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Prix et modèle économique d'un CRM : comment ça se calcule

Sophie Martin
Sophie Martin
7 min

Comparer le prix de deux CRM ligne à ligne mène souvent à des conclusions fausses. La raison est simple : deux logiciels CRM ne se facturent pas de la même façon. Avant de regarder les tarifs, il faut comprendre le modèle économique d’un CRM, c’est-à-dire la mécanique qui fabrique son prix. C’est l’objet de cet article.

En bref : le prix d’un CRM dépend d’abord de son modèle de facturation. Les CRM Ventes et Service client se facturent par utilisateur et par mois ; les CRM Marketing se facturent au volume (nombre de contacts ou d’e-mails). À cela s’ajoutent des options gratuites (freemium, open source), le mode d’hébergement (cloud ou on-premise) et surtout des coûts hors licence : sélection, déploiement, formation et maintenance. Pour les tarifs détaillés par éditeur, consultez notre article dédié au prix d’un logiciel CRM.

La variable de prix d'un CRM change selon la famille : par utilisateur pour les ventes et le service client, au volume pour le marketing

Trois familles de CRM, trois modèles économiques

On voit circuler beaucoup d’articles flous sur le prix des CRM, parce qu’ils ne distinguent pas les modèles économiques selon le type de logiciel. Or il existe trois familles de CRM, et chacune se facture différemment.

  • Les CRM Ventes : surtout utilisés en B2B, ils gèrent le cycle de vente et le funnel commercial, de la prise de contact jusqu’à la signature. Ils sont proches d’un logiciel de gestion commerciale.
  • Les CRM Marketing : très utilisés en B2C, ils gèrent des listes de contacts, des campagnes et des scénarios de marketing automation.
  • Les CRM Service client : ils accompagnent les agents dans la gestion des interactions clients (fiches, historique, tickets).

CRM Ventes et Service client : la facturation par utilisateur

Pour ces deux familles, la principale variable de prix est le nombre d’utilisateurs. Le tarif est défini par utilisateur (ou par agent) et par mois : c’est donc la taille de votre équipe qui pilote la facture. Une deuxième variable intervient, le niveau de plan, qui correspond à la richesse fonctionnelle. Un éditeur propose généralement deux ou trois formules, plus une offre Enterprise sur devis. Enfin, l’activation de modules optionnels vient s’ajouter.

HubSpot illustre bien ce modèle par utilisateur, avec une offre gratuite pour démarrer et des formules facturées par licence.

Page de tarification HubSpot montrant une offre gratuite et une formule Starter facturée par licence

CRM Marketing : la facturation au volume

Les outils marketing servent à gérer une relation « one to many ». Le modèle économique le plus pertinent y est donc le volume : le nombre de contacts en base. Selon que votre base compte 10 000 ou un million de contacts, le prix n’a rien à voir. Certains éditeurs, comme Brevo (ex-Sendinblue), préfèrent facturer au nombre d’e-mails envoyés plutôt qu’au nombre de contacts. Comme pour les CRM Ventes, la richesse fonctionnelle et les modules optionnels constituent des variables secondaires.

Abonnement, volume, freemium : les modèles de facturation

Au-delà de la famille de CRM, plusieurs logiques de tarification coexistent sur le marché. Les distinguer aide à comparer des offres qui semblent, à première vue, incomparables.

  • Par utilisateur (par siège) : le prix suit le nombre de personnes qui utilisent l’outil. C’est le modèle dominant des CRM Ventes et Service client.
  • Au volume : le prix suit un usage mesurable (contacts, e-mails envoyés). C’est le modèle des CRM Marketing.
  • Freemium : une version gratuite couvre les besoins de base, souvent limitée en nombre d’utilisateurs ou de fonctionnalités, et sert de porte d’entrée vers les formules payantes.
  • Open source : le logiciel est gratuit à télécharger, mais l’hébergement, la personnalisation et la maintenance restent à votre charge. La gratuité de la licence ne signifie donc pas un coût nul.

Cloud ou on-premise : l’impact du mode d’hébergement

Le mode d’hébergement pèse aussi sur la structure de coût.

  • Cloud (SaaS) : c’est aujourd’hui le modèle le plus répandu. Vous payez un abonnement récurrent, mensuel ou annuel, qui inclut l’hébergement, les mises à jour et une part de la maintenance. L’investissement de départ est faible, mais le coût court sur toute la durée d’usage.
  • On-premise : le logiciel est installé sur vos propres serveurs. Le modèle repose plutôt sur une licence, à laquelle s’ajoutent l’infrastructure, l’administration et les mises à jour. L’investissement initial est plus lourd, mais vous gardez la maîtrise complète de vos données.

Le prix d’un CRM ne se réduit pas à la licence

Quel que soit le modèle, l’abonnement ou la licence ne représentent qu’une partie de la facture. Un projet CRM comporte plusieurs postes de coût, souvent sous-estimés :

  • La sélection du logiciel. Dans les PME et ETI, le choix passe souvent par un appel d’offres piloté par des consultants (expression du besoin, cahier des charges, consultation des éditeurs). Selon l’ampleur du projet, comptez de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros.
  • Le déploiement. L’installation et le paramétrage peuvent nécessiter un intégrateur, surtout pour un CRM avancé. Le budget va de quelques milliers d’euros pour un outil simple à plusieurs dizaines de milliers pour une solution complexe.
  • La formation et la conduite du changement. Un CRM ne vaut que par son adoption. Former les utilisateurs a un coût, particulièrement si la formation est externalisée.
  • La maintenance. Elle peut être préventive, corrective ou évolutive. En SaaS, une partie est incluse dans l’abonnement ; en dehors, elle constitue un poste à budgéter à part entière.

Ces coûts hors licence expliquent pourquoi deux entreprises qui achètent le même CRM peuvent aboutir à des budgets très différents.

Questions fréquentes sur le modèle économique d’un CRM

Qu’est-ce qu’un logiciel CRM ?

Un CRM (Customer Relationship Management) est un outil qui centralise et optimise la relation client. Il en existe trois familles : Ventes, Marketing et Service client.

Comment se calcule le prix d’un CRM ?

Le prix dépend surtout du modèle de facturation : par utilisateur pour les CRM Ventes et Service client, au volume de contacts ou d’e-mails pour les CRM Marketing. Le niveau de plan, les modules optionnels et les coûts hors licence font ensuite varier la facture. Pour des fourchettes chiffrées par éditeur, consultez notre article sur le prix d’un logiciel CRM.

Existe-t-il des CRM gratuits ?

Oui, sous conditions. Plusieurs éditeurs proposent une offre freemium limitée en utilisateurs ou en fonctionnalités, et il existe des CRM open source dont la licence est gratuite mais qui impliquent des coûts d’hébergement et de maintenance. Pour aller plus loin, voyez notre comparatif des meilleurs CRM gratuits pour TPE et PME.

Faut-il choisir un CRM cloud ou on-premise ?

Le cloud (SaaS) convient à la plupart des entreprises : abonnement récurrent, mises à jour incluses, mise en route rapide. L’on-premise s’adresse aux organisations qui veulent héberger elles-mêmes leurs données, au prix d’un investissement initial plus élevé.

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