Chercher une alternative à Proton Drive for Business, c'est rarement un rejet du produit. La plupart des personnes qui font cette recherche sont déjà attachées à la confidentialité, sinon elles ne seraient pas passées par l'écosystème Proton. La vraie question n'est donc pas de trouver le meilleur cloud dans l'absolu, mais de combler ce qui manque aujourd'hui sans renoncer à la protection des fichiers. La Fabrique du Net compare des centaines de logiciels de stockage à partir des avis déposés par leurs utilisateurs, et ce guide organise les alternatives selon l'intention réelle qui pousse à changer.
Trois besoins reviennent : garder un stockage chiffré et hébergé en Europe tout en réglant un irritant précis, gagner en collaboration documentaire au quotidien, ou simplement trouver une offre gratuite ou bon marché pour démarrer. Les bonnes réponses ne sont pas les mêmes, et certaines alternatives populaires vous feraient perdre exactement ce pour quoi vous aviez choisi Proton. Les prix cités ont été relevés en août 2026.
Quelle alternative à Proton Drive selon votre situation
Avant le détail, voici le raccourci selon votre cas.
- Vous voulez rester chiffré de bout en bout, avec une offre plus généreuse en stockage ou plus simple à partager : regardez pCloud en premier.
- Vous tenez à un hébergement européen et à la conformité RGPD, tout en ayant besoin de vraie collaboration documentaire : Infomaniak kDrive et Leviia sont les candidats les plus proches de l'esprit Proton.
- Vous partez justement parce qu'il vous faut de la co-édition en temps réel et des intégrations métier : Google Drive ou Microsoft OneDrive, en assumant que la confidentialité n'y est plus au même niveau.
- Vous êtes dans un secteur régulé avec des workflows documentaires lourds : Box.
- Vous cherchez surtout une solution gratuite : la piste existe mais elle est étroite, on y revient plus bas.
Quand rester sur Proton Drive reste le bon choix
Si votre priorité absolue est que personne, pas même l'hébergeur, ne puisse lire vos fichiers, et que vos besoins de collaboration restent simples comme stocker, partager et synchroniser, Proton Drive reste difficile à battre. Le chiffrement de bout en bout côté client, l'hébergement en Suisse et le code client open source forment un ensemble cohérent. Passer à un outil américain plus pratique au quotidien reviendrait à abandonner précisément ce niveau de protection. Dans ce cas, l'irritant se règle souvent sans migrer, par exemple en ajoutant un outil de collaboration à part pour les documents non sensibles.
Rester chiffré et souverain avec pCloud, kDrive ou Leviia
C'est la trajectoire la plus fidèle à ce qui vous a amené sur Proton. Ces solutions gardent la donnée en Europe et, pour certaines, proposent aussi un chiffrement où vous seul détenez les clés.
pCloud
pCloud est la bascule la plus naturelle quand on veut rester chiffré sans se compliquer la vie. Basé en Suisse, le service propose une option de chiffrement côté client à connaissance zéro, dans le même esprit que Proton : vos fichiers sont verrouillés avant de quitter votre appareil. Son offre Business démarre à 9,99 euros par utilisateur et par mois, chiffrement côté client inclus. Ce que vous gagnez face à Proton Drive : un partage plus fluide et une interface que les utilisateurs non techniques prennent en main rapidement. Ce que vous ne gagnez pas : une suite bureautique collaborative intégrée, l'édition à plusieurs en temps réel n'est pas son terrain.
Infomaniak kDrive
Infomaniak kDrive est édité par Infomaniak, hébergeur suisse indépendant, avec des données stockées en Suisse et une conformité RGPD mise en avant. C'est l'alternative qui ressemble le plus à Proton sur la souveraineté, tout en offrant ce que Proton fait encore timidement : une vraie collaboration documentaire, avec édition en ligne de textes, tableurs et présentations à plusieurs. Pour une équipe qui veut rester en Europe et travailler à plusieurs sur les mêmes fichiers, c'est souvent le meilleur compromis. Le point de vigilance : kDrive ne repose pas sur un chiffrement de bout en bout côté client comme Proton. La protection est solide, mais l'architecture n'est pas à connaissance zéro.
Leviia
Leviia pousse la logique de souveraineté encore plus loin côté français : l'entreprise est française et son infrastructure est hébergée exclusivement en France, répartie sur trois datacenters. Pour une organisation publique ou une société qui a une exigence explicite d'hébergement national, c'est un argument décisif. Leviia propose du stockage objet compatible S3 ainsi qu'une suite collaborative, Leviia Next, à partir de 8 euros hors taxes par mois et par utilisateur. Ce que vous perdez face à Proton : l'écosystème est plus jeune et l'offre plus orientée entreprise et technique que grand public.
