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Police de site web : choisir et combiner des Google Fonts

Camille DurandCamille DurandÉditorial La Fabrique

Choisir une police de caractères n’est jamais simple, et trouver une bonne combinaison l’est encore moins. Si vous créez ou refondez votre site web, ce choix mérite du temps : il doit exprimer l’identité de votre marque, mais aussi garantir la lisibilité et la cohérence de chaque page. Avec les images, la typographie est la première chose qu’un visiteur perçoit. Dans ce guide, nous nous concentrons sur Google Fonts, la bibliothèque de polices gratuites de Google, intégrée nativement par la plupart des CMS : critères de choix, règles de combinaison, douze exemples de paires vérifiées sur le catalogue le 19/10/2026 avec leur code HTML et CSS, puis les points de vigilance sur la performance et le RGPD.

Réponse courte : pour un site web, choisissez une police de texte très lisible à l’écran (une sans serif comme Inter, Roboto ou Open Sans, ou une serif de lecture comme Lora ou Merriweather), en 16 px minimum, et associez-lui au plus une ou deux autres polices pour les titres. Google Fonts propose 1 950 familles gratuites et utilisables commercialement (catalogue consulté le 19/10/2026). Contrastez les styles (serif et sans serif, graisses éloignées), limitez le nombre de graisses chargées et ajoutez display=swap pour ne pas pénaliser l’affichage.

Catalogue Google Fonts au 19 octobre 2026 : 1 950 familles dont 722 sans serif, 468 display, 358 manuscrites, 351 serif et 51 monospace

Pourquoi utiliser une police Google Fonts ?

Lancée en 2010, la bibliothèque Google Fonts s’est imposée dans l’univers du webdesign. Son catalogue affichait 1 950 familles de polices le 19 octobre 2026. Selon la FAQ officielle de Google Fonts, toutes ces polices sont open source et gratuites, utilisables commercialement, y compris dans un logo ou un produit vendu, selon les conditions de leur licence (le plus souvent la SIL Open Font License).

Page d’accueil de Google Fonts affichant 1950 familles de polices le 19 octobre 2026

Autre argument : l’intégration est très simple. Il suffit de copier une balise <link> générée par l’API Google Fonts dans le <head> de votre site, ou de choisir la police dans les réglages de votre CMS. Enfin, la bibliothèque permet de tester et de combiner facilement plusieurs polices directement dans le navigateur.

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Les grandes familles de polices

Google Fonts classe ses polices en cinq catégories, qui correspondent aux grandes familles typographiques. Connaître la catégorie d’une police est la première étape pour l’utiliser au bon endroit :

  • Serif (avec empattements) : les lettres se terminent par de petites extensions. Elles évoquent la tradition, l’édition, le sérieux. Exemples : Lora, Merriweather, Playfair Display.
  • Sans serif (sans empattements) : des formes épurées, très lisibles à l’écran, qui dominent le web. Exemples : Inter, Roboto, Open Sans, Manrope.
  • Display (affichage) : des polices expressives faites pour les grands titres, jamais pour le texte courant. Exemples : Lobster, Corben, Allan.
  • Manuscrites (handwriting) : elles imitent l’écriture à la main ou la calligraphie. À réserver à quelques mots. Exemple : Dancing Script.
  • Monospace (chasse fixe) : tous les caractères ont la même largeur, comme sur une machine à écrire. Utiles pour le code ou un style rétro. Exemple : Lekton.

Polices web ou polices système : quelle différence ?

Une police système (dite « web safe »), comme Arial, Georgia ou Verdana, est déjà installée sur la plupart des appareils : elle s’affiche instantanément mais offre peu de personnalité. Une police web, comme celles de Google Fonts, est téléchargée par le navigateur au chargement de la page : elle permet une identité visuelle propre, au prix d’un léger coût de chargement. C’est pourquoi on déclare toujours une police système de secours dans le CSS (font-family: 'Lora', Georgia, serif;), utilisée le temps que la police web arrive ou si elle échoue.

