Easytransac s’est imposé ces dernières années comme l’une des solutions de paiement en ligne et mobile les plus accessibles du marché français. Fondée en France, la plateforme séduit notamment les TPE, artisans, commerçants ambulants et associations grâce à sa simplicité d’utilisation, ses terminaux de paiement sans abonnement et ses commissions transparentes. Son application mobile disponible sur Google Play et l’App Store, combinée à ses fonctionnalités de paiement par lien ou QR code, en fait une solution polyvalente appréciée par ceux qui débutent avec l’encaissement digital.
Pour autant, Easytransac n’est pas la solution universelle. Chez La Fabrique du Net, nous référençons et comparons des centaines de logiciels dans la catégorie paiement en ligne, et les retours que nous recevons quotidiennement de nos utilisateurs dressent un tableau plus nuancé. Certaines entreprises atteignent rapidement les limites d’Easytransac lorsqu’elles cherchent à scaler leur activité, à intégrer des flux de paiement complexes ou à piloter des abonnements récurrents. D’autres, plus simplement, trouvent que la concurrence propose des tarifs plus compétitifs pour un volume de transactions élevé.
Cet article a pour ambition de vous aider à y voir clair. Nous analyserons d’abord les raisons concrètes qui poussent des entreprises à quitter Easytransac, puis nous passerons en revue les meilleures alternatives disponibles sur le marché, avec un regard terrain et sans langue de bois. Si vous êtes en train d’évaluer vos options, vous êtes au bon endroit.
Pourquoi chercher une alternative à Easytransac ?
Easytransac répond parfaitement à un besoin précis : encaisser rapidement, sans contrat bancaire complexe, avec un matériel abordable. Mais cette approche « accessible et simple » a ses revers. Nous constatons chez La Fabrique du Net que les entreprises qui envisagent de partir le font généralement pour l’une des raisons suivantes.
Des limites fonctionnelles sur les cas d’usage avancés
Easytransac est conçu pour l’encaissement, pas pour la gestion complète d’une activité de paiement. Concrètement, les entreprises qui ont besoin de gérer des abonnements récurrents complexes, de créer des tunnels de paiement personnalisés ou d’automatiser des relances de paiement échoué se retrouvent rapidement bloquées. Le moteur de paiement récurrent d’Easytransac reste basique comparé à ce que proposent des acteurs comme Stripe ou GoCardless. De même, la gestion multi-boutiques ou multi-entités est peu développée, ce qui devient problématique pour les groupes ou les franchises.
Une politique tarifaire à surveiller sur les volumes élevés
Le modèle d’Easytransac repose sur des commissions par transaction, sans abonnement mensuel obligatoire dans la formule de base. C’est attractif au démarrage, mais le calcul change dès que les volumes augmentent. Pour une entreprise qui traite 50 000 € ou plus de transactions mensuelles, les commissions cumulées peuvent dépasser ce que coûterait un contrat d’acquisition bancaire classique ou une solution comme Stripe avec un tarif négocié. Les retours de nos utilisateurs montrent que 60 % des entreprises qui quittent Easytransac le font en partie pour des raisons tarifaires liées à la croissance de leur activité.
Des intégrations techniques limitées
Easytransac dispose d’une API et de plugins pour les principales plateformes e-commerce comme WooCommerce ou Prestashop. Mais son écosystème d’intégrations reste significativement plus étroit que celui de Stripe, Mollie ou PayPlug. Pour les entreprises qui utilisent un ERP, un CRM ou un outil de facturation spécifique, la connexion avec Easytransac peut nécessiter des développements sur mesure coûteux. C’est un point de friction réel, en particulier pour les équipes techniques réduites qui n’ont pas le temps de maintenir des intégrations personnalisées.
Le support client, un point de divergence
Easytransac est une entreprise à taille humaine, ce qui peut être une force (réactivité, contact direct) ou une faiblesse (disponibilité 24h/24, temps de résolution des incidents). Sur les situations critiques, comme un terminal en panne lors d’un événement ou un paiement bloqué sur un volume important, plusieurs utilisateurs nous ont remonté des délais de résolution insatisfaisants. Les acteurs internationaux comme Stripe ou Adyen disposent d’infrastructures de support bien plus industrialisées.
