Logiciels Kanban

Joseph Désiré
Joseph Désiré
17 min

La méthode Kanban est une méthode de gestion de projet agile très utilisée en univers startups, notamment. Née chez Toyota dans les années 1950 mais plus d’actualité que jamais, la méthode Kanban facilite le suivi des projets en temps réel, grâce à une approche simple et visuelle.

Cette méthode s’adapte à différents projets. Nous allons vous expliquer en quoi consiste cette méthode Kanban, ses principes, ses cas d’usage et vous présenter quelques bons outils pour l’intégrer dans vos gestions de projets.

Sommaire

Qu’est-ce que la méthode Kanban ?

methode kan definition

Définition

Vous connaissez peut-être les outils de gestion de projet comme Trello, Asana ou encore Jira ? Ils utilisent tous la méthode Kanban, qui signifie étiquette en japonais (venant de l’industrie, cela fait référence aux étiquettes utilisées dans les chaînes d’assemblage).

La méthode Kanban est une approche évolutive, consistant à reprendre toutes les composantes d’un projet et à lister les tâches à réaliser pour bien le mener.

Elle permet de visualiser l’évolution de votre projet temps réel, sous la forme d’un tableau à colonnes. Les tâches sont classées dans plusieurs colonnes en fonction de leur avancée, principalement : À faire / En cours / Terminé.

Par exemple, si vous devez développer un site web, une des tâches pourrait être la création des maquettes graphiques. Cette approche met en valeur l’interconnexion des tâches, l’optimisation des ressources (financières, humaines, temporelles) d’un projet pour être plus efficaces et prédictibles, tout en apportant plus de valeur au client. On parle également de méthode lean.

De même, il est tout à fait possible de multiplier les colonnes et d’entrer dans le détail selon la complexité du projet, de la tâche ou des contraintes propres.

Pour la petite histoire…

methode kanban histoire

La méthode Kanban naît dans les années 1950, dans les usines de Toyota, sous l’impulsion de l’ingénieur Taiichi Ōno. L’idée est simple : adopter une approche “juste à temps” de la production ou flux tendu. Planifier la production en se basant sur la demande client, plutôt que la production de stock, moins prévisible et nécessitant plus d’investissement de départ.

Cette méthode agile Kanban permet à Toyota d’être compétitif face aux constructeurs de voitures américains, tout en augmentant la productivité et en limitant les stocks. La méthode Kanban liste ce dont l’usine a besoin, en temps réel… Et ce, du fournisseur au consommateur final.

Le système Kanban fait vite ses preuves : chaque opérateur effectue sa tâche en utilisant les ressources prévues et en s’adaptant à la demande. Les goulots d’étranglement dans les différentes étapes de production sont rapidement identifiés grâce à l’implication des équipes et à l’approche visuelle de la méthode.

C’est en 2004 que David J. Anderson popularise la méthode auprès des entreprises technologiques et de développement de logiciel, avec son livre best-seller : Kanban : Successfully Evolutionary Change for your Technology Business.

Avez-vous besoin de la méthode Kanban ?

Mais alors, la méthode Kanban est-elle adaptée à votre entreprise ou à votre projet ?
Depuis Toyota, des milliers d’entreprises comme Audi, Dropbox ou de petites startups utilisent Kanban pour être plus agiles, optimiser leurs process et bien sûr, augmenter la valeur ajoutée.

Utilisez Kanban pour :

  • Avoir une gestion plus fluide et sans friction de vos workflows.
  • Être plus efficace dans la gestion de vos tâches.
  • Identifier les blocages face à une accumulation dans vos backlogs.
  • Évoluer de manière incrémentale, sans bouleverser l’organisation des équipes.

Les 4 principes de la méthode Kanban

#1 Une implémentation facile

Le gros avantage de Kanban, c’est l’implémentation progressive à vos workflows. Pas besoin de tout reprendre de zéro, gardez ce qui fonctionne et optimisez le reste grâce à cette méthode agile. Elle peut être intégrée seulement sur une facette du projet pour tester sa pertinence (la stratégie marketing à mettre en place pour la vente d’un SAAS, par exemple).

