrée et planifiée avec une restauration granulaire, permettant une protection complète tout en facilitant la continuité d'activité. De plus, son intégration avec des solutions comme Microsoft Dynamics 365 rend son déploiement fluide et adapté aux environnements diversifiés. En revanche, son interface peut convenir à des utilisateurs plus techniques, ce qui pourrait nécessiter un temps d'adaptation.

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Iperius Backup
Essai gratuit

Maximisez la sécurité et la flexibilité de vos sauvegardes avec Iperius Backup : la solution tout-en-un pour entreprises. Polyvalence inégalée avec sauvegarde de bases de données, Microsoft 365, et plus, stockage cloud, ainsi qu’une gestion centralisée pour une tranquillité d’esprit absolue. Cliquez pour transformer votre stratégie de sauvegarde.

7.9/10Expert
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Sauvegarde Windows
Gratuit /moisPlan gratuit

Sauvegarde Windows : Votre allié infaillible pour protéger vos données. Avec des sauvegardes automatiques, une synchronisation smartphone facile, et un accès simplifié pour tous niveaux d’expertise, profitez d’une tranquillité d’esprit absolue. Assistance Microsoft incluse pour une fiabilité sans égale. Cliquez ici pour sécuriser votre univers numérique.

4.5/10Expert
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Time Machine
Gratuit /moisPlan gratuit

Protégez vos données précieuses avec Time Machine d’Apple : sauvegardes automatiques, intégrales et sans effort pour tous vos fichiers sur Mac. Facile à configurer et parfaitement intégré à MacOS, Time Machine est l’outil idéal pour récupérer vos données en toute sérénité. Cliquez pour en savoir plus et sécuriser vos données dès aujourd’hui !

7.5/10Expert
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Acronis True Image
Essai gratuit

Idéal pour les responsables informatiques et de cybersécurité dans les PME et ETI, Acronis True Image se concentre sur la protection complète des données en offrant des sauvegardes robustes et une défense contre les ransomwares. Grâce à sa fonctionnalité Active Protection basée sur l'IA, il bloque les attaques en temps réel tout en permettant une sauvegarde fiable et la restauration bare-metal, ce qui est largement salué par les utilisateurs. En revanche, le modèle d'abonnement et le support client peuvent parfois poser problème.

7.6/10Expert
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Arx One Backup
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Données protégées, confidentialité respectée

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Backblaze
Gratuit /moisPlan gratuitEssai gratuit

Backblaze s'est imposé comme un acteur majeur du stockage cloud et de la sauvegarde de données, en misant sur une infrastructure simplifiée et des coûts transparents. Utilisé par des entreprises de to...

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Acronis Cyber Protect
64 € /moisEssai gratuit

Acronis Cyber Protect est une solution intégrée qui combine la sauvegarde de données, la cybersécurité et la gestion des terminaux au sein d'une interface unique. En s'appuyant sur l'intelligence arti...

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Commvault

Apprécié pour sa fiabilité et son support technique réactif, Commvault s'adresse principalement aux grandes entreprises et aux organisations mid-market avec des équipes IT aguerries, nécessitant une gestion complexe des sauvegardes dans des environnements hybrides. Les utilisateurs soulignent la richesse fonctionnelle de la solution, adaptée aux exigences strictes de récupération après sinistre et de conformité, bien que la prise en main puisse s'avérer complexe pour certains. À noter que la tarification est perçue comme élevée.

8.8/10Expert
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Acronis
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Les PME et équipes IT recherchant une solution de sauvegarde robuste et polyvalente apprécieront Acronis pour ses fonctionnalités complètes, combinant sauvegarde, reprise après sinistre et protection antivirus. Les utilisateurs soulignent la fiabilité de la sauvegarde image disque, essentielle pour une restauration rapide en cas de panne, et la compatibilité multi-plateformes qui facilite la gestion dans des environnements variés. En revanche, l'interface utilisateur complexe et le support client sont souvent évoqués comme des axes d'amélioration.

8.3/10Expert
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Guide d'achat & Conseils

Guide pour bien choisir son logiciel de sauvegarde

On ne mesure l'importance d'une sauvegarde que le jour où l'on perd ses données : un disque qui lâche, un ordinateur volé, un rançongiciel qui chiffre tout. Un logiciel de sauvegarde évite ce drame en copiant automatiquement vos fichiers et en vous permettant de tout restaurer. Mais les besoins diffèrent énormément, du particulier qui protège ses photos à l'entreprise qui sauvegarde ses serveurs, et le vocabulaire des éditeurs entretient la confusion. Voici comment je compare ces solutions, et surtout ce qu'il faut vérifier avant de faire confiance à l'une d'elles.

