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Trouver des backlinks : 9 techniques efficaces pour en générer

Sophie MartinSophie MartinÉditorial La Fabrique

Les backlinks, ces liens placés sur d'autres sites et qui pointent vers le vôtre, restent l'un des signaux que Google utilise pour classer les pages. Google l'écrit lui-même : PageRank, son système d'analyse des liens, « continue d'être l'un de nos principaux systèmes de classement ». Le vrai sujet, pour la plupart des sites, n'est donc pas de savoir s'il faut des liens, mais comment trouver des backlinks de qualité sans tomber dans les pratiques que Google sanctionne. Ce guide présente 9 techniques efficaces pour générer des backlinks, les outils pour les trouver et les suivre, et les limites fixées par les règles de Google.

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Un backlink (ou lien entrant) est, selon la définition de l'aide de la Search Console, « un lien placé sur une page d'un autre site et qui renvoie vers une page de votre site ».

Pourquoi les backlinks sont importants pour le SEO

Les liens servent à Google de deux façons :

  • Découvrir vos pages. Google trouve « essentiellement des pages à l'aide de liens provenant d'autres pages déjà explorées », et dans de nombreux cas il s'agit d'autres sites qui renvoient vers les vôtres.
  • Évaluer leur popularité et leur sujet. Les systèmes d'analyse des liens identifient « ce sur quoi elles portent » et les pages « les plus utiles en réponse à une requête ». Le texte d'ancrage, c'est-à-dire le texte cliquable du lien, « donne aux internautes et à Google des indications sur la page vers laquelle pointe le lien ».

Google ne publie aucun score de popularité. Les indicateurs que vous verrez dans les outils (Domain Rating chez Ahrefs, Trust Flow et Citation Flow chez Majestic, Authority Score chez Semrush, Domain Authority chez Moz) sont des calculs propres à chaque éditeur, utiles pour comparer des sites entre eux, mais ce ne sont pas des données Google.

Les types de liens : dofollow, nofollow, sponsored et UGC

Un lien « dofollow » est simplement un lien sans attribut particulier : il peut transmettre de la popularité. Google propose trois valeurs de l'attribut rel pour qualifier un lien autrement :

AttributUsage prévu par Google
rel="sponsored"Liens qui représentent des annonces ou des emplacements payants
rel="ugc"Liens dans du contenu généré par les utilisateurs : commentaires, messages de forum
rel="nofollow"Lien que l'auteur ne souhaite pas recommander ; reste accepté pour les liens payants

Les valeurs sponsored et ugc ont été annoncées le 10 septembre 2019. Depuis, Google traite ces attributs comme des « indicateurs », et non plus comme des consignes strictes ; pour l'exploration et l'indexation, nofollow est devenu un signal à compter du 1er mars 2020. Un lien nofollow n'est donc pas inutile : il apporte de la visibilité et du trafic, et Google peut en tenir compte. Mais un profil composé uniquement de liens nofollow, ugc ou sponsored transmet peu de popularité.

D'un point de vue SEO, tous les liens ne se valent pas : la qualité prime sur le nombre de backlinks. Avant de chercher à obtenir un lien, vérifiez ces critères :

  • La pertinence thématique. Un lien venant d'un site de votre secteur, ou d'un site de niche proche (par exemple un blog spécialisé en technologie pour un éditeur de logiciels), a plus de sens qu'un lien venant d'un site sans rapport.
  • Un site réel, vivant et lu. Regardez si le site publie encore, s'il a une audience et s'il est lui-même bien positionné sur ses sujets. Les indicateurs des outils (DR, Trust Flow…) aident à trier, sans remplacer cette vérification à la main.
  • Un lien éditorial, placé dans le contenu. Un lien au milieu d'un paragraphe qui parle de votre sujet vaut mieux qu'un lien noyé dans un pied de page ou une liste. Google cite d'ailleurs parmi les liens toxiques les « liens largement distribués dans les pieds de page ou les modèles de différents sites ».
  • Une page indexée. Vérifiez que la page qui porte le lien apparaît bien dans Google : un lien sur une page absente de l'index a peu de chances de compter.
  • Un texte d'ancrage naturel. Le nom de votre marque, l'URL ou une phrase descriptive. Une accumulation d'ancres riches en mots-clés est un des signaux que Google associe au spam.
  • Des sources diversifiées. Des liens qui viennent tous du même type de source (commentaires, annuaires, un seul réseau de blogs) forment un profil peu crédible. Une bonne stratégie de backlinks combine plusieurs techniques.