#2 Évoluer progressivement

La méthode Kanban repose sur l’amélioration continue des process. Elle ne doit pas être source de conflit au sein de votre équipe et impacter négativement la performance de votre entreprise ou vous faire prendre du retard. Allez-y progressivement !

#3 Le respect de chacun

Dans cette idée d’implémentation progressive, poursuivre un projet avec Kanban ne nécessite pas de changement radical dans vos équipes. Kanban facilite et optimise, mais ne crée pas de friction supplémentaire et inutile.

#4 Une prise de décision horizontale

Pour s’améliorer continuellement, la méthode Kanban encourage la récolte de feedbacks des équipes terrain. Rappelez-vous, les décisions stratégiques sont souvent les meilleures lorsqu’elles remontent du terrain.

6 cas d’usage de la méthode Kanban

methode agile kanban outil asana

La méthode agile Kanban se distingue d’une méthode Scrum, basée sur des timelines strictes, avec une approche pull : commencer à travailler en fonction de la demande pour un produit ou un service.

Une fois vos équipes prêtes à utiliser Kanban, il est important de respecter 6 principes d’implémentation de la méthode, identifiés par David Anderson dans son livre, pour qu’elle soit parfaitement opérationnelle.

#1 La visualisation du workflow

Comment faire passer vos tâches de la colonne À faire (backlog) vers la colonne Terminé ? Déterminez la marche à suivre, le workflow, pour améliorer le processus grâce à vos ajustements.

La présentation est ensuite assez simple : chaque carte représente un élément du travail à accomplir et se glisse d’une colonne (étape) à l’autre en fonction de l’avancée. Vous avez donc une vision claire de votre progression et identifiez les tâches bloquantes (ou goulots d’étranglement). Notamment s’il y a trop de cartes dans la colonne À faire, et pas assez dans la colonne En cours.

#2 Éviter l’accumulation du Work in Progress

La méthode Kanban impose de rester agile. Ainsi, il faut limiter les tâches en cours pour rester performant et clair dans votre vision. Vos équipes doivent surveiller que chaque carte évolue naturellement. Dans le cas contraire, il y a un goulot d’étranglement et il faut le traiter.

#3 Surveiller les indicateurs et le workflow

Le workflow est simplement le flux de travail que demande un projet : à réaliser pour le mener à bien. Dans un souci d’optimisation et pour fluidifier votre travail, le passage des tâches dans les différentes colonnes doit être rapide et le project manager ou tout autre personne en charge, doit surveiller les indicateurs de vélocité pour rester efficace (très surveillé en Scrum également).

#4 Un processus décisionnel clair

Pour que tout le monde travaille dans la même direction, il est primordial de comprendre tous les paramètres du projet, le but à atteindre, mais aussi de partager les améliorations. L’idée est de clarifier les objectifs et d’échanger, pour éviter des prises de décisions aléatoires ou émotionnelles.

#5 Créer des boucles de feedbacks

La méthode Kanban impose donc des réunions d’équipes régulières dont le rythme est défini par le chef de projet. Elles doivent être efficaces (environ 15 minutes), durant lesquelles chaque membre de l’équipe explique l’avancée de ses tâches (faites et à faire).

Réalisées face à un tableau Kanban, elles permettent de suivre l’évolution du projet et de se synchroniser entre équipes. Le feedback est primordial pour s’améliorer, c’est pourquoi, d’autres contrôles peuvent être effectués (opérations, risques, au moment du livrable…).

#6 Trouver le consensus

L’efficacité de la méthode Kanban repose sur du test and learn : s’améliorer en comprenant les process. Le consensus des équipes est trouvé lorsque les problèmes récurrents et les objectifs à atteindre sont compris par tous. Kanban est acceptée lorsque l’on comprend la vision workflow et incrémentale de la méthode.

3 étapes pour déployer la méthode Kanban dans votre entreprise

#1 Créer le tableau Kanban

Vous pouvez utiliser le logiciel Trello ou découvrir d’autres meilleurs logiciels de gestion de projet gratuits. Vous listez ensuite les étapes que votre projet nécessite et créez les colonnes du tableau. Commencez simplement par À faire / En cours / Terminé et complétez au fur et à mesure, si besoin : Version Beta / Version 2 / À vérifier, etc.

