Créer un site internet gratuitement, c'est possible, mais il faut comprendre ce que le mot gratuit cache vraiment. Presque tous les créateurs de site proposent une offre gratuite, sauf qu'en échange vous faites de la publicité gratuite pour eux : votre adresse devient monsite.leur-marque.com, une bannière de la plateforme s'affiche sur vos pages, et le nom de domaine à vous reste payant. Le coût, vous ne le payez pas en euros, vous le payez en crédibilité. Voici comment je vois les choses, sans vous vendre du rêve.
Mon conseil en une phrase, selon votre besoin : pour un vrai gratuit sans publicité mais très simple, Google Sites ; pour une petite vitrine ou une association en français, e-monsite ou Webnode ; pour bâtir sur un logiciel libre, WordPress.org ou Spip en payant l'hébergement ; et dès que c'est professionnel, préparez-vous à passer payant, au moins pour le domaine.
Ce que cache un site gratuit
Trois rançons reviennent presque partout, et il vaut mieux les connaître avant de se lancer. La première, le sous-domaine de la marque : votre adresse contient le nom de l'outil, du type monsite.wordpress.com, ce qui fait peu sérieux sur une carte de visite. La deuxième, la publicité imposée : l'éditeur affiche sa propre bannière sur votre site, et chez certains elle suit même le visiteur quand il défile. La troisième, l'absence de nom de domaine personnalisé : votre adresse à vous, en .fr ou .com, est toujours réservée aux offres payantes. À cela s'ajoutent un stockage limité et, le plus souvent, pas de boutique en ligne. Le gratuit n'expire pas, ce ne sont pas des essais de quinze jours, mais il est bridé par ce plafond de crédibilité.
Les créateurs de site avec offre gratuite
Mes repères pour le gratuit
- Vraiment gratuit, sans pubGoogle Sites
- Vitrine ou asso en française-monsite
- Création rapide grand publicWebnode
- Logiciel libre, à hébergerSpip
L'exception honnête du lot, c'est Google Sites : réellement gratuit, sans publicité, mais au prix d'un site très basique, sans boutique et avec un référencement limité. Parfait pour une page interne ou un mini-site sans enjeu. Les grands créateurs grand public comme Wix, WordPress.com, Webnode, Jimdo ou le français e-monsite offrent un gratuit permanent, mais brandé : sous-domaine et publicité imposés, domaine et fonctions avancées derrière le paiement. Méfiez-vous d'ailleurs des annonces de domaine offert : chez Wix par exemple, l'année de domaine gratuite est liée à un abonnement payant, pas au plan gratuit. Pour de la vitrine simple, e-monsite a l'avantage de la proximité française ; pour aller plus loin, des outils plus haut de gamme comme Squarespace ou Webflow ne jouent pas vraiment la carte du gratuit durable.
Un CMS gratuit ne fait pas un site gratuit
C'est le point le plus mal compris, alors disons-le clairement. WordPress.org et le français Spip sont des logiciels libres et gratuits, sans coût de licence. Mais pour mettre votre site en ligne avec eux, il faut payer un hébergement et un nom de domaine. Autrement dit, le logiciel est gratuit, le site en ligne ne l'est pas. Le domaine et l'hébergement sont le plancher de coût incompressible d'un vrai site, et c'est exactement ce qui sépare le gratuit du tout petit budget. Attention à ne pas confondre WordPress.org, le logiciel libre à héberger soi-même, et WordPress.com, le service hébergé avec son propre plan gratuit brandé.
Quand le gratuit ne suffit plus
Le passage au payant se déclenche presque toujours par l'un de ces trois besoins : un nom de domaine à votre nom, la suppression de la publicité, ou une boutique en ligne. Tant que vous n'en avez besoin d'aucun, le gratuit tient. Un autre point mérite votre vigilance : l'effet de verrouillage. Certains créateurs, Wix en tête, ne permettent pas d'exporter votre site pour l'héberger ailleurs. Le jour où vous voudrez partir, il faudra le reconstruire page par page, avec un vrai risque pour votre référencement si vous oubliez les redirections. Le gratuit d'aujourd'hui peut donc coûter cher en temps demain.
Quand le gratuit est un bon choix
Soyons positifs, car il y a de vrais bons usages du gratuit. Une page personnelle ou un portfolio simple, un CV en ligne, une petite vitrine d'association sans budget, un site pour tester une idée avant de se lancer, ou un événement ponctuel comme un mariage : dans tous ces cas, le sous-domaine et la publicité sont tolérables, et le gratuit suffit largement. La règle est simple : tant que c'est personnel, associatif ou un test, le gratuit fait le travail. Dès qu'il y a un enjeu commercial ou de marque, il faut passer payant.
Comment choisir selon votre profil
Page perso, CV ou test : Google Sites pour le sans-pub, ou un créateur grand public si vous voulez plus de design. Petite association : e-monsite ou Google Sites, gratuits et suffisants pour une vitrine. Vous êtes prêt à mettre le minimum (un domaine à vous et un hébergement) : c'est là que commence le vrai site, et je traite ce cas sur ma page site internet petit budget. Profil technique : WordPress.org ou Spip auto-hébergés. Si vous cherchez un type de site précis plutôt qu'un prix, voyez ma page site vitrine. Ici, le fil reste le gratuit et ses limites : créer sans payer, et savoir jusqu'où.