La règle 3-2-1, et pourquoi elle décide de tout

Avant de choisir un outil, il faut choisir une stratégie. Celle qui fait consensus chez les professionnels tient en trois chiffres : trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une hors site.

Trois copies signifie l'original plus deux sauvegardes, parce qu'une sauvegarde unique peut elle-même échouer, et l'on ne s'en aperçoit qu'au moment de restaurer. Deux supports différents, parce qu'un défaut de série sur un modèle de disque peut emporter les deux copies en même temps. Une copie hors site, parce qu'un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage n'épargne pas le disque externe posé à côté de l'ordinateur.

Beaucoup ajoutent aujourd'hui un quatrième élément : une copie hors ligne ou immuable, c'est-à-dire qu'aucun logiciel malveillant ne peut modifier même avec vos identifiants. C'est la seule protection réellement efficace contre les rançongiciels modernes, qui cherchent explicitement les sauvegardes avant de chiffrer.

Cette règle explique pourquoi la question « quel est le meilleur logiciel » est mal posée. Un excellent outil qui ne produit qu'une copie locale vous laisse exposé, un outil moyen bien configuré selon cette règle vous protège.

Les logiciels de sauvegarde pour particuliers et petites structures

Acronis True Image est la référence complète : image disque intégrale, sauvegarde de fichiers, et une défense active contre les rançongiciels qui surveille les modifications suspectes. C'est le plus abouti du lot pour un poste de travail, avec un abonnement qui inclut de l'espace en ligne.

EaseUS Todo Backup et AOMEI Backupper sont les deux gratuits sérieux sur Windows. Leur version libre couvre la sauvegarde de fichiers, l'image disque et la planification, ce qui suffit largement à un usage personnel. Les fonctions réservées au payant sont la sauvegarde différentielle avancée, le clonage vers un disque de taille différente et le support.

Duplicati mérite d'être connu : libre, gratuit, il chiffre vos données avant de les envoyer vers presque n'importe quel espace de stockage en ligne. C'est la voie pour garder le contrôle de ses clés de chiffrement, au prix d'une configuration moins guidée.

Backblaze occupe une place à part : plutôt qu'un logiciel à configurer, c'est un service qui sauvegarde tout en continu vers son propre espace, pour un tarif fixe sans limite de volume. Simple et efficace pour un poste, moins adapté à une infrastructure.

Sur Mac, Time Machine est intégré au système, gratuit et suffisant pour la majorité des usages personnels. Sa limite est qu'il ne gère pas nativement la copie hors site, ce qui laisse le point le plus important de la règle 3-2-1 à votre charge.

Les solutions d'entreprise

Quatre pages du top citent ces acteurs et aucun comparatif francophone grand public ne les explique. Ce ne sont pas des logiciels de sauvegarde au sens précédent, mais des plateformes de protection de données.

Veeam est le standard de fait sur la sauvegarde d'environnements virtualisés. Sa force est la restauration granulaire : récupérer un seul courriel dans une sauvegarde de serveur de messagerie, ou une machine virtuelle entière en quelques minutes.

Rubrik et Commvault visent les grandes organisations, avec une approche orientée conformité et cyber-résilience : sauvegardes immuables, détection d'anomalies dans les données sauvegardées, et rapports destinés aux audits.

Veritas NetBackup est l'acteur historique des grands parcs hétérogènes, souvent présent dans les environnements anciens.

Un avertissement utile : ces solutions se déploient sur devis, avec un projet d'intégration et une compétence dédiée. Elles n'ont aucun sens en dessous d'une infrastructure de plusieurs serveurs, et un comparatif qui les met sur la même ligne qu'un outil grand public induit en erreur.

Sauvegarde cloud : les solutions en ligne et les éditeurs français

La copie hors site est le point le plus souvent négligé de la règle 3-2-1, et c'est précisément ce que ces services résolvent. Plusieurs acteurs francophones méritent d'être connus, notamment pour la localisation des données.

Iperius Backup est l'un des outils les plus utilisés en environnement professionnel de petite taille : sauvegarde de serveurs, de bases de données et de machines virtuelles, avec une édition gratuite fonctionnelle et un modèle de licence à l'achat plutôt qu'à l'abonnement. Il occupe une place à part entre les outils grand public et les plateformes d'entreprise.