Comment choisir la police de son site web

Face à la quantité de polices disponibles, quatre critères permettent de faire un premier tri :

  • La lisibilité, critère le plus important. La police doit rester lisible sur tous les écrans, du smartphone au grand moniteur, et à la taille du texte courant, pas seulement en titre.
  • La richesse des styles. Une police de texte doit proposer au moins un normal, un gras et idéalement une italique, pour hiérarchiser vos contenus. Les polices variables, qui regroupent toutes les graisses dans un seul fichier, sont nombreuses : 561 familles du catalogue en proposent.
  • La couverture des caractères. Vérifiez que la police gère tous les caractères dont vous avez besoin : accents français, signes €, guillemets « », et d’autres alphabets si votre site est multilingue. Le filtre de langue de Google Fonts permet de le vérifier.
  • La cohérence avec votre marque. Une banque, un studio créatif et un restaurant n’emploieront pas les mêmes polices. Choisissez une police dont le ton correspond à votre positionnement et à votre public.

Quelle taille de police pour un site web ?

Pour le texte courant, 16 px est un bon minimum : c’est la taille par défaut de la plupart des navigateurs, comme le rappelle la documentation MDN, et de nombreux sites de contenu vont jusqu’à 18 px. Les recommandations d’accessibilité du W3C (critère WCAG 1.4.8, niveau AAA) préconisent un interlignage d’au moins 1,5 dans les paragraphes et des lignes de 80 caractères au maximum. Préférez les unités relatives (rem) pour que le texte suive les réglages de l’utilisateur.

Comment combiner efficacement des Google Fonts ?

Voici les règles qui fonctionnent le mieux pour associer des polices :

  • Utilisez une superfamille. Certaines familles existent en version serif et sans serif dessinées ensemble (Noto Serif et Noto Sans, PT Serif et PT Sans, Source Serif 4 et Source Sans 3). Les combiner est la manière la plus sûre de varier sans risque d’erreur.
  • Jouez sur les contrastes. Tout l’intérêt d’associer deux polices est de créer un contraste : une serif expressive pour les titres et une sans serif sobre pour le texte, ou une graisse très grasse face à une graisse légère. Deux polices trop proches se gênent et brouillent la hiérarchie.
  • Limitez-vous à deux, trois polices au maximum. Au-delà, le site perd en cohérence. Limitez aussi le nombre de graisses chargées : chaque fichier supplémentaire alourdit la page.
  • Choisissez selon vos contenus. Un blog aux textes longs a besoin d’une police de lecture irréprochable ; un site vitrine au texte court peut se permettre une police de titre plus audacieuse.

Les images ont un impact décisif sur l’apparence de votre site, au moins autant que les polices. Sur ce sujet, découvrez notre guide sur l’optimisation des images pour le web : choix du format, compression et bonnes pratiques.

12 exemples de combinaisons de polices Google Fonts

Passons aux exemples. Pour chacune des douze combinaisons ci-dessous, nous avons vérifié le 19/10/2026 que les deux polices figurent bien dans le catalogue Google Fonts, rendu la paire avec l’API officielle (image du haut) et capturé leurs pages spécimens (images du bas). Le code HTML utilise la version actuelle de l’API (css2), avec display=swap et les balises preconnect.

Notre méthode :

présence de chaque police vérifiée dans les métadonnées publiques de fonts.google.com et sur sa page spécimen, URL d’intégration testée (réponse 200), rendu fait par nos soins avec ces URL. Les descriptions s’appuient sur les fiches officielles des polices. Le choix des paires est éditorial : nous n’avons pas mesuré de performance ni mené de test utilisateur.

Lobster et Cabin

Combinaison Google Fonts Lobster en titre et Cabin en texte, rendue le 19/10/2026, avec les pages spécimens des deux polices

Lobster (Impallari Type) est une police d’affichage aux lettres liées, épaisse et très expressive. Elle n’existe qu’en une seule graisse : réservez-la aux grands titres. Cabin, sans serif simple et légère, apporte le contraste nécessaire pour le texte courant ; c’est une police variable dont la graisse va du normal au gras.

