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WMS PME : quel logiciel de gestion d’entrepôt choisir pour une PME ?

Cyrille ADAMCyrille ADAMÉditorial La Fabrique

Un WMS pour PME doit répondre à une question simple : à partir de quand le tableur, le module stock de l’ERP ou la gestion de stock de la boutique en ligne ne suffisent plus pour faire tourner un entrepôt, et quel logiciel prendre à la place sans se lancer dans un projet de grand groupe. Cette page s’adresse aux petites et moyennes entreprises qui préparent elles-mêmes leurs commandes, dans un entrepôt ou une réserve : négoce, distribution, retail, PME industrielles ou e-commerçants qui vendent sur plusieurs canaux.

Vous y trouverez les fonctions à exiger d’un WMS à cette échelle, une sélection de solutions dont l’offre a été vérifiée sur le site officiel de chaque éditeur, les prix publics quand ils existent (relevés en octobre 2026, hors promotions) et une méthode de choix adaptée à une équipe sans service informatique. Pour comparer toutes les familles d’outils (transport, expédition, entrepôt), consultez le comparatif des logiciels de logistique ; pour le fonctionnement détaillé d’un WMS quelle que soit la taille de l’entreprise, le guide du logiciel WMS.

Qu’est-ce qu’un WMS, et quand une PME en a-t-elle besoin ?

Un WMS (Warehouse Management System, ou logiciel de gestion d’entrepôt) pilote ce qui se passe physiquement dans l’entrepôt : où chaque article est rangé, qui le prélève, dans quel ordre, et ce qui part chez quel transporteur. Un logiciel de gestion de stock, lui, se contente souvent de compter les quantités. La différence se voit dès que plusieurs personnes préparent des commandes en même temps ou que les références se multiplient.

Les signes que le tableur et le module stock ne suffisent plus

  • Le stock affiché ne correspond plus au stock réel : des ventes sont acceptées sur des articles absents, ou des articles présents restent introuvables.

  • La préparation dépend de la mémoire de quelques personnes : un remplaçant ou un intérimaire met des heures à trouver les bons emplacements.

  • Les erreurs de préparation et les retours augmentent avec le volume de commandes, en particulier en période de pointe.

  • L’inventaire impose de fermer l’entrepôt faute de pouvoir compter une zone pendant que les autres continuent de travailler.

  • La PME vend sur plusieurs canaux (site, marketplaces, revendeurs, clients professionnels) ou ouvre un second lieu de stockage, et chaque canal a sa propre version du stock.

WMS ou module stock de l’ERP : le bon outil pour une petite structure

Un ERP gère les processus administratifs et commerciaux : achats, ventes, facturation, comptabilité. Son module stock connaît les quantités et les mouvements, mais rarement l’emplacement exact, le chemin de préparation ou les contrôles au scan. Le WMS se branche sur l’ERP : l’ERP lui envoie les commandes et les réceptions attendues, le WMS renvoie ce qui a été réellement reçu, préparé et expédié. Pour une PME qui démarre, un ERP dont le module inventaire gère déjà les emplacements et les codes-barres, comme Odoo, peut suffire ; dès que l’entrepôt devient le cœur du métier, un WMS dédié prend le relais.

Le WMS ne remplace pas non plus un logiciel de transport : la planification de tournées, l’affrètement ou le contrôle des coûts par transporteur relèvent d’un logiciel de transport (TMS). Et si le besoin se limite à suivre des quantités sans entrepôt structuré, une gestion de stock pour PME est plus simple et moins chère.

Les fonctionnalités indispensables d’un WMS en PME

Les WMS conçus pour les grands entrepôts empilent les modules : robots, convoyeurs, optimisation du personnel. Une PME a besoin d’un socle plus court, mais qui doit être solide.

Réception, rangement et localisation des articles

Le logiciel enregistre chaque réception contre la commande fournisseur attendue, signale les écarts et propose un emplacement de rangement. Chaque emplacement porte une adresse (zone, allée, niveau) : c’est la localisation des articles dans l’entrepôt. Il ne s’agit pas de géolocalisation par GPS, mais d’un adressage interne lu au scan, qui permet à n’importe quel opérateur de retrouver un produit.

Préparation de commandes et picking guidé

Le cœur du gain est là : le WMS regroupe les commandes, calcule l’ordre de passage dans les allées et guide le préparateur sur un terminal mobile. Les modes courants sont la préparation commande par commande, le regroupement de plusieurs commandes en un seul passage et la préparation par vagues, par zone. Le contrôle au scan de chaque article avant emballage réduit les erreurs d’envoi.