Rassurez-vous, la méthode Kanban étant évolutive, vous pourrez ajouter des colonnes en cours de projet.

#2 Définir les tâches et créer les cartes

Listez cette fois toutes les tâches nécessaires, à partir du besoin client et des feedbacks de l’équipe. Une carte = une tâche. Simplifier les tâches au maximum pour rester clair.

La carte mentionne :

  • La nature de la tâche avec une description.
  • Une date limite pour l’effectuer.
  • Des pièces jointes si besoin.
  • Des étiquettes (ou tags).

Rassemblez ensuite les cartes dans votre backlog (À faire).

#3 Fluidifier le workflow

Commencez par identifier les tâches prioritaires. Elles sont urgentes et importantes (utilisez la matrice Eisenhower pour vous guider). Il est conseillé de réaliser les tâches qui risquent de créer un goulot d’étranglement et les urgences en priorité, afin de ne pas ralentir le reste du projet. Ce peut-être une demande client spécifique qui passera de À faire à Terminé rapidement, avant de reprendre votre workflow normal.

Établissez une limite de Work in progress (les tâches en cours) pour chaque colonne, afin de rester efficace dans votre travail.

Pour aller plus loin

Les outils pour tenir un tableau Kanban

La méthode ne dépend pas de l'outil, mais l'outil décide de la tenir dans la durée ou de l'abandonner. Voici les solutions qui servent réellement le Kanban, et ce qui les distingue.

OutilOffre gratuiteLimite d'en-cours nativeAu-delà du KanbanIdéal pour
TrelloOui, généreuseVia extensionPeuDémarrer en quelques minutes
JiraOui, 10 utilisateursOui, nativeAgile completLes équipes de développement
ClickUpOui, généreuseOuiSuite complèteLe maximum sans payer
monday2 personnesNonSuite complèteLe confort visuel
NotionOui en soloNonNotes et basesRéunir tableau et documentation
Bitrix24Oui, illimitée en postesOuiSuite très largeBeaucoup d'utilisateurs
Wrike5 personnesNonGestion de projetPasser au suivi de projet

La colonne décisive est la troisième. Un outil qui n'impose pas de limite d'en-cours vous laissera empiler les cartes en cours, et vous perdrez l'essentiel du bénéfice de la méthode. C'est le point que les comparatifs d'outils ne regardent jamais.

Si votre besoin dépasse le tableau et touche au planning, aux dépendances ou à la charge, la page gestion de projet gratuit couvre les offres qui vont plus loin.

Le tableau Kanban à télécharger

Avant de créer un compte quelque part, un tableur suffit à éprouver la méthode sur votre propre travail. C'est même la meilleure façon de découvrir vos vraies étapes plutôt que d'adopter celles d'un modèle.

Téléchargez le tableau Kanban (Excel, 8 Ko), sans inscription. Cinq colonnes de flux, une tâche par cellule, et surtout un compteur d'en-cours par colonne qui passe au rouge quand vous dépassez la limite. C'est précisément ce qu'un tableur ordinaire ne fait pas et ce qui distingue un vrai Kanban d'une liste en colonnes.

Ses limites sont assumées : il ne notifie personne, ne conserve pas d'historique et ne mesure pas le temps de traversée. Dès que plusieurs personnes travaillent dessus en même temps, un outil dédié devient plus confortable.

Kanban ou Scrum : lequel pour votre équipe

C'est la question la plus posée sur le sujet, et la réponse tient à la nature de votre travail plus qu'à vos préférences.

Scrum découpe le temps. L'équipe s'engage sur un lot de travail pour une durée fixe, généralement deux semaines, et ne change pas de périmètre en cours de route. Cela suppose de pouvoir planifier, donc un travail relativement prévisible et une équipe stable.

Kanban découpe le flux. Il n'y a pas d'itération : le travail entre au fil de l'eau et avance quand une place se libère. Cela convient aux activités où les demandes arrivent sans prévenir, ce qui est le cas du support, de la maintenance, du marketing ou d'une petite structure polyvalente.

