Mailchimp vs Mailjet
Mailchimp vs Mailjet
Quand on compare Mailchimp et Mailjet, on compare en réalité deux approches assez différentes de l’email.
👉Mailchimp est historiquement pensé pour le marketing : campagnes, automatisations, scénarios prêts à l’emploi.
👉Mailjet couvre aussi ces usages, mais va plus loin sur l’email comme brique centrale : marketing, transactionnel, gestion des contacts, API et gouvernance multi-comptes dans un même environnement.
On a donc repris les deux solutions sous un angle très concret : ce qu’on peut faire au quotidien, ce qui est simple, ce qui demande plus de structuration, et surtout dans quels contextes l’un ou l’autre est le plus pertinent.
Présentation rapide des deux solutions
Mailchimp
Mailchimp est avant tout un outil de marketing par email. On l’utilise pour envoyer des newsletters, lancer des campagnes promotionnelles, tester des objets ou automatiser quelques scénarios simples.
L’interface est très guidée, pensée pour des équipes non techniques qui veulent aller vite.
👉 L’email est ici un canal marketing, au même titre que les ads ou les réseaux sociaux.
Mailjet
Mailjet aborde l’email comme un socle plus large. Campagnes marketing, emails transactionnels, gestion des contacts, landing pages et API cohabitent dans une même plateforme.
L’outil est souvent préféré quand l’email est structurant : produit, onboarding, notifications, relation client, en plus du marketing.
👉 On ne se limite plus à envoyer une newsletter, on organise tout ce qui passe par l’email.
Fonctionnalités comparées : ce que ça change vraiment à l’usage
Quand on compare Mailchimp et Mailjet, la différence ne se joue pas sur la présence ou non des fonctionnalités - les deux couvrent largement les bases - mais sur la manière dont on les utilise au quotidien.
Créer un email
Sur Mailchimp, tout est pensé pour guider. On choisit un template, on suit le chemin, on remplit les blocs. C’est confortable, surtout quand on veut aller vite ou quand on n’a pas envie de se poser trop de questions.
Mailjet laisse plus de marge. L’éditeur drag & drop est simple, mais surtout, on peut passer sans friction en HTML ou MJML. Dès qu’on sort d’une newsletter standard - email produit, transactionnel, design un peu spécifique - ça fait une vraie différence.
Cibler les bons contacts
Côté segmentation, Mailchimp est plus riche, parfois même très riche. Les critères comportementaux sont nombreux, ce qui plaira aux équipes marketing qui aiment affiner.
Mailjet est plus direct. Ouvertures, clics, inactivité, listes, quelques règles claires. Moins de possibilités, mais une prise en main immédiate, et surtout moins de temps passé à “construire” un segment.
Automatisations et tests
Mailchimp va plus loin sur les scénarios complexes. Si l’email est au cœur d’une stratégie de nurturing avancée, on sent que l’outil a été pensé pour ça.
Mailjet, lui, reste volontairement simple. Les automatisations et l’A/B testing sont rapides à configurer, sans multiplier les écrans ni les réglages. On teste, on envoie, on ajuste.
Délivrabilité et pilotage
Sur la délivrabilité, pas de mauvaise surprise des deux côtés : authentification, réputation, bonnes pratiques, tout est là.
La différence se joue plutôt sur la lecture des résultats. Mailchimp met en avant la performance marketing. Mailjet propose une vision plus opérationnelle, cohérente quand l’email n’est pas qu’un outil de campagne, mais aussi un canal transactionnel ou produit.
💡 Ce qu’on observe globalement
Mailchimp est très à l’aise dans un usage marketing pur, bien balisé.
Mailjet est plus souple dès que l’email devient un canal transverse : marketing, transactionnel, produit, multi-comptes.
Usages avancés : quand les besoins deviennent plus sérieux
C’est quand on sort de la simple newsletter que l’écart entre Mailchimp et Mailjet devient plus lisible. Pas sur la quantité de fonctionnalités, mais sur la logique d’usage.
Emails transactionnels et marketing, au même endroit
Mailjet permet de gérer emails transactionnels et campagnes marketing dans un même environnement. En pratique, ça change beaucoup de choses dès qu’on a un produit ou une plateforme derrière.