Expédition, étiquettes transporteur et suivi des commandes

Une fois le colis fermé, le WMS ou un outil d’expédition branché dessus choisit le transporteur selon des règles (poids, destination, délai), imprime l’étiquette et renvoie le numéro de suivi vers la boutique ou l’ERP. Le client est prévenu, le service client voit où en est chaque commande, et la performance de l’entrepôt se mesure enfin : commandes préparées par jour, délai entre la commande et l’expédition, taux d’erreur.

Inventaire tournant, terminaux mobiles et codes-barres

Avec un WMS, l’inventaire devient un programme de comptages par zone, mené pendant l’activité, au lieu d’une journée de fermeture. Il suppose des terminaux mobiles (PDA ou smartphones durcis) et des étiquettes codes-barres sur les emplacements et les produits. Pour une PME qui cherche les solutions les moins chères, certains logiciels fonctionnent sur des smartphones Android ou des tablettes ; les terminaux industriels restent plus robustes en entrepôt froid ou poussiéreux.

Lots, numéros de série et traçabilité selon le secteur

La gestion des lots, des dates limites et des numéros de série n’est pas utile partout, mais elle devient obligatoire dans certains métiers : agroalimentaire (dates limites, rappels de lots), pharmacie et cosmétique, luxe (numéros de série, contrôle des sorties), pièces détachées. Le négoce et le retail ont surtout besoin d’une gestion fine des unités de conditionnement (pièce, carton, palette) et des réapprovisionnements entre réserve et zone de préparation.

Comparatif des WMS pour PME, solution par solution

Les solutions ci-dessous se répartissent en trois familles. Les WMS en ligne à prix publics (Monstock, ShippingBo, Odoo Inventaire, Zoho Inventory) se testent seuls et se déploient vite. Les WMS d’éditeurs spécialisés (Sinari, Acteos, Akanea, Easy WMS de Mecalux, Hardis, Generix, Infios) sont vendus sur devis, avec un projet de mise en place accompagné, et visent les PME dont l’entrepôt est le cœur du métier ou qui préparent un grand volume de commandes. Sendcloud n’est pas un WMS mais l’outil d’expédition qui complète souvent les deux premières familles. Toutes les offres ont été vérifiées sur le site officiel de l’éditeur en octobre 2026.

Monstock

Monstock Monstock Site officiel Lire le test

Monstock est un logiciel de gestion des stocks et des flux en ligne, utilisable sur ordinateur et sur mobile. Sa formule Essential, limitée à 10 utilisateurs, coûte 14,90 € HT par mois pour le premier utilisateur puis 9,90 € HT par utilisateur supplémentaire en paiement annuel, ou 19,90 € HT puis 12,90 € HT en paiement mensuel ; pour 3 utilisateurs, l’éditeur affiche un total annuel de 416,40 € HT. La formule Professional (24,90 € HT puis 19,90 € HT par mois en annuel) ajoute la connexion aux autres outils, avec une limite de 500 commandes par utilisateur et par mois. Monstock couvre aussi les interventions de terrain et vise le retail, la distribution, l’industrie et la logistique. Un essai gratuit de 14 jours est proposé.

ShippingBo

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ShippingBo réunit dans une même solution en ligne la gestion des commandes (OMS), de l’entrepôt (WMS) et des transporteurs (TMS). Il gère les zones, allées et emplacements, la réception et l’inventaire au PDA, et la préparation par parcours de picking. L’éditeur propose une offre dédiée aux PME et ETI qui gèrent plusieurs entrepôts et plusieurs canaux de vente. La formule Starter+ démarre à 19 € HT par mois ; Pro+, Premium+ et Expert+ sont sur devis. ShippingBo annonce 200 intégrations prêtes à l’emploi, dont Shopify, PrestaShop, WooCommerce, Amazon et Colissimo.

Odoo Inventaire

Odoo est un ERP modulaire dont l’application Inventaire est un vrai logiciel de gestion d’entrepôt : plusieurs entrepôts, emplacements, numéros de série et lots, inventaires tournants, préparation par vagues, par lots ou par regroupement, impression des étiquettes des transporteurs intégrés. Le lecteur de codes-barres effectue la plupart des opérations hors ligne. Utilisée seule, l’application est gratuite pour un nombre illimité d’utilisateurs (formule « Une App Gratuite »). Avec les autres applications (ventes, achats, comptabilité), la formule Standard coûte 24,90 € par utilisateur et par mois en paiement annuel, ou 31,10 € en paiement mensuel, hors remise de première année ; la formule Personnalisé, qui s’applique dès que plusieurs sociétés sont gérées dans une formule payante, coûte 44,90 € ou 56,90 €.