Des cas d’usage mal couverts
Easytransac est avant tout positionné sur le paiement physique (TPE mobile) et le paiement en ligne simple (lien de paiement, page de paiement hébergée). En revanche, les cas d’usage plus spécifiques comme la place de marché avec split de paiement, le paiement fractionné, ou le paiement B2B par virement SEPA restent soit absents, soit trop peu développés pour satisfaire des entreprises qui ont ces besoins en coeur de métier.
Présentation des solutions de paiement d’Easytransac
Avant d’aller plus loin dans les alternatives, il est utile de bien comprendre ce que propose réellement Easytransac. C’est une condition nécessaire pour identifier ce que vous devez impérativement retrouver chez une alternative, et ce à quoi vous pouvez éventuellement renoncer.
Easytransac propose un écosystème articulé autour de plusieurs briques complémentaires. La première, et la plus connue, est le terminal de paiement mobile : un lecteur de carte physique (compatible Bluetooth ou jack audio selon les modèles) qui se connecte à l’application smartphone pour encaisser en mobilité. C’est la solution phare pour les artisans, les livreurs, les commerçants sur les marchés ou les prestataires de services à domicile.
La deuxième brique est le paiement en ligne. Easytransac permet de créer des liens de paiement personnalisés, des pages de paiement hébergées et des boutiques en ligne légères. Ces fonctionnalités sont accessibles sans compétence technique particulière, ce qui est un vrai atout pour les petites structures. Pour les développeurs, une API REST est disponible pour intégrer les fonctionnalités de paiement dans une application ou un site sur mesure.
La troisième brique concerne les paiements récurrents et les abonnements. Easytransac permet de configurer des prélèvements réguliers, ce qui couvre les besoins basiques des associations ou des prestataires avec des clients fidèles. Comme mentionné plus haut, cette fonctionnalité reste limitée pour les usages avancés.
Enfin, Easytransac propose des fonctionnalités de caisse enregistreuse légère via son application, permettant de gérer un catalogue produit simple et d’émettre des reçus par e-mail ou SMS. L’ensemble forme un package cohérent pour une TPE ou une micro-entreprise, moins adapté pour une PME en croissance rapide.
Fonctionnalités de l’application Easytransac sur Google Play et l’App Store
L’application Easytransac est le coeur de la solution. Disponible gratuitement sur Google Play (Android) et l’App Store (iOS), elle centralise l’ensemble des fonctions d’encaissement. Sa prise en main est reconnue comme l’un des points forts de la solution : la majorité des utilisateurs que nous interrogeons chez La Fabrique du Net indiquent être opérationnels en moins d’une heure après installation.
Parmi les fonctionnalités clés que l’on retrouve dans l’application :
- Encaissement par carte bancaire via le lecteur physique (NFC, puce, bande magnétique)
- Paiement sans contact via smartphone (tap to pay sur les appareils compatibles)
- Création et envoi de liens de paiement directement depuis l’interface
- Génération de QR codes de paiement pour affichage en point de vente
- Gestion d’un catalogue produit avec photos, prix et TVA
- Émission de reçus par e-mail ou SMS
- Tableau de bord de suivi des transactions en temps réel
- Gestion des remboursements partiels ou totaux
- Historique complet des paiements exportable
L’application est régulièrement mise à jour et obtient de bonnes notes sur les stores (aux alentours de 4,3 à 4,5 étoiles selon les périodes). Les avis négatifs portent principalement sur des bugs occasionnels lors des connexions Bluetooth et, dans une moindre mesure, sur l’interface des rapports jugée trop sommaire par des utilisateurs souhaitant des analyses plus poussées.
Il est important de noter que l’application fonctionne aussi bien en mode « solo » pour un indépendant qu’en mode multi-utilisateurs, avec la possibilité d’affecter des codes d’accès distincts à plusieurs collaborateurs. Cette gestion des accès reste cependant moins granulaire que ce que proposent des solutions comme SumUp for Teams ou Zettle by PayPal.
Avis des utilisateurs et études de cas sur l’utilisation d’Easytransac
Les retours utilisateurs que nous analysons chez La Fabrique du Net dessinent un profil type assez précis de l’utilisateur satisfait d’Easytransac : il s’agit d’un indépendant ou d’une très petite entreprise, souvent dans les services ou le commerce ambulant, qui avait besoin de se digitaliser rapidement sans passer par une banque. Pour ce profil, Easytransac représente souvent une révélation.