La pertinence avant le volume

Parmi ces critères, la pertinence est celui qui doit guider toute la recherche de liens. Elle se juge à deux niveaux :

  • Le site : un média, un blog ou une organisation de votre secteur, ou d'un secteur voisin, dont les lecteurs sont susceptibles de s'intéresser à votre offre.
  • Le contexte immédiat du lien : l'article et le paragraphe qui le portent. Un blog consacré au sport qui raconte la rénovation d'une maison et recommande une quincaillerie en ligne fait un lien pertinent, même si le site, dans son ensemble, ne parle pas de bricolage. Ces liens de contexte sont naturels, mais ils restent en général minoritaires dans un profil de liens.

Pour une entreprise qui travaille sur un territoire, la proximité géographique est une autre forme de pertinence : sites d'entreprises de la même ville ou de la même région, associations locales, chambres consulaires, presse régionale, événements locaux. Un lien d'un grand média national sans rapport avec votre activité n'est pas à refuser, mais il est difficile à obtenir et ne remplace pas une base de liens thématiques ou locaux. Mieux vaut concentrer vos efforts sur des sites plus petits mais pertinents, plus nombreux et plus accessibles.

Le vrai problème des backlinks, c'est que ce n'est pas vous qui les créez : pour avoir des backlinks de qualité, il faut les mériter, les demander ou les attirer. Voici 9 techniques pour trouver des opportunités de backlinks et les transformer en liens, de la plus rapide à la plus exigeante.

Technique 1 : analyser les backlinks de vos concurrents

Inutile d'analyser les backlinks de tous vos concurrents : ciblez les sites qui ont une cible et un positionnement proches des vôtres, et concentrez-vous au départ sur 5 ou 6 concurrents principaux. Avec un outil SEO, listez pour chacun les domaines qui pointent vers eux, les pages qui reçoivent le plus de liens, les ancres utilisées et la part de liens dofollow.

Cherchez ensuite les sites qui font un lien vers plusieurs de vos concurrents mais pas vers vous : ce sont vos meilleures opportunités. Un annuaire professionnel, un média spécialisé ou une page ressources qui cite déjà trois acteurs de votre marché acceptera plus facilement d'en citer un quatrième. Pensez à comparer ces résultats avec vos propres liens, téléchargeables depuis votre compte Google Search Console (voir la partie outils plus bas).

Technique 2 : transformer les mentions de votre marque en liens

Des sites parlent peut-être déjà de vous sans faire de lien. Avec Google Alertes, vous recevez un e-mail quand de nouveaux résultats apparaissent dans la recherche Google pour un sujet donné. Créez une alerte sur le nom de votre marque, de vos produits et de vos dirigeants. Dans les options, vous pouvez régler la fréquence des notifications, les types de sites, la langue, la région et le nombre de résultats.

À chaque mention sans lien, contactez l'auteur ou le responsable du site : remerciez-le, et demandez-lui simplement d'ajouter un lien vers la page concernée. Le contenu existe déjà et vous parle déjà : c'est souvent la demande la plus facile à faire accepter.

Technique 3 : réclamer un lien quand un site reprend vos images

Beaucoup de sites illustrent leurs articles avec des images qui ne leur appartiennent pas. Si vous produisez vos propres visuels (photos, schémas, captures, graphiques), repérez les sites qui les reprennent sans citer la source, puis écrivez-leur. Plutôt que de demander le retrait de l'image, demandez-leur de créditer la source avec un lien vers votre site.

Pour repérer ces reprises, utilisez la recherche par image de Google, qui passe désormais par Google Lens : déposez votre image ou son URL, et les résultats peuvent inclure « des sites Web contenant l'image ou une image similaire ». À vous ensuite d'identifier les sites qui reprennent votre image sans lien.

Technique 4 : apparaître sur des pages ressources

Certains sites tiennent des pages de ressources : sélections d'outils, liens utiles, guides recommandés, listes de prestataires. Repérez-les et proposez votre contenu quand il apporte vraiment quelque chose à la liste. Pour les trouver, combinez un mot-clé de votre thématique avec des expressions entre guillemets, l'opérateur de correspondance exacte de Google : « ressources utiles », « liens utiles », « sélection d'outils ». L'opérateur site: permet de limiter la recherche à un site précis.