Zoho Inventory

Zoho Inventory convient aux petites entreprises qui vendent en ligne et gèrent quelques lieux de stockage. Sa tarification est fixée par organisation et par commandes traitées : formule gratuite jusqu’à 50 commandes par mois avec 1 utilisateur, Standard à 29 € par mois pour 500 commandes et 2 utilisateurs, Professionnel à 79 € pour 3 000 commandes, Premium à 129 € pour 7 500 commandes, Entreprise à 249 € pour 15 000 commandes et 7 utilisateurs, en facturation annuelle. C’est davantage une gestion de stock multi-lieux qu’un WMS de préparation guidée.

Sinari WMS Stock-It

Sinari Sinari Site officiel Voir la fiche

Le WMS Stock-It de Sinari est une solution en ligne que l’éditeur présente comme conçue pour les transporteurs, les logisticiens et les PME e-commerce. Elle gère le FIFO, les DLUO et la traçabilité, plusieurs sites et plusieurs bases, avec une cartographie de l’occupation des emplacements et un portail de saisie des commandes pour les clients. Sinari édite aussi des TMS, ce qui intéresse les PME qui stockent et transportent pour le compte de leurs clients. Prix sur devis.

Acteos WMS

Acteos propose un WMS en interface 100 % SaaS, conçu pour s’intégrer aux technologies mobiles et aux équipements de stockage, de manutention et de préparation. L’éditeur vend aussi le matériel associé (terminaux et PDA, lecteurs codes-barres, imprimantes, préparation vocale, RFID) et des modules de prévision de la demande et d’optimisation des approvisionnements, ce qui permet de traiter logiciel et matériel avec un seul fournisseur. Prix sur devis.

Akanea WMS Xtent

Akanea WMS Xtent est un WMS 100 % web destiné aux prestataires logistiques et aux industriels. Il centralise une activité multi-sociétés ou multi-entrepôts, offre un portail aux clients pour suivre leurs stocks, gère la réglementation ADR des matières dangereuses et se connecte au reste de la chaîne par EDI. Il convient à une PME qui fait de la logistique pour le compte de tiers. Prix sur devis.

Easy WMS (Mecalux)

Easy WMS, de Mecalux, est un WMS configurable déployé en mode SaaS ou installé sur les serveurs du client. Ses modules couvrent la réception, le cross-docking, les emplacements, le réapprovisionnement et les inventaires. En SaaS, Mecalux ajuste les licences au volume d’activité et au nombre d’opérateurs par entrepôt. L’éditeur étant aussi fabricant de rayonnages, l’offre intéresse les PME qui réaménagent leur entrepôt en même temps. Prix sur devis.

Hardis WMS (ex-Reflex WMS)

Hardis WMS, connu auparavant sous le nom de Reflex WMS, existe en version SaaS hébergée sur Google Cloud ou dans les centres de données de l’éditeur, facturée à l’usage sous forme de loyer mensuel, avec mises à jour automatiques. Il dispose de déclinaisons par secteur : e-commerce (gestion des pics et des retours), retail et distribution omnicanale, industrie, pièces de rechange, pharmacie et cosmétique. Les références e-commerce citées par l’éditeur (La Redoute, Vente-unique.com, Allopneus.com) montrent un positionnement sur les forts volumes. Prix sur devis.

Generix WMS

Generix WMS est conçu pour les opérations logistiques complexes, avec des fonctions par secteur : dates de péremption et quarantaine pour les produits de grande consommation, co-packing et kitting, packing e-logistique et logistique des retours pour la distribution et l’e-commerce, facturation des prestations et portail client pour les prestataires logistiques. Il est proposé en SaaS. C’est une option pour une PME en forte croissance ou une ETI, moins pour une petite équipe qui cherche un outil prêt à l’emploi. Prix sur devis.

Infios WMS pour PME

Infios propose une déclinaison de son WMS pour les PME, livrée en SaaS avec le déploiement, la maintenance et le support, sans infrastructure informatique sur site. Elle comprend des interfaces prêtes à l’emploi pour les ERP NetSuite et SAP Business One, la gestion des commandes e-commerce et des expéditions. Elle s’adresse aux PME déjà équipées de l’un de ces ERP. Prix sur devis.