Code HTML, à placer dans le <head> :

<link rel="preconnect" href="https://fonts.googleapis.com">
<link rel="preconnect" href="https://fonts.gstatic.com" crossorigin>
<link href="https://fonts.googleapis.com/css2?family=Lobster&family=Cabin:wght@400;700&display=swap" rel="stylesheet">

Code CSS :

h1 {
  font-family: 'Lobster', Georgia, serif;
  font-weight: 400;
}
p {
  font-family: 'Cabin', Helvetica, Arial, sans-serif;
  font-weight: 400;
  line-height: 1.6;
}

Raleway et Goudy Bookletter 1911

Combinaison Google Fonts Raleway en titre et Goudy Bookletter 1911 en texte, rendue le 19/10/2026, avec les pages spécimens des deux polices

Raleway est une sans serif élégante, aujourd’hui proposée en police variable avec des graisses de 100 (Thin) à 900 (Black). Ses graisses les plus fines sont très belles en grand, mais deviennent difficiles à lire en petite taille : utilisez-les pour les titres, et passez au moins en 400 pour du texte. Nous l’avons associée à Goudy Bookletter 1911, une serif au dessin ancien, disponible en une seule graisse. Cette combinaison convient à un site au contenu court ; pour de longs articles, une serif plus robuste comme Lora ou Merriweather sera plus confortable.

Code HTML, à placer dans le <head> :

<link rel="preconnect" href="https://fonts.googleapis.com">
<link rel="preconnect" href="https://fonts.gstatic.com" crossorigin>
<link href="https://fonts.googleapis.com/css2?family=Raleway:wght@300;700&family=Goudy+Bookletter+1911&display=swap" rel="stylesheet">

Code CSS :

h1 {
  font-family: 'Raleway', Helvetica, Arial, sans-serif;
  font-weight: 300;
}
p {
  font-family: 'Goudy Bookletter 1911', Georgia, serif;
  line-height: 1.6;
}

Allerta et Crimson Text

Combinaison Google Fonts Allerta en titre et Crimson Text en texte, rendue le 19/10/2026, avec les pages spécimens des deux polices

Allerta est une sans serif assez large et dotée d’une vraie personnalité, conçue à l’origine pour la signalétique. Elle n’existe qu’en une graisse, ce qui la cantonne aux titres. Crimson Text est une serif de lecture, sobre et très lisible en petite taille, proposée en trois graisses avec leurs italiques.

Code HTML, à placer dans le <head> :

<link rel="preconnect" href="https://fonts.googleapis.com">
<link rel="preconnect" href="https://fonts.gstatic.com" crossorigin>
<link href="https://fonts.googleapis.com/css2?family=Allerta&family=Crimson+Text:ital,wght@0,400;0,700;1,400&display=swap" rel="stylesheet">

Code CSS :

h1 {
  font-family: 'Allerta', Helvetica, Arial, sans-serif;
}
p {
  font-family: 'Crimson Text', Georgia, serif;
  line-height: 1.6;
}

Arvo et PT Sans

Combinaison Google Fonts Arvo en titre et PT Sans en texte, rendue le 19/10/2026, avec les pages spécimens des deux polices

Arvo, dessinée par Anton Koovit, est une police à empattements épais et rectangulaires (une « slab serif »), au dessin géométrique, en quatre styles : normal, gras et leurs italiques. Elle donne aux titres un aspect solide, à l’écran comme à l’impression. Nous l’avons combinée avec PT Sans, une sans serif de la fonderie ParaType aux formes ouvertes et chaleureuses, très à l’aise pour le texte courant.

Code HTML, à placer dans le <head> :

<link rel="preconnect" href="https://fonts.googleapis.com">
<link rel="preconnect" href="https://fonts.gstatic.com" crossorigin>
<link href="https://fonts.googleapis.com/css2?family=Arvo:wght@400;700&family=PT+Sans:wght@400;700&display=swap" rel="stylesheet">

Code CSS :

h1 {
  font-family: 'Arvo', Georgia, serif;
  font-weight: 700;
}
p {
  font-family: 'PT Sans', Helvetica, Arial, sans-serif;
  line-height: 1.6;
}

Dancing Script et Josefin Sans

Combinaison Google Fonts Dancing Script en titre et Josefin Sans en texte, rendue le 19/10/2026, avec les pages spécimens des deux polices

Les polices manuscrites sont difficiles à intégrer, surtout lorsqu’elles sont fines. Dancing Script fait partie des plus utilisées de sa catégorie et existe désormais en police variable, du normal au gras : la version grasse reste lisible en titre. Nous l’avons couplée à Josefin Sans, une sans serif géométrique inspirée des années 1920 qui équilibre la fantaisie du titre ; pensée pour les grandes tailles, elle demande un corps de texte généreux. Réservez la manuscrite à un ou deux mots, jamais à des paragraphes.