Comet Backup vise les prestataires informatiques qui gèrent le parc de plusieurs clients, avec une console centralisée et la possibilité de choisir soi-même l'espace de stockage, y compris chez un hébergeur français.

Swiss Backup, opéré par un hébergeur suisse, et BeBackup, éditeur français, répondent à la même préoccupation : savoir où sont physiquement les données et sous quelle juridiction elles tombent. Pour une profession réglementée ou une organisation publique, ce critère prime souvent sur les fonctions.

Ce qu'il faut vérifier sur une sauvegarde en ligne : le chiffrement avant l'envoi et non seulement pendant le transfert, la détention des clés, qui doit rester chez vous si la confidentialité compte, la durée de rétention des versions, et surtout le coût de restauration. Certains services facturent la sortie des données, ce qui transforme une restauration massive en dépense imprévue au pire moment.

Le comparatif des logiciels de sauvegarde

Deux pages du top proposent un tableau. Voici les solutions côte à côte sur ce qui décide réellement.

SolutionGratuitImage disqueCopie hors siteAnti-rançongicielPour qui
AcronisNon, essaiOuiIncluseOui, actifUn poste bien protégé
EaseUS Todo BackupOuiOuiVia votre espaceNonWindows, usage personnel
AOMEI BackupperOuiOuiVia votre espaceNonWindows, usage personnel
DuplicatiOui, libreNonOui, chiffréeNonMaîtriser son chiffrement
BackblazeNonNonC'est son principeNonSauvegarder sans y penser
Time MachineInclus macOSOuiNon nativementNonUn Mac personnel
Iperius BackupÉdition gratuiteOuiOuiNonServeurs de PME
Comet BackupNon, essaiOuiOui, stockage au choixNonPrestataires informatiques
VeeamÉdition gratuite limitéeOuiOuiImmuabilitéServeurs et virtualisation
RubrikNon, sur devisOuiOuiOui, détectionGrande organisation
CommvaultNon, sur devisOuiOuiOuiGrande organisation

Les solutions d'entreprise se chiffrent sur devis selon le volume protégé et le nombre de machines : les ordres de grandeur ne se comparent pas à un abonnement personnel.

Sauvegarder Windows : ce qui existe déjà

Six pages du top traitent ce sujet, et il mérite une réponse franche avant de vous vendre un logiciel.

Windows embarque un historique des fichiers, qui copie automatiquement vos documents vers un disque externe et conserve plusieurs versions. C'est gratuit, intégré, et suffisant pour récupérer un fichier supprimé ou une version antérieure.

La sauvegarde d'image système existe aussi, héritée des versions précédentes, mais Microsoft ne la met plus en avant et son avenir est incertain. C'est la raison principale pour laquelle les outils tiers restent pertinents sur ce point précis.

OneDrive n'est pas une sauvegarde. C'est le malentendu le plus répandu et le plus coûteux. Un service de synchronisation reproduit vos actions : si vous supprimez un fichier ou si un rançongiciel le chiffre, la modification part vers le nuage. La corbeille et l'historique des versions offrent une fenêtre de récupération, limitée dans le temps, et cela ne remplace pas une vraie sauvegarde.

La bonne façon de voir les choses : la synchronisation protège de la perte du matériel, la sauvegarde protège de la perte des données. Ce n'est pas la même chose.

Rançongiciels : ce qui protège réellement

Huit pages du top sur dix-neuf abordent la sécurité, c'est le thème dominant de cette requête. Voici ce qui fonctionne, par ordre d'efficacité réelle.

L'immuabilité. Une sauvegarde immuable ne peut pas être modifiée ni supprimée pendant une durée définie, même par un administrateur disposant de tous les droits. C'est aujourd'hui la seule protection sur laquelle on peut compter, parce qu'elle résiste à un attaquant qui a pris le contrôle de vos comptes.

La déconnexion physique. Un disque externe débranché après la sauvegarde est inattaquable par définition. C'est archaïque et parfaitement efficace, à condition d'avoir la discipline de le brancher régulièrement.

La détection d'anomalies. Les solutions récentes repèrent un volume inhabituel de fichiers modifiés, signature d'un chiffrement en cours, et alertent avant que la sauvegarde saine ne soit écrasée par une sauvegarde de fichiers déjà chiffrés.