Sendcloud, pour l’expédition

Sendcloud Sendcloud Site officiel Lire le test

Sendcloud ne gère pas l’entrepôt mais la dernière étape : choix du transporteur par règles, impression des étiquettes, notifications de suivi et portail de retour. Une offre à 0 € par mois permet d’expédier sans contrat transporteur. La formule Lite coûte 35 € par mois en paiement mensuel plus 0,12 € par étiquette, ou 26 € par mois plus 0,11 € par étiquette en paiement annuel, dans la limite de 400 étiquettes par mois ; Growth coûte 119 € ou 89 € par mois plus 0,10 € par étiquette, jusqu’à 1 000 étiquettes par mois. Il complète un logiciel de stock qui n’a pas de module transporteurs.

D’autres éditeurs français proposent des WMS orientés PME, sur devis, comme KLS Group avec Expansio, disponible en acquisition ou en SaaS, et BK Systèmes avec Speed WMS : leurs offres se comparent sur cahier des charges, comme celles des éditeurs spécialisés ci-dessus. Les classements généralistes de WMS citent aussi Manhattan Associates, Blue Yonder, SAP EWM, Oracle ou Savoye : ces solutions ne sont pas détaillées ici, la sélection se limitant aux offres à prix public ou proposées en SaaS avec une déclinaison accessible aux petites équipes. Enfin, une PME déjà équipée d’une gestion commerciale Sage ou Cegid vérifiera en priorité les connecteurs disponibles vers ce logiciel.

Tableau comparatif des prix des WMS pour PME

SolutionTypePrix public relevé en octobre 2026Pour quelle PME
MonstockStock et flux en ligne, mobileEssential : 14,90 € HT/mois (1er utilisateur) + 9,90 € HT par utilisateur en annuel ; 19,90 € + 12,90 € en mensuelPetite équipe, 10 utilisateurs au plus en Essential
ShippingBoOMS + WMS + TMSStarter+ à partir de 19 € HT/mois ; autres formules sur devisVente multicanale, plusieurs entrepôts
Odoo InventaireERP avec module entrepôtGratuit en application seule ; Standard 24,90 €/utilisateur/mois en annuel, 31,10 € en mensuelPME qui veut stock, ventes et achats dans un même outil
Zoho InventoryGestion de stock multi-lieuxGratuit jusqu’à 50 commandes/mois ; Standard 29 €/mois (500 commandes) en facturation annuellePetite entreprise e-commerce
Sinari WMS Stock-ItWMS SaaSSur devisTransporteurs, logisticiens, PME e-commerce
Acteos WMSWMS SaaS + matérielSur devisEntrepôt équipé de terminaux, préparation vocale ou RFID
Akanea WMS XtentWMS webSur devisPrestataires logistiques et industriels
Easy WMS (Mecalux)WMS SaaS ou sur siteSur devisEntrepôt en cours de réaménagement
Hardis WMSWMS SaaS, loyer mensuel à l’usageSur devisPME à forts volumes, ETI
Generix WMSWMS SaaSSur devisFlux complexes, forte croissance
Infios WMS pour PMEWMS SaaSSur devisPME sous NetSuite ou SAP Business One
SendcloudExpédition0 €/mois ; Lite 35 €/mois + 0,12 €/étiquette en mensuelComplément d’un outil sans module transporteurs

Combien coûte un WMS pour une PME ?

Le prix d’un WMS dépend moins de la taille de l’entreprise que de la façon dont l’éditeur facture et du travail de mise en place. Les éditeurs spécialisés ne publient pas de tarifs : seul un devis sur cahier des charges donne un chiffre fiable, et aucune fourchette générale ne peut être annoncée sans source.

Par utilisateur, par commande ou par organisation

Trois modèles coexistent. La facturation par utilisateur (Monstock, Odoo) favorise les petites équipes : prenons le cas d’une PME de négoce avec 3 personnes en entrepôt, Monstock Essential revient à 416,40 € HT par an en paiement annuel, et Odoo Standard à 74,70 € par mois pour ces 3 utilisateurs (3 × 24,90 €), avant tout service de mise en place. La facturation par organisation et par volume de commandes (Zoho Inventory) convient à une boutique en ligne avec peu d’utilisateurs. La facturation à l’usage sous forme de loyer mensuel (Hardis WMS SaaS) s’ajuste à l’activité. Les licences achetées et installées sur les serveurs de l’entreprise restent proposées par certains éditeurs (Easy WMS, Expansio).