Code HTML, à placer dans le <head> :

<link rel="preconnect" href="https://fonts.googleapis.com">
<link rel="preconnect" href="https://fonts.gstatic.com" crossorigin>
<link href="https://fonts.googleapis.com/css2?family=Dancing+Script:wght@700&family=Josefin+Sans:wght@300;400&display=swap" rel="stylesheet">

Code CSS :

h1 {
  font-family: 'Dancing Script', Georgia, serif;
  font-weight: 700;
}
p {
  font-family: 'Josefin Sans', Helvetica, Arial, sans-serif;
  line-height: 1.6;
}

Allan et Cardo

Combinaison Google Fonts Allan en titre et Cardo en texte, rendue le 19/10/2026, avec les pages spécimens des deux polices

Allan est une police d’affichage inspirée du travail des peintres en lettres, en deux graisses, que sa fiche réserve explicitement aux grandes tailles. Ce type de police donne rarement de bons résultats en texte, mais Allan capte bien le regard en grand titre. Nous l’avons combinée avec Cardo, une serif classique pensée à l’origine pour les textes savants, qui couvre de nombreux alphabets. Une sans serif légère fonctionnerait aussi en texte courant.

Code HTML, à placer dans le <head> :

<link rel="preconnect" href="https://fonts.googleapis.com">
<link rel="preconnect" href="https://fonts.gstatic.com" crossorigin>
<link href="https://fonts.googleapis.com/css2?family=Allan:wght@700&family=Cardo&display=swap" rel="stylesheet">

Code CSS :

h1 {
  font-family: 'Allan', Georgia, serif;
  font-weight: 700;
}
p {
  font-family: 'Cardo', Georgia, serif;
  line-height: 1.6;
}

Molengo et Lekton

Combinaison Google Fonts Molengo en titre et Lekton en texte, rendue le 19/10/2026, avec les pages spécimens des deux polices

Molengo est une sans serif douce et lisible, en une seule graisse. Lekton est une police à chasse fixe (monospace), créée à l’ISIA Urbino et inspirée de caractères des machines à écrire Olivetti. L’association donne un ton « carnet de notes », adapté à un portfolio ou à un site au style artisanal. Pour un texte long, une monospace fatigue vite : limitez-la aux chapôs, légendes ou blocs courts.

Code HTML, à placer dans le <head> :

<link rel="preconnect" href="https://fonts.googleapis.com">
<link rel="preconnect" href="https://fonts.gstatic.com" crossorigin>
<link href="https://fonts.googleapis.com/css2?family=Molengo&family=Lekton&display=swap" rel="stylesheet">

Code CSS :

h1 {
  font-family: 'Molengo', Helvetica, Arial, sans-serif;
}
p {
  font-family: 'Lekton', 'Courier New', monospace;
  line-height: 1.6;
}

Noto Serif et Noto Sans

Combinaison Google Fonts Noto Serif en titre et Noto Sans en texte, rendue le 19/10/2026, avec les pages spécimens des deux polices

Les anciennes versions de cet article recommandaient Droid Serif et Droid Sans. Ces deux familles ne figurent plus dans le catalogue Google Fonts : leurs pages spécimens renvoient une erreur et elles sont absentes des métadonnées publiques du catalogue (vérifié le 19/10/2026). Le principe reste valable : associer la version serif et la version sans serif d’une même superfamille garantit une harmonie parfaite. La famille Noto, conçue par Google pour couvrir un très grand nombre de langues, est l’alternative la plus naturelle : Noto Serif pour les titres, Noto Sans pour le texte (ou l’inverse). Toutes deux sont des polices variables.