Dans votre message, montrez que vous avez lu la page, expliquez en une phrase ce que votre ressource ajoute, et ne proposez qu'un seul lien.

Technique 5 : remplacer des liens cassés

Sur les sites de votre thématique, des liens pointent vers des pages qui n'existent plus. Le principe du « broken link building » : repérer ces liens cassés, vérifier que vous avez un contenu équivalent (ou le créer), puis prévenir le responsable du site en lui proposant votre page en remplacement. Vous lui rendez service, ce qui rend la demande légitime. Des outils comme le Broken Link Checker gratuit d'Ahrefs vérifient les liens cassés, entrants et sortants, d'un site.

La même logique s'applique chez vous : des sites font peut-être des liens vers des pages que vous avez supprimées. Redirigez ces URL vers la page la plus proche pour récupérer ces liens.

Technique 6 : créer des contenus qui attirent les liens (études, outils, infographies)

Un site fait un lien vers un contenu externe quand ce contenu lui sert : il s'en inspire, il le cite comme preuve, il le recommande à ses lecteurs. Les contenus qui obtiennent des liens sans démarchage sont ceux qu'on ne trouve pas ailleurs :

  • Les études et données chiffrées : une enquête, un baromètre, une analyse de données publiques. Les journalistes et les blogueurs citent leurs sources.
  • Les outils gratuits : un simulateur, un calculateur, un générateur, un modèle à télécharger.
  • Les guides complets et les tutoriels qui deviennent la référence d'un sujet.
  • Les infographies : elles résument un sujet en un visuel facile à reprendre. Des outils comme Piktochart ou Infogram permettent d'en créer sans être graphiste. Proposez-les aux blogueurs de votre thématique, avec un code d'intégration qui inclut un lien vers la source.

Diffusez ensuite ces contenus là où votre audience se trouve : newsletter, réseaux sociaux, communautés professionnelles. Les contenus visuels se partagent bien sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. Les partages font connaître le contenu à des personnes qui, elles, peuvent faire un lien depuis leur site. Google le rappelle dans son guide de démarrage SEO : la promotion sur les réseaux sociaux, l'engagement de la communauté et le bouche-à-oreille aident les internautes et les moteurs à découvrir un nouveau contenu.

Technique 7 : interviewer des experts

Trouvez des experts reconnus de votre thématique et centrez l'interview sur un sujet qui intéresse les professionnels de votre secteur, pas seulement vos clients. Si vous avez un site e-commerce, une interview d'un expert du e-commerce intéressera les acteurs du e-commerce ; si vous vendez des prestations SEO, une interview d'un expert SEO sur les meilleures façons d'obtenir des backlinks sera reprise par d'autres blogs.

L'expert interrogé a intérêt à partager l'interview et, souvent, à la citer depuis son propre site. Variante plus légère : le « roundup », un article qui réunit les réponses courtes de plusieurs experts à une même question. Listez ensuite les sites qui ont repris l'interview : ce sont de bonnes cibles pour des articles invités.

Technique 8 : écrire des articles invités

L'article invité (guest blogging) consiste à écrire un article pour un site tiers, avec un lien vers votre site dans le contenu ou dans la présentation de l'auteur. Google ne l'interdit pas : il « ne déconseille pas ce type d'articles lorsqu'ils informent les utilisateurs, informent l'audience d'un autre site ou mettent en avant votre cause ou votre entreprise ». Ce qu'il sanctionne, ce sont les campagnes dont l'objectif principal est de « créer des liens à grande échelle » : liens riches en mots-clés, articles publiés en masse, rédacteurs qui ne maîtrisent pas le sujet, contenus dupliqués.

Pour qu'un article invité soit utile :

  • visez un site de qualité, proche de votre thématique, qui a une vraie audience ;
  • rédigez un article qui démontre votre expertise, aussi soigné que ce que vous publieriez chez vous ;
  • gardez un seul lien, avec une ancre naturelle ;
  • privilégiez les sites capables de vous envoyer du trafic qualifié, pas seulement un lien.

Pour trouver ces sites, tapez dans Google un mot-clé de votre thématique suivi d'expressions entre guillemets comme « article invité », « écrivez pour nous », « soumettre un article » ou « devenez contributeur ». Exemple : « soumettre un article » objets connectés.