Un email de confirmation, un reset de mot de passe, une notification… et à côté une campagne marketing ou un message ciblé : tout repose sur la même base de contacts, les mêmes règles d’envoi, la même réputation d’expéditeur.
Mailchimp sait gérer du transactionnel, mais on sent que ce n’est pas son terrain naturel. Chez Mailjet, c’est clairement un cas d’usage central, notamment pour les SaaS, marketplaces ou outils métiers.
Landing pages intégrées
Mailjet propose aussi un éditeur de landing pages directement intégré. Même logique que pour les emails : templates prêts à l’emploi, drag & drop, blocs simples.
Ce n’est pas un constructeur de sites, mais pour :
capter des leads ;
lancer une campagne ;
connecter une page directement à une liste ou un segment,
Et ça évite d’ajouter un outil de plus dans la stack.
Listes et contacts : une approche plus opérationnelle
Mailchimp pousse très loin la logique marketing des audiences, avec parfois une certaine complexité.
Mailjet reste plus pragmatique. Les listes, segments et comportements sont pensés pour être manipulés rapidement, y compris quand les données viennent d’un produit ou d’un back-office via l’API.
On passe moins de temps à “organiser” la donnée, plus de temps à l’utiliser.
💡 Ce que ça dit de Mailjet
Mailjet est particulièrement à l’aise quand l’email n’est pas juste un canal marketing, mais un maillon central du produit ou du parcours utilisateur.
C’est là que sa cohérence prend tout son sens.
Prix & plans : deux logiques assez différentes
Sur le papier, Mailchimp et Mailjet proposent tous les deux une entrée gratuite et des plans qui montent ensuite en gamme. En pratique, la philosophie derrière le pricing n’est pas la même.
Mailjet : une montée en charge lisible
Le plan gratuit de Mailjet permet déjà de se faire une vraie idée de l’outil :
jusqu’à 6 000 emails par mois, avec une limite de 200 emails par jour ;
1 000 contacts maximum ;
accès à l’éditeur d’emails, aux templates et aux statistiques de base ;
API et relais SMTP inclus, même en gratuit.
On peut donc tester à la fois l’email marketing et les usages plus techniques, sans blocage artificiel.
Ensuite, les plans payants montent surtout en fonction :
du volume d’envois ;
des besoins de pilotage (segmentation avancée, automatisations, A/B testing),
et, sur les offres supérieures, des sous-comptes, du support prioritaire et de l’accompagnement.
La logique est claire : on paie pour ce qu’on envoie et ce qu’on administre, pas pour débloquer des briques essentielles.
Mailchimp : un pricing plus orienté marketing
Chez Mailchimp, le plan gratuit est plus restrictif :
jusqu’à 250 contacts ;
environ 500 emails par mois ;
accès à l’éditeur et à quelques automatisations simples, mais avec des limites rapides.
La montée en gamme se fait surtout selon :
la taille de l’audience,
et les fonctionnalités marketing activées.
Dès que les besoins dépassent la newsletter classique (transactionnel, gouvernance multi-comptes, automatisations avancées), les coûts augmentent sensiblement et certaines options sont réservées aux plans les plus élevés.
Verdict terrain : Mailjet ou Mailchimp, selon l’usage réel
Mailchimp et Mailjet répondent tous les deux au besoin d’envoyer des emails, mais pas avec la même logique.
Pour une PME ou un indépendant qui veut surtout envoyer des newsletters ponctuelles avec un minimum de réglages, Mailchimp fait le travail. Mais ses limites arrivent vite dès que l’usage se complexifie.
Mailjet prend l’avantage dès qu’on sort de ce cadre simple. Agences, équipes produit, SaaS ou organisations avec plusieurs comptes à gérer y trouveront une plateforme plus cohérente :
sous-comptes bien pensés ;
emails transactionnels et marketing au même endroit ;
API accessibles dès le départ ;
et une montée en charge lisible.
👉 En clair : Mailchimp convient pour débuter en emailing marketing. Mailjet s’impose quand l’email devient un canal central, technique autant que marketing.
Logiciels recommandés Emailing