Le test pratique : si l'on vous interrompt plusieurs fois par semaine avec des demandes qu'il faut traiter vite, Scrum se cassera à chaque sprint et Kanban absorbera ces arrivées naturellement. À l'inverse, si vous menez des projets planifiables sur plusieurs mois, le rythme de Scrum apporte une discipline que Kanban ne donne pas.

Beaucoup d'équipes finissent d'ailleurs entre les deux, avec un flux continu et un rituel hebdomadaire. Ce n'est pas une trahison de la méthode, c'est son usage le plus courant.

Mesurer son flux, et ce que les chiffres révèlent

C'est le dernier volet de la méthode, et le plus négligé : un tableau Kanban produit naturellement des données sur votre façon de travailler, à condition de savoir lesquelles regarder. Trois suffisent, et elles se lisent sans outil particulier.

Le temps de traversée est le délai entre le moment où une tâche entre dans le tableau et celui où elle en sort. C'est le seul chiffre que vos interlocuteurs comprennent, parce qu'il répond à leur vraie question : « je vous le demande aujourd'hui, je l'ai quand ». Notez la date d'entrée et de sortie sur quelques dizaines de cartes, vous obtiendrez une fourchette réaliste bien plus utile qu'une estimation au doigt mouillé.

Le débit compte le nombre de tâches terminées par semaine. Il paraît trivial et il est redoutable : c'est lui qui vous dit combien vous pouvez accepter d'engagements, et il se mesure en trente secondes chaque vendredi. Une équipe qui termine six cartes par semaine et qui en accepte dix par semaine a un problème arithmétique, pas un problème d'organisation.

L'âge des cartes en cours est le plus révélateur des trois. Une carte qui traîne dans la même colonne depuis trois semaines ne se voit pas sur un tableau bien rempli, parce que l'œil s'habitue. La repérer explicitement, chaque semaine, est ce qui débloque le travail.

Un mot sur ce que ces chiffres ne doivent pas devenir. Dès qu'un temps de traversée sert à comparer des personnes, il cesse d'être fiable : chacun découpe alors ses tâches plus finement pour améliorer son score. Ces mesures décrivent un flux, jamais des individus, et c'est une règle à poser explicitement avant de commencer à mesurer.

Enfin, si vous voyez apparaître une colonne qui gonfle systématiquement pendant que les suivantes se vident, vous avez trouvé votre goulot d'étranglement. C'est précisément ce que la limite d'en-cours est censée rendre visible, et c'est là qu'il faut agir plutôt que de demander à tout le monde d'aller plus vite.

Ce que le Kanban ne résoudra pas

Cinq pages du top abordent ce point, et il mérite d'être dit franchement.

Il ne crée pas de capacité. Un tableau rend visible que vous avez trop de travail pour l'équipe. C'est utile, c'est même souvent le premier bénéfice, mais la visualisation ne fait pas disparaître la surcharge : elle oblige à arbitrer, ce qui est une conversation, pas une fonctionnalité.

Il souffre des urgences permanentes. Si tout est prioritaire et que les limites d'en-cours sautent chaque semaine, le tableau devient un décor. Le problème n'est alors pas la méthode mais l'absence d'arbitrage en amont.

Il ne convient pas à tous les travaux. Une tâche qui dure trois mois occupe une colonne trois mois et ne dit rien de son avancement. Le Kanban suppose des éléments de taille comparable et raisonnablement courts. Sinon, découpez, ou changez de méthode.

Il se dégrade sans entretien. Un tableau où les cartes terminées ne sont jamais archivées et où la colonne « en attente » enfle devient illisible en quelques semaines. Une revue courte chaque semaine suffit à le maintenir vivant.

Le Kanban selon votre situation

La méthode se plie à des contextes très différents, à condition d'adapter les colonnes plutôt que de copier un modèle. Voici comment elle se décline concrètement.

Une équipe de support ou de maintenance. C'est le terrain le plus naturel : les demandes arrivent sans prévenir et doivent avancer vite. Ajoutez une colonne « en attente du client », qui est le vrai point d'accumulation de ces métiers, et comptez-la à part pour ne pas confondre ce qui bloque chez vous et ce qui bloque ailleurs.