Gagner en collaboration avec Google Drive, OneDrive ou Box
Si vous quittez Proton Drive justement parce qu'il vous manque de la co-édition, des commentaires en ligne et des connexions vers vos autres outils, il faut regarder du côté des grandes suites. À une condition non négociable : ces services sont américains, ils ne proposent pas de chiffrement côté client par défaut et restent soumis au cadre légal des États-Unis, dont le Cloud Act. Vous récupérez de la productivité, vous abandonnez le niveau de confidentialité qui vous avait attiré chez Proton.
Google Drive
Google Drive, couplé à Docs, Sheets et Slides, offre l'expérience de co-édition en temps réel la plus aboutie du marché. L'adoption est rapide et l'interface familière. C'est le choix rationnel si la collaboration documentaire est le coeur de votre activité. Ce que vous perdez face à Proton Drive : la souveraineté et la confidentialité, Google exploitant par ailleurs certaines métadonnées, la conformité RGPD restant un sujet sensible pour les délégués à la protection des données les plus exigeants.
Microsoft OneDrive
Microsoft OneDrive est déjà là si votre entreprise utilise Microsoft 365. Son intégration avec Word, Excel, PowerPoint et Teams est difficile à égaler, et SharePoint apporte en arrière-plan une gestion documentaire poussée. Le compromis est le même que pour Google : puissance collaborative maximale, mais solution américaine sans chiffrement client natif. C'est le choix par défaut le plus efficace pour qui vit déjà dans l'univers Microsoft.
Box
Box vise explicitement l'entreprise et les secteurs régulés. Sa force n'est pas la vie privée façon Proton mais la gouvernance : certifications de conformité, workflows d'approbation, contrôle d'accès granulaire. Pour une structure de la santé, de la finance ou du juridique qui a besoin de processus documentaires formalisés et d'une équipe informatique pour les piloter, Box est une alternative crédible, plus lourde à déployer et à budgéter que Proton Drive.
Proton Drive a-t-il une offre gratuite et quelles alternatives sans payer
Oui, Proton Drive inclut un plan gratuit, aujourd'hui limité à 5 Go de stockage, chiffrement de bout en bout compris. C'est utile pour tester ou pour un usage personnel léger, mais nettement insuffisant pour un usage professionnel partagé. Du côté des alternatives réellement gratuites, l'offre est étroite en contexte pro. Les versions personnelles des grands services donnent quelques gigaoctets sans payer, mais aucune n'est pensée pour un déploiement multi-utilisateurs. La solution open source à héberger soi-même reste la seule voie vers du gratuit durable, au prix d'une infrastructure et de compétences techniques à assumer. En entreprise, une solution gratuite a presque toujours un coût caché : configuration, maintenance, et conditions qui peuvent changer.
Proton Drive ou Google Drive, ce qui change vraiment
C'est la comparaison la plus fréquente, et elle se tranche sur une seule question : votre priorité, c'est la collaboration ou la confidentialité. Google Drive gagne nettement sur le travail à plusieurs, la vitesse d'adoption et l'écosystème d'outils. Proton Drive gagne tout aussi nettement sur la protection des données, avec un chiffrement où vous seul détenez les clés et un hébergement hors du cadre légal américain. Une équipe qui rédige des propositions commerciales sans données ultra sensibles sera très bien sur Google Drive. Un cabinet qui manipule des dossiers clients confidentiels ne devrait pas les déposer sur des serveurs soumis au Cloud Act. Beaucoup d'organisations finissent d'ailleurs par combiner les deux : Proton pour les fichiers sensibles, une suite collaborative pour le reste.
Ce que coûte vraiment une migration depuis Proton Drive
Le coût d'une migration ne se limite pas à la nouvelle licence. Proton Drive permet d'exporter vos données via son application desktop, ce qui sécurise la récupération de vos fichiers avant de les réimporter ailleurs. Le vrai travail est ensuite organisationnel : reconstruire l'arborescence des droits d'accès, informer les équipes, mettre à jour les procédures de partage externe et prévoir une période où les deux systèmes coexistent. Avant de signer, posez-vous quelques questions simples. Quel est mon niveau d'exigence réel en confidentialité ? Mon secteur impose-t-il des certifications précises ? De quelle taille sera mon équipe dans deux ans ? Quels outils tiers devront se connecter ? Ai-je en interne les compétences pour un outil plus complexe ou pour de l'auto-hébergement ? La réponse à ces questions désigne l'alternative pertinente bien mieux que n'importe quel classement générique.

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