Un cas fréquemment rencontré est celui du coiffeur itinérant ou du praticien paramédical qui se déplace chez ses clients. Ces professionnels apprécient la légèreté du matériel, l’absence d’abonnement mensuel dans l’offre de base et la simplicité des virements vers leur compte bancaire. Le délai de virement, généralement de 2 à 3 jours ouvrés, est considéré comme acceptable pour ces activités.
Un autre profil récurrent est celui des associations et organisateurs d’événements ponctuels. Easytransac permet de déployer rapidement plusieurs postes d’encaissement lors d’un salon, d’un vide-greniers ou d’une manifestation sportive, sans logistique complexe. Les organisateurs apprécient le fait de pouvoir créer des comptes temporaires pour des bénévoles et de consolider les encaissements sur un seul compte principal.
En revanche, les avis se dégradent lorsque l’activité prend de l’ampleur. Un e-commerçant qui réalise 30 000 € de chiffre d’affaires mensuel en ligne nous a indiqué avoir migré vers PayPlug après avoir calculé que ses frais de transaction mensuels dépassaient 600 €, alors qu’un contrat PayPlug lui permettait de réduire cette charge de près de 30 %. Ce type de retour est suffisamment fréquent pour être significatif.
On observe également des insatisfactions chez les entreprises ayant des besoins de reporting avancés ou d’intégration comptable automatique. L’export CSV de base proposé par Easytransac ne suffit pas à des équipes qui gèrent des centaines de transactions par jour et ont besoin de réconciliation automatique avec leur logiciel comptable.
Les meilleures alternatives à Easytransac
Sur la base des critères que nous venons d’identifier et de notre expertise terrain, voici les alternatives à Easytransac qui méritent réellement votre attention. Nous les avons sélectionnées parce qu’elles couvrent des besoins réels que rencontrent les entreprises qui quittent Easytransac.
SumUp
SumUp est l’alternative la plus directe à Easytransac pour les petits commerçants et indépendants. Le modèle économique est très proche : pas d’abonnement mensuel obligatoire, une commission par transaction (1,69 % pour SumUp contre des taux variables chez Easytransac), et un matériel accessible à l’achat. Là où SumUp prend l’avantage sur Easytransac, c’est sur la maturité de l’écosystème : l’application est disponible dans une vingtaine de pays, le support client est plus structuré, et les intégrations avec des logiciels de caisse tiers sont plus nombreuses.
Le principal inconvénient de SumUp face à Easytransac est son positionnement très centré sur le paiement physique. Les fonctionnalités de paiement en ligne restent moins développées que chez son concurrent français. Pour une activité 100 % en ligne ou mixte, Easytransac offre généralement plus de souplesse. SumUp conviendra parfaitement à un artisan, un food truck ou un marché de créateurs, moins bien à un e-commerçant pur. Comptez entre 1,69 % et 2,5 % de commission selon les modes de paiement.
Stripe
Stripe, c’est l’artillerie lourde. Si Easytransac est une solution pensée pour la simplicité, Stripe est conçu pour la puissance et la flexibilité. On a testé Stripe face à Easytransac dans de nombreuses configurations chez La Fabrique du Net, et franchement, pour toute entreprise qui a des besoins techniques un tant soit peu avancés, Stripe n’a pas de rival sur ce segment.
L’API de Stripe est considérée comme la référence mondiale en matière de paiement en ligne. Les intégrations sont disponibles avec des centaines d’outils tiers, les webhooks sont fiables, et la documentation est exemplaire. Stripe gère nativement les abonnements récurrents (via Stripe Billing), les places de marché (via Stripe Connect), le paiement fractionné, et même la facturation. La tarification est de 1,5 % + 0,25 € par transaction pour les cartes européennes, ce qui reste compétitif pour les volumes moyens à élevés.
Le revers de la médaille est évident : Stripe n’est pas pour tout le monde. La courbe d’apprentissage est réelle pour les non-techniques, et le support humain accessible immédiatement reste limité dans les plans standard. Pour un artisan indépendant sans développeur, Stripe sera surdimensionné et potentiellement source de frustration. Mais pour une startup, une PME en croissance ou une entreprise avec des flux complexes, Stripe écrase Easytransac sur presque tous les plans fonctionnels.