Technique 9 : activer votre réseau et les relations presse

Les liens les plus simples à obtenir viennent souvent de votre entourage professionnel : partenaires, fournisseurs, distributeurs, clients qui présentent leurs prestataires, fédérations et associations dont vous êtes membre, école ou incubateur, événements que vous organisez ou sponsorisez. Faites la liste de ces acteurs et vérifiez s'ils ont une page où votre site a sa place.

Côté presse, les journalistes cherchent des chiffres, des exemples et des avis d'experts. Une étude originale (technique 6), un commentaire réactif sur une actualité de votre secteur ou une prise de parole lors d'un événement peuvent vous valoir une citation avec un lien. Attention à un point : Google classe parmi les liens toxiques les liens « avec du texte d'ancrage optimisé » dans des communiqués de presse diffusés sur d'autres sites. Le communiqué sert à informer, pas à placer des ancres.

Commentaires, forums, réseaux sociaux, annuaires : les pratiques peu utiles ou risquées

Certaines techniques souvent citées pour obtenir des backlinks gratuits rapportent peu, voire exposent à une sanction :

  • Les réseaux sociaux. Renseigner l'adresse de votre site sur vos profils et partager vos contenus est utile pour vous faire connaître. Mais publier des liens en série sur des plateformes ouvertes ne remplace pas un lien éditorial : leur intérêt est la diffusion, qui peut ensuite vous valoir des liens depuis d'autres sites.
  • Les commentaires de blogs et les messages de forum. Google recommande aux sites de marquer ces liens avec rel="ugc". Il cite aussi parmi les liens toxiques les « commentaires sur les forums incluant des liens optimisés dans le message ou la signature ». Participer à un forum ou commenter un article reste utile pour se faire connaître, si votre intervention apporte une vraie valeur ; ce n'est pas une technique de netlinking.
  • Les annuaires. Google range parmi les liens toxiques les « liens vers des sites de favoris ou des annuaires de qualité médiocre ». Seuls les annuaires sérieux et thématiques, que des internautes consultent vraiment, ont un intérêt.
  • Les échanges de liens. Google vise les « échanges de liens de manière excessive » et les pages partenaires utilisées uniquement pour échanger des liens. Un lien réciproque entre deux partenaires réels n'est pas un problème ; un système d'échange l'est.
  • Les réseaux de blogs pour backlinks et les domaines expirés. Racheter un domaine arrivé à expiration pour y héberger des contenus de faible intérêt, dans le but de manipuler le classement, est une pratique que Google décrit dans ses règles comme une « utilisation abusive ». Un réseau de blogs créé seulement pour faire des liens entre dans la même logique de manipulation.
  • Les outils automatiques. L'« utilisation de programmes ou services automatisés pour créer des liens vers votre site » figure dans la liste des liens toxiques.

Pour aller plus loin sur les erreurs à éviter, consultez notre article sur les pratiques SEO dangereuses à éviter, dont le contenu dupliqué.

Il existe un marché des liens payants : plateformes de mise en relation avec des éditeurs, articles sponsorisés, services de netlinking. Google ne s'y oppose pas en soi. Ses règles indiquent que « l'achat et la vente de liens à des fins publicitaires et de sponsoring sont des pratiques commerciales normales » et que ces liens ne vont pas à l'encontre des règles « tant qu'ils sont qualifiés avec une valeur d'attribut rel="nofollow" ou rel="sponsored" ».

À l'inverse, les « liens achetés ou vendus à des fins de classement » sont des liens toxiques : un lien payant présenté comme un lien naturel, sans attribut, est contraire aux règles. Concrètement, un lien payant correctement déclaré apporte surtout de la visibilité et du trafic ; s'il est acheté pour transmettre de la popularité, vous prenez un risque. Si vous faites appel à un prestataire, demandez-lui comment il obtient ses liens et sur quels sites. Chez La Fabrique du Net, nous recommandons de réserver le budget aux techniques qui produisent des liens éditoriaux : contenus de référence, relations presse, partenariats réels.