Le point que tout le monde oublie : si votre sauvegarde tourne toutes les nuits et que le chiffrement passe inaperçu trois jours, vos trois dernières sauvegardes contiennent des données chiffrées. La rétention, c'est-à-dire le nombre de versions conservées, compte donc autant que la fréquence.

Ce que l'ANSSI recommande, et le détail que presque tout le monde saute

Les comparatifs répètent qu'il faut sauvegarder. Le guide de l'ANSSI sur les rançongiciels va plus loin, et deux de ses phrases devraient décider de votre configuration.

D'abord le rang de la mesure. Pour l'agence, « la réalisation de sauvegardes régulières des données apparait comme la mesure prioritaire pour réduire les pertes liées à une attaque par rançongiciel ». Rien ne passe avant.

Ensuite le piège, et c'est celui que les comparatifs omettent : vos sauvegardes sont elles-mêmes une cible. « Il s'agit de garder à l'esprit que ces sauvegardes peuvent aussi être affectées par un rançongiciel », écrit le guide, car « de plus en plus de cybercriminels cherchent à s'en prendre aux sauvegardes pour limiter les possibilités pour la victime de retrouver ses données et ainsi maximiser les chances qu'elle paie la rançon ».

D'où la consigne qui tranche : « Ces sauvegardes, au moins pour les plus critiques, doivent être déconnectées du système d'information pour prévenir leur chiffrement, à l'instar des autres fichiers. » L'agence nomme les supports : « L'usage de solutions de stockage à froid, comme des disques durs externes ou des bandes magnétiques, permettent de protéger les sauvegardes d'une infection des systèmes ». Un disque externe branché en permanence ne remplit donc pas cette condition : c'est un dossier de plus à chiffrer.

Le détail que presque personne ne relaie concerne la restauration. Le guide recommande de « restaurer les données depuis les sauvegardes effectuées, de préférence, antérieures à la date de compromission du système », et rappelle qu'« il s'agit de vérifier que les données restaurées ne sont pas infectées par le rançongiciel ».

La conséquence est concrète et rarement tirée : la profondeur de votre rétention compte autant que votre fréquence. Pour disposer d'une sauvegarde antérieure à la compromission, encore faut-il en conserver d'assez anciennes. Si votre historique se limite à quelques jours et que l'intrusion est plus ancienne, toutes vos sauvegardes sont postérieures à la compromission, donc suspectes. C'est le critère à regarder dans une offre : combien de versions, sur quelle durée, et à quel prix une fois le stockage facturé.

Tester ses restaurations

C'est l'angle mort absolu de ce marché, et aucun comparatif ne l'aborde. Une sauvegarde qui n'a jamais été restaurée est une hypothèse, pas une protection.

Les modes de défaillance sont connus et silencieux. Une tâche qui échoue depuis des mois sans que personne ne lise le rapport. Un support plein qui ne peut plus écrire. Une archive corrompue que rien ne signale tant qu'on ne l'ouvre pas. Un mot de passe de chiffrement perdu, ce qui rend la sauvegarde parfaitement inutilisable tout en étant parfaitement intacte.

Le test minimal tient en dix minutes : choisissez un fichier au hasard, restaurez-le ailleurs, ouvrez-le. Faites-le une fois par trimestre. En entreprise, ajoutez une fois par an une restauration complète sur une machine de test, avec un chronomètre : c'est ce délai, et non la promesse de l'éditeur, qui vous dira combien de temps votre activité serait à l'arrêt.

Quel logiciel selon votre besoin

Votre besoinCe que je regarde en premier
PC personnel, gratuit et simpleEaseUS Todo Backup, AOMEI Backupper
Protection complète avec anti-rançongicielAcronis
Sauvegarde cloud sans y penserBackblaze
Maîtriser son chiffrementDuplicati
Serveurs, machines virtuellesVeeam
Grande organisation, conformitéRubrik, Commvault
Mac personnelTime Machine, complété d'une copie hors site

Sauvegarde complète, incrémentale, différentielle

Ces trois mots apparaissent dans toutes les grilles tarifaires, y compris pour distinguer une version gratuite d'une version payante, et presque personne n'explique ce qu'ils changent une fois la panne survenue.