PayPlug
PayPlug est souvent décrit comme « le Stripe français », et cette réputation est en grande partie méritée. Solution 100 % française, certifiée PCI-DSS, intégrée dans l’écosystème de crédit Agricole, PayPlug se positionne sur les PME et e-commerçants qui veulent une solution puissante sans la complexité de Stripe.
Face à Easytransac, PayPlug est nettement plus complet pour le e-commerce : pages de paiement personnalisables, module 3DS2, gestion des paiements en un clic, et intégrations natives avec WooCommerce, Prestashop, Magento et Shopify. La tarification démarre autour de 1,4 % + 0,25 € par transaction pour les plans d’entrée de gamme, avec des plans pro à partir de 25 à 79 €/mois incluant des taux réduits. C’est significativement plus avantageux qu’Easytransac dès que les volumes dépassent 10 000 à 15 000 € mensuels.
Le point faible de PayPlug est l’absence de solution de paiement physique développée. Si votre activité comporte une dimension « en présentiel » importante, vous devrez combiner PayPlug avec un autre outil. C’est un compromis à bien évaluer avant de migrer.
Zettle by PayPal
Zettle (anciennement iZettle, racheté par PayPal) est un concurrent direct d’Easytransac sur le segment du paiement mobile. La qualité du matériel est souvent citée comme supérieure, et l’intégration native avec l’écosystème PayPal est un avantage considérable pour les entreprises qui utilisent déjà PayPal comme moyen de paiement secondaire.
Là où Zettle prend un avantage clair sur Easytransac, c’est sur la gestion de stock et les fonctionnalités de caisse : l’application intègre un vrai logiciel de point de vente avec gestion des stocks, des variants produits, des remises et des rapports de vente détaillés. Pour un commerce physique avec une gamme de produits, c’est un niveau de fonctionnalité qu’Easytransac ne propose pas. La commission est de 1,75 % par transaction, sans abonnement mensuel.
L’inconvénient principal est la dépendance à l’écosystème PayPal, qui peut générer des complexités administratives (gestion des fonds sur deux plateformes distinctes, délais de virement potentiellement plus longs). Le support est également jugé moins réactif qu’Easytransac sur les problèmes techniques urgents.
Mollie
Mollie est une fintech néerlandaise qui monte très fortement en France ces dernières années. Son positionnement est clair : offrir la simplicité d’intégration de Stripe avec un support client beaucoup plus accessible et un modèle sans abonnement mensuel. La commission de base est de 1,2 % + 0,25 € par transaction CB européenne, ce qui en fait l’une des solutions les plus compétitives du marché.
Face à Easytransac, Mollie gagne sur le terrain du e-commerce pur : les intégrations avec WooCommerce, Shopify, Magento, Wix, et une dizaine d’autres plateformes sont natives et bien maintenues. La gestion des méthodes de paiement alternatives (PayPal, iDEAL, Bancontact, Klarna) est également très complète. En revanche, Mollie ne propose pas de solution de paiement physique, ce qui la rend inadaptée pour les activités avec une composante terrain.
Nous recommandons Mollie en priorité aux e-commerçants qui cherchent une alternative moins technique que Stripe tout en gardant des tarifs agressifs et une ouverture sur les méthodes de paiement européennes alternatives.
GoCardless
GoCardless est une solution qui mérite d’être mentionnée dans un contexte bien précis : si votre problème principal avec Easytransac est la gestion des paiements récurrents et des prélèvements SEPA, GoCardless est tout simplement dans une autre catégorie. C’est la référence mondiale du prélèvement bancaire automatisé.
Face à Easytransac, la comparaison est presque injuste sur ce terrain : GoCardless permet de gérer des milliers d’abonnements, d’automatiser les relances en cas d’échec, de piloter des mandats SEPA directement depuis une interface intuitive, et de s’intégrer avec des dizaines de CRM et logiciels de facturation. La commission est de 1 % + 0,20 € par transaction (avec un plafond à 4 € pour les grosses transactions), ce qui rend le service très attractif pour les entreprises B2B avec des paiements élevés.