Une équipe marketing ou éditoriale. Le flux passe par des validations, souvent extérieures à l'équipe. La colonne « à valider » mérite sa propre limite, faute de quoi elle se remplit de contenus terminés que personne ne relit. Si la limite est atteinte, la règle est d'aller chercher une validation plutôt que de produire davantage.

Un indépendant. Le Kanban solo fonctionne très bien avec une limite d'en-cours de deux ou trois, et son bénéfice principal n'est pas l'organisation mais le refus : voir qu'on a déjà trois choses commencées aide à dire non ou à décaler.

Une équipe technique. Le flux inclut la revue de code et la mise en production, deux étapes où le travail attend sans que personne ne le voie. Les rendre visibles est souvent la révélation du premier mois.

Une équipe qui débute. Commencez avec trois colonnes seulement, à faire, en cours et terminé. Vos vraies étapes apparaîtront d'elles-mêmes au bout de deux semaines, parce que vous constaterez que les cartes stagnent toujours au même endroit. C'est là qu'il faut créer une colonne, pas avant.

Faire vivre un tableau à plusieurs

Treize pages du top traitent de la collaboration, et c'est justifié : le Kanban est d'abord un objet partagé. Quatre points décident qu'il reste vivant ou qu'il meurt en un mois.

  • Une définition commune de « terminé ». Sans elle, chacun déplace ses cartes selon son propre critère et la colonne finale ne veut plus rien dire. Écrivez-la, même en une phrase, et affichez-la.
  • Un point court et régulier. Quinze minutes devant le tableau, en parlant des cartes bloquées plutôt que des personnes. On lit le tableau de droite à gauche, en cherchant d'abord ce qu'on peut terminer.
  • Une règle sur les urgences. Elles existeront, autant les prévoir : une voie rapide, limitée à une carte à la fois, vaut mieux qu'un contournement permanent des limites.
  • Un responsable du tableau. Quelqu'un doit archiver, relancer et arbitrer. Un tableau qui n'appartient à personne se dégrade toujours, quelle que soit la qualité de l'outil.

Le signe qu'un tableau fonctionne n'est pas qu'il soit rempli, mais que les gens le regardent pour décider quoi faire. S'ils continuent de se coordonner par messages en ignorant le tableau, c'est que les colonnes ne décrivent pas leur travail réel.

Questions Fréquentes

Quels sont les principes du Kanban ?

Ils tiennent en quatre idées, détaillées plus haut : commencer avec l'existant sans tout bouleverser, évoluer progressivement, respecter les rôles en place et encourager les décisions à tous les niveaux. C'est ce qui le rend adoptable sans réorganisation préalable.

Quel est le meilleur outil pour faire du Kanban ?

Pour démarrer vite, Trello. Pour une équipe technique avec des limites d'en-cours natives, Jira. Pour le maximum de fonctions sans payer, ClickUp. Et pour éprouver la méthode avant de créer un compte, le tableau Excel proposé plus haut.

Quelle différence entre Kanban et Scrum ?

Scrum organise le travail en itérations de durée fixe sur un périmètre gelé. Kanban organise un flux continu sans itération, où le travail entre quand une place se libère. Le premier convient au prévisible, le second à l'imprévisible.

Peut-on faire du Kanban sur Excel ?

Oui, et c'est même une bonne façon de commencer. La seule condition est de faire apparaître la limite d'en-cours, sans quoi le tableau n'est qu'une liste en colonnes. C'est ce que fait le modèle téléchargeable de cette page.

Combien de colonnes faut-il ?

Trois pour commencer, cinq à sept au maximum ensuite. Au-delà, le tableau devient illisible et les cartes passent leur temps dans des colonnes intermédiaires où personne ne les regarde.

Faut-il vraiment limiter le nombre de tâches en cours ?

C'est la seule règle non négociable de la méthode. Sans limite, il n'y a pas de Kanban, juste un tableau. La limite est ce qui rend visible le goulot d'étranglement et force à terminer avant de commencer.

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