Quand on se lance en indépendant, deux statuts reviennent sans cesse : l'auto-entreprise et le portage salarial. Ils répondent au même besoin — travailler à son compte — mais avec des logiques opposées. Voici comment trancher.
Auto-entrepreneur : la simplicité, mais des limites
La micro-entreprise est imbattable au démarrage : création gratuite en quelques minutes, comptabilité allégée, charges calculées sur le chiffre d'affaires encaissé. Mais elle plafonne (77 700 € de CA pour les prestations de service), n'ouvre pas de droits au chômage, et offre une protection sociale et une retraite limitées.
Portage salarial : la sécurité du salariat
En portage, vous restez indépendant dans vos missions, mais devenez salarié de la société de portage, qui transforme vos factures en salaire. Vous obtenez bulletins de paie, mutuelle, prévoyance, cotisation chômage et retraite du régime général, sans aucune gestion administrative — en échange de frais de gestion (3 à 10 % du CA). Aucun plafond de chiffre d'affaires.
Le comparatif en un coup d'œil
Auto-entreprise : idéale pour un petit chiffre d'affaires, un début d'activité, ou une activité complémentaire. Portage : pertinent dès que le CA monte, quand on veut la protection sociale d'un salarié, des bulletins de paie (utiles pour un prêt ou une location) et zéro administratif. Le net en portage représente en général autour de 50 % du CA facturé, contre un net plus élevé en micro-entreprise mais sans les droits salariés.
Alors, lequel choisir ?
Règle simple : petit CA + gestion minimale → auto-entrepreneur ; CA qui grandit + besoin de sécurité et de crédibilité → portage salarial. Beaucoup d'indépendants démarrent en micro-entreprise puis basculent en portage quand ils approchent du plafond. Pour comparer les sociétés, voyez notre comparatif du portage salarial pour freelances et notre guide des frais de gestion.