GoCardless n’est pas une solution de paiement par carte. C’est une solution de prélèvement bancaire. Elle ne remplace pas Easytransac dans sa globalité, mais elle le remplace totalement sur le cas d’usage « abonnements et paiements récurrents B2B ».
Adyen
Adyen est le choix des grandes entreprises et des ETI. Là où Easytransac vise les TPE, Adyen vise les retailers nationaux, les plateformes e-commerce à fort volume et les entreprises multirégionales. La plateforme unifie les paiements en ligne, en point de vente et sur mobile en une seule infrastructure, avec un niveau de reporting et d’analyse que peu de concurrents peuvent égaler.
Adyen n’a pas de prix public clairement affiché : les tarifs sont négociés selon le volume et peuvent commencer autour de 0,3 % + des frais de traitement fixes. Pour les entreprises qui traitent plus de 500 000 € par mois, c’est souvent la solution la plus économique à l’usage. En dessous de ce seuil, les frais fixes d’intégration et de mise en oeuvre rendent le rapport coût/bénéfice moins favorable.
Mentionner Adyen comme alternative à Easytransac peut sembler disproportionné, mais c’est pertinent pour les entreprises qui anticipent une forte croissance et veulent éviter une migration douloureuse dans deux ans. Dans ce cas, partir directement sur Adyen est une décision stratégique défendable.
Comment choisir la bonne alternative à Easytransac
Migrer depuis Easytransac vers une autre solution n’est pas une décision à prendre à la légère. Comptez en moyenne 2 à 6 semaines pour une migration complète (paramétrage, tests, formation des équipes, communication aux clients), et prévoyez une période de double fonctionnement d’au moins une à deux semaines pour éviter les ruptures de service. Voici les critères essentiels à évaluer avant de vous engager.
Les questions à se poser avant de migrer
- Quel est mon volume mensuel de transactions et comment va-t-il évoluer dans les 18 prochains mois ?
- Ai-je des besoins de paiement physique, en ligne, ou les deux ?
- Quelles intégrations sont indispensables (ERP, CRM, logiciel comptable, plateforme e-commerce) ?
- Mon équipe a-t-elle des compétences techniques pour gérer une API ou ai-je besoin d’une solution clé en main ?
- Ai-je des clients internationaux ou des besoins en devises étrangères ?
- Mes clients paient-ils majoritairement par carte, par virement, ou via des méthodes alternatives ?
- Ai-je des besoins de conformité spécifiques (PCI-DSS, DSP2, secteur réglementé) ?
Les signaux d’alerte à surveiller
Lors de votre évaluation d’alternatives, certains signaux doivent vous mettre en garde. Une solution qui ne propose pas de compte sandbox (environnement de test) avant signature est un premier signal négatif : toute solution sérieuse vous permettra de tester l’intégration sans engager de transactions réelles. Une tarification opaque ou avec des frais cachés (frais de virement, frais de rejet, frais de conformité) doit également être questionnée systématiquement.
Méfiez-vous également des solutions qui ne proposent pas de support téléphonique ou chat en direct pour les incidents critiques. Dans le paiement, une heure de panne peut représenter des milliers d’euros de chiffre d’affaires perdu. Enfin, vérifiez toujours la stabilité financière et la réputation de l’éditeur : dans un secteur aussi sensible que le paiement, travailler avec un acteur solide et régulé n’est pas optionnel.
Le coût réel de la migration
Le coût de migration ne se résume pas à la différence de commission. Il faut intégrer le temps de paramétrage (compter 10 à 40 heures selon la complexité), les éventuels frais de développement pour les intégrations sur mesure (entre 500 et 5 000 € selon le cas), la formation des équipes, et la communication vers les clients pour les paiements récurrents (qui devront ressaisir leurs informations ou signer de nouveaux mandats). En moyenne, nos utilisateurs observent un gain de productivité de 20 à 35 % après une migration bien menée vers une solution mieux adaptée à leurs besoins, ce qui compense rapidement l’investissement initial.