Ce que chacune copie

La sauvegarde complète recopie tout, à chaque passage. Elle occupe le plus de place et prend le plus de temps, mais elle se suffit à elle-même. La sauvegarde incrémentale ne prend que ce qui a bougé depuis la copie précédente, quelle qu'elle soit : c'est la plus rapide et la plus légère, au prix d'une dépendance à toutes celles qui la précèdent. La sauvegarde différentielle prend tout ce qui a bougé depuis la dernière complète, donc elle grossit de jour en jour mais ne dépend que de deux éléments, la complète et elle-même.

Ce que cela change au moment de restaurer

C'est là que le choix se paie. Restaurer depuis une complète ne demande qu'un fichier. Restaurer depuis une différentielle en demande deux. Restaurer depuis une incrémentale exige la complète et l'intégralité de la chaîne : si un maillon manque ou s'est corrompu en silence, la restauration s'arrête là. Cela ne condamne pas l'incrémentale, qui reste le bon réglage pour sauvegarder souvent sans saturer un support, mais cela impose de refaire une complète régulièrement plutôt que d'empiler les incréments pendant des mois.

Le lien avec la profondeur de vos versions

La combinaison retenue décide de jusqu'où vous pouvez remonter. Une complète hebdomadaire suivie d'incréments quotidiens ne vous ramène pas au même point qu'une complète mensuelle, et cette profondeur est exactement ce qui vous permet de retrouver une copie antérieure à une compromission. Regardez donc dans l'offre non pas le mot employé, mais le nombre de versions conservées et la durée sur laquelle elles le sont.

Sur quel support poser ses sauvegardes

Le choix du logiciel occupe toute la conversation, celui du support presque aucune, alors que c'est lui qui décide de ce à quoi vous survivez. Trois questions suffisent à trier, et chaque support répond différemment aux trois.

Combien de temps pour récupérer

Un disque branché sur la machine restaure en quelques minutes. Un support en ligne restaure à la vitesse de votre connexion, ce qui se compte en heures dès qu'il s'agit de tout un poste, et il faut avoir ce chiffre en tête avant d'en dépendre. Un support rangé hors ligne ajoute le temps d'aller le chercher et de le brancher.

Que se passe-t-il en cas de chiffrement

Un support accessible depuis la machine est un dossier de plus à chiffrer pour un rançongiciel. Un support débranché est hors d'atteinte par construction. Un espace en ligne se situe entre les deux : il dépend d'un compte, donc d'identifiants qui peuvent être volés, sauf si le service propose une conservation immuable pendant une durée définie.

Que se passe-t-il en cas de sinistre du local

Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage n'épargne pas le disque externe posé à côté de l'ordinateur, ni la bande rangée dans le même bureau. C'est le seul point sur lequel le stockage en ligne l'emporte franchement, et c'est la raison d'être de la copie hors site.

Aucun support ne répond bien aux trois questions à la fois, et c'est précisément pourquoi la règle demande d'en combiner plusieurs. La combinaison la plus courante en petite structure associe un disque local pour restaurer vite au quotidien, un espace en ligne pour le sinistre, et un support débranché pour l'attaque. Vérifiez au passage que votre logiciel sait écrire sur les trois : certains outils gratuits sauvegardent parfaitement en local mais laissent la copie éloignée entièrement à votre charge.

Comment nous avons construit cette page

Ce que nous faisons. Nous référençons les logiciels de sauvegarde du marché, distinguons systématiquement les outils grand public des plateformes d'entreprise, parce que les confondre est l'erreur la plus fréquente sur ce sujet, et vérifions ce que chaque version gratuite couvre réellement. Page vérifiée en août 2026.

Ce que nous ne faisons pas. Nous n'avons pas mesuré les vitesses de sauvegarde et de restauration sur un jeu de données commun, ni éprouvé la résistance des solutions à une attaque réelle. Là où nous n'avons pas mesuré, nous décrivons ce que l'éditeur annonce et les usages rapportés, sans le présenter comme un test.

Ce qui pourrait nous biaiser. La Fabrique du Net est un comparateur financé par les éditeurs de logiciels. Cela n'influence pas ce que nous écrivons d'un produit, mais bien lesquels figurent dans notre base : l'absence d'une solution n'est pas un jugement.

Ce que vous devriez faire vous-même. Quel que soit l'outil retenu, testez une restauration avant d'en avoir besoin. C'est la seule vérification qui compte, et c'est la seule que personne ne peut faire à votre place.

La sauvegarde ne remplace pas le stockage au quotidien : si vous cherchez surtout à héberger et partager vos fichiers en ligne, orientez-vous plutôt vers un logiciel de stockage de fichiers.

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