La recherche et la gestion de backlinks demandent un logiciel backlink, au moins pour analyser les concurrents. Voici les options les plus utilisées, dont plusieurs ont une version gratuite :

OutilCe qu'il permetVersion gratuite
Google Search ConsoleVos propres liens entrants : sites qui vous référencent le plus, pages les plus liées, textes des liensOui, pour votre site uniquement
Ahrefs (Backlink Checker)Nombre de backlinks et de domaines référents de n'importe quel site, Domain Rating, liens cassésOui : les 100 premiers backlinks d'une URL
Semrush (Backlink Analytics)Backlinks de votre site ou d'un concurrent, Authority Score, part de liens dofollow et nofollowOui : vérificateur de backlinks gratuit
MajesticProfil de liens, Trust Flow et Citation Flow (scores de 0 à 100), catégories thématiques (Topical Trust Flow)Selon l'offre de l'éditeur
Moz (Link Explorer)Domain Authority, Spam Score, domaines référents, liens gagnés et perdus, backlinks des concurrents que vous n'avez pasOui : 10 requêtes par mois avec un compte gratuit

Aucun outil ne voit tous les liens du web : chacun a sa propre base et calcule ses propres indicateurs, d'où des chiffres différents d'un outil à l'autre. Pour comparer les fonctionnalités et les tarifs, consultez notre comparatif des outils de netlinking et notre sélection d'outils SEO gratuits.

Afficher vos backlinks dans la Search Console

Google Search Console Google Search Console Site officiel Lire notre test
Joseph Désiré Testé par Joseph Désiré

Le rapport « Liens » de la Search Console montre les liens externes vers votre site : principales pages de destination, principaux sites d'origine (classés par nombre de liens) et principaux textes d'ancrage. Trois limites sont à connaître :

  • il s'agit d'un échantillon, pas d'une liste exhaustive ;
  • les tableaux sont limités à 1 000 lignes, mais l'export (CSV ou Google Sheets) va jusqu'à 100 000 lignes, avec les derniers liens identifiés triés par date de découverte ;
  • le rapport ne précise pas si un lien est marqué comme nofollow.

Faut-il désavouer des liens ?

Rarement. Google indique que « dans la plupart des cas », il sait évaluer seul les liens auxquels il peut faire confiance et que l'outil de désaveu « n'a pas d'utilité pour la majorité des sites ». Il ne conseille de désavouer que si un nombre considérable de liens artificiels ou de mauvaise qualité pointent vers votre site et qu'ils ont engendré, ou risquent d'engendrer, une action manuelle. La première étape reste de demander le retrait de ces liens. À noter : l'outil « Désavouer des liens » n'est pas compatible avec les propriétés de domaine de la Search Console.

Les techniques ci-dessus donnent plus de résultats quand elles s'inscrivent dans un plan :

  1. Faites l'état des lieux : vos liens actuels (Search Console), ceux de vos concurrents (un outil d'analyse), les pages de votre site qui méritent des liens.
  2. Choisissez les pages à pousser : vos contenus de référence, vos pages de services, plutôt que la seule page d'accueil.
  3. Listez les cibles : sites qui font un lien vers vos concurrents, mentions sans lien, pages ressources, liens cassés, partenaires.
  4. Créez ce qui manque : une étude, un outil ou un guide qui donne une raison de faire un lien.
  5. Démarchez avec des messages personnalisés, un seul lien proposé, une raison claire pour le site d'accepter.
  6. Suivez les résultats : nouveaux domaines référents, liens perdus, évolution des positions et du trafic des pages poussées.

Prise de contact et relances : la méthode

Personne ne vous doit un lien. Les éditeurs de sites reçoivent beaucoup de demandes génériques et en ignorent la plupart : votre message doit montrer en quelques lignes ce que le lien apporte à leurs lecteurs. L'étude de référence sur le sujet, publiée par Backlinko avec les données de l'outil Pitchbox (analyse de 12 millions d'emails d'outreach, dernière mise à jour en avril 2019, consultée le 19/10/2026), donne les ordres de grandeur :

  • seuls 8,5 % des emails de prospection reçoivent une réponse ;
  • les objets d'email personnalisés obtiennent 30,5 % de réponses en plus ;
  • une seule relance augmente le nombre de réponses de 65,8 %, et contacter plusieurs fois la même personne double le nombre de réponses.

Ces chiffres sont anciens et portent sur des campagnes en anglais : prenez-les comme des ordres de grandeur, pas comme une norme. Ils confirment deux règles pratiques : personnaliser chaque message (le nom de la personne, l'article précis dont vous parlez, la raison pour laquelle votre page complète le sien) et prévoir une ou deux relances courtes, espacées de quelques jours, plutôt que d'abandonner après le premier envoi. Au-delà, l'insistance devient du démarchage abusif.