Page spécimen Droid Serif sur Google Fonts affichant une erreur, la police ne figurant plus au catalogue le 19 octobre 2026

Code HTML, à placer dans le <head> :

<link rel="preconnect" href="https://fonts.googleapis.com">
<link rel="preconnect" href="https://fonts.gstatic.com" crossorigin>
<link href="https://fonts.googleapis.com/css2?family=Noto+Serif:wght@700&family=Noto+Sans:wght@400;700&display=swap" rel="stylesheet">

Code CSS :

h1 {
  font-family: 'Noto Serif', Georgia, serif;
  font-weight: 700;
}
p {
  font-family: 'Noto Sans', Helvetica, Arial, sans-serif;
  line-height: 1.6;
}

Corben et Nobile

Combinaison Google Fonts Corben en titre et Nobile en texte, rendue le 19/10/2026, avec les pages spécimens des deux polices

Corben (et non « Corbin », comme l’écrivait une ancienne version de cet article) est une police d’affichage aux courbes généreuses, inspirée du lettrage classique, dessinée par Vernon Adams, en deux graisses. Elle donne un côté rétro aux titres. Nobile, du même créateur, est une sans serif plus moderne et plus légère. Cette combinaison est intéressante si vous voulez mettre fortement en avant vos titres.

Code HTML, à placer dans le <head> :

<link rel="preconnect" href="https://fonts.googleapis.com">
<link rel="preconnect" href="https://fonts.gstatic.com" crossorigin>
<link href="https://fonts.googleapis.com/css2?family=Corben:wght@700&family=Nobile&display=swap" rel="stylesheet">

Code CSS :

h1 {
  font-family: 'Corben', Georgia, serif;
  font-weight: 700;
}
p {
  font-family: 'Nobile', Helvetica, Arial, sans-serif;
  line-height: 1.6;
}

Ubuntu et Vollkorn

Combinaison Google Fonts Ubuntu en titre et Vollkorn en texte, rendue le 19/10/2026, avec les pages spécimens des deux polices

Ubuntu, dessinée par la fonderie Dalton Maag pour le système d’exploitation du même nom, est une sans serif aux formes arrondies qui donne un sentiment de modernité. Nous utilisons sa version grasse pour accentuer le contraste. Pour le texte, Vollkorn, de Friedrich Althausen, est une serif aux empattements marqués, conçue comme une police de texte « de tous les jours ». Le mélange d’une police moderne et d’une police classique donne souvent de bons résultats.

Code HTML, à placer dans le <head> :

<link rel="preconnect" href="https://fonts.googleapis.com">
<link rel="preconnect" href="https://fonts.gstatic.com" crossorigin>
<link href="https://fonts.googleapis.com/css2?family=Ubuntu:wght@700&family=Vollkorn:wght@400;700&display=swap" rel="stylesheet">

Code CSS :

h1 {
  font-family: 'Ubuntu', Helvetica, Arial, sans-serif;
  font-weight: 700;
}
p {
  font-family: 'Vollkorn', Georgia, serif;
  line-height: 1.6;
}

Playfair Display et Inter

Combinaison Google Fonts Playfair Display en titre et Inter en texte, rendue le 19/10/2026, avec les pages spécimens des deux polices

Playfair Display, de Claus Eggers Sørensen, est une serif de style transitionnel, influencée par Baskerville, au fort contraste entre pleins et déliés. Sa fiche la présente comme un dessin pour les grandes tailles : en petit, ses déliés très fins se lisent mal. Inter, de Rasmus Andersson, est une sans serif dessinée pour les écrans, parmi les plus populaires du catalogue : elle assure un texte courant net et neutre, qui laisse Playfair Display s’exprimer.

Code HTML, à placer dans le <head> :

<link rel="preconnect" href="https://fonts.googleapis.com">
<link rel="preconnect" href="https://fonts.gstatic.com" crossorigin>
<link href="https://fonts.googleapis.com/css2?family=Playfair+Display:wght@700&family=Inter:wght@400;600&display=swap" rel="stylesheet">

Code CSS :

h1 {
  font-family: 'Playfair Display', Georgia, serif;
  font-weight: 700;
}
p {
  font-family: 'Inter', Helvetica, Arial, sans-serif;
  line-height: 1.6;
}

Manrope et Lora

Combinaison Google Fonts Manrope en titre et Lora en texte, rendue le 19/10/2026, avec les pages spécimens des deux polices

Manrope, de Mikhail Sharanda, est une sans serif moderne et géométrique, proposée en police variable de l’extra-léger à l’extra-gras. Elle est appréciée pour les interfaces, les sites SaaS et les titres sobres. Associée à Lora, une serif de lecture aux courbes douces, elle forme une combinaison inversée par rapport à l’habitude (sans serif en titre, serif en texte) qui convient bien aux blogs et aux contenus longs.