Les coûts à prévoir en plus de l’abonnement

L’abonnement n’est qu’une partie du budget. Monstock publie ses prix de services : il affiche par exemple 950 € HT la journée de formation à distance, 450 € HT pour la mise en forme et le chargement des données, 850 € HT pour le paramétrage d’un connecteur standard et 550 € à 750 € HT la journée de paramétrage et de personnalisation. S’y ajoutent les terminaux mobiles, les imprimantes d’étiquettes, l’étiquetage des emplacements et le temps des équipes pendant la mise en route. Pour comparer deux devis, additionnez abonnement, services et matériel sur la durée d’engagement.

WMS en ligne (SaaS) ou installé sur site : le choix en PME

Pour une PME sans service informatique, le SaaS est le choix par défaut : l’éditeur héberge, sauvegarde et met à jour le logiciel, et le déploiement démarre sans installer de serveur. C’est l’offre mise en avant par Hardis, Mecalux, Infios, Sinari et Generix, et le mode de fonctionnement de Monstock, ShippingBo ou Zoho Inventory, logiciels en ligne. L’installation sur vos serveurs se justifie quand l’entrepôt doit continuer à tourner sans connexion internet fiable, ou quand une équipe interne veut garder la main sur le logiciel et ses développements. Dans les deux cas, vérifiez la réversibilité : format d’export des données, durée de préavis et accompagnement en fin de contrat.

Choisir un WMS pour une PME, étape par étape

  • Décrire les flux réels : nombre de références, de commandes et de lignes par jour, pics saisonniers, canaux de vente, nombre de lieux de stockage, besoins de traçabilité (lots, dates, numéros de série).

  • Lister les outils à connecter : ERP ou logiciel de gestion commerciale, boutique en ligne, marketplaces, transporteurs. Un connecteur standard coûte beaucoup moins qu’un développement sur mesure.

  • Choisir la famille : un WMS en ligne à prix public pour une petite équipe et des flux simples ; un éditeur spécialisé quand l’entrepôt est le cœur du métier, qu’il stocke pour des clients ou qu’il doit piloter de la mécanisation.

  • Tester sur ses propres données : l’essai gratuit (Monstock, Zoho Inventory, Odoo) ou une démonstration sur un échantillon de commandes réelles, avec les préparateurs.

  • Comparer le coût complet : abonnement, services de mise en place, matériel, sur la durée d’engagement.

  • Vérifier le support et la réversibilité : horaires du support, langue, interlocuteur, export des données en fin de contrat.

Mise en place d’un WMS en PME : implémentation et pièges à éviter

Un projet de WMS échoue rarement à cause du logiciel. Les pièges les plus fréquents sont connus : des fichiers articles incomplets (dimensions, codes-barres, unités de conditionnement), un entrepôt non adressé au moment du démarrage, des préparateurs formés trop tard, et un lancement en pleine période de pointe. Démarrez par une zone ou un canal de vente, gardez un inventaire complet juste avant la bascule et prévoyez un référent interne qui connaît à la fois l’entrepôt et le logiciel. Pour un centre de distribution en pleine croissance, mieux vaut acheter un abonnement évolutif qu’un logiciel surdimensionné dès le premier jour.

Ce qu’un WMS change pour une PME, et ce qu’il ne change pas

Les bénéfices tiennent surtout à la fiabilité : un stock juste vendable sur tous les canaux, des préparations contrôlées au scan, des inventaires sans fermeture, et des indicateurs de performance de l’entrepôt enfin mesurables. Le WMS ne corrige pas un entrepôt mal organisé ni des données articles fausses, et il ne remplace ni l’ERP pour la facturation, ni le TMS pour le transport. Les PME qui confient leur stockage à un prestataire logistique (3PL) n’ont généralement pas besoin d’un WMS : le prestataire utilise le sien, et un outil de gestion des commandes suffit pour suivre les marchandises chez lui.