Pour ne pas envoyer deux fois le même message ni oublier une relance, tenez un fichier de suivi : site, URL de la page visée, contact, type d'opportunité (mention sans lien, page ressources, lien cassé, article invité), date du premier envoi, dates des relances, statut et URL du lien obtenu. Un tableur suffit au départ. Au-delà de quelques dizaines de prospects, des logiciels spécialisés dans la prospection de liens et les relations presse, comme BuzzStream ou Pitchbox, centralisent les contacts, les modèles d'emails, les relances et le suivi des liens obtenus.

Le netlinking prend du temps et demande de la régularité. Si vous n'avez pas les ressources en interne, une agence spécialisée en netlinking peut prendre en charge l'analyse, la création de contenus et le démarchage ; demandez-lui toujours sa méthode et des exemples de liens obtenus. Les liens ne font pas tout : pour améliorer le référencement de votre site, il faut aussi travailler vos mots-clés, vos contenus et la technique.

C'est quoi un backlink ?

Un backlink est un lien placé sur une page d'un autre site et qui renvoie vers une page de votre site. Google s'en sert pour découvrir vos pages, comprendre leur sujet (grâce au texte du lien) et évaluer leur popularité. On parle aussi de lien entrant ou de lien retour.

Comment obtenir des backlinks gratuits ?

Les techniques gratuites les plus efficaces sont celles qui demandent du temps plutôt que de l'argent : transformer en liens les mentions de votre marque, réclamer un lien quand un site reprend vos images, proposer votre contenu à des pages ressources, remplacer des liens cassés, écrire des articles invités et solliciter vos partenaires. Les commentaires de blogs, les forums et les annuaires de faible qualité apportent peu, et Google les cite parmi les pratiques de liens toxiques quand ils servent à placer des liens optimisés.

Quel est le prix d'un backlink ?

Il n'existe pas de prix de référence : sur les plateformes d'articles sponsorisés, chaque éditeur fixe son tarif selon son audience et sa thématique, et les prestataires de netlinking facturent aussi le temps de recherche et de rédaction. Rappelez-vous surtout qu'un lien payé doit, selon les règles de Google, porter l'attribut rel="sponsored" ou rel="nofollow". Un lien acheté pour transmettre de la popularité est contraire à ces règles.

Combien de backlinks faut-il pour se positionner ?

Il n'y a pas de nombre minimum. Google ne publie aucun seuil, et un petit nombre de liens pertinents, venant de sites reconnus de votre secteur, vaut mieux qu'une grande quantité de liens sans rapport. Pour vous situer, comparez le nombre de domaines référents de vos pages à celui des pages qui occupent les premières positions sur vos requêtes, avec un même outil.

Comment savoir quels backlinks pointent vers votre site ?

Ouvrez le rapport « Liens » de la Google Search Console : il affiche les sites qui vous référencent le plus, vos pages les plus liées et les textes des liens, avec un export jusqu'à 100 000 lignes. C'est un échantillon et il n'indique pas les liens nofollow. Pour une vue plus large, ou pour suivre la qualité de vos backlinks dans le temps, complétez avec un outil comme Ahrefs, Semrush, Majestic ou Moz.

Quels sont les meilleurs outils pour analyser des backlinks ?

Ahrefs, Semrush, Majestic et Moz sont les outils les plus utilisés pour l'analyse des backlinks d'un site ou de ses concurrents. Si vous cherchez un service d'analyse de backlinks gratuit, les options sont : le Backlink Checker d'Ahrefs (100 premiers backlinks d'une URL), la vérification gratuite de Semrush et Moz Link Explorer (10 requêtes par mois). Pour votre propre site, la Search Console reste la source à consulter en premier.

Un lien nofollow a-t-il une valeur ?

Oui, mais limitée pour le classement. Depuis 2019, Google traite nofollow, sponsored et ugc comme des indicateurs et non plus comme des consignes strictes. Un lien nofollow apporte surtout de la visibilité et du trafic, et peut faire découvrir votre contenu à des personnes qui feront ensuite un lien classique.

Quelle est la place des backlinks dans le SEO ?

On décrit souvent le référencement naturel en trois volets : la technique (un site que Google peut explorer et indexer), le contenu (des pages qui répondent aux recherches) et la popularité, qui repose en grande partie sur les backlinks. Ce découpage est une convention, pas une règle de Google. Le SEO lui-même est gratuit, au sens où on ne paie pas Google pour être bien classé, mais il demande du temps ou le budget d'un prestataire.

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Sophie Martin
Sophie MartinÉditorial La Fabrique

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