Code HTML, à placer dans le <head> :

<link rel="preconnect" href="https://fonts.googleapis.com">
<link rel="preconnect" href="https://fonts.gstatic.com" crossorigin>
<link href="https://fonts.googleapis.com/css2?family=Manrope:wght@700&family=Lora:ital,wght@0,400;1,400&display=swap" rel="stylesheet">

Code CSS :

h1 {
  font-family: 'Manrope', Helvetica, Arial, sans-serif;
  font-weight: 700;
}
p {
  font-family: 'Lora', Georgia, serif;
  line-height: 1.6;
}

Retenez surtout qu’associer deux belles polices ne suffit pas à obtenir une bonne combinaison : c’est le contraste et la hiérarchie qui comptent. Faites des essais sur vos vrais contenus, sur mobile comme sur ordinateur, et sollicitez plusieurs avis avant de valider. Pour d’autres idées, parcourez notre sélection de polices d’écriture gratuites en ligne.

Comment intégrer une police Google Fonts sur son site

Sur la page d’une police, le bouton « Get font » puis « Get embed code » génère la balise <link> à coller dans le <head>, et la règle CSS correspondante. Trois bonnes pratiques, documentées par Google sur la documentation de l’API CSS2 et sur web.dev :

  • ne chargez que les graisses utilisées (par exemple wght@400;700), chaque style supplémentaire pesant sur le temps de chargement ;
  • ajoutez display=swap : le texte s’affiche immédiatement avec la police de secours, puis bascule vers la police web dès qu’elle est chargée (voir la propriété font-display sur MDN) ;
  • déclarez les preconnect vers fonts.googleapis.com et fonts.gstatic.com pour gagner du temps sur l’établissement des connexions.

Dans la plupart des CMS et des créateurs de sites, une partie des polices Google est proposée directement dans les réglages typographiques du thème, sans toucher au code.

Google Fonts et RGPD : faut-il héberger les polices soi-même ?

Lorsque les polices sont chargées depuis les serveurs de Google, le navigateur du visiteur envoie une requête à Google. La FAQ de Google Fonts précise que ces requêtes transmettent l’adresse IP du visiteur, l’URL demandée et des en-têtes HTTP (navigateur, système, page d’origine), que l’API ne dépose ni ne journalise de cookies, et que Google n’utilise pas ces données pour créer des profils ou cibler la publicité.

FAQ Google Fonts expliquant l’auto-hébergement des polices pour ne pas transmettre de données des visiteurs à Google

En Europe, ce transfert d’adresse IP a déjà été sanctionné : le tribunal régional de Munich (jugement du 20 janvier 2022, 3 O 17493/20) a condamné l’exploitant d’un site à verser 100 € de dommages et intérêts à un visiteur dont l’adresse IP avait été transmise à Google via Google Fonts sans son consentement. La solution la plus simple est d’héberger les fichiers de police sur votre propre serveur : la même FAQ indique qu’alors Google ne reçoit aucune donnée liée aux visites, en contrepartie de mises à jour à faire vous-même. Les licences libres des polices Google Fonts autorisent cet auto-hébergement.

Jugement du tribunal régional de Munich du 20 janvier 2022 sur la transmission d’adresses IP à Google via Google Fonts

Les polices les plus populaires de Google Fonts

Trié par popularité, le catalogue Google Fonts plaçait en tête, le 19 octobre 2026 : Open Sans, Roboto, Google Sans, Montserrat, Inter, Poppins, Roboto Condensed, Noto Sans, Noto Sans JP, DM Sans et Lato. Toutes sont des sans serif, ce qui confirme leur domination sur le web. La première serif du classement est Merriweather.

Catalogue Google Fonts trié par popularité le 19 octobre 2026 avec Open Sans, Roboto et Google Sans en tête

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Questions fréquentes

Quelle police choisir pour un site web ?

Pour le texte courant, une police très lisible à l’écran : une sans serif (Inter, Roboto, Open Sans, Lato) ou une serif de lecture (Lora, Merriweather, Source Serif 4). Pour les titres, vous pouvez choisir une police plus expressive qui reflète votre marque. Deux polices suffisent dans la grande majorité des cas.