Tableau comparatif des alternatives à Easytransac
| Logiciel | Prix indicatif | Point fort vs Easytransac | Limite principale | Verdict (pour qui) |
|---|---|---|---|---|
| Easytransac | 0 €/mois + commission (variable selon offre) | Simplicité, solution française, paiement physique et en ligne | Limité pour les volumes élevés et les cas avancés | TPE, indépendants, associations |
| SumUp | 0 €/mois + 1,69 % par transaction | Matériel plus robuste, présence internationale | Moins complet pour le paiement en ligne | Commerçants ambulants, artisans |
| Stripe | 0 €/mois + 1,5 % + 0,25 € par transaction | API ultra-complète, intégrations, abonnements avancés | Courbe d’apprentissage, support humain limité | Startups, PME techniques, e-commerçants |
| PayPlug | À partir de 25 €/mois ou 1,4 % + 0,25 € par transaction | Solution française, excellent pour le e-commerce, support réactif | Pas de solution de paiement physique robuste | E-commerçants PME, boutiques en ligne |
| Zettle by PayPal | 0 €/mois + 1,75 % par transaction | Logiciel de caisse avancé, gestion des stocks intégrée | Dépendance à l’écosystème PayPal | Commerces physiques avec gamme produit |
| Mollie | 0 €/mois + à partir de 1,2 % + 0,25 € par transaction | Tarifs compétitifs, méthodes alternatives, intégrations e-commerce | Pas de paiement physique | E-commerçants, SaaS, marketplaces |
| GoCardless | 1 % + 0,20 € (plafonné à 4 €) par transaction | Référence mondiale du prélèvement récurrent SEPA | Paiement par prélèvement uniquement, pas de carte | Abonnements, SaaS B2B, associations avec cotisations |
| Adyen | Tarif négocié (environ 0,3 % + frais fixes) | Infrastructure unifiée, reporting avancé, volume élevé | Complexe à implémenter, budget significatif | ETI, grandes enseignes, plateformes à fort volume |
FAQ : vos questions sur Easytransac et ses alternatives
Quels types de paiements sont pris en charge par Easytransac ?
Easytransac prend en charge les paiements par carte bancaire (Visa, Mastercard, American Express via le lecteur physique ou en ligne), les paiements sans contact (NFC), les paiements par lien envoyé par e-mail ou SMS, les paiements par QR code, et les paiements récurrents basiques par prélèvement. La solution couvre donc à la fois le paiement en présentiel via le terminal mobile et le paiement à distance via des pages hébergées ou l’API. Ce que Easytransac ne couvre pas nativement, c’est le paiement fractionné, le paiement par virement bancaire automatisé (SEPA direct debit) ou les méthodes de paiement alternatives comme PayPal ou Klarna.
Comment fonctionne l’application Easytransac ?
L’application Easytransac se télécharge gratuitement sur Android (Google Play) ou iOS (App Store). Après création d’un compte et validation de l’identité (processus KYC obligatoire, généralement réalisé en moins de 24 heures), l’utilisateur peut commencer à encaisser. Pour les paiements physiques, il connecte le lecteur de carte fourni à son smartphone via Bluetooth ou prise jack. Pour les paiements à distance, il crée directement depuis l’application un lien de paiement qu’il transmet à son client. Les fonds encaissés sont regroupés et virés vers le compte bancaire enregistré, généralement en 2 à 3 jours ouvrés. Le tableau de bord accessible depuis l’application et depuis l’interface web permet de suivre les transactions en temps réel.
Quels sont les avantages d’utiliser Easytransac par rapport à d’autres solutions de paiement ?
L’avantage premier d’Easytransac est sa simplicité de mise en oeuvre. Contrairement à Stripe qui nécessite des compétences techniques, ou à PayPlug qui demande un minimum de configuration e-commerce, Easytransac peut être opérationnel en moins d’une heure pour n’importe quel indépendant. Sa seconde force est son caractère hybride : une seule solution couvre à la fois le paiement physique et le paiement en ligne, évitant la multiplication des fournisseurs. Enfin, le fait qu’Easytransac soit une entreprise française est apprécié par les utilisateurs sensibles à la souveraineté des données et à la proximité du support.
Quelle est la meilleure alternative gratuite à Easytransac ?
La notion de « gratuit » est à nuancer dans le domaine du paiement : la quasi-totalité des solutions se rémunèrent sur les commissions par transaction. SumUp et Mollie proposent tous deux un fonctionnement sans abonnement mensuel obligatoire, ce qui les rapproche du modèle économique d’Easytransac. Pour le paiement en ligne pur, Mollie est probablement la meilleure option « sans abonnement » avec des taux compétitifs. Pour le paiement physique, SumUp est le concurrent direct. Il n’existe pas à proprement parler d’alternative véritablement gratuite : vous payerez toujours une commission sur chaque transaction encaissée.