Questions Fréquentes

C’est quoi un WMS ?
Un WMS, pour Warehouse Management System, est un système de gestion d’entrepôt. Il enregistre les réceptions, attribue un emplacement à chaque article, guide la préparation des commandes sur un terminal mobile, contrôle les colis au scan et prépare l’expédition. Là où un simple logiciel de stock compte des quantités, le WMS sait où se trouve chaque produit et qui le manipule.
Quelle est la différence entre un WMS et un ERP ?
L’ERP gère l’administratif et le commercial : achats, ventes, facturation, comptabilité. Le WMS gère l’exécution physique dans l’entrepôt : réception, rangement, préparation, inventaire, expédition. Les deux échangent en permanence : l’ERP transmet les commandes et les réceptions attendues, le WMS renvoie ce qui a été réellement reçu et expédié. Certains ERP, comme Odoo, intègrent un module d’entrepôt suffisant pour une petite structure.
Quels sont les WMS les plus utilisés par les PME ?
Aucune statistique publique et indépendante ne mesure la part de chaque WMS chez les PME. Les éditeurs qui reviennent le plus souvent dans les annuaires et les classements français sont Hardis (ex-Reflex), Generix, KLS Group, Akanea, Acteos, Infios et Savoye. Pour les petites structures et l’e-commerce, les logiciels en ligne à prix publics comme Monstock, ShippingBo, Odoo Inventaire ou Zoho Inventory sont les plus simples à tester.
Quels sont les différents types de WMS ?
Il existe quatre grandes familles : le module d’entrepôt d’un ERP, comme Odoo Inventaire ; les logiciels en ligne qui réunissent commandes, stock et expédition pour la vente multicanale, comme ShippingBo ou Monstock ; les WMS d’éditeurs spécialisés, vendus sur devis avec un projet de mise en place ; et les WMS conçus pour les prestataires logistiques qui stockent pour le compte de clients, avec facturation des prestations et portail client. Chacun existe en SaaS ou, pour certains éditeurs, en installation sur vos serveurs.
Quel est le meilleur logiciel de gestion logistique pour une PME ?
Il n’existe pas de meilleur logiciel dans l’absolu, en France comme ailleurs. Pour une petite équipe et des flux simples, un outil en ligne à prix public comme Monstock, Odoo Inventaire ou Zoho Inventory suffit souvent. Pour une PME qui vend sur plusieurs canaux et gère plusieurs entrepôts, ShippingBo réunit commandes, entrepôt et transporteurs. Quand l’entrepôt est le cœur du métier, ou pour une entreprise de taille intermédiaire (ETI), un éditeur spécialisé comme Hardis, Generix, Mecalux, Akanea, Acteos ou Sinari se choisit sur cahier des charges. Le meilleur logiciel de gestion des stocks est celui qui se connecte à votre ERP et à vos canaux de vente sans développement sur mesure.
Combien coûte un WMS pour une PME ?
Les prix publics relevés en octobre 2026 démarrent à 14,90 € HT par mois pour le premier utilisateur de Monstock en paiement annuel, 19 € HT par mois pour ShippingBo Starter+, 24,90 € par utilisateur et par mois pour Odoo Standard en paiement annuel, et 29 € par mois pour Zoho Inventory Standard. Les éditeurs spécialisés travaillent sur devis. Il faut ajouter les services de mise en place, par exemple 950 € HT la journée de formation à distance chez Monstock, ainsi que les terminaux et imprimantes d’étiquettes.
Existe-t-il un WMS gratuit pour une petite entreprise ?
Oui, avec des limites. L’application Inventaire d’Odoo est gratuite si elle est la seule application utilisée, pour un nombre illimité d’utilisateurs. Zoho Inventory propose une formule gratuite limitée à 50 commandes par mois et 1 utilisateur. Pour l’expédition, Sendcloud a une offre à 0 € par mois. Ce sont les outils les moins chers pour démarrer ; au-delà, Monstock propose un essai gratuit de 14 jours avant abonnement.
Quel outil de suivi des commandes pour un responsable logistique de PME ?
Il n’existe pas d’outil que tous les responsables logistiques recommandent : le bon choix dépend des canaux de vente. Pour suivre les commandes de la boutique jusqu’à la livraison, un logiciel de gestion des commandes relié à l’entrepôt, comme ShippingBo, centralise les commandes et fait remonter les statuts de préparation et d’expédition vers la boutique et les marketplaces. Un outil d’expédition comme Sendcloud envoie les notifications de suivi au client par e-mail, SMS ou WhatsApp.
Un WMS gère-t-il aussi le transport ?
En partie seulement. Un WMS prépare l’expédition : choix du transporteur, étiquettes, numéros de suivi. La planification des tournées, l’affrètement, le contrôle des factures et des coûts par transporteur relèvent d’un TMS, le logiciel de gestion du transport. Un ERP n’est pas non plus l’outil recommandé pour piloter le transport d’une PME de logistique ou d’une entreprise de transport. Certaines solutions réunissent les deux : ShippingBo associe OMS, WMS et TMS, et Sinari édite à la fois des WMS et des TMS.

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