Quelle taille de police pour un site web ?

16 px au minimum pour le texte courant, souvent 17 à 18 px pour les sites de contenu, avec un interlignage d’environ 1,5. Les titres sont généralement entre 1,5 et 3 fois la taille du texte, selon leur niveau.

Comment connaître la police d’un site ?

Faites un clic droit sur le texte puis « Inspecter ». Dans Chrome, l’onglet « Calculé » indique la propriété font-family et, en bas, la police réellement affichée. Firefox dispose d’un onglet « Polices » qui liste toutes les polices utilisées sur la page. Il existe aussi des extensions de navigateur dédiées.

Comment savoir le type d’une police ?

Sur Google Fonts, la page spécimen de chaque police indique sa catégorie (serif, sans serif, display, manuscrite, monospace) et des étiquettes de style. Visuellement, regardez les extrémités des lettres : des empattements signalent une serif, des traits nets une sans serif, des caractères de largeur identique une monospace.

Quelle est la police utilisée par Google ?

Google utilise dans ses produits sa police maison Google Sans. Selon la FAQ de Google Fonts, Google Sans et Google Sans Flex étaient réservées à Google jusqu’en novembre 2025 et sont désormais disponibles sous licence SIL Open Font License. Product Sans, utilisée pour le logo, reste en revanche réservée à Google.

FAQ Google Fonts indiquant que Google Sans et Google Sans Flex sont disponibles sous licence libre depuis novembre 2025 et que Product Sans reste réservée

Google a-t-il changé de police récemment ?

Le changement notable est l’ouverture de Google Sans au public : sa police maison, réservée à ses produits jusqu’en novembre 2025, est désormais téléchargeable gratuitement sur Google Fonts, où elle figure déjà parmi les polices les plus populaires.

Quelle est la police de Gmail ?

L’interface de Gmail utilise la typographie maison de Google. Pour vos messages, l’éditeur propose quelques polices dans sa barre de mise en forme ; le destinataire les verra telles quelles si son logiciel de messagerie les prend en charge.

Quelle est la police la plus agréable à lire ?

Il n’existe pas de police universellement plus lisible : le confort dépend surtout de la taille, de l’interlignage, de la longueur des lignes et du contraste avec le fond. À l’écran, les polices à grande hauteur d’x et aux formes ouvertes, comme Inter (dessinée pour les écrans) ou Lora (conçue pour le texte courant), sont de valeurs sûres.

Quel site web permet de changer la police d’écriture ?

Pour tester une police sur votre propre texte, le champ d’aperçu de Google Fonts suffit. Pour générer un texte stylisé à copier-coller (réseaux sociaux, pseudos), il existe des générateurs en ligne : nous en présentons plusieurs dans notre article sur les polices d’écriture gratuites en ligne.

Quelle est la règle des 3 polices ?

C’est une règle de bon sens en design : ne pas utiliser plus de trois polices sur un même site ou document, généralement une pour les titres, une pour le texte, et éventuellement une troisième pour des éléments ponctuels (citations, code). En pratique, deux polices suffisent souvent.

Comment appliquer une police Google Fonts ?

Sélectionnez la police sur fonts.google.com, cliquez sur « Get font » puis « Get embed code », copiez la balise <link> dans le <head> de votre site et appliquez la police dans votre CSS avec font-family. Dans un CMS, choisissez-la simplement dans les réglages typographiques du thème.

Peut-on utiliser des polices personnalisées dans Google Sites ?

Depuis 2021, Google Sites permet de créer des thèmes personnalisés dans lesquels on règle notamment les polices et le style du texte, comme l’indique le blog officiel Google Workspace.

Pourquoi les polices de Google s’affichent-elles soudain en tout petit ?

Le plus souvent, c’est le zoom du navigateur qui a été modifié par erreur (raccourci clavier ou geste sur le pavé tactile). Dans Chrome, vous pouvez revenir à 100 % depuis l’option « Zoom » du menu, ou avec les raccourcis Ctrl et + ou Ctrl et - (touche Commande sur Mac), comme l’explique l’aide de Chrome. Les réglages de taille de police du navigateur et du système peuvent aussi être en cause.

Pour aller plus loin :

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Camille Durand
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