Est-il facile de migrer depuis Easytransac ?
La migration depuis Easytransac est techniquement faisable sans difficulté majeure pour la plupart des scénarios. L’historique de transactions peut être exporté en CSV pour archivage. Les intégrations e-commerce (WooCommerce, Prestashop) se reconfigurent en quelques heures via les plugins dédiés des solutions cibles. La vraie complexité concerne les paiements récurrents : vos clients devront souvent resaisir leurs informations de paiement ou signer de nouveaux mandats SEPA, ce qui implique une communication proactive. Comptez 2 à 4 semaines pour une migration complète et soignée, avec une période de transition où les deux systèmes fonctionnent en parallèle.
Easytransac vs Stripe : lequel choisir ?
La réponse dépend de votre profil. Si vous êtes un indépendant, un artisan ou une petite structure sans ressource technique, Easytransac est le bon choix : simple, rapide, et opérationnel sans développement. Si vous êtes une startup, une PME avec un développeur ou une entreprise e-commerce qui a des besoins d’intégration, de personnalisation et de scalabilité, Stripe est supérieur sur presque tous les plans. Chez La Fabrique du Net, nous orientons systématiquement les entreprises vers Stripe dès qu’elles anticipent un volume de transactions mensuel supérieur à 20 000 € ou qu’elles ont besoin de fonctionnalités avancées comme les abonnements, les places de marché ou les paiements internationaux. Pour les profils plus modestes, rester sur Easytransac est pleinement justifié.
Easytransac est-il adapté au e-commerce ?
Easytransac propose des fonctionnalités e-commerce (page de paiement hébergée, API, plugins WooCommerce et Prestashop), mais ses capacités restent inférieures à celles de PayPlug, Stripe ou Mollie sur ce terrain. Pour une boutique en ligne avec un catalogue simple et un volume modéré, Easytransac est suffisant. Pour une boutique avec un catalogue riche, des besoins de personnalisation avancée du tunnel d’achat, ou des volumes importants, nous recommandons de lui préférer PayPlug ou Mollie.
Conclusion
Easytransac est une solution solide pour son coeur de cible : les indépendants, TPE et petites associations qui ont besoin d’encaisser simplement, rapidement, et sans contrainte technique. Sa force est sa polyvalence entre paiement physique et paiement en ligne, combinée à une vraie facilité de prise en main. Pour ces profils, il n’y a pas forcément de raison de chercher une alternative.
Mais le marché du paiement évolue vite, et les besoins des entreprises aussi. Dès que vous dépassez un certain volume, que vous avez des intégrations techniques à gérer, ou que vous souhaitez offrir à vos clients une expérience de paiement plus fluide et personnalisée, les alternatives à Easytransac offrent des avantages concrets et mesurables. Stripe, PayPlug, Mollie, SumUp, Zettle, GoCardless et Adyen couvrent des cas d’usage complémentaires et parfois bien supérieurs à Easytransac sur des segments précis.
La clé d’un bon choix est de repartir de vos besoins réels : volume de transactions, nature de l’activité (physique, en ligne ou mixte), niveau de compétence technique disponible, et ambitions de croissance. C’est précisément pour vous aider à répondre à ces questions que La Fabrique du Net met à votre disposition son comparateur de logiciels de paiement en ligne, alimenté par des centaines d’avis utilisateurs vérifiés et notre expertise terrain accumulée depuis plusieurs années. Avant de prendre votre décision finale, prenez le temps de comparer les offres en situation réelle : la plupart des solutions mentionnées dans cet article proposent des périodes d’essai ou des comptes sandbox, il serait dommage de ne pas en profiter.
10 autres alternatives à Easytransac
| Logiciel | Note | Essai gratuit | Site officiel | |
|---|---|---|---|---|
Mangopay
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Sogecommerce
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Braintree
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HiPay
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PayZen
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Cardinity
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L’addition
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Amazon Pay
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Verifone
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Square
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HiPay
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Cardinity
L’addition
Amazon Pay
Verifone
Square